‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 998 sur 1729 · MÉSANGE · texte numérisé non relu

MÉSANGE

profil sans bec ni pattes. La tête est tournée à dextre. Il ne faut pas la confondre avec la canette, qui a bec et pattes

MERLIN (orig. dout.). Outre la petite hache à fendre du bois, ce mot désigne une sorte de massue ou marteau à long manche dont les bouchers se servent pour assommer les bœufs.

MEKLiN (du flam. maarline, corde de mer). En Marine, on nomme ainsi un petit cordage de deux ou trois fils de caret que l'on a commis ensemble, et dont les voiliers se servent pour coudre les ralingues des voiles principales.

MERLINE, espèce de serinette pour apprendre des airs aux merles captifs.

MERLON (orig. inc). En termes de Fortification, on ap-

tclle ainsi la masse de terre qui se trouve entre deux emrasures voisines ; anciennement c'était, dans les créneaux, la partie pleine, alternant avec la partie vide.

MERLOT, un des cépages les plus en faveur dans le Bordelais; il est très productif et donne un vin d'un bouquet très parfumé. On le mélange généralement avec le Cabernet.

MERLUCHE ou merlus, Gadus merliiccius, genre de Poissons malacoptérjgiens subbrachiens , de l'ordre des S(|uamodermcs, famille des Gadoïdes, renferme de grands poissons au corps très allongé, comprimé vers la queue, arrondi en avant; tête large et déprimée, gueule bien fendue, mâchoires hérissées de longues dents en crochet et pointues sur plusieurs rangs; un barbillon à la symphyse, ce qui le distingue du merlan ; deux dorsales et une seule anale, ce qui le distingue de la morue. Les merlus sont d'un gris plus ou moins blanchâtre sur le dos et d'un blanc mat sous le ventre. Ce sont des poissons voraces et qui vivent en troupes ; ils sont très communs dans l'Océan d'Europe et surtout dans la Méditerranée. Leur chair blanche cl feuilletée est assez estimée. On en sale de grandes quantités; quand ce poisson salé n'est pas très dur, on le vend sous le nom de merluche; tout à fait raide et sec, c'est un des poissons qui forment le stockfisch des Hollandais et des Allemands.

MERLUT (par assimilation aux merlus secs), se dit, en Mégisserie, des peaux de boucs, de chèvres et de moutons qu'on fait sécher à l'air avec le poil, en attendant qu'elles puissent être chamoisées.

MÉROCÈLE (du gr. [XTjpô;, cuisse, et ■*.i\kr\, tumeur, hernie), hernie crurale, peu volumineuse, arrondie, qu'on reconnaît à une tumeur globuleuse située sur la partie moyenne du pli de la cuisse. Voy. hernie.

MÉROOON (du gr. p-Tipôi;. et ôSoû;, ôSôvxoç, dent, à cause du tubercule qu'ils portent au côté interne des pattes postérieures), genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des SjTphides. Le M. du narcisse est une petite mouche d'un vert bronzé dont la larve vit aux dépens de l'oignon du narcisse.

MÉROPE, S des Pléiades, étoile de 5* grandeur, accompagnée d'une nébuleuse longtemps vue par les uns, contestée par les autres, mise en évidence d'une manière certaine ])ar la photographie. Voy. pléiades.

MÉROPS (du gr. jxspo'l), nom latin scientifique du genre Guêpier, a été aussi donné à des oiseaux étrangers à ce genre, tels que le Grimpereau de muraille, la Sittelle à huppe noire, etc.

MÉROU, poisson. Voy. serran.

MÉROXÈNE, mica vert du Vésuve, appartient au r^care. biotite [Voy. mica).

MER RAI N (du b.-lat. materiamen, de materia, pris oans le sens de bois, souche), bois de chêne ou autre, fendu en menues planches, sans le secours de la scie, avec le contre, espèce de merlin fort tranchant : on s'en sert pour faire du parquet et autres ouvrages de menuiserie [merrain à panneaux), ou bien des douves de tonneaux, futailles, etc. (merrain à futailles, bourdillon, bois douvin). Le merrain qui n'est pas bien droit, ou qui a des nœuds, sert à faire des échalas, des lattes, des palissades.

En Vénerie, on appelle ainsi la lige principale de la ramure du cerf, du daim ou du chevreuil qui supporte les andouillers.

ME RU LA, nom latin scientifique du Merle commun.

MÉRULAXE, Merulaxis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, créé par Lesson, et que l'on fait rentrer dans le genre Fourmilier. Ces oiseaux, encore peu connus, appartiennent à l'Amérique occidentale.

MERULIUS, genre de Champignons membraneux basidio-

sporés, famille des Polyporécs, atlachés au bois, avec la surlace inférieure manjuée de veines, ou de rides, ou de plis ramoux. — On distingue les pleureurs ou destructeurs, qui s'observent dans les caves, etc.

MERVEILLES (les sept) dc monde (du lat. mirabilia). On a donné ce nom à sept ouvrages extraordinaires célèbres dans l'antiquité. Les auteurs ne s'accordent pas sur les monuments qui méritent d'entrer dans ce nombre ; ceux qu'on désigne le plus ordinairement sous ce nom sont : ries Pyramides d'Egypte; 2° les Jarditis suspendus et les murs de Babylone; 7»" le Tombeau du roi Mausole, élevé par Artémise, son épouse; 4° le Temple de Diane à Ephèse ; 5» la Statue de Jupiter Olympien par Phidias; 6° le Colosse de Rhodes; j' le Phare d'Alexandrie. Philon de Byzance a écrit, en grec, sur les Sept Merveilles du monde un livre qui a été publié à Leipzig en 1816.

Les Sept Merveilles du Dauphiné. On a appelé ainsi : I" la Fontaine Ardente, près de Grenoble, sorte d'orifice émettant des gaz inflammables; 2" la Tour sans Venin, sur le Drac, où l'on prétendait que les animaux venimeux ne pouvaient vivre ; 3° la. Montagne Inaccessible, auj. Mont Aiguille; 4» les Cuves de Sassenage, à 4 kil. de Grenoble; 5» la Manne de Briançon ( Foj/. manue) ; 6° le Pré qui Tremble, îlot du lac Pelhotier, qui remue sous les pieds ; 7° la Grotte de N.-D. dc la Dalme (ou Baume), dont on admire les stalactites.

La librairie Hachette publie sous le titre de Bibliothè-

Îme des 7nerveilles une suite de traités intéressants sur es sciences physiques et naturelles, sur les arts et sur les découvertes de l'industrie, etc.

En Botanique, on appelle : Merveille d^ Amsterdam, de Harlem, diverses variétés de Tulipes; M. à fleurs jaunes, la Balsamine des bois; M. du Pérou, une Belle-de- Nuit, etc.

MERVEILLEUX (le). On nomme ainsi, en Littérature, l'intervention dans l'action d'un poème d'êtres surnaturels, divins ou légendaires, tels que Dieux ou Déesses, Anges ou Démons, Génies ou Fées. On trouve quelquefois le merveilleux employé dans la poésie dramatique (p. ex. dans le Prométhée et les Euménides d'Eschyle, le Faust de Gœthe. les opéras-féeries, etc.) ; mais c'est surtout dans l'épopée qu'on en fait un remarquable usage : il est comme l'essence de ce genre de poésie. Un poème épique est froid et presque sans intérêt quand u manque de merveilleux ; mais le merveilleux lui-même n'a de valeur qu'autant que le poète croit réellement à ce qu'il chante. De là l'immense différence qui sépare les épopées composées aux époques de foi et de croyance naïve de celles 3ui appartiennent aux époques purement littéraires. On istingue deux sortes de merveilleux, selon que l'on fait intervenir des êtres considérés comme réels : Jupiter, Mars, Vénus, etc., dans le paganisme [Iliade, Enéide) ; Dieu, les anges, Satan ou les Saints, dans la religion chrétienne [Paradis perdu, Messiade) ; ou des êtres fictifs et purement symboliques comme la Paix, la Discorde, le Fanatisme, la Mollesse (Lutrin, Henriade) : ce dernier genre, étant de pure convention, réussit rarement dans un

[loème sérieux. Malgré l'exemple de ' Chateaubriand dans es Martyrs, il faut aussi, dans l'emploi du merveilleux, éviter dc mêler le paganisme avec le christianisme : plusieurs jMissages de Dante, du Tasse et en particuliiM* de Camoëns seraient inacceptables aujourd'hui. Il faut enfin ne recourir à une intervention surnaturelle, surtout pour amener un dénouement, que quand le sujet en est vraiment digne :

Nec Deus intersil nisi di^us vindice nodus.

(HoB., Ars poet., v. 191.)

MÉRYCISME (du gr. ixTjpuxtajJiôî, rumination), affection de l'homme dans laquelle les aliments, après un séjour plus ou moins long dans l'estomac, sont rapportés dans la bouche pour y subir une nouvelle élaboration, et être ensuite avalés de nouveau, à peu près comme chez les animaux ruminants. Cette lésion qui est très rare, paraît dépendre d'une névrose de l'organe digestif, plutôt que d'une conformation particulière de l'estomac.

MÉSAIR. Voy. MÉZAiR.

MÉSANGE [orig. germaniq.). Parus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, type de la famille des Paridés, renferme des oiseaux à peine gros comme le moineau, parés d'agréablt;s couleurs, à bec court et ro-

MÉSARAÏQUE

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