‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 999 sur 1729 · MESSAGER · texte numérisé non relu

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buste, garni de poils à sa base ; narines situées à la base du bec, cachées par de petites plumes dirigées en avant; pieds médiocrement forts, quatre doigts armés d'ongles assez puissants, surtout le pouce ; ailes obtuses. Les mésanges sont vives, pétulantes, actives et courageuses. Elles sont toujours en mouvement, soit pour chercher les insectes, soit pour dévorer les bourgeons dont elles font leur nourriture. Elles n^ craignent point d'attaquer des oiseaux plus gros et plus forts qu'elles ; et il n'est pas rare non plus de les voir se battre entre elles en poussant des cris aigus. Elles construisent leurs nids tantôt dans des trous d'arbres, tantôt dans les cavités des vieux murs ou les trous des rochers. Les femelles y pondent jusqu'à 20 œufs et défendent leurs petits avec un courage remarquable. La vivacité et l'étourderie qui caractérisent ces petits animaux les font assez souvent donner dans les pièges qu'on leur tend, et comme les premiers pris jettent de grands cris, ils ne tardent pas à en attirer dans le même piège un grand nombre d'autres.

Les espèces de ce genre sont très nombreuses. On dislingue : la Af. charbonnière ou Mésengère (P. major), qui attache son nid aux huttes des charbonniers : tête noire, joues blanches, dessus du corps olive-verdâtre, ventre jaune : elle est commune dans le centre et le nord de l'Europe; la M. petite charbonnière ou Cendrille [P. ater], parties supérieures cendrées, ventre blanc ; la M. nonnette [P. paltistris], dos gris-brun, ventre blanc, commune en France, en Hollande, dans l'Amérique du Kord; la M. bleue ou azurée (P. cxruleus), parties supérieures bleu d'azur, parties inférieures blanches : elle habite le nord de l'Europe et de l'Asie; la M. huppée (P. cristatus), à huppe noire bordée de blanc, assez rare : la M. à longue queue ou Demoiselle (P. caudatus, mecistura), noire et blanche : commune par toute l'Eu- TO\w cl dans le Japon. — Cuvier détache comme sousgcnrcs la M. moustache [Mystacinus), dont le mâle porte deux bandes noires de chaque côté du col à partir de la base du bec : plumage bleuâtre chez le mâle et roussâtre chez la femelle, et la M. rérniz (P. œgithalus ou Pendidinits), à bec fin et taillé en alêne : plumage cendré, noir et blanc : elle habite le nord et le midi de l'Europe, l'Asie et l'Afrique méridionale.

MÉSARAÏQUE, synonjTue de mésentérique.

MÉSATICÉPHALE, désigne les races humaines dont l'indice céphalique est intermédiaire entre celui îles dolichocéphales et celui des brachycéphales [Voy. ces mots).

MESCAL. instrument de Musique, en usage chez les Turcs, n'est autre chose qii'unc espèce de flùle de Pan, qui ne compte |)as moins de 23 tuyaux.

MÉSEMBRYANTHÉMÉES (du g.-tj-pe Mesembryanthemiini. Ficoïde'. sous-famille des Aizoacées, plantes Dicotylédones Apétales à ovaire supère, se compose de plantes grasses, voisines des Portulacées, à feuilles alternes ou opposées ; à fleurs souvent très grandes, axillaircs ou terminales : calice souvent campanule et persistant, limbe quelquefois coloré et à 4 ou 5 lobes ; étamines, assez nombreuses, libres et distinctes ; ovaire libre ou adhérent par sa Ijase avec le calice, à 3, 4, 5 lobes, contenant chacmie plusieurs ovules ; de 3 à 5 styles, stigmate simple. Le fruit est tantôt ime baie, tantôt une capsule environnée par le calice, à 3 ou 5 loges polyspcrmes. — La plupart de ces plantes habitent le cap de Bonne-Espérance. Genre tj-pe, Mesembryanthemuni ou Ficoïde ; autres genres, Tetragonia. Glinus, etc.

MESEMBRYANTHEMUM (du gr. {x£(Tr,(i6pCa, midi, et àv6T,ijLa, fleur; à cause de l'heure à laquelle s'épanouissent ses fleurs), genre type de la famille des Mésendirjantiiémées, est plus connu sous son nom vulgaire de Ficoïde. Voy. ce mot.

IMÉSENGÈRE, nom vulgaire de la Mésange charbonnière. Voy. MÉSANGE.

MÉSENTÈRE (du gr. piEasvxspiov], vaste repli du péritoine qui maintient les diverses portions du conduit intestinal. Il est formé par deux feuillets séreux, dans l'intervalle desquels sont les vaisseaux sanguins et Ij-mphatiques qui alx)utissent à l'intestin et les gangUons nombreux placés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques. Ce repli se subdivise en plusieurs parties, savoir : le mésentère proprement dit, qui donne attache à tout l'intestin grêle : il est fixé en arrière à la colonne vertébrale, et en avant à loiue l'étendue de l'intestin grêle : le mésocôlon, repli du ocme genre, destiné pour l'intestin côlon ; le mésoreclum.

correspondant à la partie supérieure du rectum. — On donne l'épithète de mésentériques à divers organes, glandes, veines, artères, etc., qui se rapportent au mésentère. Le plexus mésentérique est un entrelacement nerveux formé par le plexus solaire au-dessous du plexus cœliaque, à la naissance de l'artère mésentérique supérieure, et qui se prolonge jusqu'au plexus h^-pogastrique, entre les deux lames du mésorectum.

MÉSENTÉRITE, inflammation du mésentère, n'est qu'une péritonite circonscrite, aiguë ou chronique Voy. pébitokite

et CARREAU.

MÉSITINE (de (xeaÎTTiî, intermédiaire), carbonate de magnésie et fer [2(MgO.C0*)-f FeO.CO^], espèce intermédiaire entre la Giobertite et la Sidérose, isomorphe avec toutes les deux, se trouve à Traverselle (Piémont^.

MÉSITYLÈNE, C^H»*, hydrocarbure qui se produit dans l'action de l'acide sulfurique sur l'acétone. C'est un liquide léger, incolore, ayant ime légère odeur alliacée. On peut considérer ce carbure comme une benzine triméthvlce C^H'(CH')') ; par oxydation au moyen du bichromate' de potasse et de 1 acide sulfurique, il donne en efl"et de l'acide mésitylénique analogue à Facide benzoïque. Par une oxvdation plus profonde, on obtient l'acide mésitique et l'acide trimésique; ces 3 acides ont pour formule C®1P(CH5)*C0-H, C6IPC115(C0*H)*, C6H'(C0*H)*. Ce carbure donne des dérivés • substitués avec le chlore, le brome et l'iode, dérivés analogues à ceux du toluène.

MESLIER (du lat. Mespilus), nom vulg. du Néflier.

MESLiER, im des cépages français les plus précoces, cultivé pour cette raison dans le nord de la France.

MESMÉRISME. Voy. magnétisme ammal. -

MÉSOCÔLON (du gr. p-Éiioî, milieu, et de côlon), partie du mésentère. Voy. ce mot.

MÉSOMPHALE (du gr. p-s'aoî, milieu, et ôixçaÀo;, nombril,, synonyme d'ombilic. Voy. ce mot.

MÉSOPRION (du gr. [liaoî, milieu, et toîwv, scie), genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Percoïdes, et très voisins des Diacopes, dont ils ne diffèrent qu'en ce qu'ils offrent une dentelure sur le milieu de chaque côté de la tête. Ces poissons vivent dans les mers des pays chauds. On les connaît dans nos colonies des Indes orientales sous les noms de Vivaneau ou Vivanet, de Lutjan, de Sarde, etc. Leur chair est très bonne. Les principales espèces sont le M. doré, le M. rouge, le M. dondiava, etc.

MÉSORECTUM (du gr. [xéaoî, milieu, et de rectum), partie du mcsenltre. Voy. ce mot. ,

MÉSOTHORAX, chez les Insectes. Voy. thorax.

MÉSOTYPE (du gr. [iéjoî, moven, et de type), minéral du groupe des zéolithes, de formule ^Xa*0 . A l-O'. SSiO^. 2H*0] . On la rencontre fibreuse, mamelonnée ou cristallisée : ses cristaux sont des prismes orthorhombiques. voisins du système quadratique. Elle est incolore, blanchâtre, rougeâtre ou jaunâtre. On la trouve dans les porphyres, en Souabe et dans le Puy-tle-Dôme, et dans les basaltes et les roches amygdaloïdes, dans l'île de Feroë, en Auvergne, etc. La Natrolite du Hogau (Wiu'temberg) et la Radiolite de Brevig (Norvège) sont des variétés de Mésotype.

MÉSOXALIQUE (acide), acide que l'on obtient quand on fait bouillir l'alloxane avec les alcalis. Celle-ci se dédouble alors en urée et acide mésoxalique. Il a pour formule QîjjîQS gt ressemble beaucoup à l'acide oxalique. Cet acide est bibasique; il donne des sels qui sont presque tous solubles dans l'eau et cristallisables.

MÉSOZOÏQUE (ère). Voy. secondaire.

MESPILUS, nom latin botanique du genre Néflier. Voy. ce mot.

MESQUIS, apprêt pour la basane. Voy. basane.

MESS (mot anglais qui signifie propr. /)/«/, mets^. table militaire des officiers. En France, ce terme n'est d'un usage répandu que depuis la guerre de Crimée.

MESSAGE (du b.-lat. missaticum, dcmissus, envoyé). En Politique, on nomme message toute communication officielle adressée par le pouvoir exécutif au pouvoir législatif, ou par l'ime des deux chambres à l'autre. Ce terme, Earticulièrement usité en parlant du président des Etatsni«. a été adopté en France après 1848.

MESSAGER (de message), se dit spécialement de celui

aui est chargé de faire, d'une ville à une autre, le service es lettres et dépêches. Les messagers d'Etal sont des fonctionnaires chargés de porter officiellement les messages d'un des grands pouvoirs de l'Etat à un autre.

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