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ritable, et non fantastique; un corps semblable au nôtre, avec toutes les misères humaines, excepté le péché, et avec les faiblesses innocentes de la nature. D'où il suit que Jésus- Christ a voulu souffrir dans son corps, et éprouver les sentiments de tristesse, de crainte, d'indignation, etc. Ce corps a été formé dans le sem de la "Vierge, du plus pur de son sang, par l'opération du Saint-Esprit, comme le chante l'Église. Le Verbe, en s incarnant, a pris aussi une âme humaine, et conséquemment un entendement humain , puisqu'il s'est uni à la nature humaine, qui est composée d'un corps et d'une âme. Il était bien juste qu'un événement aussi important pour le monde entier, et dont toutes les nations ont pu avoir quelque connaissance, servit d'époque pour compter les années. Aussi, depuis plusieurs siècles les chrétiens ont - ils introduit l'usage de supputer les temps et de les dater de \ Incarnation , quoi-
Îu'on entende ici par ce mot la naissance de ésus-Christ. Voy., outre le Traité de l'Incarnation dans les théologiens, Richard et Giraud, qui , dans seize parag;raphes , traitent les questions principales qui se rattachent au mystère de l'Incarnation. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., donne , comme Richard et Giraud , un aperçu historique des erreurs touchant l'Incarnation. VEncyclop. cathol.
II. INCARNATION , terme de liturgie. C'est la première des parties de l'hostie quele prêtre divise à la messe, selon le rit mozarabique.
INGARNATUS (Fabius), écrivain du wii»
, siècle, a laissé : Le Scrutin sacerdotal, ou la Manière d'examiner dans la visite et dans l'ordination ; Venise, 1602.
INCENDENS, c'est-à-dire incendiaire, qu'on lit dans la Vulgate (I Paralip., iv, 22), est la traduction latine du mot hébreu Sçaraph, nom propre d'un des descendants de Ju'da.
INCENDIAIRE, INCENDIE, celui qui commet volontairement un incendie. L'ancien droit canon condamnait l'incendiaire non-seulement aux dommages et intérêts, mais encore à la pénitence publique. Celui qui avait incendié des bâtiments ordinaires ou des récoltes devait d'abord dédommager de la perte et faire trois années de pénitence ; mais la pénitence de l'incendiaire d'une église était de quinze années. D'après le droit canon moins ancien, l'incendiaire de bâtiments ordinaires doit être excommunié , mais seulement ferendœ sententiœ, c'està-dire après un jugement, tandis que l'incendiaire d'une église, d'un cimetière ou d'un bâtiment qui n'en est éloigné que de trente pas, est excommunié ipso facto. S'il est traduit en justice , le Pape seul peut le relever de l'excommunication, et il faut qu'après avoir dédomir^igé il prête serment de s'amender. L'incendiaire impénitent était privé de la sépulture ecclésiastique. On n'encourt pas l'excommunication quand on a incendié seulement par imprudence; il faut seulement payer les dommages, et encore on n'y est obligé qu'après la sentence du juge. Voy. L. Ferraris, (}ui, dans sa Prompta Biblioth., traite la matière fort au long. Le Diction, de la théol. cathol.
INCENDIE ou EMBRASEMENT {Incendium, «>tce/i!.ïo), nom donné au lieu où campèrent les Hébreux après leur départ de Sinaï , parce que Dieu , irrité de ce qu'ils se plaignaient qu'ils ne mangeaient pas de viande, envoya contre eux un feu qui en dévora un grand nombre. Voy. Nombres , xi , 3.
INCESIN (Martin de Sainte-Marie), feuillant, né à Paris, a publié : l» Le Livre découvert, ou |
Les premiers Eléments de la Bible; Paris, 1673; — 2" Table ye'ne'rale de la doctrine de saint Thomas; ibid., 1679; — 3° Table du droit canonique et civil: ibid., 4684.
INCESTE {Incestus), crime qui se commet par le commerce charnel entre personnes qui sont parentes ou alliées jusqu'au degré prohibé par l'Église, qui est le quatrième inclusivement. Ce crime est pins ou moins grave , selon que le degré de consanguinité ou d'affinité est plus ou moins éloigné. On en distingue de deux sortes : Yinceste spirituel et Vinceste légal. Le premier est le crime commis de la même manière entre des personnes qui ont une alliance spirituelle par le sacrement de Baptême et de Confirmation; le second est le crime commis entre personnes alliées par la parenté légale, c'est-à-dire par la parenté de l'adoption, comme entre celui qui a adopté et celle qui a été adoptée. Voy. Collet, Moral. Richara et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.