JOUY
tenus à Limoges et à Poitiers. Il .1 laissé : 1" une Li'ttre adressée à Benoit VIII , au sujet de l'apostolat de saint Martial ; — 1^ plusieurs Discours recueillis dans les Actes du concile tenu l'an 1031 à Limoges; — 3" une Relation abrégée du premier concile tenu dans cette ville, à l'occasion du même apôtre-, — 40 une Homélie sur ces paroles de saint Luc : Le Fils de rUornme est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu: — h'' Élogp des monastères du diocèse de Limoges. ^ Voy. Dom Rivet, Hist. littéraire de la France, tom. Vil. Lahbe, BiUroth. nova, tom. I et IL La Souv. Bingr. fiénér.
IL JOURDAIN ou.JODRDAN, JORDAIN, fleuve célèbre dans TÉcriture, et où il s'est fait
fdusieurs miracles : il se partagea pour laisser e passage libre aux Hébreux conduits par Josué. Elié et Elisée le passèrent en marchant sur ses eaux, et Jésus-Chi ist y fut baptisé. Ce fleuve prend sa source dans \c m'ont Liban, va se perdre dans la mer Moite , forme dans son cours le lac de Séméchon , et traverse le lac de Tibériade. On l'appelle Petit Jourdain quand il est près de sa source et avant qu'il soit grossi par les eaux des fontaines et des ruisseaux qui s'y déchargent. Voy. .losué, III, 13, 16. IV Rois, 11, 8. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., soutient le passage miraculeux du Jourdain par les Israélites, sous la conduite de Moïse. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II. p. i et suiv., où se trouvent discutées et réfutées les difficultés opposées par les incrédules et les mythologues à la véracité d'un certain nombre de faits rapportés dans le livre de Josué. Le Diction, de la théologie catholique.
III. JOURDAIN (François), théologien, né à Paris au xvi« siècle, a laissé : Réfutation de la doctrine de Lambert Danée touchant la Trinité: Paris, 1681.
IV. JOURDAIN (Guillaume), dominicain anglais du XIV siècle, était docteur en théologie de l'université d'Oxford; il signala son zèle contre les Wicléfites. Il a laisse plusieurs ouvijfges, parmi lesquels : 1° Commentaire sur l'E pitre aux Romains; — 2" Traité de la claire vision de Dieix; — 3" Traité de la liberté; — 4" Traité de la conception de la sainte Vierge. Voy. le P. Échard', Seriptor, Ord. Prœdic, t. I, p. 095.
V. JOURDAIN DE SAXE, second général des Dominicains, né en Saxe, au diocèse de Paderborn , mort en 1237, succéda en 1222 à saint Dominique, dont il suivit fidèlement les traces. Plusieurs martyrologes lui donnent le titre de bienheureux. Il nous reste de lui : 1» Petite chronique ou Relation succincte des commencements de l'Ordre des Frères-Précheurs ; — 2° une longue Oraison , qui est en quelque sorte un abrégé de la Vie de saint Dominique, et qui est rapportée par les Bollandistes, tom. I, p. 530; — 3» Lettre sur la translation du corps de saint Dominique. On lui attribue YOffice de saint Dominique. Voy. le P. Toiiron, Vie de saint Dominique, p. 695. Richard et Giraud.
VI. JOURDAIN DE SAXE ou de QUEDELIM- BOURG, de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin au xiv« siècle, a laissé : 1° une Somme de Sermons pour tous les dimanches de l'année; — 2» des Sermons pour les fêtes des saints; — 3° un Traité des quatre communions nécessaires à ceux
Îui font profession de la vie monastique ; — 4" un ecueil de diverses pièces pour les Ermites de S.- Augmtin. Voy. Trithème. Richard et Giraud.
JOURNAIRE ou JOURNAL {Jornarium, lifter diumalis), nom donné autrefois dans l'Église
latine à un livre qui , comme nos bréviaires on nos diumaux , contenait l'office de chaque jour-
■ I. JOURS (BONS). Voi,. .Torp. , no IL
IL JOURS (OBSERVATION DES), sorte de
j superstition qui consiste à observer si certains
jours, certains temps de l'année ont été accom-
Kagnés de quel(|ue événement heureux ou maleureux , alin d en tirer des conséquences pour ] l'avenir. Saint Paul fait aux Galates un reproche
■ d'être tombés dans cette erreur grossière. Saint I Chrvsostome , saint Ambroise et autres saints ! condamnent cette pratique non -seulement
comme ridicule, mais comme une invention du démon, qui cherche à séduire les âmes qui se prêtent à ses folles suggestions. Voy. le Diction. ecclés. et canon, portatif.
JOUSSE (Daniel), jurisc, né à Orléans en 170i, mort l'an 1781, s'est fait un nom par se? travaux et ses lumières en matière de jurispruj dence. Ses écrits , comme tous ceux des jurisconsultes de son temps , favorisent le gallica- I nisme. On a de lui , outre plusieurs ouvrages 1 sur l'histoire et le droit civil : I» Commentaire sur l'édit de 1695 concernant la juridiction ecclésiastique : Paris, 1751, in-4»; 1754,2 vol. in-12 ; 1757, in-12, et 176i, 2 vol. in-12; — 2» Traité de la juridiction volontaire et çontentieuse des ofpciauxet autres juges d'Eglise, tant en matière civile que criminelle: ibid., 1769, in-12; ouvrage qui fait suite au précédent , dont il peut servir de supplément; — 3° Traité du gouvernement spirituel et temporel des paroisses; ibid., 1769, in-12. Voy. l'abbé André, Cours alphaijéf. de droit canon, tom. VI, p. 447. La Nouv. Diogr. génér , qui indique tous les écrits de Jousse.
JOUVANCY ou JOUVENCY (Joseph de), jésuite , né à Paris en 16ti, mort à Rome l'an 1719, professa la rhétorique à Caen, à la Flèche et à Paris. Plus tard il fut appelé à Rome pour y continuer l'histoire de sa société. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Historiœ societatis Jesu Pars quinta ; Rome, 1710, in -fol.; — 2» Magistris scholarum inferiorum societatis Jesu de Ratione discendi et docendi ex décréta congregationù generalis XIV; Florence, 1703, in-8» , Francfort, 17C6; Dijon , 1708; Paris, 1711, in-12. Voy. Moréri, Diction, histor, Chauaon et Delandine, Diction, univers., histor., ait. et bibliogr. Quérard , La France littér. Augustin et Alo'is de Backei-. Biblioth. des éeriv. de la compagnie de Jésus. Feller, Biogr. univers. La ^ouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits du P. de Jouvancv.
JOUVENNEAUX. Voy. JouennaÙx.
JOUVILLIERS {Jouvillare), abbaye régulière de l'Ordre de Prémontré, située dans le duché de Bar en Lorraine , au diocèse de Toul. Elle fut fondée , vers l'an 1140 , par Geoffroi , seigneur de Joinville et sénéchal de Champagne. Lucius III et Alexandre III confirmèrent les biens de cette abbaye, Voy. D. Calmet, Hist. de Lorraine , tom. II I.
I. JOUY (Louis -François de), avocat au parlement, né à Paris en 1714, mort en 1*771, étudia spécialement les matières ecclésiastiques, et fut chargé des affaires du clergé. Il a laissé : 1» Principes sur les droits et obligations des gradués; in-12; — 2» Conférence des ordonnances ecclésiastiques; 1753, m -4», — 3' Principes et usages concernant les dixmes; 1752, in-12; 1776. Vçy- Feller, Biogr. universelle.
IL JOUY (Jo)/acum), abbaye de l'Ordre d^ Citeaux, située'dans la Brie, à deux lieues de Provins, dans la forêt de Jouy, au diocèse 4e Sens; elle était fille de Pontigny. Elle fut fon-