JURI
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[em potest. Ainsi , soit que les évêques tiennent i leur juridiction immédiatement de Jésus-Christ, j soit qu'ils la reçoivent immédiatement du Pape, ils ne la reçoivent que par le Pape {per Pe- \ trum); car ils ne peuvent avoir l'institution canonique que par le Pape. Pie VI, dans un bref (ad episcopum Motulensem) , dit clairement que la dignité épiseopale vient immédiatement de Dieu quant à l'ordre, et du Siège Apostolique quant à la juridiction : Dignitatem epùxopalem... qitœ quoad ordinem immédiate est u Deo, et quoad ; jurisdictionem ab Aposiolica Sede. Voy.La Combe, ^ au mot Juridiction. Gibert,/;<y^i7.ecc/e.y., p. 1*28. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Jt'RlSDi- CTio. Bergier, Diction, de théo/., édit. de Lille, 4844, où fon rectifie certaines idées de Bergier. Richard et Giiand. Joan. card. Soglia, Institutiones juris puhlici eccles., p. 136, 137, 5* édit. L'abbé André . Cours alphnhét. de droit canon.
n. JURIDICTION DÉLÉGUÉE. Voy. Délégué.
m. JURIDICTION DES PRÊTRES. Cette juridiclion est constatée par le concile de Trente,
3ui dit que Notre -Seigneur étant sur le point e monter de la terre au ciel, a laissé les prêtres , ses vicaires, comme des juges et des présidents chargés de remettre ou de retenir les péchés mortels que les fidèles devraient leur déclarer, alin de pouvoir exercer cette juridiction {judicium hoc) avec connaissance de cause. Le même concile fait encore mention de ]& jiiridiciion du prêtre quand il déclare la nullité d'une absolution que donne un prêtre â une personne sur laquelle il n'a point de juridiction (jurisdictioHon) ordinaire ou subdéléguée. Voy. le conc. de Tr., sess. XIV, c. v et vu.
IV. JURIDICTION QUASI ÉPISCOPALE. On appelait ainsi autrefois la juridiction dont jouissaient plusieurs chapitres ou abbayes, laquelle leur donnait droit d'avoir des ofliciaux, de donner l'institution canonique des bénéiices, d'ordonner des prières, de faire la visite dans leur ressort , de tenir des synodes , de donner des diuiissoires , etc. Ldi juridiction nuasi épifcopale n'a pas d'autre origine que celle des exemptions. Seulement elle était, sous un certain rapport, plus contraire à l'esprit et à Tordre hiérarchique de l'Église que les exemptions. Celte juridiction donnait à ceux qui en avaient reçu le privilège le pouvoir de faire généralement , dans le district qui leur était assigné, tout ce qui n'élait point particulièrement propre au caractère et à l'ordre épiscopal ; et c'est sous cette restriction qu'on leur appliquait les dispositions de redit de 1695 sur la juridiction. Voy. cet édit dans >L de Champeaux, Droit civil ecclésiastique, tom. I, p. 218; on en trouve les principaux articles dans le Diction, eccles. et canon, portatif. >
JURIEU (Piene), théologien protestant, né à Mer, dans l'Orléanais, en lti37, mort à Rotterdam l'an 1713, fut appelé à Vitré pour exercer les fonctions de ministre, puis à Sedan, où il professa la théologie et l'hébreu; plus tard il fut obligé de se retirer à Rotterdam , et il y professa la théologie. L'irritabilité de son caractère lui lit avoir de vifs démêlés même avec ses coreligionnaires Bayle , Basnage . Jaquelot, Saurin , etc. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1» Traité de la dévotion ; Rouen , 1674, in-1-2, souvent.réimprimé ; — 2» Traité de la puissance de l'Église; Quevilly, 1677, in-S» ; — 3» Prései-vat if contre le clumgement de religion: Rouen, 1680, in -12; c'est une réponse a V Exposition de la foi catholique de Boàsuct ; — 4"> Suite du préservatif, etc.;
La Haye , d683 , in-42 ; — 5o i^5 Derniers efforts de ^innocence affligée; Rotterdam, 1682, in-12;
— 6° Histoire du calvinisme et du papisme; ibid., 1682 et 1683: — 1° Abrégé de l'histoire du concile de Trente; Genève, 1682, in-12; Amsterdam, 1683; — 8° Justification de la morale des réformés contre les accusations de M. Amauld ;
— 9» Le Vrai système de l'Église et la rentable analyse de la foi; Dordrecht, 1686, in-8<'; — 10» L'Accomplissement des prophéties , ou la Délivrance prochaine de F Église; Rotterdam, 1686. II faut remarquer que la Justification de la morale des réformés, etc., a été mis à V Index le 21 avril 1696 , et que tous les écrits en général de Jurieu l'ont été par deux décrets, l'un daté du 14 janvier 1737 , et l'autre, du 10 mai 1757. Voy. Bossuet, tom. XX-XXIll, édit. de Lebel. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de lu théol. cathol., où Pierre Gams a recueilli des aveux importants de Jurieu sur l'établissement du protestantisme.
I. JUST (saint), évéque de Lyon au rv" siècle , fut d'abord diacre de l'église de Vienne , monta sur le siège épiscopal de Lyon en 374, et assista la même année au concile de Valence, dans la province de Vienne. Alin de travailler d'une manière plus profitable au bien de l'Église, il se lia étroitement avec saint Ambroise, s'appliqua à l'instniction du peuple , et donna les plus beaux exemples de vertu chrétienne. Les évêques des Gaules le députèrent, avec Constance , évéque d'Orange , et Procule , de Marseille, au concile d'Aquilée. On célèbre sa fête le 2 septembre, l'oy. Surius. Hermant, Vie de saint Ambroise. Théophile Raynaud , Catalog. des saints de Lyon. Severt, Hisf. des archev. de Lyon. Richard et Giraud.
II. JUST et PASTOUR (saints), martyrs, nés à Complute ou Alcala, vivaient au iv* siècle, et étaient frères. Ils allaient aux écoles de la ville lorsqu'on publia les édits de persécution contre les chrétiens; ces deux enfants, saisis d'une ardeur céleste, couruient au tribunal du gouverneur , et confessèrent la foi de Jésus- Christ : celui-ci les fit décapiter. On célèbre leur fête le 6 août. Voy. Surius. Saint Euloge de Cordoue, Mémorial. Richard et Giraud.
III. JUST (saint), martyr en Bcauvaisis, né à Auxerre , n'avait, à ce qu'on dit, que neuf ans lorsqu'il persuada à son père d'aller à Amiens pour faire sortir de prison un frère qu'il avait; il fut tué en chemin par les barbares. On bâtit une église de son nom sur le lieu de sa sépulture, à six lieues de Béarnais et à onze lieues d'.Vrniens ; il s'y est formé un bourg et une abbaye de l'Ordre de Prémontré. On honore la mémoire de saint Just le 18 octobre.
IV. JUST (SAINT-) S. Justwi, abbaye de l'Ordre de Prémontré , située en Picardie , au diocèse et à cinq lieues de Beauvais. Elle fut occupée en 1107 par des chanoines séculiers; en 1119 on v mit des chanoines réguliers de Saint - Quentin , et l'an 1147 on y appela des religieux Prémontrés de l'abbaye "de Dammartin. Voy. la Gallia Christ., tom. IX, col.
V. JUST- MONT (Jushts Mons), abbaye de l'Ordre de Prémontré , située dans le diocèse et à quatre lieues de Metz; elle était élective et de la réforme.
I. JUSTE, terme qui, dans l'Écriture sainte et la théologie , se dit de celui qui a la grâce sanctifiante. On l'emploie aussi en parlant des saints qui sont dans le ciel. Voy. Saints. Bergier , Diction, de théol.
.TUST
JUST
II. JUSTE, surnom donné à Joseph Barsabas. Voy. Joseph, n" IV.
ill. JUSTE, surnom de Jésus, juif converti dont parle saint Paul. Voy. Coloss., iv, 11.
IV. JUSTE (saint), évêque deRochester,puis de Cantorbéry, mort vers lan 633, était au nombre des missionnaires que saint Grégoire envoya en Angleterre , l'an 604, pour seconder saint Augustin. Ordonné évêque par ce saint apôtre, saint Juste établit son siège à Rochester l'an 607, et l'an 624 il fut transféré à Cantorbéry. On célèbre sa fête le 10 novembre. Voy. Bède, Hist. d'A?iyL, 1. II. Richard et Giraud.
V. JUSTE et RUFINE (saintes), martyres en Espagne, étaient deux femmes chrétiennes de Séville , et vendaient de la vaisselle de terre. Ayant refusé de vendre un vase pour servir aux sacrifices de Vénus, et ayant brisé la statue de cette fausse divinité , elles furent dénoncées au gouverneur, qui les lit mettre en prison. Juste mourut dans les fers, et Rufine fut étranglée. On célèbre leur fête le 19 juillet. Voy. Surius. Richard et Giraud.
VI. JUSTE, évêque d'Urgel , qui , au vi» siècle, est auteur d'un Commentaire sur le Cantique des cantiques clair et concis; il a été inséré dans Biblioth. Patrum.