MATA
II. ANATHÈME . en terme ecclésiastique, est rexcoramiinication majeure lancée par le Pape, par un concile général ou par un évèque, avec exécration et malédiction. L'anathéme sépare du corps de la société et du commerce des fidèles, ce que ne fait pas la simple excommunication. On appelle encore anathème Yohjuration d'une hérésie , parce qu'en l'abjurant on dit anuthètiie k l'erreur que l'on abjure. Voy. les Traités et les Dictionnaires de droit canon.
I. ANATHOTH . ville de la tribu de Benjamin ; ville de refuye, la patrie de .lérémie, et que quelques-uns croient être la même que Nobé , dont il est fait mention sous le règne de Saùl. (I Rois , XXI et suiv.) Fo.y. .losué , xxi, 18. 1 Paralip.,vi, 60. Jérém., i, 4. Joseph, Antiq,\\h. X, c. X. Reland , Palœst. illustrata^ p. 4o0, 361, mi.
II. ANATHOTH , huitième fils de Béchor. Voy. I Paralip.. vu. 8.
ANATOCISME (Anatocismus, tisurarum retiovatio, usuraruin usura, f'œnoris fœnns), mot grec désignant un contrat usuraire qui consiste à tirer intérêt des intérêts mêmes; ce qui a lieu lorsque l'on joint les intérêts au principal, et que dans un billet ou tout autre acte on comprend les intérêts avec le principal. Voy. Prêt ,
ANATOILE (sainte). Voy. Anatolib.
1. ANATOLE ou ANATOLIUS (saint), évêque de Laodicée , en Syrie, né au m» siècle à Alexandrie , en Egypte, dune famille distinguée. Il excellait principalement , selon saint .lérôme , dans l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie, la physique , la dialectique et la rhétorique. Il fut retenu pour être évêque de Laodicée au moment où il passai t dans cette ville, allant au concile d'Antioche , lan 269. Il s'appliqua à détruire l'hérésie, l'idolâtrie, et à faire fleurir la vertu. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 3 juillet. Il a laissé, outre un traité de l'Arithmétique : 1" une espèce de Catéchisme de mathématiques dont Fabricius a donné un extrait ; — 2» le Canon pascal, dont il existe une version latine attribuée à Ruffin; Anvers, 1634, in-l'ol. Voy. Eusèbe, 1. VII, c. xxxii. Tillemont, J/e'//?. l'cc-l., tom. IV. Trithème, de Script, eccl. D. Ceillier. Fabricius , Bihlioth. grœca , tom. III , p. 4<il.
IL ANATOLE (Anatolius), patriarche de Constantinople, mort en 458, succéda à Flavien en 449; assista au concile de Chalcédoine, où il fit insérer trois canons sur la prééminence de son siège ; mais les légats de saint Léon s'y opposèrent.
ANATOLIE ou ANATOILE (sainte), vierge romaine, était fiancée à .\urélien lorsqu'Eugèiie s'adressa à elle pour obtenir sa sœur Victoire. Cette dernière décida Anatolie à refuser, et toutes deux résolurent de dememer vierges. Ces jeunes gens, n'ayant pu les faire changer d'avis , les livrèrent aux bourreaux. Le Martyrologe
romain place la fête de sainte Anatolie au 9 juillet, et celle de sainte Victoire au 23 décembre. Voy. Surins. Tillemont, tom. III. Gaet. Moroni, vol. II, p. 39.
ANATOLIEN. Voy. Antolien.
AN AT S. Voy. Annat, n» 1.
. ANAZARBË {Annzarbus), ville métropolitaine du diocèse d'Antioche, dans la seconde Cilicie , ainsi appelée du mont .\nazarbe . qui en est voisin. Outre ses évêques catholiques, elle en a eu plusieurs jacobiles (Voy. Richard et Giraud) ; mais, selon 13e Commfinville (/'« T'ible ulphab.. p. 14), ville de la première Cilicie dans le patriarcat d'Antioche, sous Tarse, qui fut érigée en métropole avec neuf suffragants, vers l'an 533. C'est actuellement une métrople in partihus avec cinq évéchés suffragants également in pavtihus : Castahala. Cambysopolis . Egéa. Flaviopolis etHosen. Voy. Lequien, Oriens ('hristianus . tom. II, p. 886. Gaet. Moroni . vol. II. p. H).
ANBA. Voi/. Akra, n" IV.
ANBAR ou ENBAR, ville êpisc. de Chaldée , de la province patriarcale , dans le territoire de Bagdad. Voy. Bihlioth. 0/7e/?/.,toin.II. Lequien. Oriens Christian^ . tom. 11. p. 1172. Richard
I. ANCÀRANO ou ANCHARANO ( Pierre ) , célèbre jurisconsulte du xiv^ siècle , natif de Bologne , enseigna à Padoue , puis à Bologne , où il mourut en 140). Il assista au concile de Pise en 14(X), et il v harangua dans la huitième session en faveur de cette assemblée. On a de lui : 1» Commenturia in lihras- sex Decretalium : Lyon , 1535, et Bologne, 1.581 , in-fol. ; — 2° Lecturœ super Clementinns ; Lyon, 1549 et 1553, in-fol., et Bologne, 158(J, in-fol. ; — S" Selectœ quœstiones omnium prœstantiss^imorum Jurisconsultorum in très tomos digestœ; Francfort-surle-Mein, 1581, in-fol. ; — i°Consiliasive respansn juris; Venise. 1568, 1585, 1,*)89, 1509, in-fol.; — Hepetitiones in c. canonum statnta de constit.; Venise, 1587. Voy. Bellarmin , de Scriptor. eccles, Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. II, p. 41.
II. ANCARANO ou ANCHARANO (Pierre- Jean), jurisconsulte et poète italien, né à Reggio , vivait au milieu du xvi« siècle. Il a publié un livre de droit en deux parties , intitulé : Familiarium juris Quœstionum, etc.; Venise, 1569, in-8'', et 1580, in-fol., 3« édit., à laquelle on a ajouté nu 3" livre.
ANCHIALE (Anchialum), mot qui a beaucoup exercé, mais sans fruit, tous les critiques qui se sont occupés de ce qui concerne les Juifs. C'est Martial qui l'a rendu célèbre quand il a dit : Ecce negas , jurasque mihi per templa Ton'intis ; Non credo; jura. Verpe , per ^V^CHIA- LLM. {Epigr., 1. II, c. xcv.) Or qu'est-ce qu'Anchiale? le nom du vrai Dieu, ou celui d'une idole? Ensuite , pourquoi exiger des Juifs qu'ils jurent par AnchialeV Questions qui sont restées jusmvà ce jour sans réponse satisfaisante. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible, ou bien YEncyclonéd. cathol.
ANCHIALO (Anchialus), ville épisc. du diocèse de Thrace dans la province d'Hémimont, sous la métropole d'Hadrianople. On l'appelle aussi Anchiolo; et ce n'est plus qu'un archevéclié in partibus. Voy. De Commaiiville , t'^ Table alphabet., p. 14. Richard et Giraud. Gaet., vol. II, p. 41.
ANCHIASMUS , ville épisc. du diocèse de l'Illyrie orientale . dans la province de l'ancienne Épire, sous >s'icopolis, est appelée aussi Onc/iesme ou Onchisme, et Anchyse.
ANCt
ÂNDE
ANCHIETA ou ANCHIETTA (le V. Jozé iV), lun des premiers et des plus infatigables apôtres du Brésil, né à TénéiilTe en 1533, mort en 1597, partit en 1553 pour le Brésil, et pendant six années fut recteur du collège de San-Vicente. Il a laissé , outre une Grammaire et un Dictionnaire brésilien , un poème latin sur la Vie de la sainte Vierge , et plusieurs autres écrits de divers genres : 1° Doctrina christiana,plemorgue catechismus eadem lingua explicatus; — 2" Dialogus de Religionis scitu dignis ; — 3» InstituUo ad interrogandos intra confessionem pœnitentes ; — 4» Syntagma monitorum ad prœparando-s monbundos. Vog. Ferdinand Denis , dans la Notw. Biogr. génér.
ANGHIN {Aquiscinctum) , abbaye de FOrdre de Saint-Benoit, située dans le Hainaut français , sur la rivière de Scarpe , diocèse d'Arras ; elle fut fondée vers 1079. La Martinière , Dict.
géoar. Sainte-Marthe , Gallia Christ., tom. III. Ricliard et Giraud.
I. ANCIENS (Senes, Seniores, Prttnores). Chez les Hébreux, les anciens étaient les chefs des grandes familles, qui, dans les commencements et avant que leur république fût établie, formaient une espèce de gouvernement, et avaient une certaine autorité sur leur famille et même sur tout le peuple. (Exode, xii, IG.) Mais cette autorité, qui se bornait aux conseils et à la persuasion, était uniquement fondée sur les égards et sur l'obéissance respectueuse naturellement due aux chefs de la famille. Ce ne fut que plus tard, à l'arrivée de Jéthro dans le camp d'Israël, que Moïse constitua de véritables juges du peuple. (Exode, xviii, 25, 26.) A l'occasion du murmure des Israélites, qui eut lieu au campement surnommé Sépidcre de la concupiscence (Nombr., xi, 34), Moïse établit de nouveau , par l'ordre de Dieu , soixante-dix anciens d'Israël , auxquels Dieu communiqua une partie de l'esprit de son fidèle serviteur , et qui commencèrent à prophétiser (vers. 16 et suiv.). C'est là, selon la plupart des interprètes, le commencement du sanhédrin. Le gouvernement de ces anciens, constitué par Moïse, parait s'être perpétué jusqvi'au temps de Josué et même des Juges (Josué, xxiii, 2; xxiv, i, 31); mais on ne voit pas bien clairement quelle fut leur autorité sous les Rois. Voy. Bertram, de Republ. jud., c. IX. D. Calmet, Diction, de la Bible. Encyclop. cathol.
IL ANCIENS, titre très-respecté chez les premiers chrétiens; il désigne dans le Nouveau Testament les prêtres et les évêques {preshyteri). Les anciens présidaient les assemljlées
ce iples prêtres qui siégeaient à ses côtés , et qui pour cette raison étaient appelés assesseurs des évéques par les Pères de lÊglise. C'est donc à tort que quelques historiens hétérodoxes ont prétendu que dans les premiers temps du christianisme il n'y avait aucune différence entre les évêques et les prêtres, parce qu'ils se trouvent désignés par la dénomination commune A'aticiens. Voy. Bergier, Diction, de théologie.
III. ANCIENS , nom que les calvinistes donnent à un certain nombre de personnes qu'ils choisissent d'entre le peuple , lesquelles , conjointement avec les pasteurs , composent le consistoire , pour veiller aux intérêts de leur secte et au maintien de la discipline. Voy. Richard et Giraud.
I. ANCILLON (David), né à Metz en 1617, et mort à Berlin en 1692 , ayant quitté la France
après la révocation de ledit de Nantes , fut successivement ministre de l'église protestante de Charenton et de celle de Meaux. Parmi ses ouvrages on remarque : 1" Relation fidèle de ce qui s'est passé dans la conférence publique avec M. Bédacier, évéque d'Aost; Sedan, 1657, in -4»; — 2» Apologie de Luther^ de Zwingle, de Calvin et de Bèze ; Hanau , 1666. Voy. Encyclopéd. cathol.
II. ANCILLON (Jean-Pierre-Frédéric), né en 1766 à Berlin , où il devint pasteur, et où il mourut en 1837 , a laissé , parmi quelques autres écrits : 1" Discoxirs sur la question : Quels sont, outre l'inspiration , les caractères qui assurent aux livres saints la supériorité sur les livres profanes; 1782 , in-S" : — 2« de la Foi et de la science dans la philosophie; Berlin, 1824; in -8» en allemand ; — 3" de l'Esprit des Constitutions , et de son influence sur la législation ; Berlin , 1825, in-S", également en allemand. Voy. ibid.
III. ANCILLON (Louis-Frédéric), père du précédent , nar^uit en 1744 à Berlin , où il fut pasteur, et où il mourut en 1814, a composé, outre quelques dissertations : 1" Judicium dejudiciis circa argumentum Cartesiunum pro existentia Dei ad nostra risque tempora latis : Berlin, 1792, in-8" ; — 2" Tentamen in Psalmo sexagesimo octavo denuo vertendo, cum dissertatione historica, quant claudit Carmen sfpculare Horatii cum eodem Psalmo collatum ; Berlin, 1797, in-S». Fo?/. Barbier, Diction, des Anonymes.
i. ANCONE, ville ancienne du Picenum , a reçu l'une des premières la religion de Jésus- Christ; elle est capitale d'une Marche qui porto son nom, et résidence d'un légat qui en a le commandement pour Sa Sainteté. Voy. De Commanville. /" Table alphabet., p. 14.