‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 136 sur 1220 · ANER · texte numérisé non relu

ANER

ANDRINOPOLIS. Voi/. Hadriaxopous.

I. ANDRONIC ou ANDRONIQDE(.'lnrfro«icM*), un (les iiiands de la cour dAntiochus-Epiphanes , lut laissé par ce prince pour gouverner en son absence la ville d'Antioche. 11111 mourir le grand prêtre Onias. et il périt lui-même à son tour par ordre dAntiochus. Voij. II Machab., IV, 3i et suiv.: v, 23.

II. ANDRONIC, di&oiple de Jésus-Christ, parent de saint Paul et son compagnon de captivité. Il fut martvrisé à Jérusalem avec sa femme Junie le 11 ooto\»re. Voy. lÉpitre de saint Paul aux Romains, xvi,7.

III. ANDRONIC (saint), martyr de Cilicie, compagnon de saint Probe et de saint Taraque. Toi/. Taraqie.

iV. ANDRONIC de Constantinople . dit le Vieux, régnait en l'283, et mourut en 138-2. Il a composé : 1" un Dialogue entre un juif et un chrétien ; — 2" un autre sur le Saiiit-Esprit, etc.

V. ANDRONIC, évéché de la première É^rypte dans le patriarcat d"Alexandi-ie , mais qui. selon les Notices giecques. en forme deux distincts : l'un Andro/iu. appelé Andro/jo/ts et Andiouwua dans saint Athanase, et Tautre Sicium. ville épisc. de cette province nommée dans le concile de Chalcédoine. Vo)/. De Commanville, 7™ Taùle (ilfihaliët., p. 15.

VI. ANDRONIC -CAMATÈRE. gouverneur de la ville de Constantinople, écrivit vers 1150 : 1' un livre contre les Latins touchant lu Procession du Saint-Esjji'it ; — 2" un Traité des deux naturel m Jésus-Christ.

ANDRONICIENS , disciples d'un certain Andnniic qui avait adopté les en-eurs des Sévériens vers la fin du n« siècle ou au commencement du ni^. Ils croyaient que la moitié supérieui-e de la femme était l'ouvrage de Dieu, et la moitié inférieure l'œuvre du démon. Voy. Epiptian., Ha-res. 45.

ANDRONIQUE , synonyine d'ANDRONic.

ANDROS (Atidriis), ville épisc. du diocèse d'Asie dans la province des lies Cyclades, sous la métropole de Rhodes. Le quatrième de ses évoques, Jacques, souscrivit en I<j71 à la foi des Orientaux contre les calvinistes. Voy, Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. II, p. 57, 58.

ANDROTI ou ANDROZI (Fulvio), jésuite italien, né à Monticello, petit bourg de la Marche dAncône, prit le degré de docteur, et rnomut en odeur de sainteté le 27 août 1575; il a laissé divers traités de piété en italien : 1" Considérations pieuses sur la fréquente communion ; — 2" un Traité de l'état de veuvage; — 3" des Méditations. Ces ouvrages ont été traduits en latin et imprimés à Cologne en 1612. Voy. Ribadeneira et Alegambe, de Script. Societ. Jesu.

ANDRDSE, ville épisc. de llllyrie orientale, dans la province Hellade . sous la métropole de Monembasie. ]'oy. Georges Phrantza (I Hisf.. cap. vu), qui la regarde comme une des villes appartenant au Péloponèse .

ANDRUZZI (Louis), comte de Saint-André, théologien italien, né en 1689, mort au milieu du xvTii' siècle, professa le grec à luniversité de Bologne. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Vêtus Grœciu de sancta Romana Sodé prœclare sentiens, sive responsio ad Dositheum patriarcham Hierosolymitarum .Venise, 1713; — 2" Consensus tum grœcorum tum latinorutn Patrum de processione Spiritus Sancti e Filio, contra Dositheum . etc.; Rome, 1716 : — 3" Perpetiui Ecclesiœ doctrina de infallibilitate Papce , etc.; Bologne, 1720; — 4" Clementina constitutio Vnigenitus , Ecclesiœ traditionum j;int/ex; Bologne, 1723; — 5» Peremptorium Iconomachiœ per Jacobum Pice-

ninum reviviscentis ; Venise, 1730 ; — 6" Vindicice Sei^ionis S. Ildefonsi , archiepiscopi Toletani,de perpétua virginitate ac parturitione Dei GenitHcis Mariœ; Rome, 1742; — 7» Spécimen Philosophiœ moralis expresmm in pi'œstantioribus legibus ac virtutibvs Gentilium, Grœcorum ac Latinorum: Rome, 1744, in-4».Il a aussi traduit eu grec plusieurs Homélies de Clément XI et une Oraison de Benoit XIV. 1 oy. le Joum. des Sav., 1745, p. 177 et suiv., p. 629 et suiv.

I. ArlDRY (Claude), ecclésiastique de Lyon, mort le 15 juillet 1718. On a de lui , imprimés à Lvou : 1° l'Hérésie des protestants et la vérité de l'Église catholique découverte: 1714, 2 vol. in-12 ; — 2» Réplique à M. Pictet : 1716 , in-12 ; — 3» une lettre à M. Pictet et une autre aux protestants; 1717, in-12; — i" Lettre instintctived'un catholique à un protestant de la ville de Lyon, écrite le 10 de mars 1717, sur le nom d'Église i-otnaine donné à l'Eglise catholique ; 1717, in-12 ; — 5" une Dispute littéraire et dogmatique avec M. Pictet. Voy. le Journal de Trévoux, septembre 1717 et juillet 1718.

II. ANDRY (Nicolas), surnommé Bois-Regard. médecin, né a Lyon en 1658, mort l'an 1742, se destina d'abord "à l'état ecclésiastique. Il fut d'abord professeur au collège de France, puis doyen de la Faculté de médecine. Sous son Déc^nat, la Faculté écrivit au cardinal de Noailles pom" lui représenter Cabus des dispeti^es du carême données par d'autres que les médecins reçus, abus capable d'énerver la discipline ecclésiastique. Le cardinal fit droit aux représentations de la Faculté dans un mandement qui fut lu aux prônes des paroisses. Nous citerons seulement parmi ses ouvrages : 1<^ le Régime du carême considéré par rapport ù la nature du corps et des aliments; Paris, 1710, in-12; — 2» Traité des aliments du carême; Paris, 1713, 2 vol. in-12, puis 3 vol. in-12, parce qu'on y a joint le précédent.

Ane, ÂNESSE, animai domestique dont il est souvent parlé dans l'Écriture. Il était impur, selon la loi, parce qu'il ne ruminait pas. Il était du reste très-estimé en Orient ; c'était la monture ordinaire même des gens de condition. Les Hébreux en particulier, qui les employaient à la charme et à tourner la meule, en ont fait de tout temps un très -grand cas. Voy. Genèse, XLix,14. Lévit., XI. 26. Juges, v. 10. Matthieu, xviii. U). Chardin. \'ni/ayes. etc., tom. III, p. 368.

ANÉANTISSEMENT. En terme de spnitualité se dit d'une mort mystique et morale, lorsque l'âme est dégagée de tout ce qui l'attache à la terre et que rien n'empêche son union avec Dieu. C'est dans ce sens qu'on trouve ce mot dans saint Grégoire de Nazianze, saint Bernard, dans sainte Tliérèse et saint François de Sales.

ANECDOTES, mot grec qui signifie choses qui n'ont pas paru , qin ont été tenues secrètes, qui n'ont pas été données au public. Ainsi Muratori a intitulé Anecdotes grecques (Anecdota grœca) les ouvrages des Pères grecs qu'il a tirés des bibliothèques pour les faire imprimer la première fois. Il en est de même du Thésaurus Anecdotorum novus du P. Martène.

ANEM, ville lévitique delà tribu dissachar. Voq. I Pai-alip., VI, 73.

ANEMURIA ou ANEMDRIDM , ville épisc. du diocèse d'Antioche dans la province d'isaurie, sous la métropole de Séleucie. Voy. Richai'd et Giraud. Gaet. Moroni, vol. II, p. 75.

I. ANER, ville de la tribu de Manassé qui fut donnée en partage aux Lévites de la famille de Caath. Voq. I Pai-alip., vi, 70.

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