‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 147 sur 1220 · ANNI · texte numérisé non relu

ANNI

et de. Genève jusqu'au 15 février 1822, où il a été rétabli sous le nom de diocèse d'Annecy par la bulle SoUirAta catholici gregis.

T. ANNEE, AN. Il est très-probable que les premiers hommes prirent pour fixer l'année le retour de l'été et la maturité des fruits de la terre. Observant, en effet, que l'été et la maturité des fruits revenaient dans les conmiencements après douze mois lunaires environ , ils composèrent leur année de 12 mois. L'année ne fut donc dans l'origine que de 354 jours. Mais, comme après un certain nombre de ces années, le même mois avait lini par ramener des saisons opposées , l'année lunaire fut bientôt remplacée par l'année solaire. Déjà avant le déluge, l'année solaire, composée de 12 mois de 30 jouis, était en eifet en usage (Genèse, vu et viii). Mais ces 12 mois de ,'ÎOjoûrs ne donnant que 360 jours pour l'année, il fallut ajouter 5 jours au 12'^ mois pour compléter les 365 jours de l'année solaire. Toutefois, Moïse prescrivit aux Hébreux l'usage de l'année lunaire, mais en la ramenant à l'année solaire. Depuis la clôture du Talmud les Juifs ont adopté l'année purement lunaii-e, ayant alternativement un mois de 30 jours, puis un mois de 2ï) jours; et pour accommoder cette année lunaire au cours du soleil, ils intercalent au bout de 3 ans un mois entier après Adar (Voi/. ce mot), et ils nomment ce mois Veadar, c'est-à-dire eM (for ou wcowrf .4 rfar. Les Hébreux avaient quatre sortes d'années : 1" L'année civile, composée de 12 mois, d'abord solaires, puis lunaires, et qui commençait au mois de Tischri; — 2" l'année sainte, que l'on suivait pour les fêtes et les cérémonies de religion, et qui commençait au mois de Nisan (Exode, xii, 2); — 3° l'année sabbatique, qui se célébrait de 7 en 7 ans , et dans laquelle on laissait la terre sans la labourer et sans la moissonner ; mais de manière que ce que la terre et les arbres produisaient sans culture appartenait à tout le monde. Pendant l'année sabbatique les esclaves pouvaient recouvrer leur liberté ; les dettes n'étaient pas exigibles, et les débiteurs étaient libérés (Exode , XXI ,2,3; xxiii, 10,11; Deutéron. , xv, 1-3). L'Écriture ne s'explique pas sur le temps où devait commencer l'année sabbatique; mais en disant qu'on ne labourera point, et qu'on ne fera point la moisson tant qu'elle durera, elle semble insinuer qu'il fallait de toute nécessité la commencer en automne , après toutes les récoltes , puisque c'était le seul moyen d'observer le repos de cette année, sans que la terre demeurât plus d'une année sans culture; — 4» l'année jubilaire, qui se célébrait au bout de 7 semaines d'années, ou la 49* année. Outre les privilèges de l'année sabbatique, elle affranchissait ceux même qui avaient renoncé à leur liberté à l'année sabbatique, et elle remettait en possession de leurs biens et de leurs héritages les anciens possesseurs qui avaient été obligés de les vendre ou de les engager. Le but de l'institution de ces diverses années était évidemment de rappeler la mémoire de la création du monde par les divers sabbats de septième jour, de septième année, de sept semaines d'années; de conserver autant que possible parmi les Hébreux l'égalité des biens et des conditions; enfin de rappeler le souverain domaine de Dieu sur tout ce qui existe , en rendant les productions de la terre communes à tous , et en accordant à la terre le repos, aux esclaves la liberté.

IL ANNÉE DE PROBATION. Vog. Novice, Probation.

m. ANNÉE ECCLÉSIASTIQUE. L'année ec-

clésiastique n'est que l'année julienne introduite par Jules César dans la république romaine, et qui a été conservée sans altération jusqu'à l'an 1582, que le pape Grégoire XIII lui fit subir quelques corrections essentielles. Elle commence au 1" dimanche de l'Avent ; mais elle ne finit pas toujours au 24« dimanche après la Pentecôte; et dans ce cas on reprend les dimanches qui cette année ont été omis après l'Epiphanie pour remplir le vide qui se rencontre entre le 24'' dimanche après la Pentecôte et le 1er de l'Avent.

IV. ANNÉE GRASSE, en terme de daterie c'est l'année où , à cause de la vacance du Saint- Siège, «n donne quelques mois au delà de l'année ordinaire pour pousser les dates au registre. Voy. Date.

V. ANNÉE SÉCULAIRE. On appelle année séculaire celle où le Pape accorde l'indulgence du urand Jubilé. Voy. Juiur.É.

ANNELEY. \'oy. Ànneslev.

ANNEMOND ou ENNEMOND (saint), en latin Aunemondus , Annemondm , Chunemundus, Enemuïidus , vulgairement saint Chaumond, évoque de Lyon et martyr, appelé encore Dalfin ou Daufin, monta sur le siège épiscopal au milieu du vu" siècle. On l'honore comme martyr le 28 septembre.

ANNESIA, ANESIACUM, ANESIUM. Voy.

Annecy.

ANNESLEY ou ANNELEY (Samuel), théologien anglican, né à Kenihvorth en lo20, mort l'an 1696. Outre de nombreux sermons, on a de lui : Morning exercises at Cripplegute , or Several Cases of Conscience practically resolved by sundry Ministers ; London , 1661 , 4 vol.

I. ANNEXE, église qui se rattache ou est annexée à une plus grande, telle qu'une église paroissiale, et dont elle dépend. Les annexes sont établies pour la commodité de quelques habitants trop éloignés de l'église paroissiale. Le prêtre chargé du service d'une annexe dépend du curé comme un vicaire ordinaire.

II. ANNEXE, en matière de bénéfices, se disait autrefois en France des fonds annexés aux prébendes, ou qui dépendaient d'un bénéfice. Voy. Mémoires du Clergé, tom. VIII, p. 1199.

ill. ANNEXE (droit d'), ou droit que le parlement de Provence prétendait faussement avoir d'enregistrer les bulles, brefs et autres rescrits semblables venant de Rome ou de la légation d'Aviçnon, avant qu'ils pussent être exécutés dans l'étendue de son ressort. Dans quelques autres parlements on l'appelait droit d'attache ou lettres d'attache.

ANNEXION , terme qui s'emploie quelquefois pour Affectation. Voy. ce dernier mot.

I. ANNIBAL, cai-dinal - prêtre du, titre de Saint-Clément, camérier de la sainte Église romaine, fut envoyé l'an 1710 en Autriche en qualité de nonce extraordinaire. On a de lui : Menologium Grœcorumjussu Basilii imperatoris grœcè olim cditum, munificentia et liheralitate S. P. Benedicti XIII, in très partes divisum. Nunc prirnum grœce et latine prodit studio et opéra Annihnlis, etc.

IL ANNIBAL D'ANNIBALDI, Romain, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, mort en 1272, professa la théologie à Paris, et fut maitre du sacré palais sous Alexandre IV et Urbain IV, qui le fit cardinal. Il a écrit un Commentaire sur les quatre livres du Maître des Sentences, imprimé sous le nom de saint Thomas d'Aquin dans le Recueil de ses œuvres. Voy. Chron. Ord. FF. Prœdic. Echard, Script. Ord. Prœdic.

ANNIEN. Voy. Anien, non.

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