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en droit. Il se livra d'abord à l'étude de l'antiquité , qu'il abandonna ensuite pour ne s'occuper que de théologie. On a de lui :i° de Initiis ecclesiœ Forojuiiensis ; Aix, 1680, in -4"; mais votj. l'article précédent ; — 2» Leontius episcopus et martyr suis Forojuliensibus restitutus. Voy. ibid.
ANTÉNOR, évéque, vivait vers l'an 720. Il a laissé la Vie de saint Syfvain , évêque dans le Bolonais, qu'il avait particulièrement connu. Elle se trouve dans Bollandus, au 17 février, et dans le iii« siècle Bëne'dtf f i/i, p^it. i, p. 295.
ANTEQUERA DE GUAXAGA (Antiquera), ville épisc. du Mexique sous la métropole du même nom , et située à 85 lieues au sud-est du Mexique , sur une petite rivière gui coule dans la vallée de Guaxaca. Le siège épisc. y fut érigé en 153i ou -1547.
ANTÈRE ou ANTEROS, ANTHÈRE (saint), Pape et martyr sous lempereur Maximin, était grec de naissance. Il succéda à saint Pontien l'an 235, et ne siégea que 4<) jours. Sa mémoire est marquée dans les ^larlvroloses au 3 janvier.
ANTHÉDON ou MAJUMA , ville épisc. in partifiits du diocèse de Jérusalem , de la première Palestine, érigée en évêché au v» siècle dans le
fiatriarcat de Jérusalem; et dans le xii«, elle ut déclarée archevêché titulaire. Voy. De Commanville, /"> Table alphabet., p. 17. Gaet. Moroni , vol. II, p. 461. Anthédon a aussi été appelée Aifri/ipiiide. Voy. ce mot.
ANTHELME (saint), en\aX\nAnthelmus,Nanthelmm. Anselmus, Anselinus, né vers 1105, mort le 26 juin 1178, occupa d'abord les premières dignités des chapitres de Genève et de Bellay , puis fut nommé prieur de la Grande-Chartreuse en 1141. Durant le schisme occasionné par Octavien. qui , sous le nom de Victor IV, disputait le siège pontifical au pape Alexandre III, Anthelme fit déclarer tout son Ordre en faveur du souverain Pontife , qui peu de temps après lui donna lévèclié de Bellay. Voy. Surius.
ANTHELMI. Voy. Antelmi.
ANTHÉON , évêcpe d'Arsinoé , vivait en 484, a écrit une lettre a Pierre le Foulon au sujet de l'addition qu'il avait faite au Trisagion. Elle est d.ins le tom. IV des Conciles , p. 1112. ANTHÈRE. loy. Antère.
ANTHIASISTÉS , hérétiques qui regardaient le travail comme un crime. Saint Philastre, qui mentionne cette secte dans son livre des Hérésies, ne dit point à quelle époque elle parut. ANTHIME ou ANTHYME (saint), évêque de Nicomédie , en Bithvnie , souffrit le martyre d'après l'ordre de Dioclétien , qui avec ce saint évêque fit périr beaucoup d'autres chrétiens. Les latins honorent leur mémoire le 27 avril. Voy. Lactance, Traité de la Mort des Persécuteurs. Ensèbe , Hist., 1. VIII, c. IV et VI. Pagi, à l'an 3<>2. Tillemont.
ANTHOLOGE, mot dérivé du grec et qui signifie florilège, ou fleurs des saints. C'est le nom d'un livre ecclésiastique dont se servent les Grecs, et qui contient les principaux offices des saints qui sont en usage dans l'Eglise grecque. 1"''"/. AUatins. de Lih. Eccl. gr.
ANTHROPHIENS. Voy. Anthropomorphites.
ANTHROPOLOGIE, composé des mots grecs anthrôpos, homme , et logos, discours ; manière de s'exprimer qui se rencontre fréquemment dans les saintes Écritures, et par laquelle les écrivains sacrés attribuent à Dieu des yeux, des niains , des actions ou affections qui' ne conviennent qu'aux hommes , afin de s'accommoder et de se proportionner à la faiblesse de notre intelligence. On confond souvent anthropologie
avec anthropopnthie ; mais dans la rijiueur des termes , le premier de ces mots doit être considéré comme le genre , et le second , comme l'espèce. Ainsi, par l'anthropologie, on attribue à Dieu une chose quelconque qui ne convient qu'à l'homme, et ^Ar anfhropoputhie . on ne lui prête que des passions, des sensations humaines. Voy. Tertullien , contre Alarcion . 1. II . c. xxvii. Origène, contre Celse, 1. IV, n" 71 et suiv. Saint Cvrille contre Julien j 1. V, p. 151, 154. J.-B. Glaire , Introd. histor. et critique aux livres de l'Anr. et du Xour. Test., tom. I*"", p. 152 . .3* édit.
ANTHROPOMANTIE, mot dérivé aussi du grec, et qui signifie homme et divination. C'est, en effet, une espèce de divination qui se fait par l'inspection des entrailles d'un enfant ou d'un homme mort.
ANTHROPOMORPHITES ou ANTHRO- PHIENS, hérétiques ainsi nommés parce qu'ils attribuaient à Dieu un corps ou une figure humaine. C'était, poiu'la plupart, des moines ignorants qui , interprétant mal ces paroles de la Genèse (m, 26) : Faciamus hominem ad imaginent et similitudinem nostram , prétendaient que Dieu avait réellement des mains , des pieds , etc. Saint Épiphane réfute au long ces sectaires, qu'il appelle Audiens; parce qu'ils suivaient un certain Audie ou Audée. Il y en eut dès le rv* siècle et au commencement du x* (Epiph., Hœres.. lxx^. Voy. August., Hœres., l. Nicéphore, Hist. ecclés., \. II, c. xiv ; 1. XIII, c. x. Beri-'ier, Diction, de théologie.
ANTHROPOPATHIE. Voi/. Anthropologie.
ANTHYME. Voy. Anthime.
ANTI (Hyacinthe-Marie), religieux de l'Ordre de Saint-Dominique et célèbre prédicateur, né à Vicence au xvii* siècle, a écrit la Vie de la sainte Vierge. Voy. Échard, Script. Ord. Prœdic. tom. il.
ANTIADIAPHORISTES. Voy. Antidiapho-
RISTES.
ANTIBARIUM. Voi/. Antivari.
ANTIBES (Antipolis), rille de Provence , était autrefois le siège d'un évêché sous la métro-
fole d'Aix , ensuite sous Embrun (en .ô29) ; mais nnocent IV transféra le siège d'Antibes à Grasse l'an 1244, et non 1234 , comme le dit De Commanville, 7™ Table alphabet., p. 18. Voy. Richard et Giraud, Biblioth. Saci-ée, tom. XXVTII, p. 60, nouv. édit.
ANTICARDINAL ou PSEUDO-CARDINAL est celui qui a été créé par un antipape, ou qui suit le parti d'un antipape. Foy. Gaet. Moroni,vol. II, p. 163.
ANTICHRÈSE, en grec contre -jouissance (contrarius usus), est une convention par laquelle un débiteur remet en nantissement à son créancier un immeuble dont les revenus doivent servir à l'acquittement de la dette. Comme dans l'antichrèse, la compensation se fait d'une manière absolue et sans estimation; ce qui peut donner lieu a beaucoup d'abus ; le droit c;mon s'oppose à cette espèce de contrat. ( C. /, 2 , extr. de l'sur.) Devoti remarque avec raison qu'on donne un gage au créancier poiu* lui servir de caution, mais non pour qu'il en recueille les fruits , qui appartiennent au maître. C'est pour cela que le droit c^non n'approuve pas l'anticlirèse. (Cap. vi de Pignoribus.) Voy. Richard et Giraud.
ANTICIPATION, en matière d'appel, est une assignation donnée en vertu de lettres de chancellerie pour relever un appel sur lequel l'appelant n'a pas fait donner d'assignation, ou en a fait donner une à trop long délai.
ANTICONCORDATAIRES. Un concordat ayant
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été conclu entre le Saint-Siégc et le gouvernement français, le pape Pie VII adressa, le lo août 1801 , aux évéques de France , le bref Tarn multa , dans lequel il leur déclarait que la conservation de l'unité et le rétablissement de la lelij^ion catholique dans leur patrie demandaient quils donnassent la démission de leurs sièges. Un certain nombre de ces évéques adressèrent au Pape une réponse dilatoire plutôt que négative; plusieurs refusèrent de se démettre. Ce sont surtout ces derniers que l'on a appelés Anficrmcor datai res. M. de Thémines , qui était le drapeau du parti, fit enfin sa soumission au Pape au mois d'octobre 4829, et rentra ainsi dans l'unité. Voy. Berder, Diction, de théologie.
ANTICONSTltUTIONNAIRES , nom donné en France ;i ceux qui rejetaient la bulle Unigenitus.
ANTICONVULSIONNISTES, jansénistes qui lefusaient d'admettre les prétendus miracles des Conndsionnnires. Voy. ce mot.
ANTIDATE , date falsifiée et antérieure à la vraie date. L'antidate est illicite lorsqu'elle est préjudiciable à un tiers, comme, par exemple, dans les contrats où elle emporte la priorité d"livpotliof|ue, dans les billets, etc.
Antidémoniaque (Antidœmomacus), hérétique ou impie qui nie l'existence des démons.
ANTIDIAPHORISTES ou ANTIADIAPHO- RISTES, mot dérivé du grec, et qui signifie : contraire ou opposé aux Adiaphoristes ou Indilférents. Nom donné aux Luthériens rigides qui désapprouvaient, la juridiction épiscopale, les cérémonies de l'Église , et qui étaient contraires aux Luthériens mitigés nommés AdiaijlKirixtef.
ANTIDICOMARIANITES ou ANTIDICOMA- RITES, ANTIMARIANITES , ANTIMARIENS, hérétiques disciples d'ilelvidius et de Jovinieu, et qui parurent à Rome vers la lin du iv" siècle. Ils niaient la virginité de Marie. Saint Jérôme les a victorieusement réfutés. Voy. Bergier, Diction, de théologie.
ANTIDORE (Atitidorum)., en grec à la place, nu lieu de don ; c'est un pain béni que , chez les Grecs, on distribue au lieu de- l'Eucharistie à ceux qui n'ont pas pu communier. C'est aussi le pain dont on coupe un morceau pour le consacrer. Voy. D. Macri, Hierolexicon , ad verb. Antidori'm.
ANTIENNE (Antiphona), en grec chant alternatif. Autrefois on appelait i4«?«en«e tout ce qui se chantait dans les églises à deux chœurs qui se répondaient alternativement. Saint Ignace , disciple des Apôtres, a été, selon Socrate, le premier auteur de cette manière de chanter chez les Grecs, et saint Ambroise chezles Latins; mais Thôodoret l'attribue à Diodore et à Flavien; Aujourd'hui l'antienne est un trait souvent tiré de l'Ecriture qui convient au mystère, à la vie ou à la dignité du saint dont on célèbre la fête. Antienne se dit de ce qu'on chante à l'introït, aux invitatoires et aux processions, aussi bien que d'une petite prière adressée à Dieu ou aux saints et suivie d'une oraison; il se dit enfin du Salve Heginu, du Hegina cœli , etc., qui terminent les Complies. Voy. Richard et Giraud. Diction, ecclés. et canonique portatif, par une société d'ecclésiastiques et de jurisconsultes. Gaet. Moroni, vol. Il, p. 164 et suiv. D. Macri, Hierolexicon, ad verb. Antiphona.
ANTIGON A, ville épisc. in partibus dans l'Hellespont, sulfragante de la métropole de Cizique dans l'Asie Mineure. Foy. Gaet. Moroni, vol. II, p. -167.
I. ANTIGONE, fils d'Aristobule , qui était frère d'Hyrcan et d'Alexandra. Les Parthes l'é-
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tablirent roi de Judée , et Marc-Antoine le fit décapiter à Antioche l'an 35 avant J.-C. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIV; De Bello jud., 1. I. D. C'dlmet, Diction, de lu Bible.
II. ANTIGONE, lils de Jean Hircan et pelitlils de Simon Machabée ; il fut associé à la royauté par son frère Aristobule. Voy. Joseph, yl/ïhV/.. 1. XIII, c.xvm, XIX.
III. ANTIGONE SOCCH^US, juif ainsi surnommé parce qu'il était né à Socho , et parait avoir été le fondateur de la secte des Sadducéens. Il soutenait que l'on devait servir Dieu par une piété désintéressée. Ses disciples, Sadok et Baithos, étendirent cette doctrine jusqu'aux récompenses de l'autre vie, et prétendirent qu'on ne serait ni puni ni récompensé après la mort, et que par conséquent il n'y aurait point de résurrection des morts. C'est là l'origine des Bnithosiens et des Sadducéens. Voy. D. Cahnet, Diction, de la Bible.
ANTILIBAN , chaîne de montagnes située à l'orient du Liban, et qui ne formait avec le Liban même qu'une longue suite de monts. Le texte hébreu ne parle jamais de l'Antiliban; il n'emploie que le mot générique Liban; les Septante, au contraire, mettent souvent Antiliban au lieu de Liban, l'oy. Deutéron., i, 7; m, 25; IX, 24. Josué, I, 4; IX, 4.
ANTILOGIE,ou contradiction, opposition. Il arrive assez souvent qu'en lisant l'Ecriture sainte on rencontre des passages qui semblent se contredire. Mais comme l'Ecriture, qui est divinement inspirée , ne saurait être réellement opposée à elle-même, ces contradictions ne sont qu'apparentes; elles viennent de la faiblesse de notre esprit, de notre manière imparfaite de concevoir, de Fignorance où nous sommes de la langue, de l'histoire et des usages des juifs; elles viennent encore quelquefois de la perte de beaucoup de monuments nécessaires pour l'intelligence des textes. La critique et l'herméneutique fournissent des moyens de faire disparaître ces contradictions. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit. aux livres de l'Ane. et du Nouv. Test., tom. I", p. 322 et suiv.; tom. IV, p. 364 et suiv., 3-= édit.
ANTILUTHERIENS ou SACRAMENTAIRES.
hérétiques du xvF siècle qui , ayant rompu de communion avec l'Église, à l'imitation de Luther, n'ont cependant pas suivi ses opinions et ont formé d'autres sectes, telles que les Calvinistes, les Zwingliens, etc.
ANTIMENSE {Antirnensia o\x Antimensium), espèce de nappe consacrée sur laquelle les Grecs célèbrent les saints mystères en des lieux où il n'y a pas d'autel convenable. Voy. Goar, Eucolog., p. 649. Habert, du Pontificat de l'Église grecque, p. 657 et suiv. D. Macri, Hierolexicon. ad voc. Altare, sub fin.
ANTINE (Dom Maur-Franyois d') ou DAN- TINE, religieux de la Congrégation de Saint- Maur, né au diocèse de Liège en 4(388, mort en 4746, se distingua par sa piété et son application à l'étude ; il professa la philosophie, à Fabbaye de Saint-Nicaise de Reims, et travailla à une nouvelle édition du Dictionnaire de Du Gange, dont les 4 premiers volumes parurent en 4733. Il a donné une traduction des Psaumes sur l'hébreu, 4738; cet ouvrage a eu 3 éditions. Il avait commencé VArt de vérifier les dates arec une histoire abrégée des Conciles, des Papes, etc.; ouvrage qui fut achevé par D. Ursin Durand et D. Charles Clémencet, et publié en 4750, in-40. Voy. Extr. de l'Éloge de d'Antine, Art de vérif.les dates, préface.
ANTINOE, ville épisc. de la première Thé-
ANTÏ
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baîde, sous le patriarcat d'Alexandrie, situf'-e en Thébaïde sur la partie orientale du Nil. à l'endroit nommé Iiisitie ou I>i.<tène. Cette ville a fourni un grand nombre de martyrs au temps de Dioclétien. Voy. De Commanville, /" Table alphofu^t., p. 17.
ANTINOMIENS on ANOMIENS , mot dérivé du grec, et qui signifie conti'-nWs à In loi. Nom donné à des hérétitpies du xvi« siècle dont le chef se nommait Jean Agricola. Ils soutenaient que les bonnes œuvres de la loi divine ne sont pas nécessaires au salut , et qu'il n'y a pas de précepte qui nous oblige à les pratiquer. Us se fondaient sur les passages de saint Paul où l'apôtre dit que l'homme est justifié par la foi sans les œuvres de la loi , que, si on peut être justifié par la loi, Jésus -Christ est mort en vain . etc. Mais il faut s'aveugler bien volontairement pour ne point voir que dans ces divers passages saint Paul parle de la loi cérémonielle et non de la loi morale contenue dans le Décalogue. puisqji'en parlant de celle-ci il dit : « Ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu; mais ce sont les observateurs (poietni , fnctores) qui seront justifiés (Rom., II. 13^. » Voy. Bergier, Diction, de théologie.
. ANTINOPOLIS, ville épisc. in pnrtihus en Egypte, sull'ragante de la métropole deThèbes. Voy. Gaet. Moroni, vol. II, p. 168.
i. ANTIOCHE, ville capitale de la Syrie, une des plus belles et des plus grandes cités de l'Orient, fut. dit-on, fondée par .\ntigone, qui l'appela Antiyfmie. Plus taid Sôleucus Nicator l'agrandit, lui donna le nom de son père Antiochus, et en fit la capitale des Séleucides. Il est
Earlé de cette ville dans les livres des Machaées et dans le Nouveau Testament ; les rois de Syrie, successeurs d'.Mexandre le Grand, y faisaient leur séjour ordinaire. C'est à Antioche que les disciples de Jésus-Christ prirent le nom ue chrétiens (.\ctes, xi, '26), et c'est Antioche qui fut le lieu du premier siège que saint Pierre ait occupé. Son évèque porte le titre de patriarche, et il a eu dans tous les temps beaucoup de part aux affaires de l'Église d'Orient. Antioche fut féconde en grands hommes, et son Eglise a été longtemps gouvernée par d'illustres pontifes; mais elle a eu beaucoup à souffrir en diverses occasions : tantôt exposée .^ la violence des hérétiques, tantôt déchirée par des schismes déplorables; jusqu',! ce qu'enfin ayant été ruinée et détruite, son patriarche se vit obligé de fixer son siège à Damas. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bihle. Richard et Giraud, qui, dans leur Biblioth. sacrée, donnent de précieux détails sur les patriarches et les conciles d'Antioche. VEncyclopéd. cathol., où Antioche est envisagée sous les divers points de vue de la géographie, de l'histoire, de la numismatique, de l'histoire ecclésiastique et des conciles. Gaet. Moroni, vol. II. p. 168 et suiv.
II. ANTIOCHE, ville épisc. du diocèse d'Antioche dans la province d'Isaurie, sous la métropole de Séleucie. On l'appelle la petite Antioche (i4w^iVxViç//</). Voy. De Commanville, /« Table alphabet., p. 18.
III. ANTIOCHE DE PISIDIE, ville métropolitaine du diocèse d'.Vsie. dans la province de Pisidie. Les actes du concile de Chalcédoine l'appellent Antioche la Salutaire. Saint Paul et saint Barnabe v portèrent les premiers la lumière de l'Évangile. Voy. Actes. xni,14 et suiv.
IV. ANTIOCHE SUR LE MJEANDRE(.t«/tochia Meandri), ville épisc. du diocèse d'Asie dans la province de Carie, sous la métropole
d'.\plirodisiade, et qu'on croit être aujourd'hui le bourg nommé Tacliiali. Voi/. De Commanville. /"•« Table alphaU't.. p. 18^
ANTIOCHIDE ou ANTIOCHIS, concubine d'Antiochus Epiphane, avait reçu de lui les villes de Tarse et de Mallote pour son entretien; mais ces villes, voyant dans ce don une marque de mépris, se soulevèrent contre ce prince. Ce-i pendant il n'était pas rare de voir des rois de Perse donner à leurs femmes des villes dont les reveiius étaient employés par elles suivant leurs caprices , et le plus souvent à leur toilette. Cicéron signale et flétrit cet usage. Voy. II Machab., rv, 30. Cicéron, in Verrem, 5.
* ANTIOCHUS. Ce nom est commun à 13 rois de Syrie et à plusieurs antres personnages; nous ne citerons, parmi les premiers, que ceux qui ont eu quelipie rapport avec les .luifs.
I. ANTIOCHUS, premier roi de Syrie, surnommé Soto% c'est-à-dire le Sauveur, parce qu'il empêcha l'irruption des Galates ou Gaulois, qui voulaient envahir l'Asie. C'est apparemment dans cette occasion qu'arriva ce qui est rapporté dans le IP livre des Machabées (viii, 20), que les Galates étant venus dans la Babylonie attaquer les Juifs, qui, comme on sait, étaient au service des rois de Syrie depuis Alexandre le Grand, furent complètement battus, quoiqu'ils fussent cent vingt mille hommes contre six mille seulement. C'est peut-être aussi en considération de cette victoire éclatante qu'Antiochus Soter accorda aux Juifs d'Asie le droit de bourgeoisie dans les villes des Gentils , et qu'il leur permit de vivre selon leurs lois. Antiochus mourut l'an 261 avant Jésus-Christ. Voy. Appianus, Syi-iac, p. 130. Joseph, Antiq., 1. XII,