III. APOLLONIA , ville épisc. du diocèse de
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nUvrie orientale, dans la province de l'Ile de Crète, sous la métropole de Gortina. Eusebe, ..; „ J..;o+o ov. nriTipUp Hp. Chalcedoine, est le seul
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ran<nie pour la défense de la foi ; on le condamna f "ITi^ln tpte tranchée, l'an 186. L'Église ce-
'Asie Mineure dans^îTMyslè , située' sur le fleuve Rhin-
*^^V^"aPOLLONIA, ville épisc. in partibus du diocèse de l'IUyrie orientale, dans la provmce de l'ancienne Epire, érigée au v^ siècle, suffragante alors de la métropole de Durazzo, et maintenant de Thessalonique. .
APOLLONIAS , ville épisc. du diocèse d Asie dans la province de Lydie, sous la métropole de Sardes.
APOLLONIE. Voy. Apolline.
I. APOLLONIUS, officier d'Antiochus Epiphanes envoyé par ce prince à Jérusalem avec vingt-deux mille hommes pour en tirer de 1 argent, pilla la ville, la brûla, tua un grand nombre d'habitants, en lit dix mille captifs pour les vendre au profit du roi. Deux ans après il tut tué par Judas Machabée, qui prit son epee afin de s'en servir dans les combats. Voy. I Machab., 111,11,12. ' , ^ ,,
II. APOLLONIUS , gouverneur de la Cœlesyrie et général des armées de Démétrius Nicalor, fils de Démétrius Soter, fut battu près d'Azot par Jonathas Machabée, qu'il avait défié au combat. Voy. Machab., X, 69 et suiv. Joseph, ^«^î^.; 1. XIII, c. VIII.
III. APOLLONIUS, célèbre philosophe, surnommé de Tyane parce qu'il est né à Tyane, bourg de la Cappadoce, 4 ans avant J.-C, mort à Éphèse vers l'an 97, faisait profession de la philosophie de Pytha^ore, dont il pratiquait scrupuleusement les maximes. Doué d'une mémoire prodigieuse , d'un esprit éminent, il parlait bien et savait beaucoup. Il acquit une grande influence sur l'esprit des peuples, et trouva tout à la fois des admirateurs passionnés et d'acharnés détracteurs. On prétend qu'il annonça divers événements qui se réalisèrent, et l'on dit même qu'il opéra des miracles; maisEusèbe de Césarée et Lactance ont prouvé depuis longtemps que ces prétendues prophéties et ces prétendus miracles étaient entièrement supposés. Il avait composé plusieurs ouvrages qui ne subsistent plus ; le seul qui soit parvenu jusqu'à nous est Y Apologie, conservé par Philostrate, qui a écrit sa vie ; on la trouve dans les œuvres de cet auteur sous ce titre : Philostrati quœ supersunt omnia; ApoUonii Tyunensis epistolœ, (jirœc.-lut.; Lipsise,1709, in-fol. Elle a été traduite en français; Berlin, 1774, 4 vol. in-12. Voy. Bergier, Diction, de théologie. 3. de Mariés, dans VEncyclop. cathol. Ellies Dupin, dont la plupart des autres ouvrages ont été mis à Y Index, a publié sous l'anonyme de M. de Clairée Histoire d'Apollonius de Tyane convaincue de faussetés et d'impostures ; Paris,1705, in-12. L'auteur prouve dans cet écrit : i" que l'histoire d'Apollonius est destituée de témoins dignes de foi ; 2» que Philostrate n'a pas écrit une vraie histoire, mais un roman ; 3" que les miracles attribués à Apollonius ont des caractères de fausseté , et qu'il n'y en a pas un qu'on ne puisse attribuer au hasard , à l'adresse ou à la supercherie ; 4" que la doctrine de ce philosophe est contraire en beaucoup de choses à la droite raison et à la sagesse que l'on peut acquérir par les seules forces de la raison (Richard et Giraud).
IV. APOLLONIUS (saint), sénateur romain , souffrit le martyre sous l'empereur Commode. L'un de ses esclaves l'ayant accusé d'être chrétien , il prononça devant le sénat une belle ha-
à avoir la tête tranchée, ,
lèbre sa mémoire le 18 avril. Niceron la confondu à tort avec Apollonius, dont nous parlons au n» VI Voy. saint Jérôme , de Scnpt. eccles. Eusèbe, m Chronic. et in Hist. eccZes. Valois, sur Eusèbe. Ruinart. Tillemont, Mém. eccL, tom. 111. Le card. Noris , Dissertât io hypatica, seu de consulibus Cresareis, in-¥, p. iil. .
V. APOLLONIUS (saint), solitaire, diacre en Thébaïde , fut mené prisonnier, l'an .311, à Antinoé en Egypte. Le juge le condamna a être brûlé avec Philémon , qu'il avait converti ; mais, le feu s'étant éteint miraculeusement , Apollonius fut , d'après l'ordre du préfet d'Egypte , jete dans la mer avec Philémon et le juge d'Antinoe, que le miracle du feu éteint avait converti. Les Grecs honorent leur mémoire le 14 décembre, et les Latins le 8 mars.
VI. APOLLONIUS, qui vivait vers lanlOO, appelé par saint Jérôme un personnage très -savant, écrivit vers l'an 213 contre l'hérésiarque Montanus, Priscille et Maximille ses prophétesses, et contre leurs disciples. Il leur reprochait leurs vices, et tournait en ridicule leurs prophéties. Il ne nous est resté de son ouvrage, appelé par saint Jérôme insigne et longvm voluwm, qu'un fragment rapporté par Eusèbe. Voy. Eusèbe, Hist., 1. V, c. xviii. S. Hieron., de Script.
APOLLONOS HIÉRON, ville épisc. du diocèse d'Asie 'dans la province de Lydie, sous la métropole de Sardes, et dont l'évèque Lucius assista et souscrivit au concile de Chalcédoine , comme il souscrivit en 438 à la lettre des évéques de sa province adressée à l'empereur Léon. APOLLOPHANES , fut tué avec ses frères Chéréas et Timothée dans la forteresse de Gazara, . par des soldats de Judas Machabée. Voy. II Machab., x, 37.
APOLLOS (saint), abbé et confesseur de la foi , se retira a l'âge de quinze ans dans la Thébaïde. Après quarante ans de solitude, il s'appliqua à la conversion des infidèles et des pécheurs, dont il convertit un grand nombre. Il fit plusieurs miracles, fut fait prisonnier pour la foi de Jésus -Christ, et mourut vers lan 395. Rufin et Sozomène en font de grands élog^es ; les Grecs honorent sa mémoire le 25 janvier. Voy. Pallade , Histoire Lausiaque.
APOLOGÉTIQUE. Nous entendons ici par ce mot l'Apologie de Tertullien pour les chrétiens, ouvrage plein de force et d'élévation, digne du caractère véhément de son auteur. Tertullien s'adresse aux magistrats de Carthage, aux grands de l'empire, aux gouverneurs des provinces, pour montrer l'injustice de la persécution contre une religion que l'on condamnait sans la connaître, et pour réfuter l'idolâtrie et les reproches odieux que les idolâtres faisaient aux chrétiens d'égorger des enfants dans leurs mystères, d'y manger de la chair humaine, de commettre des incestes, de manquer d'amour et de fidélité à la patrie, etc. Voy. Bergier, Diction, de théologie.
APOLOGIE, APOLOGISTES. Plusieurs apologies de la religion, faites dans le IP siècle de l'Église, ont été perdues; telles sont celles de Quadratus , évèque d'Athènes , de Méliton, évêque de Sardes, d'Apollinaire, évèque d'Hiéraples; mais il en est un grand nombre qui subsistent encore , et que Bergier cite dans son Diction, de théologie en réfutant les objections que les protestants ont faites contre les anciens apologistes.
AmLYTlQVEiApolyticum), tiré d'un motgrec
ÀPOS
APOT
qui signifie délier. C'est, dans l'Église grecque, ce qui tennine loffice divin ou les parties considérables de l'office divin. L'apolytique consiste en certains versets qui changent selon les temps. Voy. Goz.r., Eucolog ion , site Rituale Grœcorum , etc.
APONIUS, auteur ecclésiastique, vivait vers 680, et a laissé des Commentaires mtr le Cantique des cantiques; Fribourc, 1538 ; on les trouve aussi dans la Bibliothèque àes Pères, tom. XIV, p. 98; cest une allégorie soutenue de l'alliance de Jésus -Christ avec son Église. Foy. Bode, Com. in Cant. cant., \. IV. Bellarrnin, ae Scrip<. eccl. Le îlire , in Anctuar.
APOPHANITES , sectateurs d'Apophanes, l'un des disciples de Manés.
APOSA. Voy. Bologne.
APOSTASIE, APOSTASIER, APOSTAT. Bien que ridée fondamentale de ces mots se conserve toujours, leur acception varie cependant, selon qu'ils s'emploient dans l'Écriture ou dans les auteurs ecclésiastiques. Ainsi : 4° dans Job, XXXIV, 18, et dans les Proverbes, vi, 12, un apostat est un homme de rien, de néant, d'iniquité, an méchant. Dans l'Ecclésiastique, x, 14; xix,!2, apostasier signifie s'éloigner de Dieu, se révolter contre lui , le renoncer ; et c'est ce même sens qu'a dans Ézéchiehii. 3, le mot opoî/otrices; 2° dans les auteurs ecclésiastiques, un apostat désigne un homme qui a quitté la vraie religion , en tout ou partie , pour en embrasser une fausse, ou qui a abandonné une profession sainte à laquelle il était lié par des vœux solennels. V'oi/., dans les canonistes, les différentes espèces d'apostasies. Dom. Macri Hierolexicon , ad verb. .\postata. Gaet. Moroni, vol. II, p. 240 et suiv.
APOSTOLAT, dignité ou ministère d'apôtre. Autrefois, on appelait apostolat l'épiscopat en général. Chez les Juifs, on nommait apostolat la commission des apôtres de la synagogue, c'est-à-dire des hommes commis par le patriarche pour faire dans les provinces une levée d'argent nommée aposfole, et pour y régler la discipline. Voy. Richard et Giraud. D. Macrini, HieriilpTifnn. Gaet. Moroni, vol. II, p. 242.
APOSTOLIGITÉ (L'), est un des quatre caractères distinctifs de l'Église catholique, qui lui convient à l'exclusion de toute autre , parce quelle seule tire son origine des apôtres, qui l'ont fondée. Elle seule, en effet, remonte sans interruption depuis les pasteurs qui la gouvernent actuellement jusqu'aux apôtres. Elle seule conserve dans toute sa pureté la doctrine que les apôtres ont enseignée. Voy. Bergier, Diction, fie théologie, au mot APOSTOLIQUE.
APOSTOLIENS. Voy. Apostool.
APOSTOLINS (AiMstolini , Apostoli), religieux dont on place lorigine à Milan, en Italie, dans le xiv* siècle ; mais il parait plus probable qu'ils prirent naissance au xv siècle, à Gênes, où ils avaient un couvent appelé Saint- Roch, qui était chef dOrdre. Ils avaient pris saint Barnaté pour patron et protecteur, et ils furent appelés Pères fie Saint-Barnabe' . ou Apostolins : c'étaient d abord de simples laïques qui ne faisaient pas de vœux; mais, par une bulle datée du 13 janvier 1496, Alexandre VI leur ordonna de faire des vœux solennels sous la règle de Saint-Augustin. Ils s'unirent ensuite aux religieux de Saint- Ambroise ad nemus. et les deux Ordres furent supprimés par Innocent X en 1650. Voy. Schoonebeerck , Hist. des Ord. religieux. Bolland., tom. I", 5 juin. Héliot, Hift. des Ord. monast. Gaet. Moroni, vol. II, p. 242. Richard et Giraud.
APOSTOLIQUE, titre d'honneur accordé par le pape Silvestre II au roi de Hongrie, saint Etienne, pour le récompenser d'avoir conquis ce royaume à la foi chrétienne. Cette dig-nité a passé à ses successeurs, mii ont pris la dénomiration de Majesté catholique. Voy. Gaet. Moroni. vol. II. p. 2i3.
I. APOSTOLIQUES, nom donné au commencement du christianisme aux églises fondées par les apôtres, savoir : Rome, Alexandrie, Antioche , Jérusalem , et aux évêques de ces Églises. Plus tard, les autres Églises prirent le nom d'apostoliques, à cause de la conformité de leur doctrine avec celle des Églises qui étaient apostoliques par leur fondation. Jusqu'au vu» siècle, on donna le nom d'apostoliques à tous les évêques ; mais depuis cette époque ce titie est exclusivement réservé au siège de Rome, suivant la décision du concile de Reims, tenu en l'an 1049; ainsi on dit le Siège apostolique, le Nonce apostolique , un Bref apostolique, etc. Voy. Thomassin , Dùcipline de l'Église, part. 2, 1. II, c. I. L'abbé Rupert, de Divin. Offic, 1. 1,