I. AUTREY, abbaye de l'Ordre de Saint-Au
AUVR
AYAN
Justin située en Lorraine, au diocèse de Toul. Elle fut fondée en 114't par Etienne de Bar, évèque de Metz; cette fondation fut conlirmée en 1176 par Thierry, évêque de Metz , et l"an 165G cette abbaye a été réunie à la congrégation de Saint-Sauveur. Voy. D. Calmet, Hùt. de Lorraine, tom. III.
II. AUTREY (Ilenri-Jean-Baptiste Fabry de Moncault, comte d), né à Paris en 1723, mort en 1777, entra d"abord dans Tannée; il employait ses loisirs à réfuter les opinions des encyclopédistes et des philosophes du xviii" siècle. On a de lui : l" V Antiquiti', pestifiée , réfutation du livre de Boulanger intitulé : V Antiquité dévoilée par ses usages; Paris, 1776, in-12; — 2" le Pfjrrhonien raisonnable ou Méthode nouvelle proposée aux incrédules; La Haye (Paris), 1765; — 3» les Quakers à leur frère (Voltaire) ; Londres et Paris, 1768, in-8''. Voy. Ouérard,/a France littéraire. La Nouv. Riogr. génér.
AUTRICHE. On sait que depuis de longues années de très-graves atteintes avaient été portées en Autriche contre la discipline ecclésiastique; et il n'y a pas lieu de s'en étonner quand on considère que Taxiome fondamental qui, avait prévalu dans le gouvernement était que l'Église est l'ennemie-née de l'État, et que le devoir de tout Autrichien fidèle est de la combattre comme telle. Cette triste et déplorable situation a cessé par l'effet du concordat du 18 août 1855 entre notre saint Père le pape Pie IX et François-Joseph I**"^, empereur d'Autriche. Ce concordat, composé de 'ki articles, et qui rappelle des principes de droit trop souvent méconnus, se trouve in extenso en français et en latin, avec les Lettres Apostoliques par lesquelles il est confirmé par Pie IX, dans l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, au mot Autriche ; il se trouve aussi, mais en latin seulement, dans le Diction, eucyclopéd. de la théolog. cathoL, à la fin d'un long et très-intéressant article sur la propagation de la réforme et la restauration de la foi catholique en Autriche, tom. 11, p. 147etsuiv.
AUTRICUM GARNUTUM. Voy. Chartres.
AUTROCHE (Claude de Loynes), littérateur, né à Orléans en 1744, mort l'an 1823, a laissé de nombreux écrits ; nous citerons seulement : Traduction nouvelle des Psaumes de David, en vefs français, avec le texte latin en reganl ; Orléans, 1820, m-S". Cette traduction est précédée <i"un discours préliminaire où l'auteur examine le caractère des poésies de David , la grandeur des idées, la richesse des images, rattachement à la loi de Dieu, la variété des tableaux, la vivacité des sentiments, et cette inépuisable fécondité avec laquelle le Psalmiste célèbre les bienlaits du Tiès - Haut et les merveilles de la nature. Voi/. Feller, Biogr. univers.
AUTRUCHE. C'est un des animaux que la loi mosaïque range parmi les impurs , et dont on Jie pouvait manger la chair. Voy. Lévit., xi, 16, etc.
AUTUN, ville des Éduens {Civitas Mduorum), peuple de la Gaule celtique , appelée anciennement Bibracte, et aujourd'hui Aiigustodunum, tJu nom d'Auguste, son bienfaiteur. L'Église d'Autun est la plus ancienne après Lyon, sa métropole; car les martyrologes et la tradition constante du pays font fui que le christianisme y fut apporté dans le ii*^ siècle. Entre autres privilèges dont elle a joui, ses évéques ont eu constamment le droit de porter le pallium. Voy. Richard et Giraud, tom. XX VIII, p. 112 et suiv.
AUVRAY (Jean), prieur de Saint -Odon de Bossets, né à Montfort-l'Amaury, mort en 1661, a laissé : 1» lu Vin de Jeanne Absolu, dite de
Saint-Sauveur, religieuse de Fonievraidt ; Paris, 1640, in-4"; — 2" l'Enfance de Jésus et sa famille honorée en la vie de sainte Marguerite du Suint- Sacrement; Paris , 1654 , in-8'' ; — 3» Prr tique de piété; Paris, 1651, in-12. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
AUXBŒUFF (Pierre), religieux de l'Ordre des Frères Mineurs, prédicateur et théologien de l'université de Paiis, nvait du xiv" au xv^ siècle; il acquit une grande réputation de savoir et d'éloquence. Les sermons qu'il prononça dans dilférentes églises de Paris eurent un succès prodigieux; ils ont été traduits en latin et publiés en 4521 à Paris, et à Anvers l'an 1643, 'in-4''. Fw/. Richard et Giraud.
I. AUXENCE ou AUXENT (saint), abbé en Bithynie, d'origine persane, né en Syrie, mort l'an 470, vint à la cour de Constantinople l'an 432, et eut un emploi dans la quatrième compagnie des gardes. Ses vertus lui méritèrent de Dieu le don des miracles. 11 souscrivit aux décrets du concile de Chalcédoine, où les Eutychiens furent condamnés; puis il se retira sûr la montagne de Siope, peu éloignée de Chalcédoine. Un grand nombre de personnes des deux sexes qu'il convertit embrassèrent son genre de vie. Les Grecs et les Latins honorent sa mémoire le 14 février. Voy. Sozomène, Hist. e.ccles.
IL AUXENCE (saint), évèque de Mopsueste en Cilicie. 11 servit d'aboid comme soldat sous Licinius; mais comme on lui ordonna un jouide sacrifier à Bacchus, il abandonna sa profession. Il fut fait évêque vers 321 . Ses vertus le rendirent recommandable , et il mourut saintement. Voij. Suidas, Lexicun histor. Barotnus.
III. AUXENCE (saint), compagnon de saint Eustrate, souffrit le martyre comme lui au iv siècle dans la petite Arménie. Voy. Eustrate.
AUXENT. Voy. Auxence, n« I. '
AUXERRE (Altissiodorum ou Autosidorum , Autessiodurum. Anlissiodorum), ancienne ville épise. sous la métropole de Sens. Cet,évèché, éiigé dans les premiers siècles de l'Église , a été supprimé en 1801. Voy. Richard et Giraud, tom. XXVIll, p. 120 et suiv.
AUXI-LES-MOINES. Voy. AucHi-r.ES-MoiNES.
AUXILIUS, théologien, vivait du ix"" au x<-siècle; on ne sait pas au juste de quel pays il était, mais on le suppose d'origine française. Il fut ordonné prêtre par le pape Formose; et, comme on désapprouvait cette ordination, Auxilius composa l'an 907 ti^ois Traités contre le pajie Sergius 1 II pour soutenir la validité des oi'dinations faites par Formose. Le P. Morin a fait imprimer deux livres d'Auxilius dans son Traité des Ordinations ; Paris, 1655; Anvers, 1695. On les trouve aussi dans la Bibliothèque des Pères, tom. XVII, et dans Mabillon, Analecta ; Paris, 1722 , in-fol. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 474 et suiv. Richard et Giraud.
AUXORUM CLIMBERIS. Voy. .YucH.
AVA ou AVAH , ville des Assyriens dont les habitants fuient transportés à Samarie. Voy. IV Rois, XVII, 24; xviii, 34; xix, 13. Isaïe, xxxvii, 13.
AVALON (Irénée d'), capucin, né en Bourgogne, travailla avec beaucoup de zèle et de succès à la conversion des protestants. Outre un livre apologétique en faveur des seigneurs de Passade, de Mazel et autres gentilshommes qui abjurèrent leurs erreurs entre ses mains, il a publié : Lihri très controversiarum contra calvinistas, huguenotos et unabaptistas ; Lyon, 1628, 3 vol. in-4». Voy. Feller, Hiogr. univers.
AVANCIN ou AVANCINI (Nicolas), savant
AYEM