I. AZZOGUIDI (Antoine-Marie), franciscain
fils du suivant, né à Bologne en 1697, mort l'an 1700. publia les sermons, de saint Antoine de Padoue avec des notes et une préface ; Padoue.
II. AZZOGUIDI (Valère-Félix) , né à Bologne en 1651 , mort en 1728 , exerça la profession de notaire. Il a laissé, outre ses recherches chronologiques sur la ville de Bologne, Chmnologica et apologetica dissertatio super quœstiones in sacrœ Genesis historiam excitutas; Bologne. 1720, in -4". Voy. le Journal de Venise, tom. XXIX, p. .355.
AZZOLINI ou AZOLINI (Decius), cardinal, né H Fermo, dans la marche d'Ancône, en 1625, mort à Rome l'an 1689, publia en italien des Règlements pour la tenue du conclave, qui furent ensuite traduits en latin sous ce titre : Aphorismi politici , quœ in conclavi observanda hafjeat cardinalis pontificum axioma ambiens, hujusmte desidenis favens, Opus incomparabile ex itaiico in latinum franslatum a Joachimo Henningio; Osnabruck , 1691 , in-4°.
AZZONI-AVOGARI (Rambaldo degli), archéologue italien, chanoine, né à Trévise en 1719. mort eu 1790. Deux de ses parents avaient exercé au xiii« siècle la profession d'avocat (avogaro), d'où lui vient son nom. On a de lui, outre plusieiurs autres écrits : Memorie del beato Enrico . morto in Trivigi Fanno 1315, corredate di docuwienfi; Venise, 1760, in-4''. L'auteur a ajouté une Dissertation sur saint Libérale et sur les autres saints dont les corps reposent dans l'église de Trévise. Voy. la Notiv. Biogr. univers.
BAADER(Fr.-Xav. de), philosophe et théologien . né en 1765 à Munich , où il mourut l'an 1841 , suivit d'abord la carrière médicale , qui fut aussi celle de son père. Mais , comme elle avait peu d'attraits pour lui , il ne tarda pas à l'abandonner. Il fut élevé très -chrétiennement dans sa famille: mais la littérature mystique, qui avait un certain succès à son époque , et à laquelle il se livra tout entier, égara plus tard ses pas. Car, tout en combattant les doctrines monstrueuses du rationalisme, il tomba luimême dans un abime d'erreurs auquel cependant la grâce divine l'arracha avant sa mort, puisqu'il eut le bonheur, au terme de sa carrière, de reconnaître ses égarements et de se réconcilier ainsi avec l'Église , qui l'avait frappé justement de ses anathèmes. Tous ses ouvrages sont généralement en allemand ; voici les principaux : 1" Leçon sur la philosophie religieuse: 1827; — 2o Ecrits et Mémoires philosophiques ; Munich, 1831 , 1832 , 2 vol. ; — 3» Leçons sur la dogmatique spéculative, Stuttgard, 1828, Munster, 1838, 5 cahiers in-S» ; — 4^ Cours sur la compréhension chrétienne de l' immortalité: \Vùitzbourg , 1835 ; — 5» Leçons sur la théorie future du sacrifice ou du culte: Munster, i!Î36; — 6" de la Vie de Jésus par Strauss; ibid. , 1836; — 7" Révision des préceptes de l'école de Hegel concernant le christianisme: Stuttgard, 1836, in-8»; — 8" le Catholicisme occidental et le Catholicisme oriental; Leipzig, 1841, in- 8°; ouvrage posthume. Voy. J. Alzog, Hist. unir, de l'Église. tom. III, p. 440-441 , Iraduct. de MM. Goschler
et Audiey, 2'" édit. Halfnor. qui. dans le Diction. Encyclop., a donné un excellent article sur Brader et sur ses ouvrases.
BAAHDIN-MÉHÉMET-GEBET-AMEH, docteur persan . auteur de l'Abrégé du droit civil et du droit canon . qu on appelle la Somme d'Abbas. parce que ce fut par l'ordre d'Abbas le Grand qu'il le composa. Baahdin est l'auteuides cinq premiers livres, du plan, de la division, des arguments, et son disciple des quinze derniers. Voy. Moréri , le Grand Diction, histor. Chardin , Voyage en Perse.
I. BAAL, de l'hébreu Bahal. la Vulgatc ne tenant généralement . dans la transcription des mots hébreux , aucun compte de la lettre hayin ou ain, qui correspond à notre h très-fortement aspiré.
IL BAAL, nom générique signifiant maître, seigneur, se donnait à toutes les divinités des peuples qui parlaient l'hébreu et le phénicien , le chaldéen ou le syriaque. Pour distinguer les divers Baal, on ajoutait ordinairement un autre nom, comme Baal - Berith , Baal - Zi'bouh . etc. Dans Israël, on nommait Baal, par distinction, la première et la plus giande des divinités pa'iennes qu'on adorait dans le pays. Un ne connaît que sous ce nom les faux dieux auxquels les Hébreux s'abandonnèrent sous les Juges et sous les Rois. Baal avait été adoré autrefois par les Chananéens ; on lui otliait des victimes humaines , et on plaçait ses autels sur les hauteurs et sur les toits ou terrasses des maisons. On joint d'oixlinaire Baal avec Astaroth. Voy. Nom-