‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 293 sur 1220 · C. XXII · texte numérisé non relu

C. XXII

BEN, un des musiciens qui accompagnèrent l'arche lorsque David la fit transporter à Jérusalem. Voj/. I Paralip., xv, 18.

BENABÎNADAB , gouverneur de la contrée de Népath-Dor. Il avait épousé Tapheth , fille de Salomon. Voy. III Rois,iv, 11.

I. BENADÀD , fils de Tabremon , roi de Syrie. Il vint au secours d'Asa, roi de .tuda, contre Baasa, roi d'Israël. Il entra sur les terres d'Israël, et obligea Baasa d'accourir dans son propre pays et d'abandonner Rama , qu'il voulait fortifier. Voy. III Rois, XV, 18, et xi,25.

II. BENADAD, roi de Syrie, fils du précédent, fut en guerre avec Achab, roi d'Israël, 37 ans après la guerre de Benadad I" contre Basa, roi d'Israël. Benadad fut vaincu et perdit tout son bagage. Voy. III Rois, xx. IV Rois, viii, 7, 8, etc.

III. BENADAD, fils de Kazaël, fut battu trois fois par Joas, qui le contraignit de lui rendre tout le pays qui s'étendait au delà du Jourdain, qu'Hazaëravait pris sous les règnes précédents, l'an du monde 3168. Voy. IV Rois, xm, 3, 24,25. Joseph, Antiq. 1. VIII, c. vill, et 1. IX,c. II.

BENARD (Dom Laurent), théologien, né à Nevers en 1573, mort en 1620. Il devint prieur du collège de Cluny, et conçut l'idée d'une congrégation nouvelledont Louis XIII lui confia la direction. Telle est l'origine de la célèbre congrégation de Saint-Maur. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" Beigîes des abbayes et monastères des filles religieuses de FOrdre de Sainct- Benoist, traduites de latin en français; Paris, 1608, in -16: — 2» de l'Esprit des Ordres religieux, en quoy il consiste, et des moyens pour f acquérir; Paris, 4646, in-8»; — 3» Paraneses

BENC

BENE

t'hrestienneSfOU Sermons très-Utiles à toutes personnes, tant laïques, ecclésiastiques que régulières; Paris, 1616, in-S". Voy. D. Le Cerf, Bibl. des uuf. (le la Congrég. de Saint -Maur. Tassin, Histoire littéraire de la Congrégation de Saint- Mnur. ,T. Ravencl . dans la Nouv. Biogr. génér. L'Enci/clopéd. cathol..im Siipplétn.

BENARNENSES, BENARNUS. Voy. Lescar.

BEN-ASCHER, BEN-ASER. Voy. Aaron, n" IX. ,

BEN AVIDES (Alphonse), franciscain espagnol dans la première moitié du xvW siècle , a laissé une Relation des trésors découverts au Mexique, en espagnol; Madrid, 1630, in- 4°, traduite en latin par Gravindone, sous le titre de : Helatio de magnis thesauris spiritualiljus et temporalihus. Deo adjuvante, in novo Mexico detectis; Salzbourg, 1634. Voy. Nicol.-Anlonio, JBiA/io^/j. Hisii. nova. ^.„^

BENAVIDIO ouBENAVIDIUS, BONAVIDIUS, BONAVITUS, ou Marcus Mn^itua Benavidius (Marc), célèbre jurisc, né à Padoue en 1489, mort en 1582, professa pendant soixante ans la jurisprudence civile et canonique. Il a laissé un nombre considérable d'ouvrages sur le droil ; nous citerons seulement : 1» Dialogus de concilio; Venise, 1541 , in-4''; — 'i» de Claris legum interpretibus ; Leipzig, 1721 , in-4»; — 3" Ëncomium sacerdotii. Voy. Thomasini , in lllustr. viror. Elog., part, I. Jérôme Ghilini, Teatro d'Uomini letterati. Labbe, Adparntus ad concilia. Richard et Giraud, qui, à l'article Mantita Benavidi (tom. XVI, p. 74), citent un certain nombre de ses écrits.

BENAZIE (Bernard de la), en latin Benasius, chanoine, né à Agen en 1634, mort l'an 1723, a publié un assez grand nombre d'ouvrages, dont voici les principaux : 1» Dissertatio de tempore quo primo Eimngelium est prœdicatum in Galliis; Toulouse, 1691, in-12 ; — 2» Défense de l'antiquité des églises de France contre Jeun de Launoi; Agen, 1696, in-12; — 3" Prœconium divi Cuprasii ejusque episcopalis dignitas ; Agen, 1714, in-12. Voy. Le Lon», Biblioth. histor. de la France, édit. Fontette. LaiVoMU. Biogr. génér.

1. BENBENASTE(Chaïm), rabbin deSmyrne, mort en 1673, s'est fait un nom dans sa nation par un Commentaire très -étendu sur l'Ar/joh Turim, qu'il a publié sous le titre de Grande collection , et par un autre Commentaire sur le Grand livre des Prières de Moïse de Kotzi. Voy. De Rossi,Diiio/(., vol. I,p.64.

IL BENBENASTE (Joseph), frère du précédent, s'est aussi distingué par diverses publications, notamment ses Discours sur le Pentoteuque, et par son Commentaire sur le Talmud de Jérusalem. Voy.'ûnA.

III. BENBENASTE ou BONBENASTE (Méir), Hérissait à Salonique, où il fît imprimer son livre intitulé : Signe de lu vérité, qui fut réimprimé à Prague en 1624. Voii. ibid.

IV. BENBENASTE (Sanme'l), vivait vers 1300, a laissé : 1" une traduction en hébreu du Livre de la Consolation de Bocce, traduction qui a été «'onservée en manuscrit dans la bibliotlièqiic du Vatican ; — 2° plusieurs excellents ouvrages de Grammaire. Foy. Wolf, Hiblioth. Hebr., tom. I p. 229, ;339, 1092. De Rossi , ibid., p. 65.

V. BENBENASTE (Vidal), rabbin espagnol , né dans la province d'Aragon, vivait dans la première moitié du xv» siècle. Il fut un des seize juifs qui furent admis à disputer devant le pape Benoit XIII contre Jérôme de Sainte- Foi , juif converti. Voy. Wolf, ibid., tom. I*^"", p. 3o3, 354.

BENCE (Jean), théologien, né à Rouen en

1568, mort à Lyon en 1642. Il fut l'un des premiers prêtres de la Congrégation de l'Oratoire, et avec le cardinal de Bérulle il contribua puissamment à l'établissement de cette congrégation en France. On a de lui : \° Munuale in mnctum Jesu Christi Evangelium ; Lyon, 1626 et 1682, in-12; — 2" Manuule in omnes D. Pauli apostoli epistolas : itidern in septcui canonicus cpistolas: Lyon, 1628-1638, 1679-1682, 2 vol. in-12. Voy. Moréri, Diction, historique.

I. BENCI ou BENCIO (François), jésuite^ né à Aquapendente en 15't2, mort à Rome en 1594, étudia sous le célèbre Muret, et cultiva spécialement la poésie et l'éloquence. Il a laissé divers ouvrages en prose et en vers, entre autres : 1" Annuarum litterarum, de rébus Societatis tomi quatuor; Rome, 1589, in-8''; — 2" Quinque martyres e Societate Jesu in India, poema heroicmn ; Venise, 1591, et Anvers , 1612 , in-12; — 3" Carrninum libri quatuor, ejusdem Ergastus et Orationes viginti duœ ; Rome, 1590, in-S». Voy. Alegambe. Biblioth. Script. Societ. Jesu.

IL BENGI ou BENCIO (Georges), théologien, né à Rimini, mort à Lisbonne en 1708. Il entra l'an 1665 chez les Jésuites, et fut chargé des affaires des missions du Brésil, où il avait été envoyé en 1681. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Concio de dolori/)us B. V. M. in triduo mortis Christi ad Bahienses ; Lisbonne, 1699, in-4"; — 2" JEconomiu Christiann, sive de ratione agcndi cuni servis; Rome, 1705, in-12; — 3° de Vera et falsa probabilitate opinionum moralium; Rome. 1713. in-4''. Voy. le P. Oudin, Mém. lat.

BENDÈCAR, intendant des revenus de Salomon et gouverneur des villes de Maccès , de Salébim, de Bethsamès, d'Élon et de Béthanan. Vny. III Rois, IV, 9.

BÉNÉDET. Voq. Benezet.

BENEDIGAMÙS DOMINO, formule par laquelle on termine les offices divins, et tjuelquefois la messe. Elle fut d'abord substituée à Vite missa est les jours de jeune, parce rju'on ne renvoyait pas le peuple à cause des offices qui, ces jours-là, étaient inhérents à la messe. lu fine missœ dicitur Benedicumus Domino, quia nnndum datur licentia exeundi de ecclesia. Voy. De Vert, Cérémon. de l'Église, tom. I"'', p. 4 et 5.

BENEDICITE (Mensœ consecratio), prière qui se fait avant le repas pour bénir les viandes qui sont sur la table. Cette bénédiction est trèsancienne ; elle a passé de la synagogue aux premières assemblées des chrétiens. Chez les juifs, c'est la personne la plus qualifiée qui donne la bénédiction; puis, quand on est assis, on récite le psaume xxiii ; le maître de la maison prend ensuite un pain, le bénit et en donne un morceau à chacun. Chez les chrétiens, c'est également la personne la plus distinguée qui donne la bénédiction; les cleics préférablement aux laïques. Voy. Deutcron., viii, 10. Rambam , Trtiit. des bénédictions. Saint Grégoire, Dialog., l. II. Richard et Giraud.

BENEDICTBEUERN(«w«. Para, Benedictoliiironum), abbaye de bénédictins en Bavière, dans le diocèse d' Au gsbourg, fondée dans le viii'' siècle par Landfried, Waldram et Éliland, trois frères alliés des Agilollinges régnants, et par Geilawind, leur sœur. Le 22 octobre 740 saint Roniface fit la dédicace de l'église de Benedictbeuern, et donna l'habit religieux aux quatre fondateurs. Landfried devint abbé du couvent. Après sa mort, ses deux frères lui succédèrent. L'histoire de Benedictbeuern a été composée sous le titre de Chronicon Benedictoùurunum, par le savant moine Charles Meichel-

BÉNÈ

BENÉ

beck. Il est sorti de cette abbaye un grand nombre d'hommes aussi remarquables par leur piété que parleur science. Voy. le Diction, enci/clo)). de la fhéol. cathol.

I. BENEDICTI (Jean), chanoine de Breslau et de Cracovie, a composé : de Visionifms et revelntionthuM tam naturaliôus quani divinia ; Mavence , 1550.

It. BENEDICTI (Jean), religieux de l'Ordre de Saint-François , professeur en théologie, publia , l'an 1584, la Somme des péchés et plusieurs autres ouvrages. Voy. Du Verdier Vauprivas. liibliofh. franc. Le Mire. Possevin, etc.

BÉNÉDICTINES. Voy. l'article suivant.

BÉNÉDICTINS , religieux de l'Ordre de Saint- Benoit. Dans le droit canon, on les nomme moines noirs, par opposition aux Ordres monastiques qui sont habillés de blanc. Ils reconnaissent sanit Benoit pour leur fondateur, et ils se sont distingués depuis la fm du vi' siècle par leur science et leur piété , bien que dans le vin» siècle surtout il se soit glissé parmi eux des abus contre lesquels plusieurs conciles se sont fortement élevés , et que plus tard le jansénisme y ait trouvé un accès malheureusement trop facile. Cet Ordre a été la tige de plusieurs autres; les réformes qui s'y sont introduites l'ont partagé en diverses branches ou congrégations, et de là est venue la distinction des bénédictins anciens oxxnon réformés , et des réformés. La réforme de saint Vanne et de saint Hidulphe a été établie l'an 1600 en Lorraine ; et lan 1621 a vu naitre celle de saint Maur. Tous les Ordres religieux ayant été supprimés en 1789, la France se trouvait par là même privée des Bénédictins. Cependant un jeune prêtre aussi distingué par sa piété que par ses talents, l'abbé Guéranger, conçut l'heureuse idée de lui rendre cette congrégation, dont elle avait tiré pendant des siècles de si grands avantages ; mais , pour la réaliser, des frais considérables étaient absolument nécessaires. Un des derniers représentants de l'ancienne congrégation de Saint-Maur , D. Groult dArcy, alors professeur à la faculté de théologie de Paris, cédant aux instances de l'auteur de ce Dictionnaire, son ami, se chargea d'y pourvoir. Dès lors (1833) l'abbé Guéranger réunit un certain nombre de prêtres à Solesmes, près de Sablé, ancien prieuré de Bénédictins , et y forma une communauté que Grégoire XVI érigea en abbaye régulière par lettres apostoliques en date du 1" septembre 1837, en conférant la dignité abbatiale au fondateur. Ces lettres apostoliques établissent une congrégation française de l'Ordre de Saint - Benoit , tenant lieu des anciennes congrégations de Cluny , Saint - Vannes , Saint-Hidiuphe et Saint-Maur. Ainsi l'abbaye de Solesmes est le chef de l'Ordre en France , et son abbé, le supérieur de la congrégation. Il y a aussi des religieuses bénédictines qui ont adopté la règle de Saint -Benoit, et qui reconnaissent sainte Scholastique, sa sœur, pour leur fondatrice ; quelques - uns de leurs monastères . suivent la règle de Saint -Benoit dans toute la rigueur, les autres sont mitigés. Voy. saint Benoît , Actu SS. Bened., préface du i"'" siècle, § ui, p. 20, et du ii« siècle, § m, p. 23. Le Diction. Encyclupéd. de la théologie catholique. Bergier, Diction, de théol. Voy. aussi sainte Scholastique.

I. BÉNÉDICTION se prend dans plusieurs sens : 1" pour le bien que l'on fait à quelqu'un; c'est dans ce sens que l'Écriture appelle les bienfaits de Dieu bénédictions; — 2" pour le remerciraent des bienfaits que l'on a reçus; ainsi les Juifs récitent cent bénédictions par jour ,

parce qu'ils ne se servent de rien sans en rendre grâces à Dieu ; — 3» pour les souhaits que l'on fait à quelqu'un des grâces de Dieu. C'est dans ce sens qu'il est dit dans l'Écriture que Melchisédech bénit .\braham, et que les évéques et les prêtres bénissent le peuple ; — 4o pour les prières et les cérémonies par lesquelles l'Église applique des personnes à certains états ou emplois : c'est ainsi qu'elle bénit les abbés, les abbesses,etc. On peut rapporter aussi à ce genre de bénédiction le sacre des rois et des reines- — 5" pour les prières et les cérémonies par lesquelles l'Église tire les créatures de l'usage profane pour les faire servir à des usages de religion : c'est dans ce but qu'on bénit l'eau, le sel, l'huile , etc. Ces sortes de bénédictions s'appellent aussi consécrations; — 6" pour les prières et les cérémonies par lesquelles l'Église bénit tout ce qui sert à l'usage des hommes , pour demander que les hommes n'abusent pas de ces choses, mais qu'ils s'en servent pour la gloire de Dieu et pour leur salut. Il y a des bénédictions réservées aux évéques seuls, comme la bénédiction des saintes huiles, la consécration des églises et des autels , etc. D'autres sont réservées aux évéques ou aux prêtres, comme la bénédiction des linges et des ornements sacerdotaux, des chapelles, des cimetières, des croix , des images publiques, et en général toutes celles qui n'exigent pas qu'on emploie le saint chrême ou les saintes huiles ; car la Congrég. des Rites a souvent décidé que l'évêque ne peut commettre à un prêtre benedictiones in quibus adliibenda est sacra unctio , vel oleum sanctum. 11 en est de même de la bénédiction solennelle, ou chantée à la lin des messes hautes ; il n'y a que les évéques et les abbés mitres qui puissent la donner; le droit canon et les conciles sont d'accord sur ce point. ( Caus. xxvi, qu. 6, e. m. Conc. de Séville de l'un 619, can. vu-, de Narbonne de fan 1609, can. xix, etc. ) Ce même concile de Séville et le capitulaire d'Aix-la-Chapelle de l'an 803 disent que les chorévéques, qui ont cependant le caractère épiscopal, n'ont pas le droit de donner cette sorte de bénédiction. Les bénédictions ont toujours été en usage dans toutes les églises du monde; on le voit par le témoignage qu'en rendent les Pères, les conciles, les eucologes et les rituels grecs et latins les plus anciens. Aussi les protestants n'ont-ils jamais réussi à prouver qu'elles étaient d'institution moderne; et quand, malgré l'autorité de saint Paul, ils les traitent de vaines superstitions, ils devraient montrer au moins en quoi elles sont opposées à la vraie piété, à la confiance en Dieu, à la reconnaissance, à l'obéissance , etc. Voy. le card. Bona. Martène, sur les Bits, etc. GAvantus , passim. Thomassin. D'Achéry. De Vert, des Cérémonies de l'Église. Du Gange, Glossarium. Liift, Liturg., tom. II, p^ 478-524. Fr.-X. Schmid, Liturg., t. I, p. 559- 578. Durandus, Rationale divinorum officiorum. Bergier, Dictiott. de théologie. L. Ferraris, Prompta Biblioth. Diction. Encyclop. de la théol. cathol. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Widmer, de V Essence , du but, de l'usage des choses sacramentelles. Dinkel, du Sens des bénédictions sacerdotales et ordinaires dans l'Eglise catholique. Menne , Instruction nécessaire à tous les chrétiens sur les effets du nom de Jésus, de l'eau bénite et des autres objets consacrés ou bénits. J. Goschler, Dialogues familiers sur les cérémonies et les pratiques extérieures de l'Église catholique , trad. de l'allemand ; Paris , 1857. Gaet. Moroni, vol. V, p. 60 et suiv. Richard et Giraud. La plupart des auteurs que nous citons

BENE

BÉNÉ

ici peuvent être consultés pour les articles sui-

^*Jlf'BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE, salut que donne le pape au commencement de ses bulles, et qui est conçu en ces termes : Salutem et aposiolicam benedictionem.

JII. BÉNÉDICTION DE L'EAU. Voy. Eau

BÉMTE.

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