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BENI

surnaturelles de sa mission, que le pont fut commencé en 1177, et achevé l'an 1188. Bénézet fut enterré sur le pont quatre ans avant qu'il fût achevé. Le Comtat-Venaissin, la Provence et le Languedoc le reconnaissent publiquement pour saint. Pendant leur séjour à Avignon, les Papes ont autorisé le culte religieux qu'on lui rendait, et l'ont qualifié saint dans leurs brefs et dans leurs bulles. Voy. ap. Bolland., p. 257, 259, 260, 958 et 959. Papebroch., not., p. 255. Chron. S. Mariani Alti.mod. De Cambis des Fargues, Vie de finint B(^np'5et.

BÉNÉZUELA. Vorj. Venezuela.

BENGABER, un des officiers de Salomon, que ce prince préposa sur toute la contrée d'Arçob en Basan. Votj. III Rois, iv, 13.

BENGALE, royaume d'Asie dans les Indes.

L'an 1677, on y comptait 22,000 chrétiens , divisés en 11 paroisses, qui étaient desservies par les Augustins de Goa, et placées sous la juridiction de l'évêque de San-Thomé. Voy. les Mémoires de l'Eglise.

BENGEL (Jean -Albert), théologien luthérien, né à Winnenden, dans le Wurtemberg, en 1687 , mort en 1752 , très-habile dans la langue grecque , fut pasteur et professeur à Denkendorf. Son enseignement porta principalement sur la langue grecque , les Pères de l'Eglise 6t lé Nouveau Testament. Il a laissé , entre^ autres ouvrages : 1" Novum Teslamentum grœcum; Tubingen , 1734 , in-4». Dans cette édition, qui porte des variantes choisies à la marge , Bengel donne à la critique l'impulsion qui l'a conduite à de nouvelles découvertes. Son Ap~ parutus criticus est la partie la plus importante de 6e travail ; — 2" Novum Testarnentum grœcum ; Stuttgard , 1734 et 1778 ; — 8° Harmonie exacte des quatre Évangélistes, en allemand ; Tubingen, 1736, 1768 ; — i" Explication des révélations de suint Jean ou plutôt de Jésus- Christ , en allemand ; Stuttgard,1740-1746, in-8» ; — 5» Ordo tefnporum a principio per Periodos ÇEconomiœ divinœ, historicus atgue propheticus ad finem deductus; ibid., 1741, 1753; — 6" Cyclus , sive de ûnno magno solis , bmœ, stellarum consideratio ; Ulm ; 1745, in-S". Le millénarisme fut pour Bengel le point de départ de tous ses travaux. Il prétendait avoir découvert que le monde , âgé de 7,777 ans et sept neuvièmes, finirait dans Tété dé 1836, et qu'alors commencerait le règne de 1,000 ans. Voy. Sax, Onomasticon litterarium, tom. YI. La Nouv. Biogr. génér. Mayer, Hist. de l'interprétation de l'Ecriture. Schrœkh, Hist. ecclés. après la Réforme. Haas , dans le Diction. ÊncifClopéd. de la tliénl. cathnl.

BÉN-GORION ou GORIONIBES , auteur de la fin du vi« siècle, qui se donne pour le vrai Joseph , parce qu'il a fait en hébreu un abrégé de l'Histoire de Joseph ; il y a quatre éditions de tB livre : Constantinople , 1490 ; Bâle, 1541 ; Venise, 1544, et Zurich, 1546. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. III.

BENHAIL, un des principaux de la cour de Josaphat. Ce prince l'envoya dans toutes les villes de ses États pour instruire le peuple et l'arracher à l'idolâtrie. Voy. II Parai., xvii, 7.

BEN-HENNOM ou BEN-HINNOM , en hébreu Signifie fils d'Ennom , comme porte la Vulgale. Cette expression est toujours précédée du mot Gms', c'est-à-dire Vallée de. On ne sait ni quel était cet Êrtnom , ni quel rapport il pouvait avoir avec cette vallée, qui était située à l'orient et au midi de Jérusalem , dans laquelle on brûlait des victimes humaines , et qui est devenue de- *puis la voirie de Jérusalem. Voy. Josué, xv, 8. xvni, 16. IV Rois, xxiii, 10.

BENHÉSED, un des principaux officiers de

Salomon, lequel était,préposé stir Araboth, Socho et toute la terre d'Épher. Foî/. III Rois, iv, 10.

BEN-HINNOM. Voy. Ben-HÉnnoM.

BENHUR , un des principaux officiers de Salomon, était préposé sur la montagned'Éphraïm. Vmi. III Rois , ïv, 8.

BÉNI (Paul), savant italien, né dans l'ile de Candie vers l'an 1552, mort à Padoue en 4625, fit ses études à Gubio, et fut un des hommes les plus distingués de son siècle. Il professa la théologie à Pérouse, la philosophie à Rome et les belles-lettres à Padoue. Il a laissé , outre un assez grand nombre d'écrits littéraires : !• de Ecclesiasficis liaronii Annalibus disputatio ; Rome, 1596, in-4o et in-12; — 2l» Qua tandem ratione dirimi possit controversia de efficaci Dei auxilio , et libero arbitrio; ouvrage condamné par un décret de la S. congrégation de l'Index en date du 16 décembre 1605. Voy. Thomasini , inElog. viror. illustr., part. I.

I. BÉNIGNE (saint), apôtre de Bourgogne, fut martyrisé l'an 179. On croit qu'il fut disciple de saint Polycarpe , évêque de Smyrné , qui l'envoya dans les Gaules avec saint Andoche et saint Thyrse. Ils allèrent à Marseille, à Lyon, puis à Autun, où un magistrat les accueillit; saint Bénigne prêcha la foi dans la partie méridionale de la vallée de Langres, et mourut à Dijon. Quelques Martyrologes placent sa mort au 2 ou 3 avril, mais on croit qu'il est mort le 1" novembre ; les lieux dont il est le patron l'honorent le 17 février , le 26 avril , le 6 juin et le 19 octobre , qui sont les diverses époques de la translation de son corps. Voy. Act. ap., Sur., p. 1, Gregor. Turon., de Gloria Martyrum., c. Ll. Bult., tom. I, p. 222, n" 3. Chron. S. Bened., tom. I. Spicil., p. 358. Le Cointe, an. 354, n» 29. Bolland. Tillemont, Mém., t. III, p. 38, 42. Bouillaud, Mém. de litt. et d'hist., recueillis par le P. Desmolets, de l'Orat,, t. IV, part. I, Dissert, sur saint Bénignf.

II. BÉNIGNE BE BIJON (SAINT-), en latin ^anctus Benignus Divionensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la ville de Dijon. Elle fut fondée au vi« siècle par Grégoire , évêde Langres , qui , ayant trouvé les reliques de saint Bénigne, les transporta dans un lieu décent, et bâtit autour de son tombeau une église, ainsi qu'un monastère , quil dota de son propre bien. Cette abbaye eut souvent besoin de réforme, mais on y vit revivre le véritable esprit de saint Benoit dès l'an 1651 , époque à laquelle les bénédictins de la congrégation de Saint- Maur s'y établirent. Voy. le P. Héliot, Hist. des Ord. mmast., tom. V, p. 96. GalL ChrisU, t. IV, col. 668.

BÉNI-HUDRA. Voy. Nuhadra.

BÉNILBE (sainte) souffrit le martyre le 15 juin 8£3, le lendemain du jour où samt Anastase, prêtre espagnol , eut la tête tranchée. Elle montra une grande constance pour une femme du monde et d'un âge déjà avancé. Voy. Eulag., Mémor., 1. III, col. 8, 9. Ambr., Moral., not. ad Eulog.

I. BÉNIR a les mêmes significations que Bénédiction, n" I. Vo^f. ce mot.

II. BÉNIR se prend quelquefois, dans l'Écriture , par ironie ou par antiphrase , pour maudire, injurier , calomnier, parler mal de quelqu'un. Voy. III Rois, XXI, 10. Job, r, 5; il, 9 et passim.

I. BÉNISSONS-DIEU (la) ou NISORS (Benedictio Dei ou Nisortrum) .ahhaye de l'Ordre de Citeaux située dans la Gascogne, au diocèse de Cominges. Elle fut fondée vers la fin du

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