BENN
XII* siècle, et die était fille de Bonnefont.
II. BÉNISSONS-DIEU (la), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située dans le bas Forez, au diocèse de Lyon. Elle fut fondée du vivant de saint Bernard, qui y envova un abbé, et dotée, en 1138, par Louis le Jeune. L'an i61'2, les religieux de Citeaux l'échangèrent avec les religieuses de leur Ordre contre l'abbaye de Mégémont, située dans le diocèse de Clermont. Voy. D. Vaissette, Géogr. Hist., tom.VII,p. 475.
BENITI (Philippe), saint, né à Florence, mort le 22 août 1285 , étudia la médecine à Paris, prit le bonnet de docteur à Padoue et entra chez les frères de l'Annonciade , dont il devint le cinquième supérieur général ; cependant ses services et sa sainteté l'ont fait regarder comme le fondateur de l'Ordre des Servîtes. Les cardinaux voulurent le donner pour successeur à Clément IV, mais il s'enfuit, et ne reparut qu'après l'élection de Grégoire X. Il voyagea ensuite en France et en Allemagne, où ses prédications portèrent le plus grand fruit, et il établit en divers endroits de nouvelles maisons de son Ordre ; il employa spécialement les dix dernières années de sa vie à diverses œuvres de charité. II fut canonisé l'an 1671, sous ClémentX; safèteestmarquéeau23aoùt.Foî/. Ferrar., ex mss. ad d. 22 august., in catal. Archan. Gian, in Vit. P/i<7. BzoviusetRaynaldi,anl285. Ann. Serv. B. M., cenfur. 1, 1. IV, c. xvi. Ri-
BÉNITIER, vase où l'on met de l'eau bénite, et qui est à l'entrée de l'église. Les prêtres de l'ancienne loi ne pouvaient approcher de l'autel sans s'être lavés ; il y avait pour cela un bassin de fonte, appelé mer, à la porte du temple. Dans les premiers temps du christianisme, il y avait des réservoirs à l'entrée des églises, afin que les fidèles, qui recevaient alors la sainte Eucharistie sur la main , pussent se laver les mains et la bouche par respect. L'église bénissait cette eau ; de là vient l'usage des bénitiers. Voij. Eusèbe, Hist. ecc/és., 1. X, c. iv. Saint Paulin, lett. 32 et 33. Synésius , lett. 121.
I. BENJAMIN, douzième et dernier fils de Jacob, né près de Bethléem. Rachel, qui mourut en lui donnant le jour, l'appela Bénoni , c'est-à-dire fils de ma douleur; mais Jacob changea ce nom en celui de Benjamin, c'est-à-dire fils de la droite. On sait que les fils de Jacob, qui étaient allés chercher du blé en Egypte , où Joseph était ministre de Pharaon, furent obligés de revenir dans ce paj;s avec leur jeune frère , et comment Joseph invita sa famille à venir s'établir auprès de lui. Vni/. Genèse, xxxv, 18; XLii. XLiii, xhix^passim. Deut., xxxiii, 12.
H. BENJAMIN , fils de Balan et petit-fils de Benjamin . (ils de Jacob. Voij. f Paralip., vu, 10.
III. BENJAMIN, un des Israélites qui pendant la captivité de Babylone avaient épousé des femmes étrangères , qu'ils furent obligés de renvoyer. Voi/. I Ésdr., x, 32.
rv. BENJAMIN (saint), diacre, souffrit le martyre en Perse vers l'an 424 , sous Varane V. Il fut d'abord mis en prison pendant deux ans pour avoir pailé de Jésus-Christ devant le roi. A la prière de l'ambassadeur de Théodose le Jeune on lui rendit la liberté, à condition qu'il ne prêcherait plus devant les personnes de la cour ; mais Benjamin , loin d'y consentir, n'en prêcha qu'avec plus de zèle. Le roi, l'ayant appris, le fit périr dans les plus cruels supplices. Quelques Martyrologes placent sa fête au 4 avril, mais le Martyrologe romain la met au 31 mars. Voy. Théodoret, 1. V, c. xxxvi. Henschenius, p. 907. Ruinart, p. 679. Richard et Giraud.
V. BENJAMIN DE TUDÊLE, rabbin, né "à Tudéla, dans la Navarre, mort en 1175, a parcouru les synagogues d'Europe, de l'ÉgYpte et de lÉthiopie. Son Itinéraire, écrit en ftébreu sous le titre de Mazaloth, pérégrinations, voyages , founnille de fautes géographiques , de contes visiblement fabuleux, de bévues absurdes sur les objets les mieux connus. Il a été im-
Îrimé pour la première fois à Constantinople, 543, in-8» , réimprimé à Anvei's en 1575 , avec une version latine, par Arias Montanus. Nous avons encore la version latine de Constantin l'Empereur, de 1633, in-24, et une traduction française de Jean -Philippe Baratier; Amsterdam, 1734, 2 vol. in-S", et une autre en anglais, par Gerrams ; Londres , 1784. Il faut bien remarquer que l'ouvrage de Benjamin est à V Index , et i^ue toutes les traductions s'y trouvent implicitement.