‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 297 sur 1220 · VI. BENJAMIN CONSTANT. Voy. Constant · texte numérisé non relu

VI. BENJAMIN CONSTANT. Voy. Constant

DE ReBECQIK.

BEN-NAPHTHALI. Vny. à l'art. Aaron, n»IX.

BENNÈFE ou BENNÉFEUSE, siège épisc. de la

province Kizacène , en .\fri(jue ; un de ses évè-

Ïues , Êmilien , se trouva a la conférence de arthage (chap. cxxxili). Voy. Richard et Giraud.

BENNET (Thomas), théologien anglican, né à Salisbury en 1673, mort à Londres en 1728, avait de la réputation comme prédicateur. Il a laissé beaucoup d'écrits de controverse contre les non-conformistes , les quakers et les catholiques; les principaux sont : 1" Réfatation du papisme; Cambridge, 1701, in -8»; — 2» Traité du schisme; Cambridge, 1702, in-8»;— 9» Ke'futation du quattérisme ;ihid., 1705, in-S" ; — 4» les Droits du clergé de l'Église chrétienne; Londres, 1711 , in-S» ; — 5" Essai sur les 39 articles arrêtés en 1563 et revus en 1571 ; Londres , 1715. Vor/. Richard et Giraud.

BENNINGDON ou BENNINGTON , ville d'Angleterre, dans l'ancienne province des Merciens, près d'Hertford. On voit encore près de l'église un château dans lequel il se tmt, en 850, un concile contre les Danois. Voy. Gaet. Moroni,vol. V, p. 122. Richard et Giraud.

BENNO, lévite, fils d'Oziaû. Voy. I Paralip., xxiv, 26.

BENNOI, lévite, père de Noadaïa. Il revint de Babylone avec Esdras. Voy. I Esdr.j viu, 33.

I. BËNNON (saint), évêque de Meissen ou Misne en Saxe, né en wll , mort le 16 juin 1106 ou 1107. Élevé avec le plus grand soin, il devint l'un des hommes les plus savants et les plus vertueux de son temps; il entra en religion à l'âge de dix-huit ans, étudia solidement la théologie, et fut reçu docteur. Son humilité lui fit refuser la place de supérieur que ses frères lui offraient avec instance. Cependant Léon IX et l'empereur Henri III l'arrachèrent de son cloitre; il fut nommé chanoine de la chapelle impériale de Goslar, avec le titre de chapelain de 1 empereur, et bientôt après évêque de Meissen. Il se trouva enveloppé dans les troubles qui s'élevèrent au sein de l'Empire et de l'Église, et son innocence ne le mit pas à l'abri des persécu* tions. Toutefois, il ne se départit jamais de l'obéissance due au prince légitime; mais il demeura toujours fortement attaché au Saint- Siège. Sa canonisation, en 1523, fournit à Lutlier l'occasion d'un ouvrage intitulé : la Nouvelle idole de Meissen, réfuté par J. Emser. On l'honore le 16 juin. Voy.}êràmeEmser,Epitome ad papam Julium II super vita, miraculiset sanctimonia divi patris Bennonis; Misn., 150o, in-4»; travail qu'on trouve avec plusieurs autres

BENO

BENO

pièces relatives à l'histoire et aux miracles du saint, et avec des annotations très - savantes dans les Bolland., tom. IW^junii, p. 150 et seq. Seylîart, Ossileyium Bennonis, seu vita et actn ipsius , veterum monumentis ac diplomatum reliquiix illustrata; Monachii, 1765, in-4''. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol. Gaet. Moroni, vol. Y, p. 122. Richard et Giraud.

II. BENN ON, originaire de Souabe, et parent de Raoul , roi de Bourgogne , était chanoine de Strasbourg. Voulant s'éloigner entièrement du monde , il quitta son canonicat et se retira dans la solitude d'Ensiedlen en Suisse. Il y vivait dans le plus profond recueillement , lorsque Henri , roi de Germanie , l'en fit sortir et le plaça sur le siège épiscopal de Metz , où il ne resta pas longtemps; car deux ans après son installation des scélérats s'étant saisis de lui , lui crevèrent les yeux et le mutilèrent d'une manière horrible. Bennon se retira de nouveau à Ensiedlen, où il mourut le 5 août 940. Il lut enterré près de l'Oratoire de la sainte Vierge construit par Meinrad. Bennon est honoré dans quelques églises avec le titre de bienheureux; quelques auteurs lui donnent la qualité de saint; mais tous s'accordent à lui déférer le titre de vénérable. Voy. Feller, Biogr. univers.

BENNÙI, Israélite qui renvoya sa femme, qu'il avait épousée contre la loi. Voy. I Esdr., X 30.

'l. BENOIST (saint). Vov. BenoIt, n» XV.

II. BENOIST ou BENOÎT, bénédictin anglais, mort en 1193 ou 1200, devint prieur du monastère de Cantorbéry, puis abbé de Peterborough. On a de lui , outre Y Histoire de Henri H et de Richard I", qne les Anglais considèrent comme la meilleure relation historique de l'époque , la Vie de l'archevêque Thomas Becket. Voy. la Nouv. Biog. génér.

III. BENOIST, chanoine de l'église de Saint- Pierre de Rome , vivait vers le milieu du xii» siècle , sous le pape Innocent IL 11 a laissé un traité de Ecclesiastico Ordine totius anni, et prœcipue apostolicœ dignitatis et totius curice, publié à Paris , en 1689, dans le Musceum italicum, t. II, p. 118. Voy. ibid.

IV. BENOIST, évêque de Marseille, qui vivait dans le xiii" siècle , fut , à ce que l'on croit , un des premiers compagnons ou disciples de saint François d'Assise. Il a composé un traité sous le titre de : de Summa Trinitateet fide catholica in Decretalibus ; ce traité a été publié en 1713 par Baluze, dans le tom. VI de ses Miscellanea, in-8°. Voy. ibid.

V. BENOIST EN VOISVRE (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Citeaux au diocèse de Metz. Elle fut d'abord habitée par des religieux de Saint- Benoit, puis par des religieux de Citeaux. On ignore l'époque de sa fondation ; le premier titre que l'on en connaisse, est une confirmation accordée l'an 1134 par Etienne , évêque de Metz , pour toutes les acquisitions que ces religieux avaient faites depuis l'an 1129. Voy. VHist. de Lorraine, tom. III, col. 75.

VI. BENOIST-SUR-LOIRE (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit. Voy. Fleury.

' BENOÎT étant un nom commun à un certain nombre de personnages divers, nous avons })lacé d'abord les papes saints et autres , puis es saints non papes, et enfin le reste des homonymes, en suivant le plus possible l'ordre alphabétique dans ces trois catégories.

L BENOÎT l", pape, surnommé Bonose, mort en 578, était Romain ; il succéda à Jean III le 27 mai 574. Il fit briller sa charité pendant les incursions des Lombards et la famine qui, sous

son pontificat, désola la ville de Rome. Il y a sous son nom une Épître écrite à David, évoque d'Espagne , sur la sainte Trinité ; mais lauthenticité n'en est pas bien prouvée. 11 gouverna quatre ans un mois et vingt-huit jours. Pé^ lage II lui succéda. Voy., sur ce pape et les suivants, Anastase le Biblioth. Platina. Baronius, in Annal. Du Chêne. Ciaconius. Onuphre. Sigebert, Genebrard, in Cht'on. Feller. Le Diction, encyclop. de la théolog. cathol. Gaet. Moroni, au mot Benedetto, vol. IV et V. V Encyclop. cathol. Richard et Giraud. Artaud de Montor, Hist. des souverains Pontifes romains. IL BENOÎT II (saint), pape, né à Rome, mort en 685, succéda à Léon II le 26 juin 684; il était très-versé dans l'étude de l'Écriture sainte, et il se fit remarquer par sa douceur, sa patience et ses libéralités , et acquit l'amitié de Constantin IV, qui déclara que dorénavant l'élection du souverain Pontife n'aurait plus besoin de la sanction de l'empereur ni de l'exarque de Ravenne. C'est Benoit II qui ordonna la convocation du quatorzième concile de Tolède pour y faire adopter les décisions du sixième concile général. On a de lui les Lettres qu'il écrivit au notaire apostolique Pierre j qui résidait en Espagne. Il gouverna dix mois et douze jours, et eut pour successeur Jean V.

III. BENOÎT III, pape, né à Rome, mort en 858, succéda à Léon IV le l*"" septembre 855. Il était d'abord chanoine régulier, puis cardinal de Saint-CaHxte ; il fut élevé au trône pontifical malgré lui. Il supporta avec la plus grande constance les mauvais traitements de l'antipape Anastase , qui lui disputa longtemps la papauté ; mais celui-ci ayant été chassé, Benoit III fut ramené en triomphe dans son palais. Ethelulphe , roi d'Essex en Angleterre , vint à Rome en 856, lui offrit des cadeaux, et, de retour dans ses États , établit l'impôt connu sous le nom de Denier de Saint-Pierre. Michel , empereur d'Orient, lui témoigna également le plus affectueux respect. On a de lui quatre Lettres: la première, adressée à Hincmar, archevêque de Reims ; la seconde, aux évèques du royaume de Charles le Chauve ; la troisième et la quatrième ont pour but de confirmer les privilèges des abbayes de Corbie et de Saint -Denis. Il gouverna deux ans six mois et dix jours, et eut pour successeur Nicolas I*"^. C'est entre Léon IV et Benoit III qu'est placée la prétendue papesse Jeanne , fable qui depuis longtemps a été abandonnée parles critiques protestants eux-mêmes. Voy. Mansi. tom. XV, p. 110-120.

IV. BENOÎT IV, pape , né à Rome , mort en 904. Il succéda à Jean IX le 6 avril 900, et tenta de corriger les mœurs dépravées de son temps. On a de lui deux Lettres , l'une adressée aux évêques des Gaules , et dans laquelle il confirme à Agrim , évêque de Langres , le pallium que Formose lui avait donné, et l'autre au clergé ainsi qu'au peuple de Langres. Il gouverna trois ans six mois et quinze jours, et eut Léon V pour successeur. Voy. Mansi, tom. XVIII, p. 233- 236. Felodoard, de Pontif. Rom., tom. IV. Les Act. Ord. S.-Bened., p. 549.

V. BENOÎT V, pape, mort à Hambourg en 965. Il succéda à Jean XII le 19 mai 964; mais, peu de jours après son élection, l'empereur Othon vint assiéger Rome , qu'il prit, et mit Léon VIII à la place de Benoît, qui fut exilé en Allemagne. A la mort de Léon les Romains demandèrent Benoit; l'empereur allait le renvoyer, lorsqu'il mourut. Il e>it pour successeur Jean XIII.

VI. BENOÎT VI, pape, mort en 974.11 monta sur le trône pontifical le 22 septembre 972; son

BENO

BENO

règne fut troublé par des émeutes ; Cencius. l'un des conjurés, sempara de la personne du Pape, et le fit étrangler dans sa prison. On a de Benoît VI une Lettre à Frédéric , évêque de Saltzbourg. Il gouverna un an et six mois. Voy. Mansi, tom. XIX, p. 55, 71.

VII. BENOÎT VII, pape, né à Rome, mort en 984. était évèque de Sutri en Toscane lorsqu'il fut élu pape le 19 décembre 975. Il tint à Rome deux conciles : dans l'un il excommunia lantipape Boniface, et dans l'autre les simoniaques. On a de lui une Lettre par laquelle il envoie XepaUium à Pilgrin, archevêque de Lorch, et confii-me le règlement que le pape Agapet II avait fait en 9i8 sur la juridiction de larchevêque de Saltzbourg et de celui de Lorch. Il gouverna avec sagesse pendant huit ans six mois et vingt-trois jours , et il eut pour successeur .lean XlV. Voy. Mansi , tom. XIX, p. 55, 71.

VIII. BENOÎT VIII, pape, fils de Grégoire, comte de Tusculum . mort en 1024. Il était évèque de Porto quand il fut élu pape, le '20 juillet 1012; il défit les Sarrazins qui sétaient emparés dune partie de l'Italie, et fut en guerre avec les Grecs qui ravageaient la Pouille. Il tint un concile à Pavie, etalla en Allemagne pour implorer le secours du roi Henri II, qui le rétablit sur son siéçe malgré lantipape Grégoire. Il couronna lïenri empereur le 14 février 1014. et lui donna un globe d'or sm-monté d'une croix, qui dès lors devint un des emblèmes de l'empire. On a de lui une Lettre en faveur du Mont-Cassin, et quatre autres pour le monastère de Saint- Bénigne de Dijon. On cite encore de lui une Bu//^. datée du mois de juillet 1013, en faveur de l'Église de Bamberg; une autre, datée de 1014, et une Lettre a l'empereur Henri. Voy. Mansi , tom. XIX, p. 55, 57, 71, 77.

IX. BENOÎT IX, pape, mort l'an 1054, était fils d'Albérie, comte de Tusculum. Il monta sur le trône pontifical le 9 décembre 1033. Au bout de dix ans il fut dépossédé. Sylvestre et Jean, antipapes, occupèrent le Saint-Siège pendant quatre-vingt-dix-neuf jours, et Grégoire VI fut élu le 28 a%Till0i5. L'année suivante Clément II lui succéda, et le 8 novembre 1047 Benoit IX fut élu de nouveau; il abdiqua au bout de huit mois , et eut pour successeur Damase II.

X. BENOÎT X, antipape, appartenait à la famille des comtes de Tusculum. Il s'éleva contre Nicolas II, élu le 9 décembre 1058, et sacré le 31 janvier 1059. Touché de repentir, il demanda

Sardon au souverain Pontife , qui lui permit de emeurer à l'église de Sainte-Marie-Majeure, sans exercer aucune fonction du sacerdoce.

XI. BENOÎT XI (bienheureux), pape, né à Trévise en 1240, mort à Pérouse le 7 juillet 1304. Connu avant son exaltation au pontificat «ous le nom de Nicolas Bocasini , il prit l'habit de Saint-Dominique l'an 1254 , professa la théologie et la philosophie, passa par toutes les charges de son Ordre, fut créé cardinal par Boniface VIII , et élu pape le 22 octobre 1303. Il pacifia Rome, leva l'excommunication portée contre le roi de Danemark, annula les bulles lancées contre Philippe le Bel, réconcilia les Vénitiens et les Padouans, et rétablit la famille des Colonne. Clément XII l'a mis au nombre des bienheureux , et sa fête est fixée au 7 juillet. On a de lui des Commentaires sur Job, sur une partie des Psaumes, sur l'Apocalypse et sur saint Matthieu; un petit Traite' sur les usages ecclésiastiques , et plusieurs Sermons. Voy. Sixte de Sienne. Le P. Touron , Hommes illustres de l'Ordre de So mt- Dominique . tom. pr, p. 655.

Page 1