VIII PRÉFACE
n'en indiquent eux-mêmes aucune autre. D'ailleurs notre propre expérience nous a suffisamment montré que les éditions les plus récentes ne diffèrent pas des anciennes au point de rendre les vérifications difficiles et longues. Quant au Dictionnaire de théologie de Bergier, au Dictionnaire historique de Feller et au Dictionnaire canonique de Vahhé André, dont nous avons fait un usage si fréquent, nous avons choisi de préférence les éditions dont voici les titres complets : Dictionnaire de théologie par Vahhé Bergier, chanoine de l'église de Paris, et confesseur de Monsieur, frère du roi. Nouvelle édition, précédée de l'éloge historique de l'auteur, par le haron de Sainte - Croix , du plan de théologie; et augmentée d'un grand nombre d'additions au texte de Bergier, d'articles nouveaux sur les erreurs récentes, intercalés à leur ordre alphabétique, d'une nomenclature biographique des principaux théologiens et de leurs ouvrages théologiques, depuis le viii*' siècle jusqu'à nos jours; Lille, 1844, 4 vol. in-S». — Biographie universelle, ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, par F.-X. de Feller. Nouvelle édition, augmentée de plus de trois m,ille articles, rédigés par M. Pérennès, professeur de littérature française à l'Académie de Besançon; Paris, 1841, 12 vol. in -8°; Supplément avec un Tableau chronologique des principaux événements survenus depuis l'année 1833, et la nomenclature des divinités et autres personnages de la fable, dans l'ordre alphabétique, et sous le titre d'Articles mythologiques, par le même M. Pérennès, un vol. in -8°. — Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique, etc., par l'abbé André; 3« édition, entièrement refondue et considérablement augmentée; Paris, 1860, 6 vol. in -8°. Nous terminerons ce paragraphe en faisant observer que nous avons suppléé un certain nombre d'articles dont les uns manquent dans Feller, les autres dans Michaud, et les autres dans la Nouvelle Biographie générale, et que c'est uniquement par inadvertance que, dans les premières pages de notre livre, nous avons donné le titre d'Encyclopédique au Dictionnaire de la théologie catholique, traduit de l'allemand par l'abbé I. Goschler. Les savants auteurs allemands ne l'ont pas donné à leur ouvrage. Or ce ne sont pas les articles ajoutés par le pauvre traducteur qui peuvent le justifier; la chose est évidente pour tous ceux qui ont la première idée d'une Encyclopédie.
Quant à nos doctrines, ce sont les doctrines romaines les plus strictes- nous les soutenons dans toutes les parties de notre Dictionnaire où il y a lieu d'en parler Nous respectons dans les autres des opinions que nous ne pourrions soutenir nous -même consciencieusement, à cause de nos convictions personnelles- convicréfiécHe "^ '°''* ^""'"^ ^'^^^* ^^^ préjugés, mais le résultat d'une étude longue et
Tel est notre livre; nous le mettons au jour avec quelque confiance, puisque le souveram Pontife, après en avoir pris connaissance, a daigné nous dire • VotZà qu^sera utile. Toutefois nous ne nous faisons nullement illusion; ce témoign^g quelque auguste et quelque flatteur qu'il soit, ne «'adressant, à la rigueur qu'à la partie de notre ouvrage qui a passé sous les yeux de Sa Sainteté, n'empêche pas quil ne puisse contenir bien des fautes. Aussi, loin de redouter es observais ou même les critiques, nous les appelons de tous nos désirs, très-dLidé à mettre a profit celles qui auront un fondement de vérité Les dpnv t^H.o, • f !
à la fin du Dictionnaire sont, ce nous semble un si "r^^^^^^^^^^^^ "^7- '' ''T'''' cet égard; car ce qu'ils contiennent n'est, en^^ afXr^^^^^^^^^ '
tions qui nous ont été faites. ' ^ ^^""^^^ ^^' observa-
DICTIONNAmE
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I. AA (Chrislian-Charles-Hcnri Van der), ministre luthérien, né .à ZwoUe l'an 1718, et mort l'an 171)3, apiès avoir lempli pendant 51 ans les fonctions de pasteur dans Véglise de Harlem. On a de lui des Sermon.'^, outre quelques Mémoires sur les sciences natuielles.
II. AA (Pieire Van der), jurisconsulte né à Louvain, vers l'an 1535, d'une famille qui avait embrassé le protestantisme , mourut en 151)4. Il avait été professeur de droit à Louvain , assesseur au conseil souverain de Brabant, et président du conseil à Luxembourg. Il a laissé avec quelques harangues : 1" Commentarium de privilegiis creditorimi : Antverp., L'itiO, in-S»; — 2" Prochiron, sive Enchiridion judiciarium, lihri IV, eurn ampla et idilissima pmefutione de Ordine judidario amd veteres usitato; Lovanii, 1558, in-8».
IIÏ. AAA, expression de douleur et de crainte, par laqïielle la Vulgate a rendu le mot hébreu ahàh , hélas !
I. AAGS ou ACS (Michel), philosophe et théologien hongrois, né à Saint-Martin en 1631, et mort à Roseiiau, 1708, remplit successivement les fonctions de pasteur à Hémégyes- Ala, à Raab et à Rosenau. On a de lui en latin et en hongrois . Fontes calvinistni ohstructi • Tubingae , 16(39, in-S"- — 2» Boldog halalnak szechere ; Strasbourg, 1700, in-8».
IL AAGS ou ACS (Michel), fils du précédent, né à Raab, 1672, et mort à Bartfeld, 1711, fut aumônier d'un régiment hongrois. Il a laissé : 1» Dtssertutio historico-theologica de catechumenis; Argentorati, 1760, in-S»; — 2» Currus mortis ex pestilcntia , in quo hofininihus salutarem niortem cupientihus gratiam ipsemet Domimts Jemt prffparat ; Argentorati, 1702, in-12.
AAGARD (Niels ou Nicolas), né à AViborg en 1612, et mort en 1657, fut d'abord pasteur à Faxol, puis piofcsseur d'éloquence et bibliothécaire à Soroë. Ses ouvrages principaux sont : 1» Disput. in Ciceronem de optimo génère Oraforitni; Sora;, 1647, in-4»; — 2» De Nido phœnicis ex Lactantio. qui se trouve avec Disput. de usu syllogismi in tfieolugia; Hafnise, 1647,
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in-i"; — 3» De Stj/ln Novi Testnmenti ; Soraj, 16.55, in-4o. Toy. LeLong, J5iWîo</j..sacr., tom.II, p. 51)0.
AALSTIUS (Jean) , ministre de l'Evangile à Hooin en Hollande, vivait dans le xvii" siècle. Balthasar Becker ayant prétendu dans son Monde enchanté, qu'il n'y a jamais eu de possédés ni de sorciers qui eussent fait pacte avec le diable, et que le diable ne peut jamais inspirer de mauvaises pensées aux hommes, ni les tenter, •\alstius composa en flamand avec Paul Steenwinckel, pasteur à Scelluynen, un ouvrage qui fut imprimé à Dordrecht en 1693, sous le titre de : Remarques modestes dans lesquelles on examine, sur la règle de la parole de Dieu, les fondements des raisonnements et les raisonnements appiii/i's su?' ces fondements, du. célèbre V.-D. liait liàsfir Hecker, touchant la nature et les i>i>crations îles esprits. Cet ouvrage serait sans réplique , si B. Becker n'avait pas cru avoir, comme protestant, le droit d'interpréter les textes bibliques d'après ses lumières personnelles.
AARHUSIUS(.Iacq.-Matth.),protestant,norissait dans le xvii-^ siècle. On a de lui : 1» Exilium pietatis, Lugd. Batav. 1627, in-4"; — 2» Grammutica,reth.,dialect. SS.de tropis Sacra; Scripturœ, vel introductto ad Sacr. Script., Hafniœ, in-4''; — 3° Tractatus de usu philologiœ, ibid. 1635, in-4".
AARON. Ce nom étant commun à un certain nombre d'écrivains juifs, nous avons placé ceux-ci à la suite l'un de l'autre, sans interruption , en les faisant précéder des divers autres personnages homonymes.
I. AARON, premier pontife des Hébreux, frère aine de Moïse, fils d'Amram et de Jochabed, de la tribu de Lévi, naquit en Egypte, vers l'an 1574 avant Jésus-Christ, et mourut dans le désert sur la montagne de Hor, après avoir passé 40 années dans l'exercice du sacerdoce. Il fut associé à Moïse dans la délivrance des Hébreux; mais il eut la faiblesse de céder aux instances du peuple qui voulait qu'on élevât un veau d'or pour l'adorer. Les larmes du repentir et les prières de Moïse obtinrent le
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pardon de sa faute. Dieu le choisit même pour exercer la souveraine sacrificature; et comme ce choix excita la jalousie, il le confirma par plusieurs miracles, de manière à la perpétuer dans sa famille. Malgré cette faveur divine , Aaron n'entra pas dans la terre promise, à cause du peu de confiance qu"il témoigna dans le déseii. de Cadès, lorsque Dieu dit à Moïse de frapper le rocher povu- en faire jaillir Une source d'eau. Aaron est une figm^e de J.-C, qui , selon S. Paul, a été appelé de Dieu au sacerdoce comme pontife. Or ce témoignage de l'Apôtre répondrait suffisamment à ceux qui ont accusé Moïse d'avoir donné le sacerdoce à sa tribu et à sa famille par un motif d'ambition, si l'histoire même d'Aai'on ne montrait jusqu'à l'évidence, que c'est Dieu même qui l'a choisi pour grand prêtre, et qui lui a assuré cette dignité en opérant plusieurs prodiges. Voy.,
£our la vie et le sacerdoce d' Aaron, l'Exode, le évitique, les Nombres et l'Epitre de S. Paul aux Hébreux , ch. v-x. Les Grecs honorent Aaron avec Moïse et les autres prophètes le 1" dimanche de Carême, et les Latins le d«r juillet.
IL AARON (saint) , Breton d'origine, souffrit le martyre à Caer-Léon, dans le pays de Galles, sous Dioclétien. On célèbre sa fête le 1<"' juillet.
IIL AARON (saint), né en Bretagne, au commencement du vF siècle, fonda le premier monastère qui ait été fondé dans cette province. Il reçut S. Malo, quand il passa en France, s'associa à ses travaux apostoliques , et mourut en 580. On l'honore le 22 juin dans le diocèse de Saint-Malo et dans celui de Saint- Brieuc, où on a donné son nom à une église paroissiale. Le rocher sur lequel il fonda son monastère, et qui faisait partie de la ville d'Aleth, fut appelé dans la suite Vile d' Aaron (plus tard Saint-Malo) , quand la mer eut séparé , en formant le port de Saint-Malo , la ville d'Aleth en deux parties : Saint-Malo et Saint-Servant.
IV. AARON , évêque d'Auxerre, mort en 807, et inhumé au prieuré de Saint-Gervais, est qualifié de saint dans quelques manuscrits, et sa fête inscrite au 13 février.