V. AARON-ABEN-CHAÏM ou CHAJIM. Voy
Aaron, n" X.
VI. AARON-ABIOB , rabb. vers la fin du xvF siècle, a composé, sous le titre de l'Huile de myrrhe , un comment, littéral sur le livre d'Esther; Thessalonique , 1601. Ce n'est qu'un simple recueil des commentaires des rabbins. Voy., pour les rabbins en général, Bartolocci, Biblioth. mayna rahbinica; Wolf, Bihlioth. hehrœa ; de Rossi , Dizionario storico degli autori ebrei.
VII. AARON-ABOU-ALDAHARI, rabbin, fils de Gerson, est autevu" d'un comment, sur le Pentateuque, publié à Constantinople avec les comment, de trois autres rabbins.
VIII. AARON -ABRAHAM, juif, a composé Lettre des sens (de l'Ecriture ); opuscule dans lequel il explique différents passages de l'Ecriture d'après la méthode cabalistique, et surtout d'après la gématrie; Constantinople , 1585 , in-8".
IX. AARON-BAR-MOSCHÉ-MISGHSCHÉBET- ASCKER (Aaron, fils de Moïse, de In tribud'A ser) , ou simplement Ben-Ascher ou Aser, rabbin célèbre, recueillit les variantes du texte hébreu de la Bible, qu'il trouva dans les manuscrits de l'Occident, tandis qu'un autre rabbin non moins cé~ lèhre,Mosché-Ben-David-Mischscliébet-Xaphthali, ou simplement Ben-Naphthali, travaillait à réu-
nir les variantes des manuscrits de l'Orient. Ces différences de textes, qui ne sont que purement grammaticales , ont divisé les Juifs en deux classes : celle des Occidentaux, qui suit Ben-Ascher, et celle des Orientaux, qui s'est attachée à Ben- Naphthali. Il ne faut pas confondre ces variantes avec celles qu'on appelle Variantes entre les Occidentaux et les Orien taux, et qui forment une classe à part, comme on peut le voir dans les grandes Bibles de Venise et de Bâle. Ces deux rabbins florissaient probablement au ii" siècle ; et probablement encore , ils n'ont ni inventé, ni perfectionné le système des points-voyelles et des accents hébreux. Cependant on attribue à Ben- Aser le Traité des Accents, qui se trouve à ia fin des Bibles rabbiniques , et une Grammaire ; mais voy. Wolf, Biblioth. hebr., toin. I, p. 125.
X, AARON -BEN (ou, selon l'orthographe arabe, ABEN) CAÏM ou CAJIM, né à la fin du xw siècle , et mort au commencement du xvu^ à Venise, après avoir été chef des synagogues de Fez, sa patrie, et de Maroc, a composé : 1" Le Coeur d' Aaron, comment, sur Josué et les Juges; Venise 1609, in-fol.; — 2" l'Offrande d' Aaron; ibid., 1609, in-fol. : commentaire diffus et savant du Siphra, qui est lui-même un ancien commentaire sur le Lévitique ; — 3° les Manières d' Aaron, ouvrage dans lequel l'auteur disserte fort au long sur les treize manières dont le rabb. Ismaël interprète l'Ecriture; Venise, 1609, in-fol.
XL AARON-BEN-ELIHOU-HACHARON (fils d'Elie, le dernier), rabb. caraïte, né à Nicodémie, vivait vers le milieu du xiv* siècle. On l'appelait le dernier pour le distinguer de l'Aaron suivant. Ses ouvrages , que l'on a toujours fort estimés, et qui font autorité cher les juifs, sont : 1« Le Jardin d'Eden, ouvrage appelé aussi Livre de préceptes , parce qu'il contient en 25 traités tous les rites et tous les préceptes desCaraïtes; — 2" Couirmne de la loi, commentaire littéral, subtil et très-diffus sur le Pentateuque; — 3» Arbre de vie, livre philosophique et théologique en faveur de la religion juive; — 4° Gardien de la foi, qui en onze chapitres traite des fondements de la loi , comme le premier; ce qui a fait dire à de Rossi, que c'est peut-être le même ouviage avec un titre différent. On lui a attribué plusieurs autres écrits qui sont d' Aaron fils de Joseph.
XII. AARON-BEN-JOSEPH-HARISCHON (fils de Joseph, le premier. Voy. le précéd.), rabb. caraïte et médecin à Constantinople dans le xiii« siècle, était savant interprète, grand théologien et un des écrivains les plus remarquables de sa secte. Il a laissé des comment, sur hne grande partie de la Bible ; de plus, un petit, mais excellent traité de grammaire hébraïque et de critique sacrée , sous le titre de Parfait en beauté, imprimé à Constantinople, en 5341 de la création, 1581 de J.-C, in-B". Enfin nous citerons encore d' Aaron un ouvrage écrit en hébreu, comme les précédents, et dont le titre latin est : Ordo precum juxta ritum synagogœ Karaïtarum; Venetiis, Ï828-1829, 2 vol. petit in-4''. Plusieurs des ouvrages de notre rabbin sont restés manuscrits dans les bibliothèques de Leyde et de Paris. Voy. Chauffepié, Nouveau Diction, histor. et crit., tom. 1, p. 3 et suiv.; "Wolf, Biblioth. hebr., tom. 1, p. 120, et tome IV, p. 1096; le Journ. des Savants, 1702, p. 313 et suiv.; mais surtout de Rossi , D/zîona/i'o storico, etc., tom. I, p. 1-3.
XIIL AARON - BEN - JOSEPH - SASON ou SCHASCHON , rabb. , chef de la synagogue à
AARO
AB
Thessaloniqiie , vivait vers la fin du xvi" siècle et au conunencement du xvif'. Il a composé : i° Loi fie vérité, qui contient 'iS^ décisions relatives à la vente, à lâchât, au prêt, etc.; Venise, 1626, 2« édit.; — 2» la Lèvre de vérité, qui a pour but dexpliquer les Tosephnth {additions) de la Gét/ifire ; Amsterdam, 1700, in-8».
XIV. AARON-BEN-MOSGHÉ, qui vivait encore en UH), est auteur : ï" i\\x Pectoral d'Aaron; dans lequel il donne un abrék^é des rites exposés dans r.4rto Turim; — 2" des Vêtements d'Aaron. discours allégoriques et subtils sur le Pentateuque ; — 3" de la Verae d'Aaron; commentaire sur VHayga , ou rituel de Pâques. Ce dernier ouvrage a été publié à Francfortsur-Mein, 'l<)78 et 1710. in-i".
XV. AARON-BEN-SGHEMOUEL, de Wilna, surnommé Koidf neiger , mort en 1679, a com-
Ïosé : i" la Foi de Samuel , Francfort-sur-Mein. 60i), in-4''. Ce sont des questions sur divers sujets de morale; — 2" la Bénédiction du Sacrifice ; remarques sur la Gémare et sur le comment, de Rascliisur la même Gémare; Amsterdam, IWJO, in-4"; — 3° la Bénédiction de Samuel; discours sur la loi; Francfort-sur- Mein, in-fol. Dans ce dernier ouvrage, l'auteur en promet un nouveau sur la Génuirc, Baschi et les Tosephoth: c'est ï Ornement de Samiœl . qui a paru en effet depuis à Francfort, in-4"; mais moins complet qu'Aaron ne l'avait annoncé.
XVI. AARON-BERACHIA, lils de Moïse, et petit-tils de Moïse, était natif de Modène, et rabb. distingvu^ On a de lui Gué de Jabhoc, livre de morale . composé de cin(^ parties, dans lesquelles l'auteur traite en partunilier du devoir et de la manière de visiter les malades, etc.; de l'âme, de ses facultés, etc.; des œuvres de miséricorde, etc.; Mantoue. iO^li, in-4°.
XVI I. AARON-COHEN (im'tre), rabb., néàRaguse, a publié à Venise, 'l()57, in-fol., son commentaire littéral et allégorique sous le litre de Barl}e d'Aaron; et il v a joint celui d'Ohef, son oncle maternel, intitulé: Huile du bien. On trouve aussi dans ce recueil, expliqués en partie, les })rophétes, les hagiographes et plusieurs traités du Talmud.
XVIII. AARON-COHEN. né à Zante en 1670, et mort en 17'2'.», jniblia à Venise des Discours de morale qui le tirent connaître fort avantageusement; mais il acquit une plus grande gloire par son élégante Paraphrase des Psaumes en veis de difTérents mètres, laquelle parut dans la même ville, en 1719, in-8", sous le titre de Sorerdor/' d'Aaron.
XIX. AARON-DE-EISTRICZ (Pierre-Paul), religieux de Tordre de Saint-Basile, et évêque de \ ogaras , en Transylvanie ; mort en odeur de sainteté vers i7()0, à ISagybania. dans le collège des Jésuites , a composé en valaque plusieurs ouvi-ages , entre autres : Défini tio et exordium sanctœ œcumenica' synodi Florentinœ, ex untiqua grtpco-lntitia editione desnmpta , Balas- Salva, 1762, in-1'2; livre qui a beaucoup contribué à resserrer l'union des Grecs avec l'Eglise romaine.
X.\. AARON-FRANCO-PINHERO, juif espagnol, est auteur dit Lii/tario perpetuo udculado , Amstei-dam. M\û. iu-i".
XXI. AARON-HALLEVI, Portugais, connu sous le nom de Antonius Montezinius . voyageur dans les Indes vers le milieu du xvii« siècle. Il prétend y avoir trouvé les dix tribus existantes, et il en a raconté beaucoup de particularités qui ont intéressé ses coreligionnaires, et qui ont fourni à Manassé-Ben-Israël le sujet et la
matière de son livre l'Espoir d'Israël, livre qui a été cependant réfuté par. plusieurs atiteurs juifs, et entre autres par le rabb. Simon Luzzato, qui, dans sa dissertation sur l'état des juifs, avoue franchement qu'on ne peut rien savoir de certain sur les dix tribus.