‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 5 sur 1220 · XXII. AARON- HASSAN. Voy. Abraham- Aaron, n»X · texte numérisé non relu

XXII. AARON- HASSAN. Voy. Abraham- Aaron, n»X

XXIII. AARON-MIBBETH-LÈVI((/e la maison de Lévi), rabbin, vers la lin du xiii» siècle, a composé sous le nom d'Initiation une sorte de catéchisme, ou de livre d'instruction, où sont exposés les 613 préceptes de la loi et les rites (jui s'y rattachent; Venise, 1523, in-fol., etl6(K), in-4". Wolf a remarqué que, trompé par les quatre lettres qu'on lit à la suite du mot Aaron dans le manuscrit du Vatican, Bartoloccia fait de ces lettres Zalalia , qu'il a regardé comme une partie du nom d'Aaron, tandis que ce sont simplement les initiales des rpiatre mots qui composent la formule solennelle de bénédiction consacrée chez les Juifs, et dont le sens est : Que sa mémoire parvienne jusqu'il la vie étemelle.

XXIV. AARON - MIPPISARO (de Pesaro), rabb. du xvF siècle. On a de lui : Génération» d'Aaron ; c'est une table des passages de l'Ecriture lapportés et expliqués dans le Talmud de Babylone; Bàle, 1581, in-fol.; Venise, 15!)1, iu-4''; mais dans cette dernière édition on n'indi((ue que les passages du Pentateuque et des cinq Meghilloth.

XXV. AARON-SAGGHI-NAHOR (abondant en lumière), ainsi nommé par antiphrase, était en effet aveugle. Voy. Aben-Ezra sur les Nombres, XII, 1, et Buxtorf, Lexicon Talmud, p. 1432. Il est auteur de la Tiare, livre de vers et pièces rhvthmiques; Mantoue, 156(j, in-8».

XXVI. AARON -ZÉLIG- BEN -MOSCHÉ, de Solkow, labb., a composé les Sept colonnes, ouvrage qui contient des remarques sur le Zohnr ancien et moderne , des traités qui manquent dans l'ancien, une table des traités composés pour expliquer l'un et l'autre, enfin les vai'iantes qu'on a pu recueillir; Cracovie, in-fol.

AARONE'VITZ (Isaac), juif polonais, plus connu sous le nom d'Jsaac-Ben-Aaron-Paostf/tz, mort en 1629. On a de lui divers ouvrages hébreux, le Talmud de Babylone, 13 vol in-fol., et le Talmud de Jérusalem , 1G09. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

AARONITE, qui appartient à une des branches de la famille d'Aaron. Voy. I Paralip. , xxvii, 17.

AASBAÏ, était un des braves de l'aïuixée de David. Voy. II Rois, xxiii,34.

AATAFRA, siège épiscopal de Syrie.

AAURIFIC. Voy. Alrikex.

1. AB, onzième mois de l'année civile des Juifs et le cinquième de leur année ecclésiastique. Ce mois, qui est de trente jours, répond à une pai'tie de juillet et au commencement d'août. Les juifs jeûnent le premier jour en mémoire de la mort d'Aaron; ils jeûnent le neuvième pour célébrer l'annivewsîiiie, soit de la destruction du premier temple par Nabuchodonosor, et du deuxième par Titus, soit de la révolte du peuple lors de l'exploration du pays de Chaiiaan, soit de la défense que leur iit l'empereur Adrien de demeurer dans la Judée, et de regarder, même de loin, Jérusalem, pour gémir sur sa ruine ; enfin ils jeûnent le dixhuitième jour, parce que, au temps d'Achaz, la lampe qui était dans le sanctuaire se trouva éteinte cette nuit-là même. Voy. Léon de Modène , Cérémonies et coutumes des Juifs, ch. viJl ; D. Calmet, Diction, delà Bible.

ABAI

ABAN

et en arabe ;

II. AB, en hébr., en samar nbn.oMn, en chald. et en syriaque; abba.f, en cr. et en latin; et ahhé, en français. ].hehv.af), qui peut être regardé comme la source de tous ces autres mots, signifie proprement pere,celm nui a engendre; mais on s'en est servi aussi pour exprimer les idées de maître, sewneur, fondateur, inventeur, auteur, etc. Saint Marc et saint Paul ont employé ahba pour signifier wp/t, parce que de leur temps il était commun dans la svnaVogue et dans les premières assemblées des V.hr'etiens. Quand ils disent ahba pater, ce dernier mot n'est qu'une pure version du premier- c'est comme s'ils disaient : ahba, c est-adire pater (père). Les inflexions grammaticales que subit en hébreu le mot ah, autorisent à le faire dériver du verbe âki , c.-à-d. être porte d'amour, d'inclination, de bienveillance, etc.

III. AB, dernier mois de l'été chez les Syriens. Le premier jour de ce mois est consacré par un jeûne dit de Marie ou de Notre-Dame, lequel durait jusqu'au 15. Les Arabes , les Persans et les Turcs, qui font usage du calendrier syriaque, nomment «6 le mois qui correspond à notre août. (Herbelot, Biblioth. orient.)

I. ABA (Rabbi-Caleb), est un docteur caraite qui a écrit sur le mariage. Voy. Schupart, Secta Karrœorum , etc.

II. ABA, lieu en Angleterre où se tint, en 1012, un concile appelé pour cela Concilium Abanense, ou apud Hamham. Le roi Ethelrcde y assista, et l'on y fit sept statuts sur la discipline de l'Eglise. Voy. Labbe, tom. IX.

ABACH (saint), ou ABACHUM , ou ABBACUC, un des fils de saint Maris, fut martyrisé avec son père en 270.

ABACUC. Voy. Habacuc.

ABADDON, en hébreu perdition, lieu déperdition, enfer. Saint Jean {Apoc, IX, 11) l'applique à l'ange-roi de l'abime, et l'explique par le gr. àTio>vWwv, traduit dans la Yulgate par exterminans , d'où est venu le nom de Y Ange exterminateur.

ABADIR (saint), frère de sainte Iraïde , souffrit le martyre avec elle à Antinoé, en Egypte.

ABADIRA ou ABARADIRA, s. ép. de la Bisacène, dans l'Afrique occidentale.

ABAGARE. Voy. Abc. are.

ABAGDOR. Voy. Avigador, n» I.

ABAlDE (saint), confesseur de la foi en Ethiopie, est honoré le 21 octobre.

ABAILARD, ABEILARD ou ABELARD (Pierre),

Elus célèbre encore par ses amours et ses maleurs que par ses disputes littéraires, naquit à Pallet ou Palais {Palatium), près de Nantes, en 1079, et mourut au monastère de Saint- Marcel, sur les bords de la Saône, en 1142. Tous les biographes ont raconté l'histoire détaillée de tout ce qui se rattache à la vie de ce personnage. Nous ne rapporterons donc ici que les traits les plus saillants qui regardent l'écrivain. Des auteurs protestants ont prétendu qu'Abailard fut condamné et persécuté, non point pour ses erreurs, mais pour avoir soutenu aux moines de Saint -Denis que leur saint n'était pas le même que saint Denis l'Aréopagite ; ce qui est d'autant moins fondé, que ce point ne fut mis en question ni à Soissons, ni à Sens, ni à Rome. Abailard a été réellement condamné pour de nombreuses et graves erreurs qu'il avait enseignées sur la Trinité , l'Incarnation , la Grâce, et plusieurs autres chefs. On peut en voir la censure dans le recueil de ses ouvrages publié à Paris en 1616 (le frontispice porte quekpiefois 1626), in -4», sur les manuscrits de François d'Amboise , et qui consistent en . 1" plusieurs

Lettres, dont la l--"^ est un récit des différentes infortunes de l'auteur jusque vers le temps du concile de Sens , la 3% la 5- et la 8» sont adressées à Héloïse; — 2» des Sermons; — 3» des Traités dogmatiques. VHexaemeron m Genesim est imprimé dans le tom. III du Trésor des Anecdotes de D. Martène. Quant au Sic et Non {Om et Non) livre où Abailard traite des contradictions apparentes de l'Ecriture sainte, qu'il s'applique à concilier, mais d'une manière peu favorable à la foi , le savant bénédictin , d après plusieurs autres savants, l'avait jugé indigne de voir le jour; mais M. Victor Cousin la publie avec une traduction et une longue préface. Enfin le P. Lelong fait mention dans sa Bibliothèque sacrée d'une explication des Psaumes et de commentaires sur les Epitres de saint Paul, comme étant de notre auteur. On trouve dans ces différents ouvrages de l'imagination , du savoir et de l'esprit, mais surtout des idées singulières, de vaines subtilités, et une foule d'expressions barbares. Dom Gervaise a donné la Vie d' Abailard et d'Héldise, 1720, 2 vol. in-12; puis les Véritables Lettres d' Abailard et d'Héloise,il'23; 2 vol. in-12; c'est une traduction française avec le latin en regard. On a donné plusieurs éditions de ces deux ouvrages; on estime surtout les Lettres pubhées en latin à Londres, 1718, in-8», et à Oxford, 1728, et leur histoire qui parut sous le titre de The history of the lives of Abailard and Heloisa, vith their original letters; Birmingham, 1787, et Bâle, 1793. Mais, il faut le reconnaître, toutes ces éditions ont pour but de réhabiliter la mémoire de ces deux amants, de faire l'apologie de leurs amours, et de donner de la célébrité au dérèglement de leur jeunesse. Voy. Pluquet, Diction, des hérésies, au mot Abâelard; Bergier, Diction, de théologie, art. Abailard.

ABAISSEMENT. Les livres du Nouveau Testament nous parlent sans cesse àes almisse?nents ou humiliations du Verbe incarné. Pour bien comprendre le sens de ce mot, il faut se rappeler que le but général du mystère de l'Incar- 1 nation a été de réparer le mal causé par le péché originel. Or, comme c'est pour avoir voulu s'élever jusqu'à Dieu : Eritis sicut dii (Gen., m, 5), que nos premiers parents sont tombés dans la disgrâce du Créateur; c'est en s'abaissant jusqu'à 1 homme, c'est en prenant la forme d'un esclave (Philip., ii, 7), que le divin réparateur a dû les relever de leur chute. Mais par cet abaissement le Verbe incarné n'a rien perdu de sa grandeur; au contraire, Dieu l'a exalté, soit en lui donnant le nom de Jésus, nom supérieur à tout autre nom , et devant lequel tout genou doit fléchir dans le ciel , sur la terre et dans les enfers, soit en le couronnant de gloire et d'honneur, soit enfin en le faisant asseoir à sa droite au plus haut des eieux. (Philip., Il, 7, 8; Hehr.. i, 3; il, 9.) D'ailleurs les deux natures, quoique hyposlatiquement unies en Jésus-Christ, n'ayant cependant jamais été confondues , son humanité a pu souffrir les humiliations, les tourments, la mort même, sans que sa divinité en ait éprouvé la plus légère atteinte.

A6ANA, fl. de Syrie, apjielé dans l'Écriture fleuve de Damas, parce qu'il nasse sous les murs de cette ville. IV Rois, v, 12.

ABANDON. Lorsque nous trouvons dans l'Ecriture sainte des passages qui semblent prouver que Dieu abandonne les pécheurs, et même des nations entières, il faut les entendre en ce sens qu'il ne prive pas absolument de toutes les grâces les pécheurs ou les nations

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