‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 439 sur 1220 · CAPO · texte numérisé non relu

CAPO

CAPITATION , chez les Hébreux. Moïse ordonna que les Israélites donneraient un demi sicle par tête pour fournir aux frais de l'entretien du Tabernacle, pour les hosties, le bois, le vin, etc., afin que le Seigneur se souvint d'eux et se montrât propice à leurs âmes. Telle est la loi, et c'est ainsi que l'ont interprétée la plupart des interprètes; cependant quelques-uns pensent que la capitation ne devait avoir lieu que lorsqu'on faisait le dénombrement du peuple, et que David l'ayant négligée, quand il lit le dénombrement de ses sujets, Dieu en frappa un grand nombre; mais cette interprétation ne

Îaraît nullement probable. Voy. Exode, xxx, 3 et suiv. II Rois, xiv, 1 et suiv. D. Galmet, Diction, de la Bible.

CAPITAUX. Voy. Capital.

GAPITE (FONTIUM A-). Voy. Cheffon-

TAINES.

CAPITEIN ('Jacques-Elisée-Jean), nè^re converti , né sur la côte de Guinée , mort à Saint- George d'Elmina vers 1742. Acheté à l'âge de sept ans par un capitaine de vaisseau hollandais, il fut cédé à un commerçant d'Elmina , qui lui donna le nom de Capitein et le lit baptiser et instruire. Il étudia la théologie, prit ses degrés, et fut institué pasteur de Saint-George d'Elmina. Ses ouvrages principaux sont : !•> deux Dissertations latines : De Vocatione ethnicorum, et de Senntute libertati christianœ non contraria; cette dernière imprimée à Leyde, 1742, in-4°, a été traduite en hollandais ; — 2" un Recueil de Sermons, en hollandais; Amsterdam, 1742, in-4». Voy. Peller, Biogr. univers.

CAPITIAiRIUS. Voy. Chefcier.

CAPITULE (Capitolium), forteresse de Rome sur le mont Tarpéien, où il y avait un temple de Jupiter qui , à cause de cefa, s'appelait Capitolin. L'église de la sainte Vierge appelée Ara Cœ.li est a la place du Gapitole. Voy. le P. Alex. Donat, Roma vêtus, édit. d'Amsterdam, 1695. Il y décrit le Gapitole très-exactement.

CAPITOLIAS ou CAPITOLISSAS, ville épisc.

de la seconde Palestine , au diocèse de Jérusalem et sous la métropole de Scythopolis. Les Tables de Peutinger la mettent entre Gadara et Edrài ou Adraa, au delà du Jourdain. Elle fut érigée en évêché dans le iv siècle , et elle devint dans le xii* un archevêché titulaire, d'honoraire qu'il était auparavant. Le premier de ses évêques , Antiochus , assista l'an 325 au concile deNicée.Fo?/. De Gommanville, P^ Table alphabet., p. 56. D. Galmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VIII, p. 52.

GAPITOLINA , surnom de Jérusalem depuis

3 u' Adrien l'eut rétablie et lui eut donné le nom 'JElia Capitolina. Voy. D. Galmet, Diction, de lu Bible.

CAPITOLISSAS. Voy. Capitolias.

I. CAPITON, de l'Ordre des servîtes et archevêque d'Avignon , né à Narni , mort en 1.576, a laissé : Explications catholiques sur les lieux de l'Ancien et du Nouveau Testamerd dont les hérétiques ont abusé: Venise, 1579; Gologne, 1581. ' > e ,

IL CAPITON ou KOEPSTEIN(Wolfgang-Fabrice ) , pasteur luthérien de Strasbourg , né à Haguenau en 1478, mort l'an lo42, était ami d'CÈcolampade, de Bucer et de Gellarius. Il fut accusé de pencher vers l'arianisme. On a de lui , entre autres ouvrages : 1» Enarrationei in Habacuc ; Strasbourg, 1526 et 1528, in -8»; — 2" Responsio de Missa, matrimonio et jure magistratus in religionem; ibid., 1539 et 1540, in-8''; — 3» Vita Œcolampadii, en collaboration avec

Simon Grynaeus; 1537; — 4° Hexameron Dei opus explicntum ; ibid., 1539, in-8°.

CAPITULAIRE. Bien que ce mot signifie généralement tout ce qui appartient au chapitre, à une assemblée de chanoines ou de religieux , on l'entend particulièrement de tout acte passé dans un chapitre , c'est-à-dire dans une assemblée capitulaire.

I. CAPITULAIRES , livre divisé en plusieurs chapitres ou capitules. Il s'appliqvie particulièrement aux lois civiles et canoniques, et surtout aux lois faites par les rois de France dans les assemblées des évêques et des seigneurs du royaume. G'est dans ce sens que l'on dit les Capitulaires de Charlemagne , de Louis le Débonnaire, etc. Baluze en a donné une édition en 1677.

IL CAPITULAIRES, CAPITULES. Dans le viii« siècle et les suivants , les évêques nommaient ainsi les règlements qu'ils faisaient dans les assemblées synodales sur la discipline ecclésiastique. Voy. Doujat, Hist. du droit canon. Baluze , dans sa préface ad Capitularia.

CAPITULANT. On donne ce nom à quiconque a voix délibérative dans un chapitre. Voy. Gha- NoiNE. Religieux. Suffrage. Chapitré.

CAPITULE (Capitulum) , terme de bréviaire qui signifie les petites leçons des heures qui se disent par un seul. Autrefois les Capitules étaient invariables pour toutes les heures , comme ils le sont pour Prime et pour Gomplies. Bède en tire l'origine de l'usage où étaient les Israélites, du temps d'Esdras, de lire quatre fois par jour quelque chose des livres de la loi. Voy. De Vert, Cérérnon. de l'Église, tom. IV, p. 93. Le cardin. Bona, de Divinâ Psalmod. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Capitulum.

CAPITULES. Voy. Capitulaires , n» II.

CAPIZUCCHI. Voy. Gapisucci.

CAPNION. Voy. Reuchlin.

CAPNOMANCÈ ou CAPNOMANCIE ( Captiomantia) , terme dérivé de deux mots grecs qui signifient fumée et divination. Les anciens tiraient un bon augure lorsque la fumée qui s'élevait de l'autel était légère et peu épaisse , et qu'elle se dressait en colonne droite sans se répandre tout autour.

CAPO DI S. EPIPHANIO. Voy. Acamante.

CAPO-D'ISTRIA {Caput-lstriœ , Jmtinopolis), ville épisc. de l'Istrie , sur la mer Adriatique et dans le golfe particulier de Trieste. Les auteurs italiens prétendent que ce siège fut établi dès la naissance de l'Église , mais on n'en connaît pas d'évêques avant 524. Moroni dit même , d'après de Gommanville , que cet évêché fut éri^é en 756, suflragantd'Aquilée. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. V, p. 379. De Gommanville , /■•* Table alphabet., p. 57. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VIII, p. 63.

CAPONE (Jules), jurisc. italien du xvii* siècle. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Disceptationei forenses eccles., civil, et moral.; Lyon, 1677, 5 vol. in-fol., et Genève, 1731, in-fol.- — 2» Tractatus in jus canonicum ; Genève , 1733, 2 vol. in-fol., 2« édit. Voi/. la Nouv. Biog. génér.

CAPONSACCHI-PANTANETI (Pierre), franciscain , né en Toscane au xvi« siècle , a laissé , entre autres ouvrages ; 1" In Johannis apostoli Apocalypsim Observatio; Florence, 1572 et 1586, in-4"; — 2» De Justitia et juris auditione; ibid., 1575, in-4o. Voy. Richard et Giraud.

CAPOUE ( Capua), ville épisc. du royaume de Naples, dans la Gampanie ou terre de Labour. D'après la tradition du pays, l'Évangile y fut prêché par l'apôtre saint Pierre ou par Prisque, son disciple , qui y établit son siège en l'an 46. Ses successeurs furent soumis immédiatement

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au souverain Pontife. L'an 968 Jean XIII érigea cette ville en métropole. Trois conciles ont été tenus à Capoue. Voy. Richard et Giraud. CAPPA. Vo>/. Chape.

I. CAPPADOCE, dans les Septante et la Vulgate , représente le mot hébreu Caphtor. Voy. Caphtorim.

II. CAPPADOCE, grand pays de' l'Asie Mineure. Valens la divisa en aeiïx provinces ; Césarée , autrefois métropole de toute la Cappadoce , ne le fut plus que de la première , et la seconde eut la ville de Tyane pour capitale. L'empereur Justinien y apporta encore quelques changements : il divisa la seconde Cappadoce en deux provinces , et donna pour métropole à la seconde la ville de Mocèse , qui à la lin du vil* siècle ne jouissait pas encore des droits métropolitains. Nazianze , qui faisait partie de la troisième Cappadoce , fut érigée en métropole au XI* siècle. On a tenu deux conciles en Cappadoce. Voy. Basil., Epùt. XCVIII, aiiùs !259. Greg. Nazian.. Orat. XX. Mansi, Suppiem. Concilior., tom. I. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 351. Richard et Giraud.

CAPPADOCIENS. Voy. Caphtorim.

CAPPE (Newcome), ministre et prédicateur anglican, né à Leeds en 1732, mort à York en 18(X). On a de lui , entre autres ouvrages : Critïcal remarks on manu important passages of Script ure, together with dissertations upon severul subjects tending to illustrate the phraseology atid doctrine ofthe New Testume?ït ; ISJi; ouvrage posthume. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. CAPPEL (Jacques) , né en 1568, mort en 1624, pasteur et professeur de langue hébraïque à l'académie protestante de Sedan , a laissé un grand nombre d'ouvrages de théologie , de controverse, de critique et d'histoire, entre autres : 1° Historiée ecclesiasticœ centuriœ quinque , etc.; Sedan, 1622, in-4°; — 2» Observationes in Nov. Test., dans Lud. Cuppelli Spicilegium ; Amsterdam, 1657, in-4°; — 3° Observatio7ies in /ibros Vet. Test., dans Comment, et Not. crit. de L. Cappel ; Amsterdam , 1689, in-fol. Voy. le Joum. des Savants, 1700, p. 29 et suiv.

II. CAPPEL (Louis), dit le Jeune, ministre et professeur d"hébreu, né à Saint-Elien l'an 1585, mort à Saumur en 1658. Il possédait un jugement peu ordinaire et une profonde érudition. Outre un ouvrage très - consciencieux sur la langue hébraïque , on a de lui : 1° Critica sacra seu de variis guœ in sacns Veteris Testamenti iii»'is occurmnt lectionibus ; Paris, 1650, in-fol.; — 2° Spicilegium , seu notœ in Novum Testamentum ; Genève , 1632 , in-4»; — 3° fc Pivot de la foi et de la religion, ou Preuve de la Divinité contre les athées et les profanes ; Saumur, 1643, in-8", trad. en anglais; Londres, 1660, in-8°. Il existe un recueil de thèses destinées à défendre les théories soutenues dans les divers ou\Tages de Cappel ; ce recueil , intitulé : Syntagma Thesium Tfieologicarum in Academia Salmuriensi variis teniporibus disputatarum , sub prœsidio Lud. Capelli Mosis Amy raidi et Josue P/acœi , a été condamné par la S. Congrégation de V Index (Decr. 27 maii 1687). Voy. Nicéron , Mémoires , tom. XXII. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud.

CAPPELLANDS. Voy. Capellanus.

CAPPELLI. Voy. Capelle, n» II.

CAPPERONNIER (Claude), licencié en théologie, professeur de langue grecque, né à Montdidier lan 1671, mort en 1744, fut l'un des meilleurs hellénistes de son temps ; il était également versé dans les langues orientales. Outre un grand nombre de travaux philologiques , il

a laissé : l» Traduction de la dispute théologique de Nicéphore Grégoras avec Cabasilas , dans lédit. de Nicéph. Gregor., Hist. Byzantina: Paris, 1702; — 2» Explication et justification du seiitiment de JMngin touchant le sublime d'un passage de mise (Gen., ch. i), dans les Œuvres de Boileau Despréaux , tom. III ; Paris, 1746.

I. CAPPONI (Vincent), poète itaUen, mort en 1688. Urbain VIII le nomma camérier d'honneur, et son père le rappela à Florence , où il fut élevé à la dignité de sénateur. Il a laissé , entre autres ouvrages : Trattati academici : di Dio , delf anima , del mondo et degli spiriti e paraphrasi poetiche de cantileni délia S. Scrittura ; Florence , 1684 , in-4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

II. CAPPONI DELLA PORRETA ( Séraphino ), dominicain, né à Bologne en 15à), mort l'an 1614. Il professa la théologie moi'ale et l'Écriture sainte à Rieti et à .\quila, où il acquit une grande réputation, et plus tard il devint visiteur de son Ordre à Ferrare. Il a laissé : 1° Scholia super compendium theologicœ veritatis Alberti magni; Venise, 1588 et 1590, in-8"; — 2" Elucidationes formates in Summam S. Thomœ;ih\à.., 1588, 5 vol. in-4"; — 8° Tota theologia S. Thomœ Aquinatis in compendium redacta; ibid,, 1597, in-12; — 4" plusieurs ouvrages sur l'Écriture sainte, indiqués dans Richard et Giraud et la Nouv. Biogr. génér. Voy. Echard, Script. Ord. Prœdic, tom. II, p. 392 et suiv.

I.CAPRA, siège épisc. de l'Afrique occidentale, dans la Mauritanie césarienne. Voy. les Notit., n» 53. De Commanville, /'* Table alpfiabét., p. 56.

II. CAPRA (Benoit), juriscons., né à Pérouse, vivait au xv« siècle. Il était très-versé dans le droit civil et canonique, et avait une grande réputation. On a de lui, entre autres ouvrages : des Commentaires sur les Décrétâtes et les Clémentines. Voy. Trithème, de Scriptor. eccles. >-

III. CAPRA (Michel), médecin et philosophe^ né à Nicosie, mort à Messine au xvi« siècle. Il a laissé , outre des ouvrages sur la médecine : de Immortalitate animœ rationalis juxta pnncipia Aristotelis, adversus Epicurum, Lucretium et Pythagoricos; Palerme , 1589, in-4°. Voy. Manget,. Biblioth. Scriptor. medic, 1. III, p. 1&. >

CAPILS , évêché de la Bisacène dans l'.^frique occidentale, dont il est fait mention dans les conciles de saint Cyprien. Voy. De Commanville, if« Table alphabet., p. 56.

I. CAPRAIS (saint), martyr, né à Agen, mort le 6 octobre 28/. Il vivait dans une caverne située près de la ville: mais il en sortit bientôt pour déclarer au gouverneur Dacien qu'il était chrétien. Il eut la tête tranchée. .\u milieu du v« siècle l'évêque d'Agen, Dulcide, fit bâtir mie église en son honneur. Les Martyrologes marquent sa fête au 20 octobre. Voy. Mombrice, tom. I. Surius, 20 octobre. Le P. Labbe, Biblioth.. tom. IL Tillernont, Mémoires, tom. IV.

IL CAPRAIS ou CAPRAISE (saint), abbé de Lérins , mort le 1" juin 430. Il étudia d'abord l'éloquence et la philosophie , puis il quitta le monde et se retira dans une solitude des Vosges. Honorât, qui fut depuis évéque d'Arles, vint le trouver. Ils firent plusieurs pèlerinages, et Honorât fonda dans l'ile de Lérins un monastère dont il donna la direction à Caprais. Voy. saint Eucher de Lyon. Sidoine Apollinaire. Saint Hilaire d'.\rles. Vie de saint Honorât.

GAPRANICA (Dominique), cardinal, né a Capranica l'an 1400, mort en 1458. MarUn V lui donna le gouvernement d'Iraola et le créa cardinal ; mais ce pontife étant mort avant de lui

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avoir remis les insignes de sa dignité , les autres cardinaux refusèrent de l'admettre au conclave. Capranica eut beaucoup de peine à obtenir justice. Nicolas V le prit en affection , remploya dans quelques négociations, et le nomma grand pénitencier. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" de Ratione pontificatus maximi ad' ministrandi; — 2° de Contemptu mundi; Florence, 1477, in-4''; cet ouvrage a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe ; — 3" Documenta seu prœcepta de modo Vivendi, deartemoriendi; 1477, in-4", réimprimé en 1478. La Vie de Capranica a été écrite en latin par Jean-Baptiste Poggio ; Rome, 1705, in-4o, et insérée dans Baluze, Miscellanea, tom. III, et par Michel Catalani, mais avec beaucoup plus de critique; Fermo, 1793, in-4o. Voy. Ciaconius, Epiiome Pontif. Bomanor. Sponde, Annal. Platina, de Vitis Pontificwn. Gaet. Moroni , vol. IX , p. 214 et suiv.

I. CAPRARA (Alexandre), jésuite, né à Bologne, mort à Mantoue l'an 1625. On a de lui : 4" un Traité de la bénédiction épi<tcopale; — 2° la Vie de saint Pierre. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu.

II. CAPRARA (Jean-Baptiste) , cardinal , né à Bologne l'an 1733, mort à Paris en 1810. Il étudia surtout le droit politique, et acquit de bonne heure une grande réputation ; il fut successivement vice-légat à Ravenne , nonce à Cologne, à Lucerne, à Vienne, puis nommé légat à latere auprès du gouvernement français. En 1803 Pie VII le nomma archevêque de Milan. Mais il continua d'habiter à Paris, où il est mort. Son dévouement à Bonaparte lui valut l'honneur d'être enterré au Panthéon. On a de lui : Concordat et recueil des bulles et brefs de N. S. P. le pape Pie VII sur les affaires de l'Église de France; Paris, an X (1802), in-S».

CAPRËE ou CAPRI , ville épisc. et capitale de l'ile de ce nom située dans le royaume de Naples, à quatre milles du cap de Minerve. Ce siège fut établi par Jean XV en 987, et placé sous la métropole d'Amalfi. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. VII, p. 258, nov. edit. Richard etGiraud. Gaet. Moroni , vol. IX , p. 221.

I. CAPRÉOLE ou GAPRÉOLUS, évêque de Cartilage , vivait au v siècle. Les biographes le représentent comme un glorieux pontife et un célèbre docteur de l'Église. Il combattit surtout les hérétiques dans ses ouvrages, dont deux seulement nous sont parvenus : 1" une Lettre, en grec , adressée au concile d'Éphèse ; — 20 une Epître contre la doctrine de Nestorius. Voy. Labbe et Hardouin, Recueil des Conciles. Ferrand, Epist. ad Pelag. et AnatoL. tom. IX. Biblioth. Patr., p. 516. D. Ceillier, '/7w/, des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIII, p. 496 et suiv. Richard et Giraud.

II. CAPRÉOLE ou GAPRÉOLUS (André), carme , vivait au xvi» siècle. On a de lui : Traité des cas ecclésiastiques; Brescia, 1571.

III. CAPRÉOLE ou GAPRÉOLUS (Élie), né à Brescia , mort en 1519 , avait une grande réputation comme historien et comme jurisconsulte. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1° de Confirmatione christianœ fidei: Brescia, 1499, in-4°; — 2° Defensio statuti Brixiensium ; — 3° de Ambitione et Sumptibus funerum minuendis, Voy. Le Mire, de Scriptor. sœc. xvi.

IV. CAPRÉOLE ou GAPRÉOLUS (Jean), dominicain, né près de Rodez, mort en 1444. Le succès avec lequel il soutenait la doctrine de saint Thomas le lit surnommer le Prince des Thomistes. On lui doit : 1° Commentaires sur le Maître des Sentences; — 2° Défense de la doctrine

de saint Thomas; Venise, 1483, 4 Vol. in-fol. Voy. le P. Echard, Sanplor. Ord. Prœdic., tom. 1, p. 795 et suiv.

CAPRI. Voy. Gaprée.

CAPRUL^. Voy. Cahorle.

I. CAPSA, ville épisc. de la province Bisacène en Afrique. Donatulus, un de ses évéques, assista au concile de Carthage sous saint Cyprien, qui parle de cette ville dans sa LVI* lettre ; et Fortunat, un autre de ses évéques , était à la conférence de Carthage. Voy. Richard et Giraud.

IL CAPSA , siège épisc. d'Afrique dans la province de Numidie. Donatien, un de ses évéques, assista à la conférence de Carthage. C'est aujourd'hui un évêché in partibus sous l'archevêque de Quars, en latin Cyrus, qui était d'abord un simple évêché , et qui a été érigé en archevêché au xii' siècle. Voy. De Commanville, /"" Table alphabet., p. 56, art. Caps^, et p. 8(). art. Cyrus.

C APSE , terme usité autrefois en Sorbonne pour désigner une petite boite dans laquelle les examinateurs jetaient leurs billets noirs ou blancs , lorsqu'ils refusaient ou recevaient les candidats qui se présentaient pour l'acte appelé Tentative, ou pour la licence.

CAPSIUS (Henri), théologien luthérien, né dans le duché de Holstein, mort à Burg l'an 1706 , exerça dans cette dernière ville les fonctions de pasteur. On a de lui , entre autres ouvrages : 1" Disp. de mysterio Verbi; Wittemberg, 1659, in-4'': — '2'>Disput. de Papistarum consens^; ibid., 1660, in-4o. Voi/.}a Nouv.Biogr. génér.

CAPTIVITÉ. Le peuple de Dieu a été puni de ses infidélités et de ses crimes par différentes captivités ou servitudes. La première captivité est celle d'Egypte, qui est racontée dans l'Exode. Les suivantes, au nombre de six, ont eu lieu sous les Juges; mais les plus grandes et les plus fameuses sont les quatre qui arrivèrent sous les rois de .luda et d'Israël, et dans lesquelles le peuple fut ti-ansporté à Babylone. Voy. D. Calmet, qui dans son Diction, de la Bible traite au long ce sujet. Haneberg, qui le traite aussi dans le Diction, encyclop. de la théol. cathoL; mais à un point de vue différent. Voy. aussi les réflexions de Bergier (Diction, de théol.) sur la Captivité de Barylone.

CAPUGE ou CAPUCHON (Cuadlus, Cuculln), partie de l'habit d'un moine ou d'un religieux qui lui couvre la tête. Les chanoines mettaient autrefois le capuchon de l'au musse sur la tête. Voy, Moléon, Voyag. liturg., p. 48. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Cuculla. Du Cange, Glossarium medirp et inûmœ lalinitatis.

I. GAPUGIÉS ou CAPUTTÉS , ENCAPUCHON- NÉS {Capucioti)) certains fanatiques qui, sur la fin du XII* siècle, tirent une espèce de schisme civil et religieux, et prirent pour marque de leur association particulière un capuchon blanc auquel pendait une petite lame de plomb. Leur mission, disaient-ils, était de forcer ceux qui se faisaient la guerre à vivre en paix. Les capucié^; étaient disciples d'un bûcheron qui , vers 1186, publia que la sainte Vierge lui ayant apparu , lui avait donné son image avec celle de son Fils, avec cette inscription : Agneau de Dieu, qtti effacez les péchés du monde, donnez-nous la paix; qu'elle lui avait ordonné de former une association dont les membresporteraientcette image avec un capuchon blanc, symbole de paix et d'innocence , s'obligeraient par serment à conserver la paix entre eux , et forceraient les autres à l'observer. Ces fanatiques firent des prosélytes dans tous les États, surtout en Bour-

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gogne et dans le Berri. Mais comme pour établir la paix ils commençaient par faire la guerre, et vivaient aux dépens de ceux qui ne voulaient pas se joindre à eus, les seigneurs et les évêques s'entendirent pour lever des troupes, qui les dissipèrent et les tirent entièrement disparaître.

II. CÂPUCIÉS, dune autre espèce qui commencèrent à paraître en 1387 ; c'étaient des hérétiques sectateurs de W'iclef , qui ne voulaient pas se découvrir et gardaient leur capuchon devant le saint Sacrement. Voi/. Labbe, Nnuv. Biblioth., tom. I", p. 477. D'Argentré, CoUectio judiciorum , etc., tom. I, p. 123 et suiv.Sponde, Annal. Richard et Giraud, à l'art. Caputiés.

CAPUCINS , religieux de la plus étroite observance de l'Ordre de Saint -François, ainsi nommés à cause de leur grand capuce ou capuchon pointu. C'était une réforme de cordeliers commencée l'an 1525 par Matthieu Bassins ou Baschi. L'an 1528 Clément VU leui' permit de se metti'e sous l'obéissance des conventuels et de s'appeler Frères-Ermites-Mineurs. Paul III confirma leur réforme en 1536, et leur donna le nom de Capucins. L'an 1573 ils s'établirent en France , et l'an 1606 ils eurent une maison en Espagne. Vorj. Baver et Marc de Vise ., Ann'il. FF.-Minor.-Capucin.^&àïn^, Annal. Minar.Le P. Hélyot, Hiat. fies Ord. monast., tom. VII, c. XXIV, Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

CAPUCINES ou Filles de la Passion, religieuses de l'Ordre des Capucins ; elles furent mstituées à Naples l'an 1538 par Marie-Laurence Longa. Elles se répandirent bientôt en Italie. En France, elles eurent d'abord un couvent à Paris, et un autre à Marseille. Mais bientôt Toulon et plusieurs autres villes voulurent avoir des maisons de leur Ordre. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la théol. cathoL, vers la lin de l'art. Capucins.

CAPULLIUS (Pierre), évêque de Conversano, vivait au xviF siècle. On a de lui des Commentaires sur le premier et le second livre des Sentences : Venise, 1623 et 1624.

CAPUT AQUEUM. Voy. Gapaccio Nuovo, n« II.

CAPUT CILLANUM , siège épisc. de l'Afrique occidentale dans la Mauritanie Césarienne, sous la métropole de Césarée. Il en est fait mention dans l'Itinéraire d'Antonin et dans la Notice de l'Empire. Voy. Notit. Afr., n« 38.

CAPUTIÉS. Voy. Capuciés.

CAPUT ISTRiiE. Voy. Capo-dIstru.

CARABANTES (Joseph de), capucin espagnol, né en 1628, mort en 1694. Plein de zèle et de charité, il travailla avec ardeur à la conversion des peuplades sauvages de l'Amérique. On a de lui, outre plusieurs ouvrages pour faciliter aux missiomiaires l'intelligence de la langue indienne : 1" Practica demissiones, remedio depercadores sacado délia divina Escritura y délia ensehanza apostolica ; Madrid , i&lS , in -4"; — 2° Practicas dominicales, y lectiones, doctrinales de las cosas mas essenciales sobre los evangelicos; Madrid, 1686, 1687, 2 vol. in-8o. Voy. Diego Géniales de Quiroga, Vie du P. de Carabantes . en espagnol; Madrid, 17(S, in-4°.

CARABIZYA , ville épisc. de la province de Rhodope, au diocèse de Thrace , sous la métropole de Trajanopolis. Des trois évoques qu'elle a eus, le premier, nommé Léon, siégeait au temps de Léon IX. De Commanville la nomme simplement Carabi. évêché d'Hémimont dans l'exarchat de Thrace, suffragant d'Adrianopolis, et érigé au ixe siècle. Voy. De Commanville, /"-e Table alphabet., p. 57. Richai'd et Giraud.

I. CARAGCIOLI (Antoine), théatin italien au xvii» siècle. 11 a laissé , entre autres ouvrages sur l'histoire ecclésiastique : l" Synopsis v'eterum religiosorum rituum. cum notis aefconstitutiones clericorum rerjularium comprehensa :^ome. 1610, in-4»; Paris, 4628, in-4»; — 2" de S. Jacobi aisessu ad Hispaniarn, et de funere S. Martini,S. Ambrosio procwra/o; Naples, 1618. in-8"

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