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CÉLI

encore à venger la mémoire de saint Augustin des attaques de plusieurs prêtres de Marseille ,

aui prétendaient avoir découvert des erreurs ans les ouvrages du saint évêque d'Hippone. Il eut pour successeur Sixte III. On a de Célestin onze Lettres relatives aux principaux événements de son pontificat. Voy. saint Prosper. Gennade , de Script. Ecdes. Platina. Onuphre. Genebrard, in Chrome. Baron., ann. 423. D. Ceillier, t. XIII, p. 1 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent une analyse détaillée des écrits de Célestin.

II. CÉLESTIN II, mort l'an 1144, succéda à Innocent II l'an 1143, se nommait auparavant Guy du Chastel , parce qu'il était de la ville de Tiferne, dite Cittadi Cas^eZ/o. Il réconcilia avec l'Église Louis VII, qui avait encouru les censures à cause du sac de Vitry , et engagea vivement ce prince à entreprendre la croisade. Il eut pour successeur Luce II ; on a de lui trois Lettres. Voy. Platina. Duchêne. Ciaconius , in Vit. Pontif. Baron., in Annal.

III. CÉLESTIN in, mort l'an 1198, succéda à Clément l'an 1191 ; il se nommait auparavant Hyacinthe Bobo. Il couronna l'empereur Henri V et sa femme Constance , déploya un grand zèle pour le recouvrement de la Terre-Sainte et prit les intérêts de Richard, roi d'Angleterre; enfin il canonisa saint Jean Gualbert l'an 1194. Il eut pour successeur Innocent III. On a de lui trois Lettres qui ont rapport à plusieurs actes de son administration. Voy. Baronius , Annal., ad ann. 1198. Platina. Ciaconius, de Vit. Pontif.

IV. CÉLESTIN IV, élu l'an 1241, mort la même année avant d'avoir été consacré, était neveu d'Urbain III. Il fut d'abord chancelier de l'Église de Milan, puis i-eligieux de Citeaux; enfin Grégoire IX le nomma cardinal. Il eut pour successeur Innocent IV. Voy. Platina. Genebrard, Chroniq. Sponde, A. C. 1241, n. 15 et 18. Louis Jacob , Bihlioth. Pontif.

V. CÉLESTIN V (saint), dont le nom de famille était Pierre Angélérier, naquit à Isernia dans le royaume de Naples l'an 1215, et mourut l'an 1296. Dès l'âge de dix-sept ans il s'enfonça dans la solitude pour se consacrer à Dieu. Après avoir reçu la prêtrise à Rome il se retira sur la montagne de Murrone, qu'il quitta plus tard pour se cacher avec deux solitaires dans une caverne de la montagne de Magelle ou Majella. Il y mena la vie la plus pénitente; et ses disciples s'étant multipliés, il fonda l'Ordre des Célestins, qui fut approuvé par Urbain IV et confirmé par Grégoire X, sous la règle de saint Benoit, dans le second concile général de Lyon tenu l'an 1274. Il fut élu pape après la mort de Nicolas IV l'an 1294. Il lit deux constitutions : l'une renouvelait celle de Grégoire X touchant la retraite des cardinaux, l'autre déclarait que les pîipes pourraient abdiquer le pontificat; ce qu'il fit lui-même cinq mois et sept jours après son élection. Boniface VIII, son successeur, ne lui permit pas de terminer ses jours dans la retraite; il crut devoir le faire enfermer dans la citadelle de Fumone , où il mourut {Voy. Boniface VIII). Clément V le canonisa 1 an 1313, et l'Église honore sa mémoire le 19 mai. On a de lui, outre une relation de sa vie : 1" de Virtutibus; — 2" de Vitiis; — 3° de Hominis vanitate; — 4° de Exemplis; — 5° de Sententiis Patrum, etc.; Naples, 1640. Voy. le card. Pierre d'Ailli, in VitaCœlest. V. Sponde, in Annal. Becquet, célestin de Paris, Hist. de la Congrég. des Célestins de France. Richard et Giraud.

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