‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 475 sur 1220 · VII. CÉLESTIN DE SOISSONS, du Tiers · texte numérisé non relu

VII. CÉLESTIN DE SOISSONS, du Tiers

Ordre de Saint -François, a laissé : Abrégé de théologie morale; Paris, 1635.

I. CÉLESTINS ou MOURRHONITESouMOR- RONITES, Ordre religieux ainsi nommé du pape Célestin V, qui le fonda l'an 1244. Urbain IV approuva cet Ordre, Grégoire Xle confirma l'an 1274, dans le second concile général de Lyon, et Philippe le Bel l'introduisit en France. Les Célestins suivaient la règle de saint Benoit avec des constitutions qui leur étaient particulières. Voy. BoUandus, tom. III maii. Becquet, Hist. de la Congrég. des Célest. de France; Paris, 1719, in-4°, et Supplém. et remarq. crit. sur le xxiii» chap, du tom. VI de VHist. des Ord. monast. et »îi7î f.^ par le P. Hélyot.

II. CÉLESTINS, ermites qui prirent le nom de Célestin V, qui les approuva. C'étaient des Franciscains qui aspiraient à une vie plus austère et plus retirée. Les persécutions dont ils furent l'objet les obligèrent de se retirer dans l'Achaïe. On les traita même d'hérétiques, et leur institut fut éteint vers l'an 1309. Voy. Wading, Annal. Minor., tom. II et III. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VII , c. iv.

CÉLESTINES , disciples de Pelage. Voy. Pelage et Pélagtens.

CËLESTRIS (.\ntoine), franciscain, professeur de philosophie et de théologie, né à Palerme l'an 1649, mort l'an 1706, devint provincial et procureur général de son Ordre. On a de lui , entre autres ouvrages : 1» Christiana religio contra Gentiles, Hebrœos et sectarios demonstrata; — 2" Tabula conciliorum generalium, etc. Voy. Mongitore, Bihlioth. Sicul.

CÉLÉ-SYRIE ou CŒLÉ-SYRIE, en grec Syrie Creuse , vallon qui est entre le Liban et l' Anti- Liban. Mais, dans un sens plus étendu, Célé- Syrie se prend pour tout le pays qui est au midi de la Séleucie , et qui s'étend jusqu'à l'Egypte et l'Arabie ; Joseph y met le pays d'Ammon. Dans l'Écriture on ne distingue pas la Célé- Syrie par un nom particulier; elle est comprise sous le nom générique d'Aram. Voy. Aham, n» IL Strabon, 1. XVI. Joseph, Antiq., 1. 1, c. xi. D. Calmet, Diction, de la Bible.

CELEUSMA, terme grec qui signifie : les cris des matelots. Jérémie s'en sert trois fois, et le prend : 1" pour les cris de joie des vendangeurs ; 2" pour les cris de joie des vainqueurs qui insultent aux vaincus ; 3" pour un chant de victoire. Voy. Jérémie, xxv, 30 ; XLViii, 33, et Li, 14.

CÉLIBAT, en \diin cœlibatus , parait composé de cœli beatitudo, état de ceux qui ne sont pas mariés , tel qu'est celui des ecclésiastiques. Le célibat est plus parfait que le mariage , mais il n'est pas attaché de droit divin aux ordres sacrés. Dans l'Ancien Testament il était permis aux prêtres de se marier ; dans le Nouveau cela n'a jamais été permis aux prêtres et aux évêques. Quant aux diacres et aux sous-diacres, l'usage n'a pas été uniforme partout. Dans l'Église grecque on a permis aux diacres de se marier quand ils avaient déclaré , au moment de leur ordination , qu'ils ne voulaient pas s'engager au célibat. Dans l'Église latine , l'usage d'y obliger les sous-diacres n'était pas encore universel. Au concile de Trente on proposa d'accorder aux ecclésiastiques la liberté de se marier; mais cette proposition fut repoussée. Ils sont donc obligés de garder inviolablement le célibat, comme étant un état plus pur et plus conforme à la sainteté de leur profession. Les ordres sacrés sont un empêchement diriraant au mariage. Les religieux sont aussi obligés au célibat par un vœu particulier, indépendamment des ordres. Bergier a parfaitement prouvé que

Page 1