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l'Église a eu de bonnes raisons d'assujettir ses ' ministres au célibat et d'en autoriser le vœu dans l'état monastique, et il a clairement démontré que les avantages qui résulteraient du mariage des prêtres et des religieux ne sont ni aussi certains ni aussi solides qu'on a voulu le persuader de nos jours. Voij. Ratram, Traité contre les Grecs,]. IV, c. vi. Bellarm., de Conirovers., tom. II, c. xviii et soqq. Thomassin, rfe la DiscipL, 1. II , c. Lxi etsuiv., et généralement tous les histor. ecclés. et les théologiens qui ont traité cette matière; mais particulièrement Bergier, Diction, de théol.
CELICOLES ou CŒLIGOLES (Cœ/ico/œ), c'està-dire Adorateurs du ciel, hérétiques de la lin du iv« siècle. A l'exemple des Donatistes, ils pervertissaient le baptême , et avaient adopté quelques pratiques qui tenaient au judaïsme et au paganisme. Ils avaient des supérieurs qu'ils nommaient majeurs. Honorius lit ou confirma contre eux plusieurs lois , que l'on voit dans le code Théodosien sous le titre desJuifs. Voy. Cod. Theodos., 1. XII. Baronius, A. C. 408. Bergier, Diction, de théol., à l'art. Cœlicoles.
CÉLIDOINE (Celidonius), évêque de Besançon, succéda à saint Léonce vers l'an 443, et fut déposé peu de temps après par saint Hilaire, archevêque d'Arles, son métropolitain, parce que son élection était irrégulière, attendu qu'il avait été précédemment juge et marié à une veuve. Célidoine en appela au pape saint Léon, qui le rétablit dans son siège. On croit que Célidoine fut massacré lors du sac de Besançon, en 451 , par Attila ; du moins quelques légendaires donnent à cet évêque le titre de martyr. Foî/. Feller.
CËLINÂ, ville de la Vénitienne et du Vicariat italique qui n'est plus qu'un village nommé Monjago , dans le Frioul. Elle fut érigée au v« siècle en évêché suffragant d'Aquilée. Le premier évêque de Célina assista au concile de Grado. Voy. Ughelli, /<a/ia Sacra, tom. X, col. 55. De Commanville, /™ Table alphabet., p. 64. Richard et Giraud.
CÉLINE ou CËLINIE {Celinia ou Cilinia , sainte), née à Meaux, vivait du v* au vi" siècle. Elle était fiancée à un jeune homme de cette ville lorsque sainte Geneviève y alla. Céline lui demanda l'habit des vierges qui , sous sa conduite, se consacraient à Dieu. La sainte exauça sa prière, et lui accorda aussi la guérison de sa servante, qui depuis deux ans ne pouvait plus marcher. Céline passa le reste de sa vie dans l'abstinence et la chasteté. Les Églises de Meaux et de Paris honorent sa mémoire.
CELINIE (sainte), veuve, était mère de saint Remy, évêque de Reims, et de saint Principe, évêque de boissons. Voy. REMI.
CÈLITA, un des Lévites qui faisaient faire silence au peuple pendant qu'Esdras lisait la loi. Voy. II Esdras, viii,7.
CËLÏUS (Grégoire), de Pannonie, a laissé • Recueils sur l'Apocalypse; Venise, 1547; Paris,
CELLA. Voi/. Celles, n»I.
CELLA FRtJINI. Voy. Celle-Frouin.
CELLA SANCTI HILARII. Voy. Celle, n»!.
I. CELL£, siège épisc. de l'Afrique occidentale dans la province proconsulaire. Il v a aussi une église de ce nom dans la province de Sitifi. Voy. la Notice, n. 45. Confér. de Carthag., l"
jour, c. cxxvi, n. 73.
II. CELLffi ou ZELLAI , siège épisc. de la Bisacène en Afrique. Fortunius, son évêque, souscrivit à la lettre des évèques de sa provmce dans le concile de Latran, sous le pape Martin.
I. CELLE (LA), en latin Cella Sancti Hilarii, abbaye de l'Ordre de Saint-.\ugustin de la congrégation de France, située dans la ville de Poitiers. D'après la tradition, elle était de fondation royale. Ce ne fut d'abord qu'un prieuré conventuel dédié à saint Hilaire, dont le corps y a été déposé jusqu'au moment où il fut transféré à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers. Voy. Sainte- Marthe, Gall. Christ., tom. II, col. 1336, nov edit.
II. CELLE (NOTRE-DAME DE LA), en latin Cella Sanctœ jtfoncp, abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin dans le diocèse de Poitiers, située à vingt kilomètres de Saint-Maixent. Elle existait dès l'an 1095; mais elle n'eut le titre d'abbaye que vers l'an 1137. L'an 1651 elle fut unie à la congrégation réformée de France. Voy. Sainte- Marthe, Gall. Christ., tom. II, éd. de 1340.
III. CELLE (Pierre de), évêque de Chartres, né en Champagne, mort l'an 1187, avait été abbé de La Celle, puis abbé de Saint-Remi à Reims. Il se fit toujours remarquer par sa science, sa droiture, un grand jugement et un zèle à toute épreuve. Parmi ses principaux ouvrages , on cite : 1» Mosaici tabernaculi mysticœ expositionis lib. II; Paris, 1600, in-4o; — S" de Conscientia liber; ibid. On a aussi de Celle 169 Lettres et 92 Sermons manuscrits. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
CELLE-FROUIN {Cella Fruini), abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin située dans un bourg du même nom, à vingt -huit kilomètres d'Angoulême. Foucaud, le premier abbé connu, vivait l'an 1109. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. II, nov. edit.
CELLÉLERIE , titre ou bénéfice du Cellérier et de la Çellérière. Voy. ces mots.
CELLÉRIER (Cellarius), celui qui autrefois dans les chapitres avait soin de faire distribuer aux chanoines le pain, le vin et l'argent, à raison de leur assistance au chœur, et qui avait la charge des autres affaires temporelles. Dans les monastères , c'est celui qui a soin du temporel, et que la règle de saint Benoit appelle Sicut Pater monasterii. D'après une disposition d'Innocent II, cette charge ne doit jamais être confiée à un laïque. Chez les Grecs, la nomination du cellérier était toujours suivie de sa consécration. Voy. .T. Morin, Cornmentarius de sacris Ecclesiœ ordina tion itnis.
CELLÉRIËRE, religieuse dont l'oflice est le même que celui de cellérier. Voy. ce mot.
I. CELLES {Cella ou Cellœ), abbaye de l'Ordre des Feuillants située dans la ville du même nom, au diocèse de Bourges. Comme il s'y trouvait rassemblé un grand nombre de moines qui avaient chacun leur cellule , de là lui est venu le nom de Celles. Ce monastère fut détruit par les Normands vers l'an 1 020 ; des clercs s'y établirent et y firent les fonctions des religieux. Enfin, l'anl612,lesRR. PP. Feuillants en reprirent la possession. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. II, col, 182. Le Diction, univ. de la France.
II. CELLES, petites maisons, cellules; nom donné au désert de la basse Égjpte à cause de la multitude des solitaires qui y avaient bâti des cellules. Voy. Bergier, Diction, de théol.
III. CELLES, maisons religieuses établies à la campagne pour avoir soin des biens des monastères dont elles dépendaient; on les nommait aussi obédiences.
CELLIER. Voy. Ceillier.
CELLITES, Ordre religieux répandu en Italie, en Allemaene et dans les Pays-Bas. Ils suivent la règle de saint Augustin; ils enterrent les