CELS
CExND
morts, soignent les fous, et servent ceux qui sont atteints de maladies contagieuses. En Italie on les appelle Alexiens ou Mecciem , d'Alexis Meccio, leur fondateur; ailleurs on les appelle Ceintes, de cella, cellule. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de lathéol. cathoL, au mot Alexiens.
CELLIUS (Antoine)j dominicain de la province romaine , a laisse : Sacri flores de gratia ix universa S. Thoi/ice theologia decerpti; Rome, 1G29, in-4<>. Voy. le P. Echârd, tom. II.
CELLON, canton qui paraît être situé entre r.\i^abie et l'Euphrate. D. Calmet le place dans la Palmyrène. Voy. Judith, ii, 13. D. Calmet, Diction, de la Bible. Compar. Chellus.
CELLOT (Louis), jésuite, né à Paris l'an 1588, mort l'an 1658. Il fut recteur du collège de tlouen, puis de celui de la Flèche, enlin provincial ; on le chargea de défendre les privilèges des réguliers contre les droits des pasteurs. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1» de Hierarchia et hierarchicis lihri /X; Rouen, 1641, in-fol.; — 2o Horarum subcisivarum liber singularisa Paris, 1648, in -4°. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu.
CELLULE, petite chambre d'un religieux; le dortoir est partagé en plusieurs cellules. La salle du conclave est divisée par de petites cellules occupées par les cardmaux. Voy. Conclave.
I. CELSE (saint), martyr, était un enfant que saint Nazaire avait pris avec lui pour l'instruire. A Milan , Nazaire fut condamné à mort, et confessa le nom de Jésus- Christ, ainsi que son jeune élève, sous le règne de Néron. En Occident, on célèbre leur fête le 28 juillet. Voy. Nazaire.
II. CELSE , philosophe épicurien du li^ siècle, publia sous le règne d'Adrien un ouvrage intitulé Discours véritable, et qui est un tissu de mensonges et d'injures contre le judaïsme et le christianisme. Origènenous en a conservé quelques fragments; il a réfuté ce livre dans son Apologie, écrit le plus remarquable de tous ceux qui ont été publiés dans ce genre. Nous en avons une bonne traduction française par Boucherat; Amsterdam , 1700 , in-40. Voy. Origène. contre Celse, Richard et Gii^aud. Feller. Bergier, qui réfute les diverses objections de Celse, soit dans son Diction, de théol., soit surtout dans son Traité historique et dogmaticjue de la vraie religion, tom. X, 1^ édit., où il donne un extrait
S lus exact des attaques de Celse et des réponses 'Origène.
m. CELSE (Minos) ou MINIO CELSI, né à Sienne au xvi^ siècle, embrassa le protestantisme et se retira dans le pays des Grisons. Il a laissé, outre des éditions d'ouvrages chimiques et celle d'un Nouveau Testament' latin et français : Dissertatio in hareticis cœrcendis , quatenus progredi liceat; Bâle, 1577, réimpr. sous ce titre : de Hœreticis capitali supplicia non afficiendis; ibid.,1584, in-8»; ouvrage qui a été mis à YIndex.
CELSIUS (Olaus), orientaliste et théologien protestant suédois, né l'an 1670 , mort l'an 1756, était aussi botaniste distingué. Il professa la théologie et les langues orientales à Upsal. On a de lui : 1° de Lingua Novi Testamenti originali: Upsal, 1707, in-8o; — 2° rfe Synedrio judaico ; Stockholm, 1709, in -8"; — 3" de Versionibus Sueo-Gothicis ; ibid., 1710, in-8o; — 4° de Titulis Psalmorum ; ibid., 1718, in-8''; — 5° de Legibus Hebrœorum bellicis; Upsal, 1722;^6''rfe//terorchia eccles. primitivœ Ecclesiœ; ibid., 1722; — l°de Navigatione Salomoneu ; ibid., 1722, in-S"; —
8" de Sculptura Hebrœorum ; ibid., 1726, in-8»; — 9° Hierohotanicon, seu de plantis saticice Scripturœ dissertationes brèves; ibid., 1745 et l'/47 ; Amsterdam, 1748, in-8''; ouvrage le meilleur que nous connaissions sur la matière, bien qu'il ne soit pas exempt d'erreurs au double point de vue de la philologie et des sciences naturelles. Voy. Feller, Bioqr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
CÉMÉRINIANA, siège épiscop. de l'Afrique occid. dont la province n'est pas connue. Son évêque figure dans la conférence de Carthage. Voy. l" jour, ch. cci, net. 379.
ÔEMESCAZAGUZ , siège épisc. de l'Arménie Majeure, comme le prouvent les Actes des cônciles de Sis, que rapporte Galanus.
CÉNA, siège épisc. de l'Afrique occid. dont il est question dans la conférence de Carthage. Voy. I^rjour, ch. cxxix, not. 153.
CENACLE (Cœnaculum), salle située dans le haut de la maison et où les Juifs avaient coutume de manger. C'est dans l'une de ces salles que la veille de sa Passion Jésus -Christ lit la dernière cène avec ses disciples. Voy. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. SiGMA. Bergier, Diction, de théol. D. Calmet, Diction, de la Bible.
CÉNADIUM. Vnq. Chonad.
CÉNALIS ou CÉNEAU (Robert), docteur en théologie, né à Paris, mort l'an 15w, fut successivement évêque de Vence, de Riez et d'Avrauches. Il a laissé : i^Pro tuendo sacro cœlibatu; Paris, 1545, in-8o; — 1° Axioma de divortio matrimonii tnosaiciper legem Evungelicam refutato; ibid., 1549, in-8"; — 3<* Traductio larvœ sycophaniicœ, petulantissimœque impietatis CalvinicoB ; ibid., 1556, in-8"; — 4'^ plusieurs autres ouvrages dont on peut voir la liste dans Richard et Giraud , et dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. Sainte- Marthe, Gall. Christ, de Episcop. Abrinc.
CENCHRÉE, ancienne ville épiscop., n'a eu qu'un évêque, Lucius, dont parle saint Paul dans son Épitre aux Romains. C'est dans cette ville que l'apôtre, étant sur le point de s'embarquer pour aller à Jérusalem , se fit couper les cheveux pour s'acquitter d'un vœu qu'il avait fait. Voy. Act., xviii, 18. Rom., xvi, 21. Les Constitution, apostol., l. VII, c. LXVi.
CENCUSIANA ou CENCULIANA, siège épisc.
de la province Bisacène dans l'Afrique ocoid. La Notice l'appelle Cunculia. Janvier, un de ses évèques, assista à la conférence de Carthage. Voy. la Notice, n. U4, 1"'' J., ch. cxxvm. De Commanville, l'^ Table alphabet., p. 65.
CENDEBÉE , général des troupes d'Antiochus Sidétès, fils de Démèlrius, roi de Syrie. Ce général fut vaincu avec ses troupes par Jean et Judas , fils de Simon , grand prêtre et prince des Juifs, à qui Antiochus avait enlevé le gouvernement des côtes de la Méditerranée pour le donner à Cendebée. Voy. I Macchab., xv, 38, 40; XVI , 4, 8.
CENDRATA (Louis), de Vérone, qui vivait au xv» siècle, a donné une édition de l'Histoire de la guerre ides Juifs par Joseph , et des livres du même contre Apion. Voy. Scipion Maffei, Veronù illustrata, 1. III, p. 123' et 124, in-fol.
CENDRES, symbole de la pénitence; dans les calamités publiques les Hébreux mettaient de la cendre sur leurs têtes. Chez les chrétiens , l'évèque et le pénitencier mettaient des cendres sur la tête des pénitents publics au commencement de leur pénitence, à l'exemple des Ninivites. Le concile de Bénévent de lan 1091 ordonne à tous les fidèles de recevoir les cendres le premier jour du Carême, qu'il appelle jour des Cendres. L'Église veut ainsi inspirer aux fidèles l'esprit de pénitence et d'humiliation
CÉNK