CENS
lans lequel ils doivent passer le temps du Carême. Voy. Jonas, 111,6. Saint Bernard, Ser-m. in ':ap. je/unii. J. Mqrin, de la Pénitence, 1. IV- De Vert, Cérém. de l'Église, tom. I, p. 199. Hardouin, Concil., tom.X, col. 972. Bergier, qui dans son Diction, de ihéol., montre combien sont peu fondées et inconvenantes les attaques des prolestants contre cette sainte cérémonie.
I. CËNE, nom qui a été spécialement donné au dernier souper que Jésus-Christ fit avec ses apôtres rassemblés la veille de sa Passion, dans lequel il mangea la Pâque avec eux, et après lequel il institua l'Eucharistie ; l'Église en célèbre la mémoire le Jeudi saint. En donnant le nom de Cène à la manière dont ils célèbrent l'institution de l'Eucharistie, les protestants ont voulu donner à entendre par là que toute l'essence du sacrement consiste dans le repas religieux que font les fidèles en communiant; mais toute l'antiquité dépose conti-e eux; car dès le !*'■ siècle de l'Église l'usage a été de nommer Eucluxi'istie l'action de consacrer le pain et le vin, et d'en faire le corps et le sang du Seigneur. Aucun ancien Père n'a appelé cette action la Cène ou le souper du Seigneur, parce qu'en effet cette cène était finie lorsque Jesiis- Christ consacra l'Eucharistie pour la donner aux apôtres. Voy. Luc, xxii, 20. I Corinth., xi, 25. Voy. aussi Elchapostie, et Bergier, Diction, de the'ol.
II. CÈNE (Charles LE), ministre calviniste, né à Caen vers l'an 1647, mort à Londres l'an 1703. Ses principaux ouvrages sont : 1» État de Vhoynme après le péché, et de la prédestination ou salut; Amsterdam , 1684, in-12; — 2« Entretiens sur diverses matières de théologie, et particulièrement sur la gi'âce immédiate, etc.; — 3"* Conversations où ton fait voir la tolérance que les chrétiens de différents sentiments doivent avoir les uns pour les autres, etc., avec un Traité de la liberté de conscience; Philadelphie (Amsterdam ), 1687, in-12. Cène reconnaît dans cet ouvrage que sa secte n'avait pas le droit d'exclure les erreurs ; ce droit, en effet, n'appartient qu'à la vérité : — 4" Projet d'une nouvelle version française de la Bible; "Rotterdam, 1696, in-S". La traduction de la Bible a paru par les soins de son fils à Amsterdam; 1741. Cet ouvrage est peu estimé. Voy. Le Long, Biblioth. Sacr., pag. 672 et 749, édit. in-fol. Biblioth. Britann., part. 11% tom. XXVIII. L'abbé Ladvocat, Diction, hisfor.
CÈNE AU. Voy. Cenalis.
CÉNÉDA (Ceneta et Ceneda), ville épiscop. d'Italie suffragante d'Aquilée. Le premier de ses évèques dont nous ayons connaissance est saint Evence, qui vivait au temps de l'empereur Tliéodose; encore doute-t-on s'il n'était pas plutôt évêcjue de Pavie. Voy. Ughelli, Ital. Sacr.. t. V, p. 1/0. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, qui a donné une certaine étendue à cet article dans le vol. XI, p. 72 et suiv. de son Dizionario di erudizione , etc.
CENEDd (Jean- Jérôme), dominicain, néàSaragosse , qui vivait du xvi« au xvii» siècle , se distingua par sa science et par sa piété. Il professait le droit canon à Saragosse l'an 1616. On a de lui : Traité de la pauvreté religieuse , en espagnol ; Saragosse , 1616 , 'u\-¥. Il a terminé un Recueil de questions canoniques et civiles commencé par son frère; ibid., 1614. Voy. le P. Echard , tom. II , p. 4o0.
I. CÉNÉRETH, ville de la tribu de Nephthali. Vojj. Jusué. XIX, 35.
ÏI. CÉNÉRETH ou CÉNÉROTH , viUe qui donnait son nom au lac de Tibériade ou mer de
Cénéreth; la même que Tibériade, selon saint Jérôme, qui la place à l'extrémité méridionale du partage de Nephthali comme étant celle que Josué met dans le dénombrement des villes de cette tribu. Vm/. Josué, xi, 2; xix, 35.
III. CÉNÉRETH ou CÉNÉROTH, CENNÊ- ROTH, contrée qui prenait son nom de la ville de Cénéreth , qui est appelée dans saint Matthieu terre de Génésar, et dans saint Marc terre de Génésareth, d'où le lac voisin prenait aussi le même nom. Voy. III Rois, xv, 20. Matthieu, XIV, 34. Marc, vi, 53.
IV. CÉNÉRETH , mer ou lac qui prenait sou nom de la ville de Cénéreth, située près de son bord (Nombr., xxxjv, 11). Elle est nommée encore mer de Cénéroth (Josué, xii, 3), eau de Génésar (I Macchab., xi, 67), lac de Génésareth (Luc, V, 1), mer de Galilée (Matth., iv, 18. Marc, 1,16), mer de Galilée, c'est-à-dire de Tibériade (Jean, vi, 1).
CÉNÉROTH. Voy. Cénéreth , n»' II et III. CENETA. Voy. Cénéda.
I. CÉNEZ , quatrième fils d'Eliphaz, fils d'Esaù, fut l'un des chefs de Vldumée. Voy. Genèse ^ XXXVI, 15.