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CHAI

GHADIRA , siège épisc. du diocèse de Chaldée dans la Babylonie. Jesuiab , (jui en était évêque l'an 1257, assista à l'ordination du catholique Machicha II.

CHADOUIN ou HARDOUIN ou AUDOIN {Chadeonm , Cadvindus , Clodoenus, Hadvindus, Harduirtus), évéque du Mans, né en Irlande, mort le 20 août 653. Son mérite le fit choisir pour succéder à saint Bertrand, évêque du Mans, mort l'an 623. Il assista l'an 625 au concile de Reims, fonda le monastère d'Evron, et lit fleurir la piété dans son diocèse. On célèbre sa fête le 20 août. Voy. D. Mabillon, Analecta, tom. III. Courvaisier et Bondonnet, Histoire aes évêques du Manfi. Richard et Giraud.

CHADUC ou GHADUS (Biaise), prêtre de l'Oratoire, né à Riom en Auvergne l'an 1608, mort à Paris l'an 1695 , fut un prédicateur distingué. Il a laissé : 1» Lettre d'un théologien à un sien ami sur tusm-e; 1672, in-40; — 2" Traite' de fa nature de Vusure selon la loi de Dieu et la doctrine des SS. PP.; Avignon, 1675, in-16; — 8» le Mystère adorable de l'Autel selon les deux qualités essentielles de sacrement et de sacrifice: — 4" un recueil de Sermons sous le titre dé Dieu enfant; Paris, 1682, in-S». Voy. le Diction, des Pre'dic. Chaudon et Delandine , Diction, universel.

GH.ffiREAS , frère de Timothée et d'Apollophane, et gouverneur de Gazara ; il fut tué avec eux dans un marais où ils s'étaient caches après la prise de Gazara par les Macchabées. Voy. II Macchab. x 32 37.

I. GHAFFRE'(3'^«)/'rèrfM* et Thietfridm), ahhé de Carraery ou du Monastier Saint-Chaffre en "Vélay, mort le 19 octobre vers l'an 728. Il lit profession dans le monastère de Carmery, dont son oncle était le premier abbé. On lui commit le soin des affaires temporelles, qui ne lui firent rien relâcher de sa régularité. Il contribua à la conversion de saint Ménelé, qui fut depuis abbé de Menât en Auvergne. Il était abbé de Carmery lorsque les Sarrazins fondirent sur le Velay; il obligea ses religieux à s'enfuir, et resta seul dans son monastère. Les barbares le battirent et le laissèrent pour mort; et, peu de jours après, il mourut d'un coup de pierre. Le Martyrologe bénédictin place sa fête au 19 octobre. Voy. D. Mabillon, m^ siècle bénéd., i^ part. Bulteau, Hist. bénéd., 1. IV, ch. Ll.

II. GHAFFRE {Skm'ï:-),{Mnnasterium S. Theofredi), monastère de Saint-Chaffre, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoît située à douze kilomètres environ du Puy-en-Velay. Elle dut sa fondation à saint Calmin ou Calmilius, qui y mit pour premier abbé Eudes, moine de Lérins, vers l'an 680. Ce monastère fut d'abord appelé Carmery, du nom de son fondateur, puis Saint- Théofred, ou, par corruption, Saint-Chaflie, en l'honneur de son second abbé. Voy. VHist. qénér. du Languedoc, tom. I", p. 364 et suiv. La GaU. Christ., tom. II.

CHAGAS ou SOAREZ DE FONSEGA (Antome), franciscain , né l'an 1631 , mort l'an 1682, parcourut nu-pieds tout le Portugal et une partie de l'Espagne , où il déploya le plus grand zèle pour le salut des âmes, et c'est dans ce même but qu'il fonda à "Varatoio , dans le diocèse de Lisbonne, un séminaire de missionnaires apostoliques. Il a laissé quelques ouvrages de piété, entre autres : 1» Fiscns do amor divino; Lisbonne, 1683, iii-8o; — 2» Escola dapenitencia; 4687, in-4». Voy. Moréri,édit. del759.

GHAGE (Cavea ou Chanta ou Cagia), abbaye de chanoines réguliers de la congrégation de France située dans la ville de Meaux. On pense

que l'emplacement sur lequel elle fut bâtie était autrefois un amphithéâtre destiné aux spectacles du peuple, et qu'à cause de cela elle fut appelée rhrnje ou amphithéâtre. Ce monastère fut fondé l'an 1135 par le chapitre de Meaux. Depuis le xvi" siècle il a fallu plusieurs fois y introduire la réforme. Voy. VHist. de l'Èqlisp de Meaux tom. I«^ p. 141 , 142 et 313. Richard et Giraud! GHAGNOALDUS , GHAGNULPHUS. Voy. Ca-

GNOALD.

CHAIIM. Voy. CHAJi.\r.

,1. CHAÎNES, une des manières d'expliquer l'Écriture sainte, laquelle consiste à compiler les commentaires des différents auteurs en les joignant et les enchaînant , pour ainsi dire, ensemble. Saint Jérôme avait déjà fait autrefois quelque chose de semblable, en insérant dans ses commentaires les interprétations de diflorents auteurs; mais Cassiodore, Bède, Raban, etc., parmi les Latins, et parmi les Grecs Piocope de Gaze, Nicétas ou Olympiodore, et plusieurs autres, se sont exercés à ce travail. Ou peut voir pour les différentes chaînes qui ont été composées et pour l'utilité qu'elles offrent dans l'étude des saintes Écritures, J.-B. Glaire, Introd., etc., tom. K p. 259,260, 33(5, 337. Le Diction, enci/clop. de la théol, cathol.

IL GH AÎNÉS. Chez les anciens Hébreux les prisonniers criminels et les captifs étaient chargés de chaînes. On leur mettait des entKives aux pieds, et on leur chargeait le cou et les mains de colliers et de menottes. Voy. Lévitique, XXVI, 13. Jérémie, xxvii, 2. Ecclésiastique , vi , 26 ; XXI , 22.

GHAINOALD, GHAINOALDUS. Voy. Ca-

GNOALD.

I. CHAIR se prend principalement dans la Bible : l" pour la chair, qui est la matière du corps des hommes et des animaux; 2° pour l'homme vivant et même pour tous les animaux en général; 3" pour les liens du sang; 4" pour une chose qui est opposée à l'esprit, une chose chamelle ou une parole prise charnellement. Voy. Genèse, vi,13. Jean, vin,15. Rom., viii, 1,6, 7. Galat., v, 16, 17. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol. Voy. aussi Animaux, "Viandes.

II. CHAIR DE JÉSUS-CHRIST. Lorsque Jésus-Christ dit aux Juifs : Le pain que je donnerai, c'est ma chair...; car mu chair est vraiment noiirritwv , et mon sang est vraiment breuvage (Jean, vi, 52,56), ils en furent scandalisés, beaucoup même de ses disciples en murmuraient. Alors le Sauveur ajouta entre autres choses : C'est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien (ver. 64). De ces dernières paroles les calvinistes ont conclu que dans l'Eucharistie on ne reçoit pas le corps de Jésus-Christ substantiellement, mais seulement d'une manière spirituelle , par la foi. Cependant une lecture attentive de ce discours du Sauveur montre, comme l'a reinar-' que saint Augustin, qu'il a seulement voulu corrigep l'erreur des Capharnaïtes, qui se figuraient que Jésus -Christ donnerait sa chair à manger d'une manière sensible et sanglante, comme la chair des animaux qu'on coupe en morceaux et qu'on vend à la boucherie, tandis qu'il nous la donne sous les apparences dn pain et du vin. D'un autre côté, s'il se donnait à nous seulement par la foi, il ne serait pas vrai de dire que sa chair est une véritable nourriture, et son sang un véritable breuvage; ce ne serait, en effet, ni l'un ni l'autre qui nourrirait notre âme, mais uniquement la foi. Voy. August., Tractât, in Joan. XXXVIî. Plusieurs hérétiques du n» siècle , Bardesanes, Basilide, Cerdon , CérintJie,

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