‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 486 sur 1220 · CHAI · texte numérisé non relu

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les docètes et la plupart des gnostiques disaient que le Fils de Dieu fait homme n'avait pas une chair réelle , mais une chair seulement apparente ; qu'ainsi il n'était né , mort et ressuscité que d'une manière apparente. Cette erreur fut renouvelée au iii« siècle par les Marcionites, qui niaient aussi la résurrection future de la chair. Mais l'apôtre saint Jean avait déjà prévenu les fidèles contre elle au moment même de son apparition; et les Pères de l'Église qui l'ont réfutée si victorieusement plus tard ont pu se fonder sur l'autorité de l'écrivain sacré , qui avait dit expressément : Tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu dans la chair est de Dieu... Beaucoup d'imposteurs se sont introduits dans le monde, lesquels ne confessent pas que Jésus-Christ soit venu dans la chair; ceux-là sont les imposteurs et les antechrists. Nous le demandons à tout homme de bonne foi, saint Jean aurait -il employé de pareils termes s'il avait voulu parler d'une ombre de corps, d'une chair purement fantastique? Voy. I Jean, iv, 2; II Jean, vers. 7. Saint Irénée, Traité contre les hérésies, 1. III, c. xi. TertuUien, de Carne Christi et de Resurrectione carnis. Saint Jérôme, Jrfwra. Lucifer., c. viil. Clem. d'Alex., Strom., 1. VU.

I. CHAIRE ÉPISGOPALE {Cathedra, sedes episcopalis)., espèce de trône sur lequel est assis 1 évèque lorsqu'il officie pontificalement, ayant à sa droite et à sa gauche un rang de simples sièges pour les prêtres. C'est à cause de cette chaire épiscopale que l'église de l'évêque est appelée cathédrale. L'évêque a le droit d'avoir une chaire élevée dans son église, quand bien même le chapitre serait exempt de sa juridiction. Voy. De Vert, Cérém. de l'Église, tom. I*"", Ï. 63. Mém. du clergé, tom. VI, p. 1121, 1123, 132. Bergier, qui dans son Diction, de théol. remarqiie avec raison que ce privilège de l'évêque d'avoir une pareille chaire est une preuve certaine de sa prééminence au-dessus du simple prêtre.

.11. CHAIRE DE MOÏSE (LA). Ce terme, dans l'Evangile , signifie la fonction d'enseigner qu'exerçaient les Juifs et les docteurs de la loi , parce que leur enseignement consistait à lire et à expliquer au peuple la loi de Moïse. De ce que Jésus -Christ recommandait d'observer et de faire tout ce que les scribes et les pharisiens assis sur la chaire de Moïse disaient, les rabbins ont conclu faussement que la morale des Juifs était très-bonne, et qu'il lui était impossible d'en enseigner une meilleure. Voy. Matth., XXIII, 2.

III. CHAIRE DE PESTILENCE ou DES PES- TILENS (LA), désigne les discours scandaleux et la vie licencieuse des libertins. Voy. Psaume 1,1.

IV. CHAIRE DE SAINT-PIERRE (Cathedra seu Pontificatus S. Pétri), signifie le pontificat de saint Pierre. A Rome et à Antioche ou appelle Chaire de Saint-Pierre deux fêtes instituées pour honorer le pontificat de saint Pierre à Rome et à Antioche. La première se célèbre le 18 janvier, et la seconde le 22 février. Dès les premiers temps du christianisme le siège de Rome a été regardé comme le centre de l'Église catholique. Voy. saint Irénée, Adv. hœres., 1. III, cm. Bergier, Diction, de théol.

V. CHAIRE DE THÉOLOGIE, se dit de la profession et de la fonction d'enseigner la théologie. Ainsi obtenir une chaire dans une université, c'est être admis et autorisé à y faire des leçons théologiques; et occuper, remplir une chaire de dogme, c'est faire des leçons sur le dogme.

CHAIS (Charles-Pierre), théologien, né à Genève l'an 1701, mort à la Haye l'an 1785, pasteur à la Haye , a laissé : 1" le Sens littéral de l'Écriture sainte, trad. de l'anglais de Stackhouse ; la Haye, 1738, 3 vol. in-12 ; — 2» fa sainte Bible, avec un commentaire littéral composé de notes choisies et tirées de divers auteurs anqlais: ibid., 1742,1743, 1746,1748, 1760, 1777, 6 vol. in-4''; — 3° Lettres historiques et dogmatiques sur les jubilés et les indulgences, à l'occasion du jubilé universel célébré à Rome par Benoît XIV l'an 1750, et étendu à tout le monde catholique romain en 1751 ; lettres condamnées par la sacrée Congrégation de Y Index (Decr. 1 sept. 1760); ibid., 1751 , 3 vol. in-8"; — 4» Catéchisme historique et dogmatique ; 1755, in-8".

I. CHAISE-DIEU (LA), Casa-Dei, abbaye célèbre de l'Ordre de Saint-Benoit située au diocèse de Clermont. Elle fut fondée l'an 1046 par saint Robert, gentilhomme d'Auvergne, et Léon IX approuva et confirma ce pieux établissement, qui devint dans la suite le plus célèbre et le plus considérable de l'Auvergne. Voy. le Diction, univ. de la France. La Martinière, Diction, géogr. La Gall. Christ., tom. Il, col. 327, nouv. éd. Richard et Giraud.L'i^Mcyc/op. cathol.

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