‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 487 sur 1220 · II. CHAISE STERCORAIRE, chaise de marbre · texte numérisé non relu

II. CHAISE STERCORAIRE, chaise de marbre

aui est à gauche en dehors de la grande porte e Saint-Jean-de-Latran à Rome. On faisait asseoir le Pape nouvellement couronné dans la chaise , puis on le relevait en lui appliquant les paroles du psaume cxii : Suscitans a terra inopem, et de stercore erigens pauperem , ut collocet eum cum principibus, cum principibus populi sui, nullement parce que cette chaise était percée, comme l'a faussement avancé Basnage , et comme il l'a faussement fait dire à Mabillon, qui affirme expressément qu'il a vu cette chaise de ses propres yeux , et qu'elle n'est point percée : Neqtie enim pertusa erat , uti oculis ipsi probavimus. Voy. Mabillon, Commentaire sur l'Ordre romain, n. 18. Richard et Giraud. Voilà pourquoi on appelle cette chaise stercoraire. On croit que l'usage de placer le Pape sur ce siège a duré jusqu'à Léon X. Voy. De Vert, Cérém. de l'Église. Richard et Giraud.

CHAISES dans les églises. Le louage des chaises est toléré dans les églises, à cause de la dépense nécessitée par la décoration et l'entretien de ces édifices. Voy. le Journ. ecclés., mai 1762, p. 163, et les justes réflexions que fait à ce sujet L.-F. Guérin, dans VEncyclop. cathol.

CHAISNARDS. Voy. Vaudois.

CHAIX (Thomas), carme , né à Tarascon en 1696, mort l'an 1768 ; outre deux Odes couronnées par l'Académie de Marseille, il a composé un livre intitulé : de l' Excellence de la dévotion au saint Scapulaire de Notre-Dame des Carmes,

CHAJIM ou CHAIIM. On trouve un certain nombre d'écrivains juifs de ce nom dans quelques biographies. Gomme il n'y a pour la plupart que des doutes, des incertitudes et même des contradictions sur ce qui a été dit de leurs ouvrages, nous nous bornons à renvoyer à la Biblioth. Hebrœa de Wolf (tom. I, p. 366 et seqq.) les lecteurs qui voudraient avoir des notions sur ces ouvrages.

CHALA. Vni^. Achlat.

CHALAGTÉRICUS. Voy. Caletric.

CHALADE (LA), Caladia, abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans le Clermontais , sur les frontières de la Champagne , au diocèse de Verdun. Elle fut fondée au xvii« siècle.

CHALAL, Israélite qui revint de Babylone,

CHAL

CHAL

et qui quitta sa femme qu'il avait épousée contre la loi. Voy. I Esdras, x, 30.

CHALANNÉ, ville située dans la terre de Sennaar. Voy. Genèse , x, 10. Elle est nommée Chaiané dans .\mos, vi, 2, et Calano dans ïsaïe, x, 9. Saint Jérôme. D. Calmet, Bochart, Michaelis, etc., pensent qu'elle était où fut bâtie plus tard Ctésiphon. Hieronym., in Amos, vi, 2. Voy. D, Calmet, Diction, de la Bible. Bochart, Phaleg., 1. JV, c. XVIII. Michaelis, Spicileq. I, p. 228.

CHALATA. Voi/. ACHLAT.

I. CHALCÉDOlNE ou CALCEDOINE, CHAL- CÉDON , CALGHÉDON , ville épisc, et l'une des plus célèbres de la Propontide par le quatrième concile général qui y a été tenu {voy. l'art, suiv.), et qui lui a mérité plus tard le titre de métropole, quoique sans sutfragants. Théocrite, son premier évéque, combattit l'erreur des Ophites. Clément VI y nomma un évèque latin l'an 1345. Voii. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 600: tom. ill,p.l022.

II. CHALCÉDOlNE (concile de). Ce concile, qui est le quatrième œcuménique , fut assemblé l'an 451 par les soins de l'empereur Marcien , qui s'y trouva avec beaucoup de sénateurs. Selon Photius, 630 évêques, ou, selon Nicéphore, 636, y assistèrent. Le pape saint Léon y envoya quatre légats. L'ouverture s'en fit le 8 octobre 451 dans l'église de Sainte-Euphémie. Il y eut 15 sessions et 30 canons. Comme la condamnation de Diûscore et d'Eutychès, qui ne reconnaissaient qu'une nature en Jésus-Christ, était la principale cause de la convocation du concile, on commença par la lecture des Symboles de Nicée et de Constantinople, qui furent la règle de croyance qu'on voulait établir. Ensuite on dressa une profession de foi conforme à ces Symboles; enfin on passa aux règlements de discipline , qui furent renfermés en 30 canons , que l'on publia dans la 15« session. Le canon 28« attribuant au siège de Constantinople les mêmes privilèges et les mêmes prérogatives qu'à celui de Rome , ce qui est contraire au & canon du concile de Nicée , le pape Léon refusa de le confirmer. Cependant les Grecs y sont demeurés attachés. Ce concile a toujours été en grande vénération dans l'Église. Les Pères et les souverains pontifes en ont fait l'éloge dans leurs écrits , et l'empereur Mai^cien le fit publier par tout l'empire. Voy. Regia, tom. VIII. Labbe, tom. IV. Hardouin, tom. II. Baluze, in collect. Hermant, Hist. des Conciles, etc., tom. I*"", p. 492. Richard et Giraud, qui indiquent le sujet de chaque canon et les divers articles de la profession de foi du concile. Bergier, qui répond aux attaques des protestants contre ce concile.

CHALCHAL, quatrième fils de Zora, descendant de Juda. Voy. 1 Paralip., Il, 6.

CHALCIDE ou CHALCIS, CALCIDE, EURI- PUS , ville épisc. et capitale de l'ile Eubée , autrement appelée Négrepont, érigée en évèché au v« siècle, et en archevêché au xviF. Les Notices de la province Hellade la placent au diocèse de riUyrie orientale , sous la métropole de Corinthe. Son premier évéque, Anatole, assista au concile que tint saint Athanase après la mort de l'empereur Constance. Voij. YOriens Christ., tom. II, pag. 212. De Commanville, /^e Table alphabet., p. 102. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VI , p. 240.

L CHALCIS, ville épisc. de la première Syrie, au diocèse d'Antioche, sous Antioche même ; elle était la capitale de la Chalcidique ou Chalcidène , en Célésyrie , qui a eu pour roi Hérode, frère d'Hérode Agrippa, roi des Juifs. Tranquille , premier évéque de Chalcis , condamna

les erreurs de Noëtus. Voy. Joseph, Antiq.,

1. XIX, c. V. VOriens Christ., tom, II, p. 786. Richard et Giraud.

II. CHALCIS , ville épisc. de la province d'Europe , au diocèse de Thrace , sous la métropole d'Héraclée. Elle avait un évèque particulier au ix« siècle. Voy. Jus. yrœc. roni., 1. III, p. 22. VOriens Christ., t. II, p. 1150.

CHALCOL, un des fils de Mahol, renommé pour sa sagesse. Voy. III Rois, iv, 31.

CHALDAIQUE , qui appartient aux Chaldéens, Langue chaldaique , paraphrase chaldaique. Voy. Chaldéen. Targum.

CHALDÉE , contrée de l'Asie et partie de l'Assyrie prise quelquefois pour toute la Babylonie; car dans les écrits de Jérémie, comme dans tous ceux de son temps , lorsqu'il est question des Chaldéens , il faut entendre les habitants des environs de Babylone. C'est dans le même sens qu'Ezéchiel ( xii , 13 ) place Babylone dans la Chaldée. Ainsi , pour avoir une idée juste et précise de l'étendue de cette contrée , on doit distinguer les temps et les époques. Généralement dans la Bible, la Chaldée est désignée par la terre des Chaldéens ou, selon l'hébreu, CAasrfe'en y. c'est-à-dire descendants de Chased , fils de Nachor, frère d'Abraham ; dans les Actes des Apôtres (vu, 2, 4) elle est nommée Mésopotamie.

CHALDÉEN. Les Juifs , pendant leur séjour à Babylone , échangèrent leur vieille langue nationale pour la chaldéenne , qu'ils rapportèrent en Palestine au retour de la captivité. Le chaldéen, qui nous a été conservé dans quelques chapitres de Daniel et d'Esdras et dans les Targums, forme avec le syriaque une des trois branches principales de la souche sémitique. Cet idiome , surtout celui qu'on trouve dans Daniel et dans Esdras , a la plus grande analogie avec l'hébreu, dont il parait être un dialecte, mais plus développé.

I. CHALDÉENS ( anciens ). Cette dénomination désigne : 1" le peuple ou les sujets de l'empire de Chaldée , qui commença sous Nemrod ; 2» une classe particulière de Chaldéens qui s'adonnaient à l'astrologie , à la magie , peut-être les prêtres des Babyloniens; car ces derniers sont appelés Chaldéens par les auteurs grecs et latins. Les incrédules ont fait de vains et ridicules efforts pour prouver que les annales historiques et chronologiques , aussi bien que les connaissances astronomiques des Chaldéens , donnent à ce peuple une antiquité qui remonte bien au delà du temps auquel la Genèse fixe l'origine de notre planète. Voy. Genèse, xi, 28. IV Rois, xxv, 4. Judith, v, 6, etc. Daniel, u,

2, 4, 10 ; IV, 4. Cicéron, de Natura Deorum , 1. 1, c. i. Diodor. de Sicile, Biblioth., 1. II. Bergier, Diction, de the'ol. J.-B. Glaire, les Livres saints vengés, tom. I", p. 138 et suiv.

II. CHALDÉENS ( chrétiens ). Suivant la tradition des Orientaux, plusieurs des apôtres, mais particulièrement saint Thomas, saint Adée ouThaddée et d'autres disciples de Jésus-Christ, ont prêché l'Évangile non-seulement aux Chaldéens , en Mésopotamie , mais aux Perses et aux autres peuples les plus reculés de l'Orient. Il y eut dans la Chaldée deux principales villes épiscopales, Edesse et Nisibe, dans chacune desquelles il y eut des écoles célèbres et qui ont produit des savants. Ce furent des docteurs sortis de l'une et de l'autre qui répandirent les erreurs de Nestorius dans la Chaldée, la is^i^, la Perse , les Indes, la Tartarie et la Chine. Dans la suite ces sectaires ont rougi du nom de isestoriens , et ont toujours affecté de se nommer

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CHAM

Chaldéens et Orientaux. Ainsi les Chaldéens actuels sont divisés en Nestoriens , soumis pour le spirituel et le temporel au patriarche de Mosul, et en catholiques, soumis do la même manière à celui de Bagdad. Voy. Assemani, Biblioth. Orient., tom. I, p. 203, 351; tom. II, p. 457; tom. III, part, ll, p. 412; tom. IV, Dissertât, sur les Nestoriens ou Chaldéens. La Perpétuité' de la foi , tom. IV, 1. I, c. v, vu; l, X, c. VIII. Rubruquis, Voyage, p. 60. De Guignes, Histoire des Huns. Bergier , ibid. Pluquet , Histoire des Hérésies. Richard et Giraud.

CHALÉ, ville d'Assyrie. Fo?/. Genèse, x, 11,12,

CHALEMOT, théologien de l'Ordre de Cîteaux au xvii« siècle , a laissé ; Séries sanctorum et beatorum ac illustrium virorum Ordinis Cisterciensis; Paris, 1670, in-i". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CHALI, ville de la tribu d'Aser, Voy. Josué, XIX 27.

CHALINIËRE ( Joseph-François Audebois de LA), chanoine d'Angers, de l'Académie de cette ville et ancien professeur de théologie , mort en 1759, est auteur des Conférences du diocèse d'Angers sur la grâce, 3 vol. in-12. Ghalinière est le continuateur de Babin. Voy. Feller, Biogr. univers.

GHALIPPE (Candide), récollet, né à Paris en 1684, mort l'an 1757. On a de lui, entre autres écrits : Vie de saint François d'Assise, avec l'histoire particulière des stigmates, et des éclaircissements sur l'indulgence de la Portioncule; Paris, 1727, in -4"; Avignon, 1724, 3 vol. in-12. Voi/. la France littéraire.

CHALITSA. Voy. Chaliza.

CHALIVOI ( Callovium), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Bourges. Elle fut fondée, l'an 1133, par un ei-mite nommé Julien ; elle était de la liliation de Pontigny. Les lettres du pape Eugène III à Pierre de la Chastre , archevêque de Bourges en 1145, mentionnent cette abbaye. Voy. la Gull. Christ., tom. II, col. 192.

CUALIZA ou mieux Chaiitsa, en hébreu ex^ traction, dépouillement, nom donné par les Juifs à une cérémonie par laquelle une veuve déchausse les souliers de son beau-frère , qui devrait l'épouser, et se procure par ce moyen la liberté de se marier à qui elle veut. Voy. D. Calmet , Diction, de la Bible.

GHALLONER (Richard), théologien catholique , né à Lewes l'an 1691 , mort en 1781 , professa la théologie au collège anglais de Douai, fut nommé évêque de Debra, et consacra une grande partie de son temps à des controverses contre les protestants. On a de lui , entre autres ouvrages : 1" Britannia sancta ; 1745, 2 vol. in-4o ; — 2" tlie Catholic Christian instructed in the sacraments, sacrifices and cérémonies of the Church; réfutation du célèbre ouvrage du docteur Conyers Middleton, intitulé : Confbrmity between popery and paganism; — 3° The city of God; — 4" A caveat against methodism. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui indique plusieurs autres ouvrages de Challoner.

GH ALMERS, en latin Camerarius (Guillaume), jésuite, né à Aberdeen, mort à Paris l'an 1678, fut associé par l'évêque de Saint-Malo au gouvernement de ce diocèse. Outre des ouvrages de philosophie, il a laissé : 1" SS. Augustini, Fulgentii et Anselmi monumenta, nunc primum ex veteribus manuscriptis erecta, et annotationibus illustrqta; Paris, 1634, in-12; — 2° Disputationes theologicœ de discrimine peccati venialis et mortulis; ibid., 1639; — 3° Dissertatio theologica de electione angelorum et hominurn ad gloriam ; Rennes, 1641, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

Richard et Giraud, à l'art. Camerarius (Guillaume).

CHALOGÉ (Chalocheytim), abbaye régulière de l'Ordre de Citeaux , située à seize kilomètres d'Angers ; elle fut fondée par Hamelin d'Iugrande l'an 1119. Voy. La Martinière, Dict. géoqr.

I. GHÀLONS- SÛR -MARNE {Cutalonum,) ville épisc. de France, suffragante de Reims. Son premier évèque fut saint Memi ou Menge . après l'an 250. L'an 1115 le légat du Pape y tint un concile au sujet de l'empereur Henri V, excommunié par Pascal IL Le siège de Châlons, supprimé par le concordat de 1801, devait être rétabli par le concordat de 1817 ; mais ce dernier ne fut exécuté qu'en 1823. Voy. Labbe , tom. X. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud, t. XXVIII, p. 223 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XI , p. 143, 144.

IL CHÂLONS -SUR -SAÔNE (Cabillonum ou Cavillonum, Cabillennum, Cayilannum, Cavilumim), ville épisc. du duché de Bourgogne. Suivant la tradition du pays, l'Évangile y a été prêché par Marcel et Valérien , qui étaient du nombre des martyrs de Lyon. Cependant on ne connaît pas d'évêque qui ait siégé avant le iv« siècle. Il y a eu vingt-quatre conciles. L'évèché de Chàlons a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. Greg. Turonens.,rfe Gloria confess., c. LXXxv,eti/z*^oA'.,l,lV, c. XLVl; 1. V, c. xxix;l.IX et X. Gall. Christ., tom. IV, p. 66, 443, 866, 885. Martenne, Thesaur. Anecdot., 1. IV, p. 443 etpas' sirn. Reg. t. XIX , XV, XXI, XXIV. Labbe , t. V, VI, VII, IX. Hardouin, tom. III , IV , VI. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 229 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 144 et suiv.

GHALUCEÏ (Aimand-Louis Bonnin de), évèque de Toulon, mort l'an 1712. Lorsque cette ville fut assiégée par le duc de Savoie , Chalucet entretint le courage des troupes et des habitants, et vendit tout ce qu'il possédait pour nourrir l'armée. On a de lui : 1» Réponse à l'écrit du ministre Claude sur la présence réelle; 1682 , in-12 ; — 1° Réponse au ministre Bossatran ; 16Si, in-12; — S» des Ordonnances synodale» excellentes; Toulon, 1704, in-12.

GHALUMEAU (Calamus sacer, canna, fistulu, pugiUuris, siphon). Quand on communiait sous les deux espèces, on prenait le précieux sang par le moyen d'un vase d'or on d'argent fait en forme de plume ou de chalumeau. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr., |». 184 et suiv. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. biPHON.

GHALVET ( Hyacinthe de ) , dominicain, né à Toulouse l'an 1605 , mort l'an 1683 , prédicateur distingué , professeur de théologie à l'université de Caen. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1" Theologus ecclesiastes , c'est-à-dire Théologien prédicateur, 11 vol. in -fol., imprimés à Toulouse , à Caen , à Lyon et à Bordeaux ; — 2» les Grandeurs de saint Joseph; -^'6'* les Avantages de S. Dominique; — 4» sa lïe, par lui-même, in-4<», sans nom d'auteur. Voy. Huet, Origiiies de Caen, c. XXIV, 2« édit. Le P. Echard, Scriptor. Ord. Prœd., tom. II , p. 698 et 699. Richard et Giraud.

GHAM , lils de Noé et frère de Sem et de Japhet, fut maudit dans la personne de Chanaan, son iils , parce qu'il s'était moqué de son père. On croit qu'il peupla l'Afrique , qui , dans les Psaumes , est appelée la terre de Cliam. Ajoutons que dans la langue égyptienne le nom de l'Egypte est Ham , et que la véritable orthographe du nom hébreu est Ham , et non pas Cham. Voy. Genèse, v, 32; vi, 10; vu, 13; ix, 18 et suiv. Psaume lxxvii, .51 ; civ, 23. Hieronym., Quœst. ad Gènes. IX. Plutarchus , de Iside et 0siride,%d3. Jablonski, Opusc. edit. Vater, 1. 1,

CHAM

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p. 404 et seo. ChampoUion , l'Egypte sons les Pharaons, 1. 1, p. 104 etseq. Akerblad, Lettre à Sylv. de Sacy sur l'inscription de Rosette , p. 33- 37. Bergier, Diction, de ttiéol.

CHAMAAL (hebr. Bimhal), fils de Jephlat, descendant d'Aser. Voy. IParalip., vu, 33.

CHAMAAM, fils de Berzellaï de Galaad, suivit David à Jérusalem après la guerre d'Absalom. Vo}/. Il Rois , XIX , 37 et suiv.

CHAMAAN, lieu proche de Bethléem. Voy^ Jérémie, xli , 17.

CRAMANT. Yuy. Amand, n" IL

I. CHAMBON (C/impus-Donus ou Cambomum), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît, au diocèse de Poitiers ; elle était sous l'invocation de la sainte Vierge. Voi/. la (util. Christ., tom. II, col. 1297.

II. CHAMBON , abbaye de l'Ordre de Citeaux, au diocèse de Viviers. Elle fut fondée l'an 1152, et elle était fille de l'abbaye de Senanques , au diocèse alors de Gavaillon. Voy. la Gall, Christ., vet. edit.

I. CHAMBRE (François-Illharat de LA), docteur de Sorbonne, chanoine de Saint- Benoît, né à Paris l'an 1098, mort lan 1753, était doué d'un esprit juste, et il exposait ses idées avec petteté et précision. Il a laissé, entre autres ouvrages ; l" un Traité de la véritable religion contre les athées, les déistes, les païens, les juifs, 5 vol. in -12; — 2" Traite' dogmatique et théologique sur la bulle Vnigeuitus ; 3 vol. in -12; — 3" Traité de l'Église, 6 vol. in-12. Voy. les Mém. de Trévoux, octobre 1748. Richard et Giraud, qui donnent la liste de toujs leg écrits de La Chambre.

II. CHAMBRE APOSTOLIQUE (Caméra apostoUcu), tribunal ecclésiastique à Rome, que l'on pourrait appeler le conseil des finances du Pape. On y traite aussi des matières bénéliciales pour'rexpédition de certaines bulles ou rescrits que Ion ne peut ou que l'on ne veut fane passer par le consistoire à cause de quelque défaut de la part de l'impétrant. C'est dans les livres de la chambre apostolique que doivent être enregistrées toutes les grâces accordées

Êar le Pape ou son vice-chancelier. Pie IV a pulié une bulle à cet elï'et. Les expéditions de la chambre apostolique ont une autre date que celles de la chancellerie.

III. CHAMBRE APOSTOLIQUE DE L'ABBÉ DE SAINTE- GENEVIÈVE, juridiction qu'avait cet abbé en qualité de conseï vateur-né des privilèges apostoliques, et député par le Saint-Siège pour juger toutes sortes de causes entre gens d'Église.

IV. CHAMBRE ECCLÉSIASTIQUE (tribunal ecclesiasticum) , cliambre établie pour juger par appel les différends qui survenaient à l'occasion de la levée des décimes. 11 y avait neuf chambres ecclésiastiques en France ; elles étaient composées de l'archevêque du lieu , qui en était président, des évêques du ressort, d un député de chaque diocèse du ressort . de trois conseillers du parlement et du présidial où se tenait l'assemblée. Voy, Mém. du Clergé, tom. VIII, p. 2233 et suiv. Voi/. aussi Bi reau Ecclésiastique.

V. CHAMBRÉ-FONTAINE, abbaye de l'Ordre de Citeaux, située à quatre kilomètres de Meaux, sur la paroisse de Cuisy. Elle fut fondée à la fin du XII* siècle; les premiers religieux qu'on y mit furent tirés de l'abbaye du Val -Secret, au diocèse de Soissons. Vvy. VHist. de l'Église de Meaii.r . tom. 1", p. |68 et suiv.

CHAMBRIER. Voy. Câmérjer.

CHAMEAU, animal très-commun dans l'Arabie, la Judée et les pays voisins, et dont il est souvent parlé dans l'Écriture. Dans sa législa-

tion , Moise a mis le chameau au nombre des animaux impurs. Foî/.Deutér., x, 14,7,Lévitiq., XI 4 etc.

CH'amÉROSA (Domitius), Ifahen, a laissé un livre -sur les sept sacrements; Naples , 1625.

CHAMIER (Daniel), controversiste protestant, né dans le Dauphiné vers l'an 1570, tué au siège de Montauban l'an 1621, professa la théologie à l'académie de Montauban. Le plus important de ses ouvrages est intitulé : Panstra" fia catJiolica ; Genève, 1626, 4 vol. in-fol. Spanheim en a fait un abrégé, qui a paru sous ce titre : Chamierus contractas ', Genève, 1643,1 vol, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. CHAMlLLARD(EdmeV hagiographe français, vivait en 1763. On a de lui : Vie de saint Edme , archevêque de Cantorbéry , tiré dumanustcrit de l'abbaye de Pontiguy ; Auxerre , 1763, jn-12. Voy. ibid.

II. CHÀMILLARD ou CHAMILLART (Gaston), docteur de Sorbonne, mort vers l'an 1690, fut exilé, ainsi que Michel Chamillard, son frère, également docteur de Sorbonne, pour avoir refusé d'enseigner les quatre articles de la fameuse déclaration de 1682. Il a laissé : l» rfe Corona, tonsura et habitu clericorum; Paris, 1659, in-S" ; ^- 2° Déclaration de la conduite de M. l'ar-^ chevéque de Paris contre le monastère de Portlioyal: ibid., 1667,

CHAMNÉE. Voy. Channey.

CHAMOS , idole ou dieu des Moabites. Saint Jérôme et presque tous les interprètes ont pensé que Chamos , Phégor ou Béelphégor étaient la même divinité, Ditnm. Hackmann croit que c'est le dieu de la guerre. Mars; Hyde suppose que c'est le dieu des mouches. Ces deux critiques se fondent sur la signification du mot Chamos ei> arabe ; mais ces étymologies nous ont paru peu fondées. Voy. Nombr., xxi , 29. III Rois, xi, 7, etc. Hierôn., in hai. xv. Hyde, de Helig. veter. Persarum, c. V, p. 129, edit. 2. Hackmann, Dissert, de Cemoscho Moabitarum idolo. D. Cahnet, Dissert, sur Béelphégor, à la tète de son Comment, sur le livre des Nombres.

CHAMP DES FORTS, lieu situé près de Gabaon, où se livra le combat singulier de douze hommes de l'armée de David contre douze do l'armée d'Isboseth. Voy. II Rois, ii, 16.

CHAMP (GRAND). Les géographes et les higr toriens distinguent dans la Palestine deux grandes vallées sous le nom de Grand Champ ; l'une qui s'étend le long du Jourdain depuis Tibériade jusqu'à Ségor; l'autre qui est appelée simplement le Champ, ou Vallée d'Esdrelo?i , ou Légion, ou Vallée de Jezrael, à cause des villes voisines. On appelle quelquefois ces Grands Champs Aulon ou Aulos, ou Araba, c'est-à-dire en hébreu et en grec, plaine , vallée. Voy. Josué, xvii, 16. Juges, VI , 33. Judith , i , 8 ; iv," 5 ; vi , 33. Joseph , Antiq., 1, VI, c. ii; 1. IX, c. ix , 11; de Bello, 1. Vi c. IV. Euseb. et Hieronym., Onomust. in Aulon. D. Calmet, Diction, de lu Bible. Reland, Palœ^t. illustr., p. 359 et seq.

CHAMPAGNE ( Campania ), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située dans le Maine, à vingt kilomètres du Mans ; sa fondation remonte à l'a» 1151 ; elle était fille de Savigny, et elle fut réformée. V'oy. Diction, univ. de France,

CHAMPCHEVRIEUX (Guillaume de), docteur en théologie , né à Orléans l'an 1558, mort l'an 1631 , est auteur de : de Antiquitate et privilegiis ordinis Carmelitani; Paris, 1627. Voy. 1» Nouv. Biogr. nénér.

CHAMPEAUX (Guillaume de). Voy, Guillaume ue Champeaux. . .

CHAMPEIL (Pierre ou Léonard), jésuite, nç

CHAM

CHAN

à Treignac l'an 1590 , mort l'an 1669 , professa la philosophie et la théologie morale à Bordeaux. Il a laissé : les Vérités catholiques déclarées et prouvées selon la vraie idée qu'en ont eue les saints Pères, etc.; Paris, 1664, in -8°. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Soc. Jesu. La Nouv. Biogr. génér.

I. CHAMPIER (Claude), sieur de la Fayerge, fils du suivant, né à Lyon vers l'an 1520, a laissé , entre autres ouvrages : Traité des lieux saints des Gaules où notre Seigneur, par Vintei^cession des saints, fuit plusieurs miracles; Lyon, 1556; trad. en italien ; Venise, 1558, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IL CHAMPIER, GAMPERIUS ouCAMPEGIUS (Symphorien), agrégé à l'université de Pavie , né dans le Lyonnais l'an 1472 , mort l'an 1533 , devint échevindeLyon et premier médecin d'Antoine, duc de Lorraine. On lui doit, outre des ouvrages sur la médecine et l'histoire , quelques écrits qui ont trait aux sciences ecclésiastiques : 1" de Gallis summis pontificibus; — 2" Ecclesiœ Lugdunensis hierarchia , quœ est Franciœ prima sedes; 1537, in-fol.; — 3" de Triplici disciplina, cujus partes sunt philosophia naturalis , medicina, theologia , philosopliia , moralis, etc.; Lyon, 4508, in -8°; — 4» et plusieurs autres dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Voy. le P. Colonia , jésuite , Hist. littér. de Lyon, tom. II. Le P. Nicéron, 1732, p. 239. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

CHAMPIGNY (Côme), barnabite,né àBlois en 1649, mort en 1718, a laissé : 1» un Recueil de sermons choisis; Paris, 1708, 2 vol. in -12. L'auteur du Diarium de 1708 les appelle : Sermons dignes d'un apôtre. Voy. le Diction, des Prédicat, français ; Lyon , 1737.

champion" (Pierre^, jésuite, né à Avranches l'an 1631, mort à Nantes l'an 1701, professa la rhétorique pendant dix ans. On a de lui : 1» la Vie du P. Ri gouleuc , jésuite , avec ses traités de dévotion et ses lettres spirituelles ;]?aiVis, 1686 et 4694, in-12; Lyon, 1735 et 1739, in-12; — 2° la Vie et la doctrine spirituelle du P. Lallemand , jésuite; Paris, 1694; Lyon, 1735; Avignon, 1826, in-12; — 3» la Vie des fondateurs des maisons de retraite, M. de Kerlivio, le P. Vincent Huby et if"« de Francheville ; Nantes, 1698, in-8", sous le nom anagrammatique de Phonamic. Voy, Moréri , édit. de 1759. Feller , Biogr. univers. Quérard, la France littéraire.

CHAMPION DE NILON (Charles-François), jésuite , né à Rennes l'an 1724, mort à Orléans l'an 1794 , professa la théologie à la Flèche. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1» Morceaux choisis des Prophètes mis en français ; 1777, 2 vol. in-12 ; c'est une paraphrase plutôt qu'une traduction. On l'a réimprimée avec une Notice sur l'auteur; — 2» Catéchisme pratique; 1783, in-12; — 2" Nouvelles histoires et paraboles ; Paris, 1786, in-12; Lyon, 1820, et Paris, 1825. Voy. ibid.

CHAMPION DE PONTARLIER (François), jésuite , né à Rennes l'an 1731 , mort l'an 1812, a laissé : 1° le Trésor du chrétien , ou Principes et serdiments propres à renouveler et à consommer le christianisme dans les âmes; Paris, 1778, 2 vol. in-12 , et 1827, 3 vol. in-12 ; — 2» /e Théologien philosophe; ibid., 1786, 2 vol. in- 8»; — 3° Nouvelles lectures de piété convenables à tous les états; Rennes , 1804, 4 vol, in-12 ; — i° Nouvelles paraboles fondées sur des fictions; 2 vol. in-12. Voy. De Boulogne , Mélanges, i , 39, Quérard, lu France littéraire. Feller, ibid.

CHAMPOLLION le jeune ( Jean - François ) , orientaliste, né à Figeac (Lot) en 1790, mort à Paris l'an 4832 , se distingua dès son enfance

par une aptitude très - grande pour les langues orientales. Après avoir terminé ses; études au collège de Grenoble , il vint à Paris dans le dessein de se livrer à son goût pour les idiomes savants. Il s'appliqua surtout au copte et à la science hiéroglyphique. Il a composé un grand nombre d'ouvrages, dont on trouve la liste complète dans YFncrjclop. cuthol. ; nous citerons se\xlemenl:\''r Egypte sous les Pharaons; ou Recherches sur la géographie , la religion, la langue et l'histoire de l Egypte avant l'invasion de Cambyse; Grenoble, 1814, 2 vol. in-8o ; — 2» Observations sur des fragments coptes ( en dialecte baschmourique) de l'Ancien et du Nouveau Tes- ' tament, publiés par M. W. F. Engelbreth, à I Copenhague ; Pans ,1815, in-8», extrait des Annales encyclopédiques; — 3;" Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens, etc.; Paris , 1824, avec planches , et 1828 ; — 4'' Lettre à Mit Wiseman , lue à Rome par ce dernier dans son huitième discours , et publiée depuis avec ce même discours. Dans cette lettre le savant égyptologue dit , entre autres choses : « Je démontre qu'aucun monument égyptien n'est l'éellement antérieur à 2200 ans avant notre ère. C'est certainement une très - haute antiquité ; mais elle n'offre rien de contraire aux traditions sacrées; et j'ose même dire qu'elle les confirme sur tous les points. » Après avoir donné plusieurs preuves de la vérité de son assertion, Champollion ajoute : « Je serais curieux de savoir ce qu'auront à répondre ceux qui ont malicieusement avancé que les études égyptiennes tendent à altérer la croyance dans les monuments historiques fournis par les livres de Moïse. — L'application de ma découverte vient, au contraire , mvinciblement à leur appui. »

CHAMPS (Etienne Agard DES) , jésuite , né à Bourges l'an 1613, mort à la Flèche l'an 1701, professa la théologie au coUéf^e de Paris, et fut trois fois provincial. On a de lui : 1" Disputatio theologica de libero arbitrio, sous le nom d'Antoine Ricard ; Paris , 1642, in-12 , et 1646, in-4« ;

— 2° de Hceresi janseniana , a sede aposlolica merito proscripta , libri ires; Paris, 1654, in-fol., et 1728; — 3° S. Augustinus , theologorum Aristoteles , sive de S. Augustini in rel>us theologicis auctoritate oratio, dans les Selectœ oration. panegyr. PP. Swiet. Jesu, tom. II; Lyon, 1667;

— 4" plusieurs autres écrits qui sont indiqués dans Rir;hard et Giraud.

CHAMPSNEUFS (Pierre DES), jésuite , né à Nantes , mort l'an 1675, a donné . l" les Psaumes de David et les Cantiques, avec une explication latine, courte et littérale; Paris, 1648; — 2° Axiomes évangéliques tirés du Nouveau Testament; ibid., 1647 ; — 3° Axiomes conformes aux paivles de Jésus -Christ et des apôtres; ibid.,

CHANA. Foy.CANA, n» IL

CHANAAN ou CANAAN, fils de Cham, fut maudit avec son père par Noé. Cette malédiction s'étendit jusque sur les Chananéens, ses descendants , qui habitèrent le pays occupé depuis par les Israélites. On croit que Chanaan mourut dans la Palestine, qui est appelée de son nom Terre de Chanaan. Voy. Genèse, ix, 18; x,15 et suiv.

I. CHANAAN A, quatrième lils de Balan. Voy. IParalip., vu, 10.

IL CHANAANA, père du faux prophète Sédécias. Voy. III Rois, xxii, 24.

CHANANÉENNE , femme des environs de Tyr et de Sidon qui vint demander à Jésus -Christ la guérison de sa lille tourmentée par le démon. Le Sauveur parut la rebuter d'abord ; mais il lui

CHAN

CHAiN

accorda cependant sa demande; car à son retour chez elle elle trouva sa lille guérie. Voy. Matth.. XV, '2i-28. Bergier, Diction, de théol.

CHANANÉENS, peuples issus des onze lils de Chanaan. Ils habitèrent d'abord la Palestine; mais , selon l'opinion la pins regue , ils se retirèrent en Afrique lorsque les Israélites s'emparèrent de leur pays. Au temps de saint Augustin les Africains se disaient encore descendants des Chananéens; la langue punique avait du reste beaucoup d'affinité avec les langues chananéenne et hébraïque. Voj/. Genèse, x, 48. Exode , III, 8, etc. Bergier, qui dans son Diction, de théol. réfute les diverses objections des incrédules au sujet des Chananéens.

GHANANI, un des lévites qui se trouvèrent à la fête des Tabernacles après la captivité de Babvlone. Voy. II Esdras, ix, 4.

CfiANATH. \'oij. Canath, n» I.

CHAN-BALEK ou CATHI, CAMBALA, CAM- BALI, KAM-BALEK, KAMBALK, ville épiscopale située au septentrion de la Chine et capitale du pays nommé Catai. On ne sait pas au juste à quelle époque les peuples de cette contrée embrassèrent la religion chrétienne ; il est probable que ce fut longtemps après qu'elle eut été établie dans la partie méridionale de l'empire , puisque son évèque est compté pour le vingt -troisième du diocèse de Chaldée. Voy. Assémani, Bihlioth. Orient., tom. III, p. 587.

CHANGEE, GHANGEI. Voy. Channey.

GHANCEL. Voii. Cancel.

CHANCELADÉ. Voy. Chancellade.

I. GHANCELIER D'ÉGLISE, titre qui s'était conservé dans plusieurs églises, et qui tirait son origine des anciennes charges de cartophylax, bibliothe'cuire, notaire. Le chancelier était le dépositaire du sceau particulier d'un évéque ou d'une église. Voy. Durand de Maillane, Diction. de droit canonique, au mot Chanceliers d'Églises. Le P. Thomassin, Discipline eccle'siast., part. III, 1. I<'% c. Li et LU.

II. GHANGELIER ou VIGE-GHANGELIER DE L'EGLISE ROMAINE, cardinal, chef de la chancellerie. Quoiqu'il soit véritablement chancelier, il prend seulement le titre de vice-chancelier depuis Grégoire "VIII, qui, après son exaltation, donna cette charge à un chanoine de Saint-Jean-de-Latran , qui prit le titre de vicechancelier du pape, probablement parce que le titre de chancelier resta toujours attaché à la personne même du souverain Pontife. Boniface VIII restitua cet emploi au collège des cardinaux; mais ceux qui depuis ce temps-là l'ont rempli se sont contentés du titre de vice-chanceliers. Voy. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Cancellarius. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. L'aMié .1. Stremler, Traité des peines ecclés., etc . , p . 6'22. ci63.

III. GHANGELIER DE L'UNIVERSITÉ (Le) était celui qui scellait les lettres des grâces et des provisions que l'on donnait dans l'université. Il y avait deux chanceliers dans l'université de Paris : l'un qui était du chapitre de la cathédrale, l'autre qui était religieux de Sainte-Geneviève ; cela venait de ce qu'il y avait autrefois à Paris deux célèbres écoles publiques : l'une dans la ville , gouvernée par l'évèque , et l'autre sur la montagne de Sainte-Geneviève , gouvernée par l'abbé. Chacun avait son chancelier. Voy. Bouchet, au mot Chancelier. Les Mém. du clergé, tom. l", p. 929 et suiv. Bergier, Diction, de t/iéol.

IV. GHANGELIER D'ORDRES DE GHEVALE RIE est celui qui scelle les commissions et les mandements dw chapitre, qui tient le registre des

délibérations, et qui en délivre les actes sous le sceau de l'Ordre.

GHANGELLADE ou CHANGELADE (Canon ci regulares de fonte canccUato). Quelques pieux ecclésiastiques s'étant retirés dans une solitude à quatre kilomètres de Périgueux, près d'une fontaine appelée Chancellade {Fons caticellatus), y menèrent la vie érémitique sous la direction âe Foucaud , de l'Ordre de Saint-.\ugustin. Leur église prit le nom de Notre-Dame de la Chancellade ; et, l'an 1133, ils firent profession de la règle de saint Augustin et prirent l'habit de chanoines réguliers. L'an 1623 Alain de Solminiach, abbé de la Chancellade, et depuis évèque de Cahors, y commença la réforme. Voy. Léonard Chastelet, Vie de M. Alain de Solminiach. Vie du P. Jean Garât, abbé de Chancellade. Hermant, Hist. des Ord. reliy., tom. II. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. rnonast., tom. II, p. 101 et suiv

I. GHANGELLERIE APOSTOLIQUE ou RO- MAINE, tribunal dont la juridiction s'étend sur l'expédition des lettres apostoliques, des bulles, des suppliques signées par le Pape, à l'exception de celles qui s'expédient par bref. La chancellerie est composée d'un chancelier ou vicechancelier, d'un régent , et de douze prélats référendaires appelés les abréviateurs du grand parquet. Voy.. pour les nombreuses questions qui se rattachent à cette chancellerie, L. Ferraris, Prornpta Biblioth.; outre qu'il traite luimême assez longuement la matière, il cite d'autres auteurs qui l'ont traitée avant lui. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Canicleum, Audienti.î: litterarum.L. FerrAris, Prompta Biblioth., ad voc. Cancellaria. L'abbé André, Diction, alphabet, de droit crt«o«. L'abbé .T. Stremler, Traité des peines ecclés.. etc., p. 622, 623.

IL GHANGELLERIE ECGLÉSIASTIQUE.

Quand le Pape érige un siège épiscopal, il établit en même temps une chancellerie ecclésiastique. C'est ce que nous appelons en France un secrétariat.

m. GHANGELLERIE ROMAINE. On appelle encore ainsi le lieu où s'expédient les actes du Pape faits dans le consistoire, et particulièrement les bulles des archevêchés, évéchés, abbayes et autres bénéfices réputés consistoriaux. Voy. le Diction, ecclésiastique et canon, portatif.

CHANDELEUR, fête très-ancienne qui se célèbre le 2 février en l'honneur de la Purification de la sainte Vierge. On la nomme ainsi à cause des cierges allumés qu'on porte ce jour-là à la procession pour témoigner la part que l'on prend à la joie du vieillard Siméon, qui, tenant Jésus entre ses bras, dit qu'il était la lumière des nations et la gloire d'Israël. Les Grecs nomment cette fête Hypante, c'est-à-dire rencontre, parce que le vieillard Siméon et la prophétesse Anne rencontrèrent l'enfant Jésus dans le temple au moment de sa présentation. Il était tout à fait faux de dire que la Chandeleur a été substituée à des fêtes païennes. Voy. Purification, Bergier, Diction.de théol. L. Ferraris, Prornpta Biblioth.. ad voc. Candela,

CHANDELIER. Moïse fit placer dans le tabernacle un chandelier d'or à sept branches qui pesait un talent , et dont on trouve la description dans le livre de l'Exode. Salomon en mit dix semblables dans le temple de Jérusalem. Chez les chrétiens, l'usage des chandeliers d or, d'argent ou d'autre métal remonte , selon Baronius, aux temps apostoliques. Pendant la cele- 1 bration de la Messe il doit y avoir sur 1 autei au moins deux chandeliers avec des cierges ai- 1 lûmes. Voy. Exode, xxv, 31. III Rois, vu, 49.

CHAN

CIIAN

Baronius, Annal,, ad ann. 58, n. 70. Bergier, Diction, de théol.

CHANDIEU (Antoine La Roche de),ahébraïsé son nom en se faisant appeler Sadéel et ZamurieU c'est-à-dire Champ de Dieu, Chant de Dieu. Il naquit dans le Maçonnais l'an 1534 , et mourut l'an 1591 à Toulouse, où il étudia le droit. Il eut pour condisciples des protestants qui l'enflammèrent pour leur secte, et son intimité avec Calvin et Bèze acheva de le décider à embrasser le protestantisme. Ses œuvres complètes, qui roulent en grande partie sur des sujets de controverse, et qu'on a pubhces sous le titre de Anionii Sadeelis Chundœi, nohiliss-imi virt,opera théologien, etc.; Genève, 1592, 1 vol, in-S», et 1615, ont été mises à V Index. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXII. Feller, Biogr. univers, La Nouv. Biogr, génér,

I, CHANDLER (Edouard), évéque protestant de Litchfield, puis de Durham, mort l'an 1750. Outre des sermons , on a de lui : A defence of cknstianity , from tlie prophecies of the old Testament; Londres, 1725, in-S", en réponse à l'ouvrage de CoUins intitulé Discourse of the grounds and reasons of the Christian religion, Voy. la Nouv, Biogr. ge'ne'r,

II. CHANDLER (Samuel), ministre non conformiste, né à Hungerford l'an 4693, mort l'an 1706, a publié, entre autres ouvrages ; 1° Vindiçation of the Christian religion ; Londres, 1725 et 1728; — 2" Vindicaiion of the antiquity and authority of Daniel prophecies , and their application to Jesus-Christ ; ibid., 1728, in-S»; — 3" A paraphrase and critical commentary of the prophecy ofJoel; ibid., 1733, in-4''; — 4" Traduction (en anglais) de V Histoire de l'inquisition par Limborch; l'731, 2 vol. in-4''; histoire condamnée par la congrégation de \ Index (Decr. 19 maii 1694). Voy. Feller, Bioqr, univers. La Nouv. Biogr, génér,, où sont indiqués plusieurs autres ouvrages de Chandler.

CHANDON (Renard), jurisconsulte français du xvi" siècle , a laissé : Responsum quu plunum fit non esse amplius dubitandum quin mortuo romano pontifice adhuc omnino duret potestas legati Franciœ, etiam. quoud facidtates spécialité r concessas ultra principale legationis officiurn; Paris, 1534, in-4'', Voy, Le Long, Biblioth. histor, de la France.

CHANEMUNDUS. Voy. Annemond.

CHANGI (Pierre), né à Dijon vers l'an 1503, mort l'an 1563, a laissé, entre autres ouvrages ; \° Très-briève et très-fructueuse institution de la vertu d'humilité, avec une épitre de F. Bernard touchant le négoce et le gouvernement d'une maison; Paris, lo39, in-16; — 2" Institution de la femme chrétienne, tant en son enfance que mariage et viduité, ainsi que l'office dudit mari ; trad. du latin de Louis Vives; Lyon, 1543, in-16; — 3° Instruction chrétienne pour femmes et filles mariées et à marier; de la paix et union qu elles doivent moyenner et entretenir en mariaqe; Poitiers , 1545 , in-16. Voy. La Croix du Maine et Duverdier, Biblioth. Franc. Papillon, Biblioth. des auteurs de Bourgogne,

CHANIGIARA, siège épisc. de la province de Beth-Garmé au diocèse de Chaldée. Le premier de ses évèques, saint Cyriaque, siégeait l'an 824. Vov. Richard et Giraud.

CHANNEY ou GEAMNÉE, CHANGÉE, CHAN- CEI (Maurice), chartreux anglais, mort à Richmond en 1581 ; obligé de quitter son pays à cause de la persécution d'Henri YIII , se retira dans les Pays - Bas , où il devint prieur de la Chartreuse de Bruges. On lui doit une histoire des Chartreux martyrisés en Angleterre, sous le

titre de : Historia , aliquot nostri sceculi marty' rurn, cum pia, tum lectu jucundu, nunquam antchac typis excusa; Mayence, 15.50, in-b". Cet ouvrage est précédé des Vies et morts de Jean Fischer, évéque de Rnchester , et du chancelier Thomas Morus. Voy. Moréri, Diction, histor, La Nouv. Biogr. génér,

I. CHANOINE (Canonicus), mot dérivé du grec, et qui signifie rèw/e ; nom donné aux clercs qui possèdent une prébende dans une église cathédrale ou collégiale. Les chanoines se divisent en chanoines séculiers et en chanoines réguliers. Les chanoines séculiers sont ceux qui ont abandonné la vie commune pour vivre en leur particulier, et qui, outi'e les revenus de l'Église, peuvent jouir de leur patrimoine. On appelle aussi chanoines séculiers de simples laïques qu'on reçoit chanoines par honneur ou par privilège. Les chanoines réguliers, appelés aussi chanoines-moines , sont ceux qui ont joint à la vie commune les pratiques et les V2ux solennels des religieux, et qui réunissent l'état clérical et le régulier; ils suivent presque tous la règle de saint Augustin. On fait remonter leur institution au temps des apôtres. Voy. Gabr, Pennotus, Hist. canon, regular,; Rome, 1624, in-fol. .T.-B. Malégarus, Instituta et proqressus clericalis canonicorum Ordinis; Venise, 1Ô48. Le P. Chaponel, Histoire des chanoines ou Recherches historiques sur l'Ordre canonique; Paris, 1699. Hélyot, Histoire des Ordres monastiq., tom. II. D. Macri, Hierolexicon , ad voc, Canonicus. L. Ferraris, Prompta Biblioth,, ad voc. Canonica- Tus. Richard et Giraud.

II. CHANOINE ad efféctum, dignitaire auquel le Pape confère le titre nu de chanoine, sans prébende, à l'effet de posséder une dignité dans un chapitre. En France les dignités ne pouvaient être conférées qu'à des chanoines, et c'était pour que l'on fût capable d'obtenir ces dignités que le Pape créait des chanoines ad efféctum, c est-à-dire à l'effet de tenir ces mêmes digni» tés et offices. Voy. le tit. de Reserv, sublat, P. in cathedr, concord. Les Mém. du clergé, tom, II, p. 1756 et 1759.

III. CHANOINE CAPITULANT, chanoine qui , étant constitué dans les ordres sacrés , a voix délibérative dans les assemblées capitulaires.

IV. CHANOINE DOMICILIAIRE ou DAMOI- SEAU (Canonicus do/niciliaris), ou chanoine in minoribu^; nom donné dans quelques chapitres, à Strasbourg et à Mayence, par exemple, aux jeunes chanoines qui n'étaient pas encore dans les ordres saci'és

V. CHANOINE EXPECTANT, celui qui a le titre de chanoine, voix au chapitre, place au chœur, avec l'exriectative de la première prébende vacante,. sm6 expectatione prœhendœ,

VI. CHANOINE FORAIN , celui qui ne desservait pas en personne la chanoipie dont il était pourvu, mais qui la faisait desservir par un vicaire. On ne voyait de ces chanoines que dans certaines églises où des corps avaient une place de chanoine qu'ils faisaient desservir par un vicaire perpétuel; tels étaient ceux de Saint- Victor, de Saint-Martin-des-Champs, etc.

VIL CHANOINE HÉRÉDITAIRE ou LAÏQUE, laïque auquel certaines églises cathédrales ou collégiales déféraient le titre et les honneurs de chanoine honoraire. Ainsi, dans le cérémonial romain, l'empereur était reçu chanoine de Saint-Pierre de Rome, et le roi de France était chanoine honoraire héréditaire de plusieurs églises du royaume. Il y avait aussi dans quelques chapitres des seigneurs particuliers

CHAN

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qui jouissaient du titre et des droits de chanoine héréditaire,

VIII. CHANOINE HONORAIRE, celui qui jouit de rhonorifique attaché au titre de chanoine. Autrefois il y en avait de laïques et d'ecclésiasUques ; les laïques étaient les chanoines héréditaires, et les ecclésiastiques étaient quelquefois des vétérans ou des jubilaires qui, après avoir servi un certain temps, jouissaient de certains droits honorifiques. Les clianoines ad effectuni étaient des espèces de chanoines honoraires.

IX. CHANOINE JUBILAIRE. On appelle ainsi les chanoines qui ont quarante ans de canonicat.

X. CHANOINE MAJEUR. Nom donné dans quelques chapitres aux chanoines pourvus des plus grandes prébendes, par opposition aux chanoines pourvus des plus petites, et qu'on appelait pour cela chanoines mineurs.

XI. CHANOINE PRIVILÉGIÉ, celui qui,sans assister à roffice ou même sans résider, jouit des fruits de sa prébende. Voy. Absence, Absent.

XII. CHANOINE RÉSIDANT ou MANSION- NAIRE , celui qui desservait en personne son église, à la différence du chanoine forain, qui la faisait desservir par un vicaire.

XIII. CHANOINE SURNUMÉRAIRE (sub expectatione futurœ prœbendœ). Lorsque les revenus étaient possédés en commun, il y avait dans chaque église autant de clercs qu'elle pouvait en entietenir; loisque les fonds eurent été partagés on reçut encore des chanoines, sans en déterminer le nombre; quelquefois on partageait une prébende en deux, et les derniers venus attendaient une vacance; mais plus tard on fut obligé de fixer le nombre des chanoines. La Congrégation du concile de Trente a déclaré que révéque pouvait créer des chanoines surnuméraires, à qui les premières prébendes devaient être données. En France ces expectatives ont toujours été inconnues. Toy, Fagnan, lib, I, part. I, p. 155. Thomassin, Discipline de l'É-

£lise, part, IV«, 1, I", ch. XLVii, n, 14 et suiv. es Mém. du clergé, tom. Il, p. 1128.

XIV. CHANOINE TERTIAIRE, semi-prébendé, chanoine qui ne touchait que la moitié ou la troisième partie des fi-uits d'une prébende. Voy. Durand de Maillane, Diction, de droit canonique, au mot Chanoines.

CHANOINESSES. Il y en a de deux sortes : des séculières et des régulières. Les séculières étaient des filles qui possédaient des prébendes qui leur étaient affectées par la fondation; elles chantaient l'office au chœur comme les chanoines, mais ne faisaient pas de vœux. Elles pouvaient se marier, excepté l'abbesse et la doyenne , qui sont bénites. Ainsi que le déclara Clément V au concile général de Vienne, leur état n'avait pas été approuvé comme religieux. Les chanoinesses régulières étaient une sorte de religieuses qui suivaient la règle de saint Augustni.Leur origine remonte au viii« siècle, et l'on en voit quelques vestiges dans le concile de Francfort de l'an 794, can. 47. Il n'y a plus de chanoinesses en France; mais l'Allemagne en a conservé quelques chapitres; ce sont des femmes issues de grandes familles. Voy. Sainte- Beuve, tom. II, cas 55. Pontas, au mot, Chanoinesses, Thomassin, Discipline de l'Église, part. 111, ch. XXXIX.

CHANOINIE , titre du bénéfice d'un chanoine, Vou. Canonicat.

CHANSONNETTE. Voy. Cantiuncula,

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