I. CHANT (Cuntus). Le chant a toujours été
employé pour célébrer les louanges de Dieu ; on pense que le chant alternatif a commencé dans l'Eglise au temps des apôtres , puisqu'on le trouve établi dès le ii* siècle parmi les chrétiens de Bithynie. Saint Basile et saint Grégoire de Nazianze en parlent comme d'une coutume établie depuis longtemps. Le chant s'est introduit plus tard en Occident, et l'on croit que saint Ambroise l'institua le premier dans son Église de Milan, Voy. Basile, Epist. LXlll. Grég., curm. 58, de rit., sub fin. Tertull., lib, II, ad uxor. sub finem. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Cantus. L. Ferraris, Prompta BihliotU,, ad voc, Gaxtus. Bergier, Diction, dp tlipol.
II. CHANT AMBROSIEN {Cantus Amhrosianus), chant composé des quatre tons authentiques des anciens : le dorien, le phrygien, le lydien et le mynolidien; on croit qu'on appela ces quatre tons authentiques parce qu'ils furent approuvés pour le chant. Saint Microlet, évêque de Milan, ou saint Ambroise, les choisit pour former le chant de cette Église, Voy. Brossart.
III. CHANT GRÉGORIEN ou RiOMAIN ou 'PLAÎNCEk.^T (plo/iuset siM/jlexcanendi inodus), chant dont on se sert dans l'Église quand le chœur et le peuple chantent à l'unisson. On l'appelle c/iant grégorien parce que saint Grégoire le Grand le corrigea sur le chant ancien et l'établit en Italie, Pépin et Charlemagne l'établirent dans toutes les églises de France. Quelques églises n'en prirent pourtant qu'une partie et le mêlèrent au leur, Voy. le card. Bona , Traité de la divine psalmodie. L'abbé Lebœuf, Truite' hist. et prat. sur le chant ecclésiast. D, Hemi Carré, bénéd., le Maître des novices dans l'art de chanter.
CHANTAL (Jeanne-Françoise Frémiot de), sainte, fondatrice de l'Ordre de la Visitation, avait été mariée à Christophe de Rabutin, baron de Chantai. Elle est née à Dijon le '28 janvier 1572, et morte à Moulins le 13 décembre 1(>41. Béatiliée par Benoit XIV en 1751 , elle fut canonisée en 1767 par Clément XIII. Sa fête est fixée au 21 août. Saint François de Sales donna à son Ordre des constitutions approuvées par le Pape en 1G18. On lui doit des Lettres :Vm'\s, 1660, 1823 et 1833. Sa Vie a été écrite par Beaufils, 1752, in-12; par Henri de Maupas, évêque du Puy, 1753, in-8o ; par MarsoUier, 1777, 2 vol. in-12; enfin par l'abbé Era. Bougaud, sous le titre de : Histoire de sainte Chantai et des origines de la Visitation; Paris, 1863, 2 vol, in-8», 2<' édit,, précédée d'une lettre de Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans, sur la manière d'écrire la Vie des Saints.
CHANTELOU (D. Claude), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né l'an 1617, mort à Paris l'an 1664 , se distingua par une vaste érudition. 11 participa au Spicilegium de D. Luc d'Achéry et aux Acta de Mabillon. On a aussi de lui : 1" les sermons de saint Bernard, de Sanctis et de tempore; 1662, 1 vol. in-4''; — 2" les Règles de saint Basile, en latin; 1664, in-S»; — 3° deux Discours sur l'institut rehgieux , et l'édition du Bréviaire des Bénédictins, auquel il avait eu beaucoup de part; — 4° plusieurs manuscrits. Voy. D. Le Cerf, Biblioth. des aut. ecclés. de la Congrég. de Saint-Maur, p. 58 et suiv. D. Tassin, Hist. littéraire de la Congréa. de Saint-Maur. B. Hauréau, Hùt. littéraire du Maine, tom. I«', p. 37. La Nouv. Biogr. gêner.
CHANTEMERLE (Cantumerulte), ancienne abbave de l'Ordre de Saint-Benoit au d«ocese de Tfoyes en Champagne. Elle fut fondée 1 an 1180 par Henri I", comte de Champagne. La lOyO ce monastère fut supprimé , et on trans-
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ftira les religieux à l'abbaye de Saint-Loup de Troves. Voi/. La Martinière, Diction, géogr.
CbANTOIN (Cantoneum), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin située hors des murs de la ville de Clermont en Auvergne, et fondée par saint Gênes , évéque de Clermont. Aldefred, pénitencier de la même Église, est ïegardé comme son restaurateur; cette abbaye fut unie à celle de Pebrac l'an 1199 ; les Carmes- Déchaussés en prirent possession l'an 1633, et Urbain VIII la supprima l'an 1639. Voy. Sainte- Marthe, ««//. Christ., tom. II, col. 394.
I. CHANTRE (Can/o;-, Prœcentor,Primicerius), se dit par excellence du maître du chœur, celui qui conduit les exécutants ou choristes. Il parait dans tous les monuments de l'Église entie les plus anciennes dignités du chapitre. Les conciles de Cologne de 1536 et de 1620 donnent aux chantres le nom de chorévéques , comme évéques ou intendants du chœur. A Paris le chantre de la cathédrale était la seconde dignité du chapitre. Voy. Can. Cleros 1 , dist. 21, § Concentùrcum perlàtis, dist. 25, § ud Primicer. Joly, Traité des écoles. Les Mérn. du clergé, tom. I'^>',
E. 1047. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Cantor. . Ferraris, Prompta Biblioth.. ad voc. Cantor. L'abbé André, Diction, alphabet, de droit canon.