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II. CHANTRE (Gilles LE). Voy. Cantor

CHANTRERIE, dignité, office ou bénéfice du

chantre. C'était une des principales dignités des églises cathédrales, et la coutume en réglait le rang. Dans les églises cathédrales, la chantrerie avait ordinairement, sous l'autorité de l'évêque, l'inspection sur les petites écoles de la ville. Voy. Mém. du clergé, tom. I", p. 1068. Richard et Giraud. UEncyclop. cathol.

CHANTRES (Les) ne sont pas moins anciens que le chant et l'office divin; les canons apostoliques en font mention. Le pape Hilaire ou saint Grégoire le Grand en fit un corps qu'on appela l'Ecole des Chantres (Schola Cantorum). Dans l'Église judaïque il y avait quatre mille chantres avec leurs chefs et leurs présidents, qui, sous le règne de David, chantaient les louanges du Seigneur à Jérusalem. Voy. I Paralip., XXV.

CHANUT (Pierre-Martial), abbé d'Issoire, aumônier de la reine Anne d'Autriche et visiteur fénéral des Carméhtes de France, mort l'an 695 , a laissé : 1« Seconde apologie de .Justin pour les chrétiens , trad. du grec ; Paris , 1670 , in-12 , et 1686; — 2» Catéchisme du concile de 7 rente: ibid., 1673, in-4° et in-12; — 3» Vie et Œuvres de sainte Thérèse, écrites par elle-même, et trad. de l'espagnol; ibid., 1691, in-8». Voy. le Journ. des Savants, 16 décembre. 1674. L'Encyclop. catholique.

I. CHAPE ou CHAPPE (Cappa ou Capa, Sacra trabea, vestis pluvialis), ornement d'église que portent ordinairement les chantres dans les fêtes solennelles. Les chapes viennent du manteau des anciens appelé penula ; elles avaient autrefois un capuce qui couvrait la tête, d'où est venu le mot de cappa ou capa, de caput, ou , selon saint Isidore de SéviUe, de capere, parce qu'elles enferment l'homme tout entier. Voy. Isid. de Sév., Origin., 1. XIX, c. xxxi. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 162. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Cappa. Richard et Giraud.

IL CHAPE (DROIT DE), droit qui se payait aux chapitres par les nouveaux prélats, ou aux religieux par les nouveaux abbes commendataires. Ce droit n'était fondé que sur l'usage. Le droit de chape consiste encore à exiger du chanoine nouvellement installé un présent en argent pour chacun des autres chanoines; mais le concile de

Trente a condamné cette coutume. Voy. DuPerray, de l'État ecclésiast., 1. IV, ch. i, n. 37. La Combe, Diction, canon., au mot Chape. Concil. Trid., sess. XXIV, c. xiv.

III. CHAPE DE SAINT-MARTIN, espèce de manteau ou d'étendard confié a la garde des ducs d'Anjou, sénéchaux de France; c'était un voile de taffetas sur lequel le saint était représenté, et qui avait séjourné un jour ou deux sur son tombeau. Sous la première et la seconde race des rois de France, on portait cet étendard à l'armée. Voy. Richard et Giraud.

I. CHAPEAU , vêtement dont l'usage n'a commencé en France que vers la fin du xiv» siècle ; les ecclésiastiques n'en pouvaient point porter ; leur coiffure consistait en un chaperon de drap noir avec des cornettes. Voy. Lobiiieau, tom. I*""^ p. 845. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon, art. Chapeau cardinalice, vers la fin. •

IL CHAPEAU ROUGE, coiffure que les cardinaux portent à Rome dans les cérémonies. Innocent IV la leur accorda dans le concile général de Lyon tenu l'an 1245. Voj/. Lunadoro, Relazione clella corte di Roma. Aimon, Tableau de la cour de Rome. Richard et Giraud. L'abbé André, ibid.

CHAPEAUVILLE ou CHAPEAVILLE (Jean de ) , licencié de Louvain , né à Liège en 1551 , mort l'an 1617, fut successivement examinateur synodal, curé de Saint-Michel, chanoine de Saint-Pierre , inquisiteur de la foi , chanoine de la cathédrale, premier pénitencier, grand vicaire et arcliidiadre. 11 a laissé, entre autres ouvrages: 1° Elucidatio scholastica catechisnii romani: Liège , 1605, in-8"; — 2° Summa catechismi romani; Liège, 1605, in-8'>; — 3° de Administrandis Sacrameutis tempore pestis; Mayence, 1612, in-8"; réimprimé plusieurs fois et en divers lieux ; — 4" Vita et miracula S. Perpetui , episcopi Trajectensis ; 1601 ; ouvrage traduit en français ; — 5 " Episcoporum et rerum Leodiensium Scriptores; Liège, 1612 et 1616, 3 vol. in-4"j à la fin du second volume on trouve un traité historique intitulé : de Prima et vera origine f'estivitatis SS. corporis et sanguinis Christi. Voy. Valère - André , Biblioth, Belg., édit. de 1739, in-4", tom. II, p. 608 et suiv. Le P. Nicéron, Mémoires, tom. XVII.

I. CHAPELAIN (Capellanus), mot dérivé de chapelle, selon les uns, et de la chape de saint Martin selon les autres. Quoi qu'il en soit de son étymologie, ce nom est appliqué aux prêtres et desservants des chapitres, aux officiers ecclésiastiques de la maison du roi, des princes, aux aumôniers même employés à dire la messe dans les chapelles particulières , et enfin aux titulaires des chapelle et chapellenie. L\is chapelains des chapitres sont établis pour soulager les chanoines dans le chant et le service divin ; ils sont soumis à la juridiction du chapitre. Les chapelains des rois de France étaient autrefois des ecclésiastiques institués pour garder la chape et les reliques de saint Martin , que nos souverains avaient dans leur palais , et qu'ils faisaient porter avec eux à l'armée. Voy. Du Cange, Glossarium. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Capellanus. L. Ferraris, qui traite toutes les questions relatives aux chapelains en général, mais surtout aux chapelains ou aumôniers de l'armée et des couvents de religieuses.

II. CHAPELAIN DE MALTE. Les chapelains de Malte étaient des clercs conventuels qui formaient le second rang ou état de cet Ordre ; le premier était les chevaliers.

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m. CHAPELAIN DU PAPE. Les chapelains du Pape sont les juges des causes du sacré palais, ainsi nommés parce que le Pape jugeait autrefois avec eux dans sa chapelle les questions sur lesquelles il était consulté de tous les endroits du monde chrétien.

I. CHAPELET , nom donné à plusieurs grains enfilés qui serv^ent à compter le nombre des Pater et des Ave Maria que l'on veut dire en l'honneur de Dieu et de la sainte Vierge. On peut en augmenter ou en diminuer le nombre des dizaines ; si l'on en dit jusqu'à quinze, cela se nomme Rosaire. On n'est pas d'accord sur l'origine du chapelet; quelques-uns ont pensé qu'il" fut inventé par Pierre l'Ermite. V'oy. Rosaire. Simon , Remarques sur le voyage du mont Liban du P. Dandini, jésuite. L'Encyclop. cathol.

II. CHAPELET DU SAUVEUR. C'est un chapelet composé de 33 grains, à l'honneur des 33 ans que Jésus-Christ a passés sur la terre. On en attribue l'invention à Michel , de 1 Ordre des Camaldules.

I. CHAPELLE. Ce mot signifie proprement un oratoire ou lieu destiné à la prière (capel/a, oratorium, oraculum , sacellnm . sacrarium) ; mais dans un sens plus étendu il s'applique à des personnes et à des choses qui ont rapport aux chapelles. Il est même devenu le nom d'un Ordre de chevaliers, d'une abbaye, et un nom propre de famille. Dans l'expose de ces divers sens, nous n'aurons égard qu'à l'ordre alphabétique des noms. Quant à son étymologie , on convient assez généralement qu'il dérive de la petite chape de' saint Martin ( capeila S. Martini ), que les rois de France conservaient dans leur palais , et qu'on apportait à la guerre avec les autres reliques. Voy. Du (^nge , qui dans son Gtossarium expose à l'article Capeli.a les divers sens de ce mot ; ce que nous allons faire nous-même dans les numéros suivants , sur lesquels on peut consulter tous les canonistes en général, sans que nous ayons besoin de les citer a chaque article. Voy., pour celui-ci en particulier, CaralTa, de Capeila régis, c. Il, § I. D. Macri , ad voc. Capellanus.

II. CHAPELLE. C'est, à proprement parler , im oratoire où il n'y a qu'un autel, une église particulière, qui n'est ni cathédrale, ni collégiale, ni paroisse, ni abbaye, m prieuré. Les canonistes ont appelé ces rhàpelles sub dio parce qu'elles sont séparées de toute autre église , et pour les distinguer des chapelles sub tecto, qui sont renfermées sous le toit d'une plus grande église dont elles font partie. Voy. Chapelle-

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