‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 6 sur 1220 · ABBA · texte numérisé non relu

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infidèles, mais quil ne leur en accorde pas autant qu'à dautres peuples, ou qu'il ne leur fait pas autant de bien qu'il leur en a fait autrefois. Ce qui montre la légitimité de cette interprétation , c'est cette multitude innombrable d'autres passages de l'Écriture qui nous assurent que Dieu est bon à l'égaid de tous, qu'il a pitié de tous, qu'il n'a d'aversion pour aucune de ses créatures , que ses miséricordes se répandent sur tous ses ouvras^res, etc. D'ailleurs c'est un usage consacré dans toutes les langues, d'exprimer souvent en termes absolus ce qui n'est vrai que par comparaison. Ainsi lorsqu'un père ne veille plus avec autant de soin qu'il le faisait précédemment sur la conduite de son fils, on dit qu'il l'abandonne; s'il témoigne au cadet plus d'affection qu'à l'aîné, on dit que celui-ci est délaissé, négligé, pris en aversion , etc. C'est par ce même principe que , malgré les promesses formelles que Dieu leur avait faites de ne jamais les abandonner, les Juifs ne manquaient pas de s'écrier dans toutes leurs infortunes : Le Seiifneur nous a déinissés, nous a oubliés : ce qui signifiait simplement que Dieu ne les protégeait plus d'une manière aussi éclatante , et ne leur accordait plus autant de bienfaits que dans les temps antérieurs. Quant à V abandon par rapport aux grâces de salut et aux secours surnaturels, votj, le mot Grâce. Bergier, Diction, de tliéol.

I. ABANDONNEMENT au bras séculier. C'est l'acte par lequel une personne déjà condamnée par le juge ecclésiastique est livi-ée entre les mains des juges laïques. D'après le chapitre, Cum non ab homine. de Judiciis, un clerc qui est tombé dans une faute grave, telle qu'un vol, un homicide, doit être déposé pai- le juge d'église, et, s'il ne se corrige pas, on doit l'anathématiser; si après l'anathéme il ne se corrige pas encore, on le dégrade, on le dépouille de tous les habits ecclésiastiques, et on l'abandonne ensuite au bras séculier, c'est-à-dire entre les mains des juges laiqiies, pour être puni corporellement. Les canons ont restreint à trois les cas où l'on devait livrer le criminel au bras séculier, savoir : l'hérésie, quand il y a impénitence de la part du coupable; le faux commis sur des lettres du Pape; la calomnie portée contre son propre évèque. Voy. l'abbé André, Cours a/f>/tnfi. df Droit fanon.

II. ABANDONNEMENT de bénéfice. On abandonne un bénéfice 1" expressément , c'est-à-diie quand on en fait un acte de cession, quand on se maiie, ou qu'on embrasse l'état religieux, et qu'on accepte un bénéfice incompatible ; 2" tacitement, ou, comme parlent quelques canonistes, d'une manière équivoque, par le changement dhabit , par la non-résidence , ou en ne desservant pas le bénéfice, l'oy. ifiid.

ABARBANEL oii'ABARBÉNEL, ABARBINEL, ABRABANEL, ABRABANIEL, ABRABÉNEL, ABRABINAEL, ABRAVANIEL , ARABANEL (Isaac ), né a Lisbonne l'an 1437, et mort à Veni.se en 1508 , fut accusé d'eutietenir des intelligences secrètes avec l'Espagne. Il se sauva en Castille; mais, ayant été obligé de quitter l'Espagne avec tous les autres juifs , il se retira d'abord à Naples, puis à Corfou, et enfin à Venise. Les Juifs le regardent comme un de leurs écrivains les plus rcmaïquables. 11 a commenté tous les livres hébreux de l'Ancien Testament et a composé plusieurs autres ouvrages, tels que 1» les Œuvres de Dieu ; il y traite de la création du monde, et y combat Téternité de la matière; Ve7iise, 1592, in-4'';— 2» le Principe de lu Foi. ou Traité des principaux articles de la religion des Juifs;

Constaniinople , 1506, in-i"; Venise. 1545, in-4'>; — 3» l'Héritage des P/^z-e*; Commentaire sur le Traité thalmudique : Divisions ( chapitres ) des Pères. La liste de ses œuvres complètes se trouve dans les Mémoires de S icéron. Aom. XLI, et dans Plantavit , Bartolocci , Wolf , etc.

ABARCA (Pierre), jésuite, né à Jacca en iVi-agon, et mort à Palencia en 1093, fut un grand théologien. Outre son Histoire des t'ois d'Aragon, écrite en espagnol, il a donné en latin des traités sur la Science et la volonté de Dieu, la Prédestination, la Trinité, l'Incarnation et les Perfections de Jésus-Christ. Voy. Nicolas Antonio, Bibliotheca Hispana Nova, tom. IL Moreri , édit. de 1759. Journal des Sav-unts, 1744.

ABARIM, longue chaîne de montagnes qui s'étendaient des deux côtés de l'Arnon. On les appelle en hébreu hàbàrim, c'est-à-dire passages, ou passagers, nom qui leur vient peutêtre de ce qu'elles étaient vis-à-vis de l'endroit où les Israélites traversèrent le Jourdain. Voy. Schaw, Voi/ages de la Barbarie et du Levant.

ABARITH, bourg de Galilée dont les habitants se distinguèrent contre Agrippa. \'oy. Flav. Joseph.

ABARON , surnom d'Éléazar. Voq. Éléazar, n« IV.

ABASGIA, province du diocèse de Thrace dépendante du patriaicat de Constaniinople. Les peuples de cette province , nommés aujourd'hui Abkas, ABASSES,etc. {Abasci, Abasgi), embrassèrent le christianisme au vi« siècle , du temps de l'emperem- Justinien. Voy. Baudrand, Geographia christianu , sive Notitia A rchiepiscopatuum et Episcopatuum totius orbis , etc. Gaet. Moroni, Dizionario di erudizione storico-ecclesiastica .

ABASH ADE ( saint ) , abbé et martyr en Ethiopie , est nommé dans le Martyrologe le 23 décembre.

ABAUD ou ABBADD {Ahlntudus), mort en 1142, composa un petit ouvrage intitulé : Tractatus de f'ractione curporis Christi in Eucharistiu : traité inséré dans le tom. III des Analecta de Mîibillon, et dans lequel l'auteur combat ceux qui prétendaient que la fraction du corps de Jésus-Christ dans l'Éuchaiistie ne se faisait que dans les espèces du pain, et non point dans le corps même du Sauveur. Voy. D. Ceillier, Histoire des Auteurs sacrés et ecclésiastiques.

A6AUNZA (Pierre), docteur en droit, né à Séville en 1599, et mort en 1649, a laissé : Prœlectiones ad titul. 15, lib. v Decretalium. Cet ouvrage , imprimé à Séville en 1627 , a été inséré dans le Sovus Thésaurus juris civil is et canonici de Gérard Meeraian ; la Haye , 1751 -1753, 7 vol. in-fol.

ABAUZIT (Firmin), savant calviniste, né à Uzès en 1679, et mort à Genève en 1767, a composé quelques ouvrages où les errem'S de l'arianisme sont défendues avec la plus vive ai*deur; il a aussi travaillé à la version franyaise du Nouveau Testament, publiée à Genève, 1726. Ses diverses œuvres, contenant ses écrits d'histoire, de critique et de théologie, ont pai-u à Genève, 1770, 1 vol. in-S"; elles ont été reproduites par Bérenger en 2 vol., à Amsterdam, 1773; mais cette dernière édition diffère assez de la précédente.

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