XV
CINABORIUM. Voy. Cinnabore.
CINCARITA. Vot/. Circina.
CINCINNATI, ville des États-Unis d'Amérique située sur la rive droite de l'Ohio. Elle fut érigée en évéché suffragant de l'archevêché de Baltimore, l'an 1821, par le pape Pie VII, qui v nomma pour premier évèque le P. Édouurd Fenwick, dominicain. Voy. Gaet. Moroiii . vol
xm,p.i72. ' ■
CINÉENS, descendants de Cin; ils habitaient dans des montagnes et des rochers presque inaccessibles au couchant de la mer Morte. Les terres des Cinéens se trouvèrent dans le partage de Juda; et, en considération de Jéthro, beau-père de Moïse , on épargna ceux qui voulurent se soumettre aux Hébreux; les autres se confondirent avec les Iduméens et les Amalécites. Voy. Genèse, xv, 19. Nombres, xxiv, 21. Juges, i, 16; iv, 17. I Rois, xv, 6; xxvii, 10; XXX, 29.1 Paralip., xi, 55.
CINGOLI (Ci/tgiUum). ville épisc. du Picénum située près d'Osimo, à qui on a uni son évèché. Ce siège parait avoir existé dès le v« siècle. Selon BoUandus, Théodose en fut le premier évèque. I 07/. Bollandus, ilc/. SS.,Janwir., tom. II, p. G02. L'ghelli, Ituiiu Sacra, tom. X, p. 58. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, qui, vol. XIII, p. 173 et suiv., cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Cingoli.
CINIPHÈS. Voy. Sciniphès.
CINNA , ville épiscop. de la Galatie première, au diocèse de Pont, sous la métropole d'Ancyre. Grégoire ou Gorgen, son premier évèque, souscrivit l'an 314 aux canons du concile de Néocésarée. C'est aujourd'hui un évèché in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 483. De Comman\i\\e,P^ Table alphabet., p. 70. Richard et Giraud.
CINNABORE (Cinaborium ou Cynnaborium), ville épisc. de la Phrygie salutaire, au diocèse d'Asie , érigée en évèché, au v« siècle, sous la métropole de Synnades. On en connaît deux évêques , dont le premier se nommait Ostréius ; on souscrivit pour lui à l'Action sixième du concile de Chalcédoine.
CINNAMOME, arbrisseau dont l'écorce avait un parfum très-agréable. Dieu ordonna à Moïse de prendre du cinnamome et divers autres aromates , afin d'en composer une huile parfumée pour oindre le tabernacle et ses vases. Voy. Exode, XXX, 23, Richard et Giraud.
CINQARBRES ou CINQUARBRES, en latin Quincarboreus (Jean), professeur d'hébreu et de syriaque au collège de France, né à Aurillac, mort à Paris l'an 1587. On a de lui : 1° Jonathanis Chaldœi Targum in Oseam, Joelem et Amos; necnon alterius autoris paraphrasis in Ruth et Jeremiœ Lamentationes , latine redditœ, cum scholiis; Paris, 1564, in -4» et in-S»; — 2" Evangelium secundum Matthœum in lingua hebrhica,cum versione latina atque succinctis annotationibus Sebastiani Munsteri; ibid., 1551, in- 4°; — 3" des travaux grammaticaux sur la langue hébraïque, et une traduction latine de quelques ouvrages. Voy. Le Long, Biblioth. Sacr., I™part., édit. in-fol. La Croix du Maine, Biblioth, franc. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIX.
CINQ-ÉGLISES, ville épisc. de la Basse-Hongrie, érigée en évèché l'an 1009 par Je roi saint Etienne, sous la métropole de Gran. On l'appelait Cinq-Églises parce qu'autrefois elle en renfermait cinq qui étaient fort magnifiques, ^t».'/. VHist. et descript. du royaume de Hongrie, 1. III. Gaet. Moroni, vol. XIII, p. 179.
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CINQUANTA (Benoît), de l'Ordre des Frères- Mineurs, né à Milan au xvip siècle, a laissé : 1» la Représentation de la résurrection de Jésus- Christ; Milan, 1617; — 2° le Mauvais rîche;ih\d., 1620 ; — S" le Miroir des pécheurs ; — 4" la Conversion de sainte Marie-Madeleine; — 5° Sermons pour les prières des Quarante- Heures.
CINQUARBRES. Voy. Cinqarbres.
CIOFFIUS (Pierre), né à Empole, au diocèse de Tivoli , vivait au xvii* siècle. Il a publié ; 1° des Opuscules sur l'unité de Dieu, l'Incarnation, les Anges, l'Homme, les Sacrements, lu Grâce, la Foi , l'Espérance , la Charité et la Gloire ; — 2" des Descriptions sacrées, en XXX livres; Rome, 1621 et 1623; — 3» Quatre Questions des choses sacrées figuratives; Foligno , 1626.
CIRAN. Voy. Sigiran.
CIRCADA ou CIRCATA, ancien mot latin qui signilie circuit, tournée; ce terme était employé pour désigner la visite des évèques dans toutes les paroisses de leurs diocèses. Ce nom signifiait encore le droit qu'on donnait aux évèques dans leur visite; c'est ce que nous appelons maintenant procMra/iow. Foy.Yves de Chartres, £'/J^v^ CCLXXXF/. D. Macri Hierolexicon,
ad VOC. CiRCADA.
CIRCESIUM OU CIRCESSUS, CERCDSUM,
siège épisc. de la province d'Osroëuc', au diocèse d'Antioche, sous la métropole d'Édesse. Son premier évêque, Jonas, assista au concile de Nicée. Les Jacobitesy avaient aussi un évéque. Voi/. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 978 et 1493. Richard et Giraud.
CIRCINA, CERCINA et CINCARITA, siège épisc. de l'Afrique occidentale, dans la Bisacène, lequel remonte au iv" siècle. La lettre des évèques de la province Pioconsulaire , rapportée au concile de Latran, mentionne une ville nommée Cicitita, que le cardinal Noris croit être la même que Cercina. Voy. les Not., n. 47. Confér. de Cartn., l" jour, c. cxxxiii, not. 217. De Commanville, /™ Taf/le alphahét., p. 70.
I. CIRCONCELLIONS (Circumcelliones), nom donné à une secte de Donatistes furieux qui parurent en Afrique au iv^ siècle. Ils furent ainsi nommés parce qu'ils couraient de tous côtés, en commettant une multitude de violences; leur cruauté s'exerçait envers les autres et envers eux-mêmes, car quelques-uns se cou-
Ê aient la gorge , croyant se rendre agréables à lieu. Voy. Optât de Milève,rfe Donatist., 1. III. S. August., Hœres. 69. Baron., Annal., ad an. 331, n» 9; 348, n» 26, etc. Pratéole. Philastre. Forbes, Instruct. historico-theoL, 1. XIV, c. iv. Bergier, Diction, de théoL Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol.XIII,p.l92,193.
II. CIRCONCELLIONS, prédicants fanatiques qui s'élevèrent en Souabe au xiii" siècle, sous prétexte de défendre l'empereur Frédéric II, déposé au concile général de Lyon l'an 1245. Ils accusaient le Pape d'hérésie, les évèques de simonie , et disaient que les prêtres étaient des pharisiens incapables d'administrer les sacrements. Voy. Hermant, Hist.des Hér es., iom. Il, p. 95. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIII, p. 193.
I. CIRCONCISION (Circumcisio), mot qui signifie couper tout autour; cérémonie de la religion juive par laquelle on coupe la peau du prépuce aux enfants mâles. L'Écriture nous apprend que pieu prescrivit la circoncision à Abraham comme une chose nouvelle et une marque qui devait le distinguer, lui et sa race, de tous les autres peuples ; ce qui n'aurait pu être si les autres peuples eussent pratiqué la circoncision avant .ibraham. Les Pères qui ont vécu avant
saint Augustin ont borné les effets de la circoncision à imprimer aux Hébreux une marque qui les distinguât des autres peuples qui n'étaient pas dans l'alliance du Seigneur; mais saint .\ugustin, saint Thomas et les scholastiques ont pensé que la circoncision était un véritable sacrement de la loi mosaïque, et qu'elle figurait le baptême, la passion de Jésus-Christ et la résurrection future. Voy. Genèse, xviii, 9 et suiv. August., de Nupt. et concup., 1. II, c. ii. De Civ, Dei. 1. XVI, c.xvii. De Baptism. contra donatist., 1. IV, c. XXIV. D. Calmet, Dissertât, sur l'orig. de la circonc, à la tête du Comment, sur la Genèse; l'art. CiRCONCiSJON, dans son Diction, de la Bible. Contenson, Théolog., tom. II, p. 89. Drouin, De re Sacram., tom. I, p. 168. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théologie. J.-B. Glaire, Introduction histor. et crit., etc., tom. II, p. 258, 259, 3«édit.
II. CIRCONCISION DE NOTRE -SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, fête que l'on célèbre le !«' janvier en l'honneur de la circoncision de Notre- Seigneur, auquel on donna ce jour-là le norn Jésus, qui signifie Sauveur. Ce we fut qu'au vii^ siècle que l'Eglise établit une fête réglée sous le double titre de Circoncision et d'Uctave {le Noël. On fait encore ce jour-là, en certains lieux, la fête du Saint Nom de Jésus; mais on la remet en quelques endroits au 8 du mois, en d'autres au 14, etc. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.
III. CIRCONCISION , se dit figurément pour marquer les Juifs, par opposition au mot de prépuce, qui marque les Gentils ou païens. Voy. saint Paul, Rom., ii, 26. Galat., ii, 7.
IV. CIRCONCISION se dit spirituellement du retranchement du péché et de l'affection au péché. La circoncision spirituelle consiste à se détacher de tous les objets de la cupidité, à renoncer à tout mauvais désir, à mourir au monde à soi-même et à ses passions.
I. CIRCONSCRIPTION (Circumscriptio), espace circonscrit et limité qui borne et qui environne un autre espace ou un corps plus petit. Ainsi un corps est dans un lieu par circonscription , lorsqu'il répond tout entier à tout le lieu qui l'environne , et que chacune de ses parties répond à la partie du lieu qu'elle occupe. La circonscription est naturellement une propriété essentielle et inséparable des corps; c'est donc miraculeusement que le corps de Jésus-Christ n'est pas dans l'Eucharistie par circonscription, mais qu'il est tout entier dans toute l'hostie consacrée , et tout entier aussi dans chaque partie sensible de la même hostie. Voy. Eucharistie.
IL CIRCONSCRIPTION, en droit canon, signilie les diverses limites du territoire sur lequel un évêque ou un curé peuvent exercer leur juridiction; de là on distingue les circonscriptions diocésaines et les circonscriptions paroissiales. La circonscription d'un diocèse se fait par le Pape , et elle ne peut être faite que par lui, comme celle d'une paroisse ne peut se faire que par l'évêçjue , c'est-à-dire par celui de qui émane la juridiction. Le Concordat de 1801 a supprimé tous les anciens évèchés et toutes les anciennes paroisses. L'article organique 62 défend aux évèques de changer ou de modifier la circonscription d'une paroisse sans l'autorisation du gouvernement; mais le Saint-Siège a justement protesté contre cet empiétement du pouvoir civil.
CIRCONSTANCES (Circurnstanciœ), particularités ou accidents extérieurs qui accompagnent une action humaine, et qui influent dans sa malice ou sa bonté morale. Certaines circonstances