‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 535 sur 1220 · CLOT · texte numérisé non relu

CLOT

^lioth., ad voc. Campana. Rei£fenstuel , de Cousecratione, 1. 111, tit. X, n" 48. Barbosa, de Officia et potestate episcopi, alleg. xxvii, n» 46. Mar. Anton., Variar. résolut., 1. 1 , résolut, cxii, cas. 3. Ducange, Glossarium. D. Macri Hierolex., ad voc. Camp.ana. Ant. Banier, Cérémonies et coutumes, etc.. édit. de Paris. Richard et Gii-aud.

CLOCHER (œns cfimpaui turris. tut^ris campaunrta ). ouvrage d'architecture élevé au-dessus dune église pour y placer la cloche. Clocher se prend aussi pour une paroisse ou pour une église.

CLOCHETTE. L'usage de sonner une clochette pendant la messe à lélévation de Thostie, pour avertir les fidèles de la transsubstantiation, remonte environ au XI» siècle. Il est certain qu'au xir' Guillaume, évécrue de Paris, suppose que cette coutume était déjà établie depuis un certain nombre d'années. Voy. l'abbé André , Cours alph. de droit canon. Vojf. aussi l'art. Sonnette.

I. CLODIUS (David), protestant, professeur de théologie et de lanqnes orientales, né à Hambourg , mort l'an 1^587 , a laissé : i° Biblia hebraica cum summariis : — 2» de Ritihus precandi veterum Hehrœomm : — 3° de Syna^ogis Judœomm ; — 4<^ de Prophetia et prophetîs ; — 5° une Grammaire hi^hraîmte. Foi/, la Nouv. Biogr.géne'r.

II. CLODIUS (Jean-thristian), protestant orientaliste, lils du précédent, mort à Leipzig l'an 4745, a laissé , outre de nombreux ouvrages sur les langues orientales : Liturgiœ syriacœ septirnanœ Pass. D. N. J. C. , excerptum notis illu- .•s'tratuni; Leipzig, 1724-1725, in-S". Voy. \a. Nouv. Biogr. ge'nér.

CLODOALD. Voy. Cloi'd . n» I.

CLODULFE , CLODULPHÉ. Voy. Clouo , n» II.

CLOCHER {Cloceria, Clogaria , C loger ia). ville épisc. d'Irlande située dans le comté de Tyrone , en Ultonie , à huit lieues d'Armagh , dont elle est sulfragante. On prétend que saint Patrice en a été le premier évêque. Elle fut érigée en évèché l'an 435 selon les uns, ou vers 450 selon les autres. L'évèque actuel dépend de la congrégation de la Propagande. Voy. De Commanville, /r« Table alphabet., p. 73. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XIV, p. 105.

CLOISEAULT ou CLOYSAULT (Charies- Edme), oratorien, né a Clamecy, mort à Chàlons-sur-Saône l'an 1728, fut supérieur du séminaire de cette ville. On a de lui : 1» Vie de saint Charles Bornymée . trad. de l'italien de Guissano ; Lyon, 1685, in-4''; — 2» Vie de saint François de P'é, oratorien; 1696, in- 12; —3" Méditations des prêtres devant et après la Messe ; Lyon , 1723, in-12 ; — 4° Méditations d'une retraite ecclésiastique de dix jours h l'usage des curés; ibid., in-12 ; — 5» quelques autres ouvrages restés manuscrits, dont on peut voir la liste dans Moréri , édit. de 1759.

1. CLOÎTRE (^Cl/iustrum , pei-istylium), bâtirnent carré qui fait la principale partie des lieux réguliers d'un couvent ; il est placé ordinairement entre l'église , le chapitre , le réfectoire , et au-dessous du dortoir. Autrefois on faisait la lecture spirituelle en commun dans cette partie du cloître qui touchait à l'église, c'est-à-dire au nord ; d'où vient que cette partie était vitrée, Voy. Richard et Giraud.

■ n. CLOITRE se dit aussi de tous les monastères d'hommes et de filles. Voy. Bergier , qui , dans son Diction, de tfuol., montre l'utilité des cloîtres, méconnue par les criticrues modernes.

III. CLOITRE signifie encore des maisons appartenant aux chapitres , que les chanoines tenaient à vie; et qui étaient fermées comme des cloîtres.

IV. CLOÎTRE se prend enfin pour la vie monastique ; on dit dans ce sens que l'on peut faire son salut plus aisément dans le cloître que dans le monde.

CLON ou CLONEY (Clona, Cluanum), ville épisc. d'Irlande , dans la Lagenie , située dans le comté de Cork. Elle est suffragante de Cashel. Golman, lils de Lenin , disciple de saint Finbarr, évéque de Cork , y siégea le premier, au vi« siècle. Voy. Richard et Giraud.

CLONFERT ou CLONFORT ( Clonfortis), ville épisc. de la province de Connaught, en latin Connacia . en Irlande , située dans le comté de Galloway. Elle est suffragante de Tuam , et dépend de la congrégation de la Propagande. Mœna , son premier évêque, mourut l'an 571. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XIV, p. 105,106.

CLOPPENBURG (Jean-Everhard), ministre protestant et professeur de théologie , né à Amsterdam l'an 1592 , ou , selon d'aulres, en 4597 , mort à Franeker l'an 1652, a laissé quatorze ouvrages de théologie, où l'on trouve des dissertations contre les anabaptistes et les sociniens sur les sacrifices des patriarches, l'usure , etc. Ses œuvi-es réunies ont été pulîliées par Jean de Marck, son petit-fils, sous ce titre : Johannis Cloppenburgii theologica opéra omnia , nunc demutn conjunctim édita /Amsterdam, 4684,

2 vol. in-4». Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XL Chaudon et Delandine, Diction, wiivers. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

CLORIVIÈRE (Pierre -Joseph Picot de) , jésuite, né en Bretagne vers l'an 4735, mort l'an 4820, fut curé de Paramé , près de Saint-Malo. Devenu suspect au gouvernement impérial, il fut enfermé au Temple pendant plusieurs années. On a de lui : 4° Vie de Louù-Marie Grignou de Mont fort; Saint-Malo , 4785, in-42 ; — 2» Exercice de dévotion à saint Louis de Gonzague, trad. de l'italien de Galpin ; 4785, in-42 ; — 3" Considérations sur l'exercice de la prière et de l'oraison ; 4802, in-42; — 4» Explications des épitres de saint Pierre ; 3 vol. in-42. Voy. Feller, Biogr. univers.

CLOTERIUS ou CLOTTERIUS (Anastase), capucin allemand , vivait en 4688. Il fut prédicateur, maître des no\ices, gardien et définiteur de la province romaine. Il a laissé : 4* de Saons ritibus secundum morem sanctœ romance Ecclesiœ ; Cologne , 1688 ; — 2° Thymiama devotionis ; 1674. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I", p. 60. Richard et Giraud , qui relèvent une double erreur d'Ellies Duiiin au sujet de Cloterius.

CLOTILDE (sainte), Chrotildis ei Chrodechi/dis , fille de Chilpéric , roi d'une partie de la Bourgogne, née vers l'an 475, morte à Tours le

3 juin 545. Élevée par Gondebaud , son oncle,

3ui avait fait périr son père, sa mère et deux e ses frères, elle se fit remarquer autant par sa beauté que par les qualités de son esprit et de son cœur, et l'an 4y3 elle épousa Clovis, premier roi chrétien de France. Elle contribua beaucoup à sa conversion par ses exhortations, et surtout par les vertus dont elle lui donnait les plus beaux exemples. Après la mort de son mari elle se retira à Tours , où elle passa le reste de ses jours dans la prière et les œuvres de charité. Le Martyrologe romain moderne place sa fête au 8 juin ; "d'autres l'ont placée au 1" septembre sous le nom de sainte Motilde. Sa vie se trouve dans ïHistoire de Grégoire de Tours (1. III), rapportée dans les BoUandistes avec les remarques d'Henschénius. D'Achéry etMabillon en ont publié une vie à part dans les Acta San-

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ctor. Ord. S. Bened. Nous avons une autre Vie de sainte Clotilde par M"» de Renneville: Paris, 1809, in-12.

I. CLOTURE ( Clausura ) , obligation des religieux et des religieuses de ne point sortir de leurs monastères, et de n'y introduire personne sans la permission du supérieur ecclésiastique. La clôture n'est pas moins ancienne que l'état religieux, puisque dès qu'il y a eu des personnes qui se sont engagées à garder la continence, on leur a ordonné la clôture comme un moyen nécessaire pour se conserver pures et à l'abri des dangers inséparables du commerce du monde. Saint Basile défend aux moines et aux vierges de sortir de leur monastère sans nécessité , et saint Césaire défend expressément à ces dernières de sortir de leurs monastères jusqu'à la mort. Voy. Basil., de Instit. monnch. Cesarius, in Régula ad Virg., c. i. La bulle de Pie V, datée du 24 octobre 4566, et celle de Grégoire XIII, du 13 juin 1575. Richard et Giraud , qui traitent en dix-sept § les questions relatives à la clôture des religieuses. L'abbé P. Bousquet, dans !'£■«cyclopéd. cathol.

II. CLÔTURE se dit aussi des murs, des portes et des grilles qu'il n'est pas permis aux religieuses de passer, et qu'un étranger ne peut franchir sans la permission du supérieur ecclésiastique.

CLOU. On ne doute pas que Jésus-Christ n'ait été attaché à la croix avec des clous, et que ces clous n'aient percé ses pieds et ses mains ; mais on dispute sur le nombre de ces clous. Les Grecs représentent toujours Jésus-Christ attaché à la croix avec quatre clous. Saint Grégoire de Tours admet le même nombre. Il suppose que le Sauveur en avait un à chaque main et un à chaque pied. Voy. Psaume xxi, 17. Luc, xxiv, 39. Jean, XX, 25. Grég. Turon., de Gloria Martyr., 1. I, c. VI. D. Calmet, Diction, de la Bible.

I. CLOUD ou GLODOALD (saint), en latin CA/odoaldus , prêtre du diocèse de Paris , mort le 7 septembre vers l'an 560, était lils de Clodomir, roi d'Orléans, et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Arraché à la fureur de ses oncles, il grandit dans la solitude , et lorsqu'il fut en âge de raison il se coupa les cheveux et embrassa la cléricature. Ordonné prêtre, il exerça pendant quelque temps le saint ministère ; il se retira ensuite à deux lieues de Paris , et fonda un monastère qui dans la suite fut nonamé Saint- Cloud , du nom de son fondateur. L'Église l'honore le 7 septembre. Voy. Grég. de Tours, Hist. des Français, l.lll. D. Mabillon, i^^" Siècle bénéd., p. 137. Vie de saint Cloud; Paris, 1696.

H. CLOUD ou GLODULFE, CLODULPHE (saint), en latin Clodulfus, Flondulfus, Flondulphus, évêque de Metz, né l'an 597, mort l'an 696 , était fils de saint Arnoul et de la bienheureuse Dode. Il fut élevé à la cour des rois d'Austrasie. A la mort de saint Godon, évêque de Metz , le peuple élut saint Cloud pour son successeur ; ce pieux prélat montra le plus grand zèle pour le salut de son troupeau, qu'il gouverna pendant quarante années. Le Martyrologe de Metz le mentionne au 8 juin, sous le nom de Flondulphe. Voy. Actes des Bénéd., tom. X. Bollandus. Meurisse, Hist. des évéques de Metz. Le P. Lecointe , Annales.

CLOVEHOW ou CLOVESHOVIE, CLOWES- HOWEN , CLYFF (C/oveshovia), lieu de l'ancien royaume des Merciens en Angleterre où l'on a tenu sept conciles. Voy. Regia, t. XVII. Labbe, tom. VI. Hardouin, tom. III. Spelman, Concil. Anal. Wilkins, tom. P"". Richard et Giraud.

CLOYSAULT. Voy. Ci.oiseai'lt.

CLUAN (Clona, Cluana, Colonmacnoisa), ville épisc. d'Irlande dans la province d'Ulster où il y avait autrefois une abbaye dont l'église fut érigée en cathédrale vers l'an 549. Dans le concile tenu l'an 1152, ce siège est compté, sous le nom de Cinani, pami les suffragants de Tuam. L'an 1568, l'évêché de Cluan fut uni à celui de Meath. Voy. Meath. De Commanville, /" Table alphabet., p. 74. Richard et Giraud.

I. CLUGNY ou CLUNI, CLUNY {Cluniacum), abbaye, chef d'Ordre située dans le Maçonnais, sur la rivière de Grone, dans une petite ville de son nom. Cluny est le chef-lieu d'une congrégation de bénédictins nommée Ordre ou Congrégation de Cluny. Elle fut fondée l'an 910 par Guillaume le Pieux j duc d'Aquitaine, et réformée dans le même siècle. L'an 1621, une seconde réforme y fut introduite. Cette congrégation a donné à l'Eglise trois papes : Grégoire VII, Urbain II et Paschal IL Voy. Pierre de Blois, Epist. LXXIX. Rodolphe Glaber, Hist., 1. III, c. V. Baronius, A. C. 1245, n. 28. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. III, p. 271 et suiv. De Thou, 1. XXXI. Lorain, l'Abbaye de Cluny; Dijon, 1839. Bergier, Diction, de tnéol. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 107 et suiv. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., où l'on trouve l'histoire abrégée des abbés de Cluny.

IL CLUGNY ou CLUNY (François de), oratorien, né à Aiguës -Mortes l'an 1637, mort à Dijon l'an 1694, se voua d'abord à l'enseignement, puis à la prédication. On a de lui : 1" la Dévotion des pécheurs; Lyon, 1685, in-12, etl701; -7 2" Sujets d'oraison pour les pécheurs, tirés des Épilres et des Évangiles de l'année; ibid., 1695 et 1696 ; — 3° Sujets d'oraison pour les pécheurs sur les saints et les saintes les plus remarquables

Îui ont excellé dans la vertu de pénitence; ibid., 696, 2 vol. in-12. Voy. Vie de François de Clugny; Lyon, 1688.

CLUSA ou CLUSE (Jacques de), nommé aussi de Parades, ou plutôt Paradiso, du nom du monastère qu'il habita en Pologne, et qui était de l'Ordre, de Citeaux, dans le diocèse de Posen, né en 1385, mort dans la Chartreuse d'Erfurt en 1465, a laissé un traité intitulé : de Apparitionihus a7iimarum post exitum a corporibus , et de earumdem receptaculis ; Burgdorff, 1745, in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers.

CLUSIUS (Rodolphe), dominicain, né à Luxembourg, mort à Cologne vers l'an 16â0, fut un théologien et un prédicateur distingué. On a de lui : 1" des sermons pour tous les dimanches de l'année et pour les fêtes des saints, qui ont paru sous ce titre : Dormi securè ;\Gi2,m-i"; — 2" une édition des Sermons de Jacques de Voragine, avec ses Sermons sur lu sainte Vierge et la Somme des vertus et des vices de frère Guillaume Sérault de Lyon; Mayence, in-4°. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II,

CLYNN (Jean), de l'Ordre de Saint-François, né à Kilkenny en Irlande au xiv« siècle, a laissé, outre une histoire de quelques rois d'Angleterre : l» de Custodiis Ordinis sui in Anglià et Hiberniâ; — 2" Catalogus sedium episcopalium Angliœ, Scotiœ et Hiberniœ; — 3° de Franciscanorum cœnobiis et eorum distinctionibus, 1. 1. Voy. Wading. Le P. J. de Saint -Antoine, Biblioth. univ. francise, tom. II, p. 144.

CLYPÉA , ville épisc. d'Afrique dans la province Proconsulaire. Crescent, un de ses évéques , assista l'an 525 au concile de Carthage. Voy. Confér. de Carth., l" jour, c. cxxxiii. n.l66. Richard et Giraud.

CLYSMA, ville épisc. de la seconde Augus-

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tamnique d'Egypte. Du temps des Romains , la religion chrétienne y était déjà bien établie, puisque saint Athanase y souffrit le martyre sous Dioclétien. On connaît trois évéques de Clysma , dont le premier, Pœmen , souscrivit à la lettre des évéques du diocèse d'Egypte à l'empereur Léon. Voy. Richard et Giraud.

CNIDE, ville épisc. de Carie au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Aphrodisiade , fut bâtie par les Grecs dans le golfe appelé aujourd'hui di S. Pietro. Toutes les Notices ecclésiastiques nous apprennent que Cnide a eu trois évéques, dont le premier, nommé Jean , assista au concile de Chalccdoine. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 113.

COA. On lit dans la Vulgate (III Rois, x,28. II Paralip., 1, 16) qu'on amenait des chevaux pour Salomon de l'Egypte et de Coa. Or Coa signifie une ville située dans l'Arabie Heureuse , selon les uns, et dans l'Egypte, suivant d'autres. Les Septante portent le nom propre Tliékoué dans le

firemier passage ; dans le deuxième ils ont rendu e texte original par un nom commun. Quant à l'hébreu, il lit dans les Rois miqvêh, c'est-à-dire troupe, et dans les Paralip. miqvé . avec un alef à la lin, ce qui justifie la traduction de la Vulgate. Au reste, ces passages sont rendus diversement par les commentateurs, soit juifs, soit protestants , soit catholiques.

CO ACTIF (^Coactivus, cogendi vim huôens), terme de droit qui marque ce qui a la force de contraindre par des peines temporelles ou spirituelles. Les lois ecclésiastiques même, dans les lieux où l'Église ne peut infliger des peines temporelles, obligent les fidèles sous peine de péché, puisque, selon la parole de Jésus-Christ, celui qui n'écoute pas l'Eglise doit être regardé comme un païen et un publicain. Voy. Matth., XVIII, 17.

COACTION , violence faite à la volonté, et qui lui ôte la liberté d'agir ou de résister; d'où il suit que lorsque la coaction a lieu il n'y a plus ni mérite , ni démérite , ni crime ni vertu dans l'action de celui qui est ainsi forcé. La coaction diffère de la nécessité en ce que la première vient d'un principe intérieur à celui qui agit, et

Îie la seconde vient d'un principe extérieur, insi quand Jansénius a enseigné que pour mériter ou démériter dans l'état de nature tombée, il n'était pas besoin d'être exempt de nécessité, mais seulement de coaction, c'est-à-dire de ne pas éprouver de violence de la part de quelqu'un, il a commis une erreur grave, et il a fait injure à saint Augustin en lui attribuant cette fausse doctrine. Voy., dans les théologiens, les Traités de la Grâce et des Péchés.

COADJUTEUR {Coadjutor). On appelle ainsi celui qui est adjoint à un prélat, ou à un autre bénéficier ou officier ecclésiastique, pour l'aider dans ses fonctions. Les coadjuteurs sont fort anciens dans l'Église, puisque saint Lin fut coadjuteur de saint Pierre, et Evariste du pape Anaclet. Voy. Thomassin, Discipl. de l'Égl., part. II, 1. II , c. XXII et XXIII. L. Ferraris , Prompta Biblioth., advoc. Coadjutor. L'abbé André, Cour* alphabet, de droit canon. Le Diction, encvclop. cathol. " ^

CO AD JUTORERIE , qualité ou charge de coadjuteur.On distingue deux sortes de coadjutoreries : l'une qui n'est que pour un temps, temporaliset revocabilis, et l'autre qui est perpétuelle, irrévocable et avec assurance de succession, perpétua, trrevocahilis , et cum fuiura successione. Voy. Conc. de Trente, sess. XXI, c. vi, de Reform. Sess. XXIV, c. xviii, de Reform. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Coadjutor,

Fagnan, sur le 3<^ livre des Décrétâtes, part. II; sur le chap. Nulla de Concess. prœbend. Gardas, de Benef., part. IV, c. v, n. 23, 24 et 71. Mémoires du clergé, tom, II, p. 322 et suiv. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

COADJUTRICE , rehgieuse nommée pour seconder une abbesse dans ses fonctions et pour lui succéder.

I. COBBETT (Thomas), théologien anglican du xvii« siècle. On a de lui : 1° Vindication of the convenant and church-estale of children and oftheir right unto baptisme;Londres, 1648, in-4»; — 2° The civil magistrats power in matters of religion debated; ibid., 165â,in-4<'; — 3o Discourse concerning the honour due from children to parents, and the duty of parents towards their children; ibid,, 1656, in-8». Voy. la Nouv. Biogr.

II. COBBETT (WiUiam), célèbre publiciste anglais, né en 1762 ou 1766 à Farnham, dans le comté de Surrey, est auteur d'un grand nombre d'ouvrages, mais qui n'ont pas de rapport aux matières religieuses. C'est pourquoi nous ne citerons que les suivants : 1° Avis aux jeunes gens et aux jeunes fejnmes; 1829; excellent recueil de règles de conduite et de morale ; — 2° Histoire de la réforme en Angleterre et en Irlande; 1825; ouvrage où, tout anglican qu'il est, il voue au mépris et à la dérision Luther et Calvin , qu'il représente comme les plus grands imposteurs qui aient surpris la bonne foi des peuples. Ce livre fut traduit dans tous les pays catholiques du continent, et notamment en France l'an 1826, et inséré en 1827 dans la Bibliothèque catholique. Voy. Feller, Biogr. univers. L'Encyclop. cathol. La Nouv. Biogr. génér.

COBLENTZ (Confluentes , Confluentia), ville d'Allemagne dans l'archevêché de Trêves, où l'on a tenu trois conciles. Voy. Regia, tom. XXII et XXVI. Labbe, tom. VIII et IX. Hardouin, tom. V et VI. Mansl, tom. I", p. 1227. Richard et Giraud.

COCCËIENS, hérétiques, sectateurs de Cocceïus ou Cox. Voy. l'art, suiv.

COCCEIUS ou COX, protestant, professeur de théologie à l'académie de Leyde , i}é à Brème en 1603, mort à Levde l'an 1669, était très-versé dans la langue hébraïque. Il trouvait presque partout Jésus-Christ et l'Antéchrist dans les prophéties de l'Ancien et du Nouveau Testament. Selon lui, la Jérusalem céleste décrite dans l'Apocalypse représente l'Église glorieuse sur la terre , et non celle qui doit triompher dans le ciel. Ces sentiments et d'autres semblables l'ont fait regarder par les siens comme un novateur, un hérétique et un socinien. Ses ouvrages ont été réunis en 10 vol. in-fol., dont les Spremiers parurent à Francfort-sur-le-Mein en 1(589, et les deux derniers à Amsterdam en 1706, On a donné de lui, en 1708, Opéra anecdota, theologica et philologica, 2 vol. in -fol, Voy. Joncourt, Enfret, sur les Coccéiens. Le P. Nicéron, Mémoires, toin. VIII. Bergier, Diction, de théolog. Feller, Biogr. univei's. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

COCCINUS (Jean-Baptiste), jurisconsulte vénitien , mort l'an 1641 , a laissé : 1" Décisions de la rote de floTne/Lyon, 1623, et Venise, 1624 et 1647; — 2" Vie de saint Thomas de Villeneuve; Lyon, 1624; — 3° Traité de l'élection du Pape, et un autre de la Pénitence majeure.

I. COCCIUS (Jodocus ou Josse ), jésuite , né à Trêves l'an 1581, mort en Alsace l'an 1622, professa la philosophie et la théologie. On a de lui, entre autres écrits : 1" Disputationes dearcano S. Scripturœ , de vero et falso antichristo; Molsheim, 1624, in-4'>; — 2» Dagobertus Rex,

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