‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 550 sur 1220 · X, IV · texte numérisé non relu

X, IV

II. COMMUN {Officium commune), en termes de bréviaire , se dit d'un office général qui convient à tous les saints d'une même classe, et qui fournit les psaumes, leçons, hymnes, antiennes, oraisons, au défaut de l'oflice propre. Il y a le commun des apôtres, des martyrs, des confesseurs, etc.

COMMUNALISTES. Voy. Aggrégation.

COMMUNAUTÉ , société d'hommes qui habitent en un même lieu, et qui ont les mêmes lois et les mêmes usages. Les communautés ecclésiastiques peuvent se réduire à trois espèces : 1° les communautés séculières, ainsi nommées parce qu'elles sont composées d'ecclésiastiques qui vivent dans le siècle, chacun en son particulier, comme les chapitres des églises cathédrales et collégiales ; 2" les communautés réguhères, composées de religieux qui font des vœux solennels et qui vivent en commun sous des supérieurs et sous une règle approuvée par l'Église et par 1 État, comme les couvents; 3» les communautés ecclésiastiques, qui, sans vœux solennels, vivent en commun pour servir l'Église sous l'autorité des évêques, comme les séminaires, les missionnaires, etc. Les incrédules et certains politiques ont atta-

Îué les communautés en général avec une sorte e passion; mais l'histoire donne un démenti formel à toutes ces attaques. Un protestant beaucoup plus judicieux que ces injustes censeurs, en a reconnu et publié hautement la grande utilité; c'est le savant Deluc, dont Bergier a rapporté les propres paroles, qu'il a empruntées des Lettres sur l histoire de la terre et de l'homme, tom. IV, p. 72 et suiv. Voy. Lacombe, Jurisprud. canon., au mot Communautés. Mém. du Cierge', tom. IV, p. 470; tom. VI , p. 383 et suiv. Bergier,

Diction, de théol. "Richard et Giraud. L'abbé André, Cours n/phabét. de droit canon.

L COMMUNE ERREUR. Voy. Erreur, n" IL

II. COMMUNE RENOMMÉE (La), est la voix publique qui sert de preuve en plusieurs occasions. On fait preuve de l'âge par commune renommée quand les registres de oaptême ont été perdus. Voy. Richard et Giraud,

COMMUNICANTS ou COMMUNIQUANTS (Communicantes), ïxom que l'on donna, au xvp siècle, aux anabaptistes qui, comme les Nicolaites, pratiquaient la communauté des femmes et des enfants. Voy. Sanderus , Hœres., cxcviii. Gauthier, Chronolnqie du A'IV siècle.

COMMUNICATION D'IDIOMES , c'est, en théologie, la communication réciproque qui se fait dans Jésus -Christ de la nature divine et de la nature humaine, et des noms, des attributs, des propriétés de ces deux natures , tant à l'égai'd d'elles-mêmes que par rapport à leur suppôt commun, c'est-à-dire à la personne de Jésus- Christ , qui les renferme. Les nestoriens rejetaient cette communication d'idiomes; car ils ne voulaient pas qu'on dît, en parlant de Jésus- Christ, que Dieu a souffert, qu'il est mort, que Marie est mère de Dieu; et les luthériens l'ont poussée trop loin en prétendant que Jésus-Christ, non-seulement en tant que Dieu , mais en tant qu'homme, est immortel, immense, présent partout. Voy. les théologiens, dans le Traité de l'Incarnation. Bergier, Diction, de théologie, et surtout Richard et Giraud , qui donnent les règles à suivre pour éviter l'erreur des nestoriens et celle des luthériens.

I. COMMUNION, dans le sens liturgique, se prend : 1» pour la partie de la messe où le prêtre prend et consume , sous les espèces du pain et du vin, le coips et le sang de Jésus-Christ; 2" pour le moment auquel on administre aux fidèles le sacrement de l'Eucharistie; 3° pour l'antienne que récite le prêtre après avoir pris les ablutions, et avant l'Oraison ou les Oraisons qu'on nomme p'istcnmmunion.

II. COMMUNION (la première) doit se faire à l'église paroissiale , à moins dune permission spéciale du propre curé. Benoit XIV et la plupart des canonistes demandent deux mois au moins de résidence dans une paroisse pour avoir droit d'y faire la première communion. Voy. la constitution de Benoit XIV, Paucis ab hinc.

III. COMMUNION DE FOI , croyance uniforme de plusieurs personnes, qui les unit sous un seul chef, dans une même Église ; sans ce caractère, l'Église ne peut avoir une véritable unité. Telle a été la persuasion de ses membres dans les premiers siècles ; on le voit par les canons du concile d'Elvire , tenu vers l'an 300 , et par le sens que l'on a toujours donné au mot une, dont s'est servi le concile de Nicée pour caractériser l'Église, qu'il appelle aussi sainte, catholique et apostolique. Or le souverain Pontife est le chef de la communion catholique, l'Église de Rome ou le Saint-Siège en est le centre, .\insi , on ne peut s'en séparer saiis être schismatique ; plusieurs passages de l'Écriture confirment cette conclusion; car ils sont absolument inintelligibles dans tout autre sens. Voy.. entre autres, Jean, x, 16. Rom., xii, 5. I Corinth., xii, 25. Voy. aussi Bergier, Diction, de ihéol.

IV. COMMUNION DES ENFANTS. Dans les deux Églises, grecque et latine , on donnait autrefois la communion aux enfants. La première a conservé cet usage ; la dernière y a renoncé depuis le xii« siècle , pour ne faire communier que ceux qui sont parvenus à 1 âge de discrétion. Et , comme elle n'a pas déterminé au juste cet

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