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âge, il est laissé à la prudence et à la sagesse des pasteurs, qui doivent les admettre quand ils sont suftisamment instruits , et dune conduite assez bonne pour qu'on puisse espérer qu'ils communieront utilement. Or cet âge ne précède généralement pas onze à douze ans. On peut même , supposé toujours les dispositions suffisantes, leur doiuier la communion dès l'âge de sept à huit ans, lorsqu'ils sont à l'article de la mort, Voij. saint Thomas, in 4, dist. 9, q. 1, quœst. 4, m corp. Saint Charles Borromée, Act. eccîes. medioL, part, iv, Insti'uct. de sncr., tom. I, p. 601. Ferraris, Prompta Biblioth. Les Conférences d'Anqers , juillet 1704.
V. COMMUNION DES PÉCHEURS PUBLICS ET OCCULTES , ET DES CONDAMNÉS A MORT.
Les pécheurs publics, c'est-a-dire les pécheurs dont les crimes sont connus par une évidence de fait ou par une condamnation juridique , ou enlln par leur propre confession , ne peuvent , suivant les canons, être reçus à la communion. Voy. Mémoires du Cierge', tom. V, p. m. Cabassutius, lib. III, c. VII, n» 3. Quant aux pécheurs occultes, s'ils demandent la communion en public, on ne peut la leur refuser, pas même quand le célébrant viendrait tout récemment de leur refuser l'absolution dans le tribunal de la pénitence. Il en est tout autrement s'ils la demandent en secret. C'est ce qu'enseignent généralement les théologiens, et les motifs de leur sentiment sont trop manifestes pour qu'il soit nécessaire de les rappeler ici. — Les criminels condamnés à mort ne doivent pas, selon le droit canon, être privés de la comrnmiion quand ils se sont confessés avant lexécution de leur jugement, s'ils sont d'ailleurs suffisamment disposés. Voy. C. Qiicesitum, xxx, caus. 13, quœst. 2. Thomassin, Discipl. de FÉglise,ipa.Tt. II, 1. I«r, ch. Lxxvii. Godeau , Vie de saint Charles Borromée. MPf Gousset, Théologie morale , p. 138, 4» édit.
VI. COMMUNION DES SAINTS. C'est l'union entre l'Église triomphante, l'Église militante et l'Église souffrante , c'est-à-dire entre les saints qui sont dans le ciel , les fidèles qui vivent sur la terre, et les âmes qui soutTrent dans le purgatoire ; en sorte que ces trois parties d'une seule et même Église forment un corps dont Jésus- Christ est le chef invisible ; le Pape, vicaire de Jésus - Christ , le chef visible, et les membres sont unis entre eux par les liens de la charité, par une communication mutuelle d'intercession et de prières. De là suit tout naturellement linvocation des saints, la prière des morts , la confiance au pouvoir dont jouissent les bienheureux auprès de Dieu dans le ciel. La Communion des saints est un dogme de foi , un des articles du symbole des apôtres , constamment reconnu par la tradition et fondé sur l'Écriture ; car, outre les textes cités dans l'articlepiécédent, et qui sont parfaitement applicables ici , on peut citer Galat., m, 26. Éphés., iv, 15, etc. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.