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CONI

charité , établit, en effet, une sorte de fraternité entre ces ^personnes.

CONFRÉRIE (Sacrum sodalitium, sacra sodalitas, confratemitas), société de plusieurs personnes pieuses établie dans quelques églises pour honorer particulièrement un saint mystère et pour pratiquer les mêmes exercices de piété et de chanté. Plusieurs sont établies par des bulles de papes qui leur accordent des indulgences. Les confréries sont très- anciennes dans l'Église; le concile de Nantes de 895 en parle au can. XV. Il en est aussi question dans la Vie de saint Martial, écrite par un de ses disciples. Voy. Richard et Giraiid, au mot CONFRAI- HiE. Gaet. Moroni, vol. XV, p. 117 et suiv. Le Diction, de la thcol. cnthnl.

CONGAL ou CONGALL (saint), un des plus illustres fondateurs de la vie monastique en Irlande, né dans le nord de l'Ultonie l'an 516, mort le 10 mai 601, fonda vers l'an 550 l'abbaye de Bangor, dans le comté de Dovv'n ; et, l'an 562, il passa dans le pays de Galles, où il édifia le monastère de Heth. Ses principaux disciples furent saint Colomban et saint Lugil. Saint Bernard a fait l'éloge de saint Congal. Voy. Hélyot, Hist. des Ord. monast. Moréri , Dictionn. historique.

CONGAN, bénédictin réformé de Citeaux, puis abbé de Surry en Irlande, vivait au xiF siècle. 11 a composé la Vie de saint Malachie, que saint Bernard écrivit depuis à sa prière. Voy. Possevin, Apparut. *acer. Visch, Biblioth. Cisterc. La Nniw. Hioyr. géne'r.

CONGRÉGANDINES, nom que l'on donnait en quelques endroits aux religieuses de la congrégation de Notre-Dame, instituées par le P. Fourrier, chanoine régulier, curé de Mataincourt en Lorraine.

GONGRÊGANISTE {Sodalis B. M. Virginis\ homme ou femme qui fait partie de quelque congrégation instituée en l'honneur de la sainte Vierge.

I. CONGRÉGATION se dit : 1« de plusieurs sociétés de prêtres et de religieux; 2» de l'assemblée de plusieurs personnes pieuses, en forme de confrérie , érigée en l'honneur de la sainte Vierge; 3" des cardinaux commis par le Pape et distribués en plusieurs chambres pour exercer certains offices ; on les appelle congre'gations romaines. Quelques-unes de ces congrégations sont fixes et ordinaires; d'autres sont établies extraordinairement par les papes pour discuter quelques affaires; elles cessent après la discussion. Chaque congrégation romaine a généralement son chef ou préfet , et son secrétaire. Le nombre des congrégations romaines est aujourd'hui de onze : les congrég. de Vlnguisition ou du Saint - Office , du Concile, des Evéques et Re'guliers, de l'Index^ des Rites, des Affaires consistoriales , des Études, AeV Examen des Evéques, de la Propagande , de l'Immunité, des Indulgences , des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, de la Résidence des Evéques. Il y a de plus deux petites congrégations qui sont comme des sections de la congrégation du Concile, à laquelle elles sont annexées : la congrég. chargée d'examiner les rapports faits par les evéques super statu Ecclesiœ, et la congrég. chargée de la révision des conciles provinciaux dite Conciiietto. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XVI, p. 133 et suiv. L'abbé J. Strem- 1er, Traité des peines ecclés., etc., p. 495, où on trouve l'exposé des attributions de chacune de ces congrégations.

IL CONGRÉGATION DE FRANCE, nom donné à la congrégation des chanoines réguliers de

Sainte-Geneviève. Voy. le Diction, ecclésiasf. et canonique portatif.

III. CONGRÉGATION DE PRÊTRES SÉCU- LIERS. Il y a plusieurs de ces congrégations; elles sont formées de diverses maisons qui ont des supérieurs particuliers, mais soumis à l'administration des supérieurs généraux. Tels sont les prêtres de l'Oratoire , de la Doctrine chrétienne, de la Mission, du séminaire de Saint- Sulpice, etc.

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