‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 558 sur 1220 · IV. CONGRÉGATION ROMAINE. Voy. Congrégation, n" I · texte numérisé non relu

IV. CONGRÉGATION ROMAINE. Voy. Congrégation, n" I

CONGRÉGATIONALISTES ORTHODOXES , une des sectes religieuses les plus puissantes et les plus nombreuses des États-Unis. Elle tient ses croyances des anciens puritains anglais qui, chassés de leur patrie , allèrent fonder la plupart des établissements de la Nouvelle-Angleterre. Ces sectaires adoptèrent le principe que chaque église a en elle-même tout ce qu'il faut pour se gouverner; que chacune, sauf une liaison générale toute de charité et d'amour, doit être strictement souveraine et indépendante. Fo7/. Bergier, Diction, de théol.

CONGRÈS (Congressus) , preuve juridique à laquelle les officiantes avaient recours au xvi* siècle, dans les causes de mariage, lorsqu'on en demandait la nullité pour cause d'impuissance. Cet usage abominable, et qui d'ailleurs ne fournissait pas une preuve assez certaine, fut aboli par un arrêt du parlement de Paris en date du 18 février 1677. Voy. le Journal du Palais. Le Journal des Audiences. Cabassut, Juris canon, theoria et praxis, 1. III, c. xxv, n. 6 et suiv.

CONGRUISME, nom donné au système de Suarez , de Vasquez et autres théologiens qui ont voulu adoucir celui de Molina. Selon ce système , Dieu veut d'une volonté antécédente le salut de tous les hommes, à condition qu'ils le voudront eux-mêmes. 11 connaît la nature de la grâce et la volonté de l'homme; il voit par la science moyenne ce que cet homme fera dans toutes et chacune des circonstances, s'il lui donne telle grâce. Il sait qu'en lui donnant la grâce dans telle ou telle occasion, sa volonté y consentira. Cette grâce est efficace en vertu de sa congruité ou convenance avec la volonté de l'homme placée dans ces circonstances. Voy. Richard et Giraud. Bergier, qui montre la différence qu'il y a entre le système de Molina et celui du congruisme.

CONGRUISTE (CoM^r«?;y^a), celui qui défend le système du congruisme.

I. CONGRUITÉ (Congruitas), c'est-à-dire conformité ou rapport de convenance d'une chose avec une autre ; de la grâce, par exemple, avec la volonté de l'homme. Les théologiens distinguent deux con^iuités de la grâce, l'une intrinsèque, qui est l'efficacité de la grâce par ellemême; l'autre extrinsècpie, qui est la convenance de la grâce avec les dispositions de la volonté de l'homme placé dans des circonstances où, cette grâce lui étant donnée, il fait le bien. Voy. Grâce.

IL CONGRUITÉ (Mérite de). Voy. Condi-

GNITÉ.

CONIAC (Dom), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Rennes l'an 1731 , mort à Paris l'an 1802, a commencé la Collection des Conciles de France achevée par D. Labat; Paris, 1785, in-4'', et a publié en collaboration avec D. Deforisla Collection des Œuvres de Bossuet: Paris, 1772-1790,18 vol. in-S». Vmj, la Nouv. Bingr. géne'r.

CONÎMBRE, C0NIM6RIA, CONIMBRICA, CONIMBRIGA. Voy. Coïmbre.

CONO

CONIV

CONINCK (Gilles), jésuite, né àBailleul l'an 4571, mort à Louvain Tan 1636, professa la scholastique à Louvain. On a de lui : \° Commentaria m: disputationes in universam doctrinam D. Thonup de sacramentis et censuris; Anvers, 4616 et 1619; Rouen, 1630, 2 vol. in-fol.; — 2» de Dco irùio et ùu.'arnato; Anvers, 1645, in-fol.; — 3» de Mortalitate, nahira et effectihus actnum supematuralium:et de fide,spe, charitate; Anvers, 1623, 2 vol. in-fol. Foy. Alegambe, Billioth. scriptor. Societ. Jesu.

CONINGTON (John), provincial de l'Ordre de Saint-François en Angleterre, mort à Cambridge l'an 1330, défendit avec zèle la papauté contre les attaques d'Ockam. Il a laissé : 1» un Commentaire sur les psaumes de la Pénitence; — 2" Sermones solemnes in quadragestmam S. Gregorii; — 3o de Magistro Senfentianmi; — 4» de Christo domino. Voij. Pitseus, in Vit. illustr. Angl. Moréri , Diction, histor.

I. CONJURATION, en matière ecclésiastique, veut dire exorcisme, paroles et cérémonies par lesquelles on chasse les démons des corps des possédés. On y joint des aspersions d'eau bénite. Vni/. Rergier, Diction, de thc'ol.

II. CONJURATION {Conjuratio , abjuratio) , mot qui se prend pour des paroles, caractères ou cérémonies magiques ûont se servent les magiciens pour évoquer ou chasser les esprits malins et les choses nuisibles.

III. CONJURATION, invocation du démon, dont on veut apprendre quelque chose. Il y a toujours péché mortel à faire une conjuration, à moins que ce ne soit par une inspiration particulière de Dieu. Voy. saint Thomas, 2. 2, q.yo, art. 2, in cor p.

I. CONJURER signifie, dans l'Écriture : l» exiger un serment de quelqu'un ; 2" soumettre quelqu'un à la vengeance divine, que l'on implore par le serment que l'on fait; 3» faire intervenir la Divinité afin d'engager quelqu'un, par cette action redoutable, à faire ce qu'on exige de lui.

II. CONJURER, en matière ecclésiastique, signilie la même chose c^'exorciser, cest-à-dire chasser les démons des corps qu'ils possèdent, ou soustraire quelques créatures à l'abus qu'ils pourraient en faire.

CONLIE ou COULAINE {Colonia Villa), lieu de l'évèché du Mans, province ecclésiastique de Tours. On y tint, l'an 8^43, un concile nommé Concilium Coloniense, seu in Villa Colonia.

CONNOR, siège épisc. d'Irlande dans TUltonie, sous la métropole d'.\rmagh. Œngus-Macnisius, son premier évêque, mourut vers l'an 507. Eugène IV réunit les églises de Connor et de Down, malgré les représentations de l'archevêque d'Armagh. Voy. Down. Richard et Giraud, qiii mettent Conner au lieu de Connor.

I. CONON (saint), martyr d'Icône en Asie, fut arrêté ainsi que son fils l'an 275 . par l'ordre de Domitien, oOicier de l'empereur Aurélien. Ils confessèrent la foi de Jésus-Christ au milieu des plus cruels supplices. On les honore le 3 juin dans une église de leur nom à Acerra,près de Naples; ailleurs on célèbre leur fête le 29 mai. Voy. Bollandus. Tillemont, Hist.de la persécut. d' Aurélien. Richard et Giraud.

II. CONON (saint), évêque. On lit dans le bréviaire de Lirnoges que ce saint était lils d'Eugène, roi d'Ecosse. Ce qui est certain, c'est quil fut évêque de Man, lie de la mer d'Irlande, et qu'il travailla beaucoup pour propager et maintenir la foi chrétienne qui avait été prêchée auparavant par saint Patrice. Ce saint mourut veis l'an 648; il était honoré dans les îles Hé-

brides. Voy. Gaet. Moroni, vol. XVI, pag. 302.

III. CONON, disciple de Jean Philoponus, vivait au vii^ siècle. Il se déclara d'abord en faveur de son maître contre les Eutychiens Paul et Etienne; mais plus tard il se brouilla avec lui , parce qu'il ne voulait pas reconnaître trois natures ou substances en Dieu. Il lit une secte à part, condamnâtes écrits de Philoponus, et composa un Discours contre son Traité de la résurrection. Voy. Photius, coc/. 23.

IV. CONON ou CUNON, pape, originaire de Thrace, né en Sicile, mort l'an 687, succéda i Jean V lan 686. Il eut pour successeur Sergius. Voy. Gaet. Moroni , vol. XV, p. .302, 303.

V. CONON (Pierre), théologien protestant, né à Prenzlau l'an 1580, mort à Alt-Rrandebourg l'an 1042, fut pasteur à Karnau,à Cracovie, à Kremzo, et devint archidiacre à Berlin. Ses principaux ouvrages sont : \° Bulce amarum prophetarum; 1623; — 2» r/ireno%ja; Francfort, 1606. Vo>/. la Noîiv. Biogr. génér.

CONONITES, hérétiques du vi* siècle, ainsi nommés de Conon , qui admettait trois natures en Dieu. Voy. Nicépnore, Hist., 1. XVIII, c. l, et CoNON, n» III. Le Diction, encycl. de la théol. catliol.

CONQUES (Conchœ), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît située dans un bour^ du même nom, au diocèse de Rhodez. D'après la chronique de Conques, les commencements de ce monastère remontent à l'an 371. Voy. le P. Le Cointe, /l7/;iû/e*. tom. VII. Le Diction, univ. de la Fiance. La Gallia Christ., tom. I, col. 235, nov. edit. Richard et Giraud.

I. CONRAD (saint), évêque de Constance en Souabe, né au commencement du x« siècle, mort le 26 novembre de l'an 976. Il succéda àNoting, évêque de Constance, l'an 934; on le força à accepter ce siège , sur lequel il montra un zèle infatigable à prêcher la parole de Dieu, à rendre la justice, à corriger les mœurs, à réparer et à orner les églises. Il en fonda trois nouvelles, et dota un hôpital. Il eut le don de prophétie et celui des miracles. Calixte II le canonisa l'an 1123. Voy. Surius. Richard et Giraud.

IL CONRAD , abbé. Voi/. Chunon.

III. CONRAD, bénédictin, mort en 1070, appartenait au monastère de Bruvilliers. On a de lui : Vitu miraculaque S. Wolphemi . abbatis Bruwilerensis. donnée par les Bolîandistes au 22 avril. FoJ/. Fabricius, ^i6/zV>f/(. med. etinf.cetat. Vossius, de Historicis latinis, 1. II, c. XLVi.

IV. CONRAD, évêque d'Utrecht, né en Souabe, mort Tan 1099, fut précepteur de l'empereur Henfi IV. On a de lui : Pro Irnperatore contra Papam, dams V Apologia pi^o Henrico IV ; Hanau^ 1611, in-4". On lui attribue : Apologia de unitate Ecclesiœ conservanda , et schismate inter Henricum IV, imper., ac Gregor. VII, pont. max. Voy. \a]ère-.^.ï\dré, Biblioth. Belg.

V. CONRAD, abbé d'Everbach, né vers l'an 1140, mort l'an 1226, a laissé : Exordium magnum Ordinis Cisterciensis, donné par le P. Tissier, Biblioth. des aut. de l'Ordre de Citeaux, tom. l".

VI. CONRAD D'AST, trentième général de l'Ordre des Frères-Prêcheurs, mort l'an 1470, était habile canoniste et savant théologien. On a de lui : 1» Commentaria in jus canonicum; — 2" Summa casuum conscientiœ ; — 3» Opus prœclarum et laboriosum, quo dicta B. TnonuB de Aquino per matenas ordinavit. Voy. Léandre- Alberti,!. V.

VIL CONRAD DE FURSTEMBERG, prelat allemand , mort l'an 1227 , entra d ibord chez les religieux de l'Ordre de Citeaux , aevuit abbé

CONR

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de Villers, puis de Clairvaiix , enfin abbé général de l'Ordre. Honoré III le nomma cardinal et évêquede Porto, et l'envoya en France pour prêcher la guerre des Albigeois. Conrad a laissé : 1° Constitutiones in (iermania pro cleri reformaiione, imprimées dans Bzovius, Annales, et dans les conciles nationaux de Cologne; — 2" de Erroribus Albigensium ad nbbates in capitula congregatos apud Cistercium. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

VIII. CONRAD DE LÉONBERG (Conrndm Leontorius), bénédictin, né en Souabe l'an 1460, mort à Engenthal vers l'an 15'20, a édité : 1» 2'extus biblicus , cum glossa ordinaria , primum quidema Walafrido Strabone Fuldensi collecta, tum novis Patnim explicationibm locupletata, cum glossa interlineari Ânselmi Laudunensis, etc.; Nuremberg, 1496, 6 vol. in-fol.; Engenthal, 1499, 7 vol. in-fol.; Bàle, Froben, 1498-1502, 6 vol. in-fol.; Lyon , 1520 et 1528, 7 vol. in-fol.; — 2» Postula Hugonis de Sancto- Claro , cordinalis, in universa Biblia , secundum quadruplicem sensutn, litteralein , allegoricum, moralem et anugogicurn, etc.; Bâle, 1504, 6 vol. in-fol.; — 3" Opéra S. Ambrosii; Bàle , 1506, 2 vol. in-4»; — 4° Divi A. Augiistini, Hipponensis episcopi , ad Marcellinum, de Civitafe Dei, contra paganos, 1. XVII, etc. Vojj. Bichard et Giraud, qui donnent une longue liste des écrits de notre auteur, d'après Trithème.

IX. CONRAD DE MARBOURG ou de MAR- PURG, dominicain, mort l'an 1233, acquit une grande réputation comme prédicateur, et dé-

Idoya le plus grand zèle pour l'extirpation de 'liéVésie. Il a laissé : i° de Miraculis S. Elisa- Ae//iœ ; Cologne , 1653, in-S"; — 2» Epistola ad Papam.

X. CONRAD DE PLAISANCE (le bienheureux), ermite italien, mort le 19 février 1351. C'était un riche gentilhomme qui , ayant causé involontairement la mort d'un innocent, entra dans le tiers-Ordre de Saint-François , où il passa le reste de sa vie dans le jeûne, la prière et les mortifications de tout genre. On l'honore le 19 février; Voy. Bollarulus. Richard et Giraud.

XI. CONiRAD D'HERESBACH, théologien protestant, né à Heresbach l'an 149(5, mort à Wesel l'an 1576, a laissé , entre autres ouvrages : 1" une Helalion de la prise de Munster par les anabaptistes; 1534; Leyde , 1637 et 1650, avec des notes de Starckius ; — 2" Psalmorwm Davidicorum nmplex et dilucida explicatio; Bâle, 1578, in -4»; — 3° Libri duo de educandis principum liberis reipublicœ gubernandœ destinatis , deque republica christiana administranda ; Francfort, 1592, in -4". Voy. la Nouv. Bioqr. génér.

XII. CONRAD SUMMÉNHART, professeur de théologie , né l'an 1465 , mort l'an 1511 , fut l'un des hommes les plus distingués de l'université de Tubingue; il a laissé, entre autres ouvrages : 1* un traité pour montrer que Dieu a voulu se faire homme , et que le Messie a dû être Dieu et homme tout ensemble ; Tubingue , 1494 ; — 2" Commentaires sur les quatre livres des Sentences ; Bàle , 1.517. Voy. Richard et Giraud.

CONRADIN (Le bienheureux), dominicain, né près de Brescia l'an 1392 , mort à Bologne l'an 1429, se livra avec succès à la prédication. Il se rendit à Bologne, où la peste venait d'éclater, et il somma les habitants de se soumettre au Pape. Ses paroles ne furent pas écoutées ; c'est alors qu'il publia l'interdit prononcé par le Pape contre cette ville rebelle. Les Bolonais le persécutèrent avec un acharnement incroyable, et il faillit périr; il mourut victime de sa charité, en se dévouant au service des pestiférés; il fut

honoré du don des miracles. Les écrivains lui donnent communément le titre de bienheureux. Voy. Léand. Albert, de Vir. illustr., 1. V, fol. 249. Le P. Touron , Homm. illustr., tom. III. CONRADUS LEONTORIUS. Vov. Conrad de

LÉONBERG , U» VIII.

CONRI ou CONRY (Florent), en latin Convins , de létroite observance de Saint-François , né dans la Connacie , en Irlande, l'an 1560, mort à Madrid l'an 1629, devint provincial de son Ordre , puis archevêque de Tuam. On a de lui : 1° de S. Augustini sensu circa B. Mariœ conccptionem; Anvers, 1619, in-4"; — 2" Tractatus de statu parvulorurn sine baptismo decedentium ex hac vita.juxta sensum H. Augustini; Louvain, 1624 et 1635; Houen , 1643, in-4» ; — 3» le Miroir de la vie chrétienne , en irlandais; Louvain, 1626, in-4o; — 4° Compendium doctrinœ S. Augustini circa gratiam ; Paris, 1634 et 1646, in -4°; traduit en français; ibid., 1645, in -4°; — 5° plusieurs autres ouvrages indiqués dans VEncyclopéd. cathol. Voy. Wading, Annales Ord. Minorum. Le P. .Tean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. P"', p. 351. Moréri , Diction, historique.

CONSA. Voy. Conz,v.

CONSANGUINITÉ se disait, chez les Romains, de la parenté du côté du père , et s'appelait agnation , mais il se dit en droit canon, et seulement en matière de mariage, de toute sorte de parenté, soit du côté du père, soit de celui de la mère. En ligne directe, la consanguinité s'étend jusqu'au 7« degré inclusivement, et en ligne coUatère , elle se termine au 4« inclusivement. Voy. Agnation , Affinité , Empêchements DIRIMANTS.

CONSANGUINS se dit plus particulièrement des frères qui sont nés d'un même père et non d'une même mère ; ceux qui sont nés d'une même mère et non d'un même père sont appelés frères utérins.

CONSCIENCE. La conscience , selon la force du mot, est la science du cœur, dit saint .\ntonin {de Conscientia, l""* part., tit, III , cap. x , § 1 ). On peut la délinir : un jugement actuel pratique qui dit ce qu'il faut faire ou éviter. C'est la règle intérieure , prochaine et immédiate des actes humains qui fait l'application des principes et des lois dans les cas particuliers. La conscience se divise principalement : i'> en conscience droite, ou bonne, et véritable: c'est celle qui dicte qu'une chose est permise ou non, lorsqu'elle l'est en effet , ou qu'elle ne l'est pas ; 2" en conscience erronée ou fausse, c'est-à-dire qui dicte qu'une chose défendue est licite, et réciproquement. Si elle ne peut connaître qu'elle erre, son erreur est invincible; si elle peut et doit le connaître, son erreur est vincible ; 3" en conscience scrupuleuse : c'est celle qui, quoique moralement certaine de la bonté d une action , craint cependant qu'elle ne soit mauvaise sur de faibles conjectures et des raisons légères et sans fondement ; 4" en conscience douteuse ; celle qui demeure en suspens entre deux opinions contraires sans pouvoir se déterminer à l'une plutôt qu'à l'autre, parce qu'elle se trouve balancée par des raisons qui lui paraissent égales des deux côtés; 5» en conscience probable, ou celle qui juge prudemment et avec une certitude morale qu'une action est bonne. Voy., dans Richard et Giraud, les Règles pratiques touchant la conscience droite, erronée, etc., règles fondées sur l'Écriture sainte, les Pères et les théologiens les plus autorisés. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., réfute les sophismes des incrédules modernes. Le Dictionnaire encyclopé-

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dtque de la théologie catholique. VEncyrlopédie catholiqtte.

CONSCIENTIEUX, hérétiques qui ne connaissaient pour règle que la conscience. Mathias de Knutzen , qui plus tard devint athée , renouvela cette erreur au xvii« siècle. Voy. ï Examen du fanatisme, toui. l*^"^.

CONSÉCRATEUR (Consecrator) se dit d'un évèque qui en consacre un autre nouvellement élu. Le consécrateur doit être assisté au moins de deux évèques. Ce consécrateur doit être le métropolitain , qui peut consentir à ce qu'un autre fasse la consécration. Voy. Consécration et le Pontifical.

I. CONSÉCRATION (Cow^ecm/io), cérémonie par laquelle on consacre certaines personnes ou certaines choses au culte et au service de Dieu; en sorte que , de profanes quelles étaient, elles deviennent saintes et sacrées. On dit dans ce sens la consécration d'un autel, d'un calice, d'un e'tèque, etc. Voy. Bergier , Diction, de théol. Mast, dans le Diction, encyclop. de la théol.

II. CONSÉCRATION , terme employé plus spécialement pour désigner l'action par laquelle le

f>rétre qui célèbre la messe change le pain et e vin au corps et au sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Voy. Eucharistie. Bergier, Diction, de théol.

CONSEILLERS (Consiliarii). Autrefois en France il y avait des conseillers clercs ou ecclésiastiques qui furent créés l'an "1573; l'édit portait qu'il v aurait un conseiller clerc dans chaque présidial du royaume pour veiller aux droits de l'Église et en empêcher l'usurpation. Ces sortes d'offices étaient légitimes, et les Papes les avaient autorisés. Les conseillers clercs péchaient en assistant à l'instruction d'un procès criminel ou à Yexécution de la sentence, mais ils n'encouraient pas l'irrégularité , à moins qu'ils ne prononçassent la sentence, ou qu'ils n'y coopérassent eflicacement, ou qu'en assistant à l'exécution ils ne l'autorisassent, ou n'y donnassent quelque sorte de secours. Voy. Cabassut , Jur. can. t/ieor. etprax., 1. II. De Sainte- Beuve , tom. B, cas 49. Pontas , au mot Distribution, cas 8; au mot Ecclésiastique, cas 4; et au mot Irrégularité, cas 50. Richard et Giraud.

CONSEILS ÉVANGÉLIQUES , certaines actions excellentes et parfaites que l'Évangile nous propose et auxquelles il nous exhorte, mais qu'il ne nous ordonne pas. C'est en cela qu'ils dilfèrent des préceptes, qui sont d'obligation étroite, Voy. saint Augustin, des Mœurs de f Eglise cathoL, ch. XXXI. Manuel à Laurent , ch. cxxi. Livre de la sainte Virginité, ch. xxxi. Lettre 24« ou 2« de saint Paulin à Sulpice Sévère. Saint .Jean Climaque, Échelle sainte, degré iv. Saint Jérôme , Lettre à Rustique. Cassien , Confe'r. li et rv. Saint Thomas , 2« 2«, q. CLXXXiv, art. 3 , ad primum; et q. CLXxxvi, art. 7, in corp. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les erreurs des incrédules et des protestants sur les conseils évangéliques. S. Miller, dans le Diction, encyclop. de ht théol. cathol.

CONSENS est, en matière bénéficiale , une petite note sommaire qui se délivre à la chancellerie romaine , portant qu'un tel , procureur constitué par la procuration pour résigner (ad resignandum), a l'expédition de la présente signature , et que l'original est demeuré à la chancellerie ou chambre apostolique. Voy. Date. Résignation. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

CONSERANS ou COSERANS, GOUSERANS (Civitas Conseranorum, Consorani), aujourd'hui

Saint-Lizier (Fanum Suncti Lice/'it), évêché érigé dans le v« siècle , était suffragant de la métropole d'Auch. Il y avait autrefois deux cathédrales dans la ville, l'une sous l'invocation de saint Licère, l'autre sous la protection de la sainte Vierge ; elles furent réunies en un seul chapitre vers l'an 1680. Cet évéché a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. la Gallia Christ., tom. I, p. 1123, nov. edit. Richard et Giraud, tom. XXVIll, p. 260 et suiv.

CONSERVATEUR, JUGE-CONSERVATEUR, celui qui était établi pour conserver les privilèges accordés à certains corps ou pour juger leurs diUérends. Il y avait dans chaque université deux conservateurs : 1" le conservateur des privilèges apostoliques, qui veillait à la conservation des privilèges accordés par les Papes aux universités, et qui connaissait des matières spirituelles entre personnes ecclésiastiques; 2o le conservateur des privilèges royaux, qui connaissait des causes spirituelles et mixtes des régents, des écoliers, des suppôts de l'université, et même du possessoire des bénéfices.

CONSERVATEURS APOSTOLIQUES (Les) étaient encore des juges délégués par leoaint- Siége; ils exerçaient une juridictioti contentieuse , et jugeaient les différends de ceux qui étaient exempts de l'Ordinaire. Ces juges devaient être ecclésiastiques et naturels Français. Voy. De Ferrières, Introduct. au droit ecclés., tom. II, p. 116, au mot Conservateurs.

CONSERVATOIRES, congrégations de filles ou de femmes qui vivent en communauté, sous une règle et avec un habit particulier, sans faire de vœux ou en faisant seulement des vœux simples, mais sans s'astreindre à la clôture. Cette institution est en opposition avec la bulle d« saint Pie V Circa pastoralis, qui veut que toutes les religieuses et tertiaires vivent en communauté, fassent des vœux et gardent la clôture. C'est pourquoi, lorsque la congrégation doit décider quelque cas ou affaire concernant un Conservatoire, elle met dans les décisions la clause ; Citra approbationem Conservatorii.

CONSISTANTS. Lorsque la pénitence solennelle était en usage, les Consistants formaient le quatrième ordre ou quatrième degré. Us se. tenaient depuis l'ambon jusqu'au sanctuaire, assistaient à toute la messe , mais sans y communier.

I. CONSISTOIRE (Socrum Poniificis concilium consistoriunt), le collège des cardinaux, le sénat, le conseil du Pape. 11 y a trois sortes de consistoire.s : 1° le public, dans lequel le Pape, en habits pontificaux, reçoit les princesetles ambassadeurs des souverains; on y traite aussi des causes judiciaires, de la canonisation des saints, etc.; 2» le secret, où l'on admet seulement les cardinaux, et dans lequel on traite des affaires de l'État ou de l'Église ; on y propose aussi les évèchès, on y préconise les évèques et on y accorde le pallium ; 3° le consistoire demi-secret, dans lequel on discute les affaires qui concernent spécialement l'état ecclésiastique.

II. CONSISTOIRE (Calvinistarum concilium) est, chez les protestants , l'assemblée des ministres et des anciens qui règle la police, la discipline et les affaires. Voy. le Diction, encyclop. de la théol. cathol., et les justes réflexions faites dans VEnci/clnp. cathol.

CONSIStORIAL, ce qui passe par le consistoire ou ce qui le regarde. On appelait autrefois les évéchés et les abbayes Iténéfices consistoriaux, parce qu'il fallait les" proposer au consistoire , paver lannate au Pape et prendre des bulles, n'y avait des avocats et autres officiers

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Consistoriaiix ; les premiers pouvaient, entre autres privilèges, donner des lettres de docteur in uhoque jure. Voy. Avocat, n" IL Bénéfice ecci,ksiastiqt:e, 2».

CONSOLATION, cérémonie des Manichéens albigeois par laquelle ils prétendaient que toutes leurs fautes étaient effacées; ils la conféraient à l'article de la mort , au lieu de la pénitence et du viatique. Elle consistait à lever les mains sur la tête du pénitent, à y tenir le livre des Evangiles, et à réciter sept Pater avec le commencement de l'Évangile selon saint Jean. C'était un prêtre qui était le ministre de la Consolation, et il fallait pour son efficacité qu'il fîit sans péché mortel. Voy. Bergier, Diction, de théol.

CONSOMMATION , terme qui se prend , dans rÉcriture , non-seulement pour la Im et la perfection d'une chose, mais encore pour le dernier malheur. Voy. I Esdras, IX, 44. CONSORANI. Km/. Conserans.

CONSORCE ou CdNSORGIE (sainte), était, à ce que l'on croit, fille de saint Eucher, évêque de Lyon. Quand son père se sépara d'avec sa femme sainte Galle pour entrer dans l'état ecclésiastique, Consorce suivit sa mère dans la retraite. Elle mourut dans l'état de virginité et dans l'exercice de la pénitence, vers 4(58 ou même beaucoup plus tard. Le Martyrologe romain place sa fête au 22 juin. Voy. les Actes du !•"■ siècle bénédictin.

CONSORT, société ou confrérie du Tiers-Ordre de Saint-François établie à Milan, et composée d'hommes et de femmes dans le but de soulager les pauvres. On lui avait confié la distribution des aumônes; elle s'en acquitta avec le plus grand zèle et la plus rigoureuse fidélité. On lui enleva cependant cette fonction délicate; mais on ne tarda pas à s'en repentir. Il fallut la médiation du pape Sixte IV pour l'engager à la reprendre.

CONSTABLE (Paul), dominicain, né à Ferrare, mort à Venise l'an 1582, fut nommé par Grégoire Xlil inquisiteur de Ferrare et maître du sacré palais ; l'an 4580 il fut élu général de son Ordre. Il a laissé : de Cuusis in sancto officio cngnoscendis. Voy. la Nouv. Rioyr. génér.

I. CONSTANCE, vertu qui donne à l'âme une espèce d'immutabilité dans le bien, qui la rend ferme, tranquille et inébranlable. Elle tient le milieu entre l'inconstance, légèreté d'àme qui fait qu'on abandonne le bien sans sujet, et l'opiniâtreté , fermeté déraisonnable et déplacée.

II. CONSTANCE (saint), évêque dePérouse, où il naquit, dans un temps où il y avait déjà un grand nombre de chrétiens. Il dut son élévation à ses vertus et à son mérite. Il fut mené prisonnier à Assise, et décapité pour la foi près d'Ispello ou de Foliguy. On l'honore le 29 janvier; son culte est très-ancien dansjltalie. Voy. BoUandus, qui a publié trois Yies de saint Constance. Richard et Giraud.

. III. CONSTANCE (saint), sacristain de Saint- Étienne, près d'Ancône, en Italie, vivait au vi^ siècle. Sa pauvreté était extrême, et son humilité profonde ; entièi^ement détaché des choses de ce monde, il n'aspirait qu'au ciel. Le Martyrologe romain le mentionne au 23 septembre. On trouve sa Vie dans les Dialogues de saint Grégoire le Grand , 1. P'', c. V.

IV. CONSTANCE (Constantia), ville épisc. de la province d'Arabie au diocèse d'Antiocne,sous la métropole de Bostres, aujourd'hui évêché in partihus. Ldi Notice d'Hiéroclès et les Actes des conciles font mention de deux de ses anciens évêques, dont le premier, nommé Chilon, assista

au concile de Nicée, et le deuxième, Solème, à celui de Chalcédoine. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XVIII, p. 440.

V. CONSTANCE (Constantia), ville épisc. de Mésopotamie au diocèse d'Antioche et sous la métropoled'Amide. Nous n'en connaissons qu'un évêque, Théopompus, mentionné par Baronius à l'année 745.

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