DATE
au concile de Loilii. Foy. la Nouv. Bioç/r. génér.
II. DARONATSI (Paul), célèbre théologien arménien , né l'an 1043, mort en 1123, a laissé : l" un Commentaire sur Daniel; — 2" un Traité contre l'Église grecque; — 3" une Lettre en faveur des monophysites, contre Théopiste, théologien grec, partisan du concile de Chalcédoine ; Constantinople , 1752, in-fol. , — 4» plusieurs autres écrits de théologie, dont quelques-uns se trouvent manuscrits dans la bibliothèque royale de Paris. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. liiogr. génér.
DARRIBA (François), Espagnol, est auteur de : Questions spéculatives de la théologie, 4 liv.; Paris, 1623.
DART (Jean) , antiquaire anglican qui vivait au xviii« siècle, a laissé : History ofthe antiquilies of the cathedral church of Canterbury anathe adjoining rwonosYerj/; Londres, 1727, in-fol. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
DARTIS (Jean). Voy. Artis.
DASCYLE (Dascyliurn), ville épisc. de Bithynie, au diocèse de Pont , érigée au vu» siècle sous la métropole de Nicomédie. Elle a eu trois évèques, dont le premier, Jean, assista au sixième concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 030. Richard et Giraud.
DAS£NA, ville épisc. d'Assyrie, seconde de la province de ilosul, au diocèse de Chaldée. Au temps d'Élie de Damas, cette province était la même qu'Adiabène; mais elle a été depuis unie à l'église patriarcale. Elle a eu deux évéques , dont le premier siégeait vers l'an 754. Voy. Biblioth. Orient., tom. II, p. 456. Richard et Giraud.
DASER (Louis-Hercule), hébraïsant et théologien, né à Affalterbach l'an 1705, remplit en divers endroits les fonctions de pasteur. On a de lui : 1» Tractatus de Augustiniana Deculogi divisione; Tubingue, 1733 ; — 2" Defe7isio inteqritatis textus hebraici Veteris Testamenti; Halle, 1763, in-8o; — 3° Exercitatio de origine et auctoritnte punctorum Jiebraicotmm divina ; Tubingue, 1728, in-4o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DASSIER (Lazare), dominicam, vivait l'an 1685. Ses principaux ouvrages sont : 1" Sermons pour l'Avent; Paris, 1678, in-S"; — 2° Sermons pour tous les dimanches de l'année; Lyon, 1682, 2 vol. in-8"; — 3» sur les Mystères de Notre-Sei' gneur, in-8»; — 4° Trois octaves pour le Saint- Sacrement; — 5° sur les Mystères de la sainte Vierge; 1685, in-8o. Ses ouvrages ont été réunis sous ce titre : l'Évangile de la grâce.
I. DAT AIRE, premier officier de la daterie; il représente le Pape , et toutes les grâces passent par ses mains. Quand cette commission est donnée à un cardinal , on l'appelle prodataire. 11 y a aussi un sous - dataire ; il est établi par commission pour aider le dataire , mais il n'en dépend point. Voy. pour cet article et les suivants, qui traitent de la même matière, le mot Cour de Rome. Mabillon, de He diplomalica. Gard, de Luca, Hclatio curiœ romanœ. Thomassin , Vêtus et nova disciplina Ecclesiœ circa /jeneficia et berieficiarios . L'abbé André, aux mots Dataire, Date, etc. D. Bouix,rfe Curia Homana. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 28 et suiv. Le Diction, de la théol. cathoL, art. Curie romaine et Dataire. L'abbé J.-J.Stremler, Traité des peines ecclésiastiques, etc., p. 619 et suiv. Richard et Giraud.
II. DATAIRE ou RÉVISEUR PER OBITUM, ofticier dépendant du dataire qui a la partie des Vacances par mort en pays dobédience.
III. DATAIRE ou RÉVISEUR DE MATRIMO- NIALES, est l'oflicier dépendant du dataire qui
est chargé de revoir les suppliques des dispenses matrimoniales.
I. DATE, en chancellerie romaine, est l'inscription qui se fait à Rome, sur un registre, lors de l'arrivée d'un courrier porteur d'une procuration de résignation ou d'une autre demande de bénéfice. C'est sur cette inscription que s'expédient les provisions du bénéfice. Quand les dates des provisions de bénéfices données par une même personne concourent ensemble , et que l'heure n'est pas marquée, elles se détruisent mutuellement.
II. DATE (PETITE), nom donné aux dates que les titulaires des bénélices font retenir à Rome , sans y envoyer la procuration de la résignation de ces bénéfices, en faveur de ceux qu'ils en veulent gratifier; et cela pour les assurer à ceux qu'ils veulent après leur mort, sans courir risque de les perdre pendant leur vie.
DATERIE , nom donné à l'office du dataire et au lieu où il l'exerce. C'est un bureau près du Pape où s'assemblent le dataire, le sous-dataire et les autres officiers de la daterie, pour faire au nom du Pape la distribution des grâces bénéficiales et autres actes semblables.
DATHAN , fils d'Éliab , fut un de ceux qui fui-ent engloutis sous la terre pour avoir conspiré contre Moïse et Aaron. Voy. Nombres,, xvi, 1.
I. DATEE (Jean- Auguste), théologien et orientaliste protestant, né à Weissenfels l'an 1731, mort à Leipzig en 1791, a donné une édition corrigée de la Pliilologia sacra de Glassius; Leipzig, 1776. On lui doit, en outre : l*» une traduction latine de l'Ancien Testament ; illS-il^; — 2» Opuscula ad Crisinet interpretationem Veteri» Testamenti spectantia, réunis et publiés par RosenmùUer; Leipzig, 1796, in-8". Voy. Feller, Biogr. univers. La Suuv. Biogr. génér.
IL DATHE (Jean-Jérôme), protestant^ docteur en droit, né à Kemberg l'an 1702, mort en 1762, a laissé , entre autres ouvrages : Disputatio de prudentia Abigaelis ad I Sam., xxv, 23; Leipzig, 1723, in -4». Voy. la Nouvelle Biographie générale.
DATHEMA dans le grec , et D ATHEMAN dans la Vulgate , forteresse du pays de Galaad où les Juifs de delà le Jourdain se retirèrent, et où ils soutinrent l'effort de Timothée en attendant l'arrivée de Judas Machabée. Voy. I Machab., v 9.
' DATHEVATSI (Grégoire), théologien de l'Église arménienne, mort l'an 1410, fut moine dans un monastère de Dathev, et professa avec succès la philosophie et la théologie. 11 a laissé plusieurs ouvrages, dont le plus connu est intitulé : Livre des questions; Constantinople, in-4''; cet écrit renferme un grand nombre d'opinions! particulières aux Eutychiens. Voy. la Nouvelle Biogr. génér.
DATHI ou DATHUS, DATI (Augustin), savant itahen, né à Sienne l'an 1420, mort en 1478, parvint dans sa patrie à la première magistra-. ture, et professa l'Écriture sainte. 11 connaissait les langues, et était grammairien, orateur, phibsophe et théologien. Il a écrit sur l'Immortalité de l'âme et sur les Mystères de la sainte Vierge et de plusieurs saints. Nous avons deux éditions du recueil de ses ouvrages, qui a paru sous ce titre : Augustini Dathi Senensis opéra ; Sienne, 1503, in-fol., et Venise, 1516, in-fol. Vo>j. ^icévon. Mémoires , tom. XL. La Vie dAug. Dathi, sous ce titre : J. Nicolai Bandierœ de Auy. Data libri duo, ad J. Vincislaum Piccolmimum Aragonium S. /l./.prt««>««; Rome, 1733, in-4»i
DAUB
DAUR
Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
DATI (Léonard), dominicain, né à Florence vers l'an 1360, mort en 1425, fut provincial de sa province, inquisiteur de Bologne, maitre du sacré Palais, général de son Ordre , puis cardinal, fut au concile de Constance un des examinateurs des articles de Jean Hus , et il assista comme légat au concile de Pavie. On a de lui : 1° Sermones quadragesimales de petitionibus ; Lyon, 1518, in-S»; — 2° Sermones quadragesimales de flagellis peccatorum festinanter converti nolentium; Lyon, 1518, in-4». Voij. Pio, de Vir. illustr. Ord. Prœd., part. II, 1. III, p. 1. Fontana, Theatrum Dominic, p. 375 et 436.
DATIER. Voy. Dattier.
L DATIF (saint), martyr,fut le compagnon de saint Saturnin, prêtre de la ville d'Abitine ou Avitine, dans la province proconsulaire d'Afrique. Voy. Saturnin, n" III.
II. DATIF (saint), martyr et compagnon de saint Némésien , était évêque de Badée, dans la Mauritanie césarienne. Voy. Némésien, nol.
DATIVE (sainte), sœur de sainte Denyse, avec qui elle souffrit le martyre. Voy. Denyse , n»III.
DATTIER ou DATIER , terme qui , dans l'Ordre de Fontevrault, signifie l'annonce du jour de la lune du Martyrologe ; et on l'appelle ainsi parce que cette annonce est la date de la lune.
DAUB (Charles), philosophe et théologien, né à Cassel l'an 1765, mort en 1836, fut nommé en 1805 premier professeur de théolope à, Heidelberg et conseiller ecclésiastique de l'Église de Bade. Outre ses écrits philosophiques, qui ont ressenti d'abord l'influence de Schelling, et ont subi plus tard celle de Hegel, ses principaux ouvrages sont : 1" Judas Ischariot, ou le mal par rapport au bien; Heidelberg, 1816-1818, en allemand ; — 2» Théologie dogmatique de notre temps, ou l'e'goïsme dans la science de la foi et de ses articles; ibid., 1833, en allem.; — 3" les Prolégomènes à la dogmatique et la critique des preuves de l'existence de Dieu; Berlin, 1839, in-8"; — 4" le Système de la morale théologique; Berlin, 1840-1*841, 2 vol. in-8». Voy. la. Nouv. Biogr. génér.
DAUBENTON (Guillaume), jésuite, né à Auxerre l'an 1648, mort en 1723, suivit en Es-
fiagne, en qualité de confesseur, le roi Phiippe V, et il se distingua comme prédicateur. On a de lui : 1° Scripta varia in causa beatificationis et canonisationis Joannis Francisci Régis, e societate Jesu sacerdotis; Rome, 1710-1712; — 2» des Oraisons funèbres; — 3" /« Vie du B.François Régis; Paris, 1716, in-4o. Voy. la Biblioth. des auteurs de Bourgogne, tom. I*"", p. 165, et aux additions. Richard et Giraud.
DAUBERMÉNIL ou DAUBERMESNIL (Antoine), fondateur de la secte des théophilanthropes, mort à Perpignan l'an 1802, se proclamait disciple des anciens mages. On a de lui : Extraits d'un manuscrit intitulé : le Culte des adorateurs de Dieu, contenant des fragments de leurs différents livres sur l'institution du culte , les observances religieuses , l'instruction, les préceptes et l'adoration ; Paris , an IV (1796), in-8". Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
I. DAUBUS (Charles), ministre protestant à Nérac , né à Auxerre , vivait au xvn« siècle. On a de lui, outre quelques pièces de poésie : 1" l'Échelle de Jacob, ou la Doctrine touchant le vrai et unique médiateur des hommes envers Dieu, ù sçavoir Jésus-Christ , contre l'intercession, l'adoration et l'invocation des anges et des saints, etc.; Sainte -Foy, 1626, in-S";— 2" V Ébionitisme
des moines de la pauvreté et mendicité volontaire, vouée et pratiquée contre r Écriture sainte, P orthodoxe antiquité et la saine raison; in-12; — 3" Bellarmin réformé, ou la Justification de In croyance des Églises ré formées ; iQSl , in-8o. Tous ces écrits sont dirigés contre les croyances catholiques. Voi/. la Nouv. Bioqr. génér.
IL DAUBUS (Charles), probablement petitfils du précédent, mort au commencement du xviiP siècle , a laissé : 1» un Commentaire de l'Apocalypse; — 2" Pro testimonio Flavii Josephi de Jesu Christo libri H, cum J. E. Grabii profes- *îo«e; Londres, 1706, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DAUDE (Adrien), jésuite, né en Franconie, mort l'an 1755 , était docteur en théologie. Il a laissé : Historia universalis et pragmatica Romani Imperii et regnorum , provinciarum , una cum insignioribus monumentis hierarchiœ ecclesiasticœ , ex probatis scriptoribus congesta , observationi- Ijus criticis aucta; Wurtzbourg, 1748-1758, 4 vol. in-4"; cet ouvrage a été continué et abrégé par le P. Grabner, sous ce titre : Compendium historiée universalis Romani imperii et Ecclesiœ christianœ; 1757-1764, 3 vol. in -8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DAUDË (Pierre), ministre protestant, né à Marvejols, dans le Gévaudan, l'an 1681, mort en Angleterre l'an 1754, a laissé, outre plusieurs écrits purement littéraires : 1» Traité de la foi et des devoirs des chrétiens, trad. du latin de Burnet; Amsterdam, 1729, in-12; — 2» Sibylla Cupitolina, P. Virgilii Maronis poemation . interpretatione et notis illustratum; Amsterdam, 1726, in -8°; cet ouvrage est dirigé contre la bulle Unigenitus. Voy.. la Nouv. Biogr. génér.
DAUFIrî. Voy. Annemond.
DAUGE (Daniel D"). Voy. Auge.
DAULIE ( Daulia , Daulis, Daulium , Diaulia ), ville épisc. du rit latin, à quinze milles de Delphes, érigée au ix« siècle sous la métropole d'Athènes. Depuis le \iv siècle elle a eu six évèques , dont le premier siégeait au temps d'Innocent III. Daulie est aujourd'hui un évèché in purtibus. comme Athènes elle-même est un archevêché in partibus. Voy. le P. Goart , Notice des évéchés, à la fin de Codin, De Offic. De Commanville, /'"'' Table alphabet., p. 90. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XIX , p. 162.
DAUPHIN (Jean -Antoine), de l'Ordre des Frères-Mineurs, né à Casai Maggiore, dans le Milanais, mort l'an 1560, fut docteur de Bologne et vicaire général de son Ordre. On a de lui : 1" de Potestate Ecclesiœ ; Venise , 1549 ; — 3° trois livres de Controvei-se de l'Église ;ih'\d., 1552; — 3» de la Puissance du Pape et aes Notes de l'Église; 1560 ; — 4" des Choses qu'on doit traiter dans le concile œcuménique; Rome, 1561 et 1568; — 5" du Mariage et du Célibat ; — 6° de la Conduite de toutes choses et surtout des hommes; Camérino, 1553, 5 liv. in -fol. ; — 7» un Traité du culte des images, et un autre des globes célestes ; — 8" de la Divine Providence; Rouen, 1588; — 9» Commentaires sur l'Évangile de saint Jean et sur VEpitre de saint Paul aux Hébreux; Rome, 1587. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine , Biblioth. univ. Francise, tom. Il , p. 122. Richard et Giraud.
DAURÈS (Louis), dominicain, né à Milhau, dans le Rouergue , l'an 1655, mort en 1728. Issu de parents calvinistes, il fréquentait les écoles protestantes de Montpellier, lorsque, éclairé par la grâce , il se convertit au catholicisme et entra chez les dominicains, qu'il édifia par la pratique de toutes les vertus et par son ingénieuse charité. Il fonda une communauté de pénitentes, dites de Sainte-Valère , où il fit entrer les jeunes
DAV
DAVI
filles qu'il avait eu le bonheur d'arracher au vice. On a de lui : l'Eglise protestante détruite par elle-même , ou les Calvinistes ramenés par letirs seuls principes à la véritable foi; Paris , 1689. in -12. Voy. Richard et Giraud.
DAUROULT. Voy. Averoult.
DAUSARA ou DÀUZARA, ville épisc. de l'Osroène,au diocèse d'Antioche, érigée.en évéché au vi» siècle, sous la métropole d'Édesse. On n'en connaît qu'un évèque, Nonnus, qui assista au v« concile général. Voy. De Commanville, /'« Tahle alphabet., p. 88. Richard et Giraud.
DAUSQUE ou DAUSQUEY, en latin Dousqueius ou Dausquius (Claude), chanoine de Tournay, né l'an 1566, mort vers 1636, a laissé : \° Basilii . Seleuciensis episcopi , homiliœ , trad. du grec ; Heidelberg , 1604, in-8", et Paris, 1622, in-fol.;
— 2° S. Pauli sanctitudo , in utero, extra, in solo, in cœlo , lib. III; Paris, 1627, in-8°; — 3° S. Josephi sanctificatio extra uterum, seu Binoctium adversus F. Petrum Marchantium ; Lyon, 1631, in-8»; — 4» Oraiio de D. Thomœ Aquinatis Torre sive castitatis cingulo ; Douai , 1635 , in-4'' ;
— 5" plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud et dans la Nouv. Biogr. géne'r. Voy. Valère- André, Biblioth. Belg. Alegàrabe, Biblioth. Societatis Jesu.
DAVENANT (Jean), théol. anglican, né à Londres en 1576, mort l'an 1641 , fut nommé évèque de Salisbury en 1621. On lui doit : 1» Prœlectiones de dtmbus in theologia controversiis capitihus ; de judice controversiarum primo; de justitia habituali et acluali altero ; Cambridge, 1631, in-fol.; — 2o Expositio Epistolœ D. Pauli ad Colossenses; ibid., 1639, in-fol.; — 3° Determinafiones quœstionum quarumdam theologicarum; 1634 , in-fol. ; — 4» Animadversion upon a T réalise latelg published bg S. Hoard, and entitled : God's Love to rnankind ; ibid., 1841 , in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qéne'r.
DAVENPORT (Christophe), franciscain , né à Coyentry vers l'an 1598, mort l'an 1680, prenait quelquefois le nom de François Covenlry. Il professa la théologie à Douai, et fut envoyé en Angleterre comme missionnaire. Ses principaux ouvrages sont : 1" Tractatus de prœdestinatione, de meritis , et peccatoruni remissione ; Leyde, 1634, et Paris, 1635, sous ce titre : Beus. natura, gratia, elc, sive tractatus de prœdestinatione ; — 2" Systema ftdei, seu tractatus de concilio universali ; Liège , 1648, in-4''; — 3° Opusculum de definibilitate controversiœ immaculatœ concept ionis Dei genitricis; Douai, 1658 et 1661, in-4»;
— 4° Explication de la doctrine catholique romaine, en anglais ; 1656 et 1670; — 5» Abrégé de la foi, contenu dans un dialogue sur la religion •jhrétienne , en anglais; 1655, in-S". Voy. Athen. O.von., tom. II. Nicéron, A/ewoiVe*-, tom. XXIII. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
DAVENTER (l>at'en</-ia). Voy. Deventer.
DAVEYRO (Pantaléon), religieux portugais, vivait du xvi« au xvu« siècle. Il a laissé : Itinerario de Terra Sancta et todas suas particularidades: Lisbonne, 1593, in-4» ; 1596 , 1600 et 1683 ; cette dernière édition est considérablement augmentée et a été réimprimée en 1732. Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.
DAVEZANou AVEZAN (Jean), doven des professeurs en droit des universités d^'Orléans et de Paris, né à Orléans, mort l'an 1669, a laissé : Liber de censuris ecclesiasticis , cum dissertât ione de pontificia et regia potestale ; Orléans , 1654 ; — 2" des ouvrages sur le droit civil, dont on trouve la liste dans Richard et Giraud.
I. DAVID , roi d'Israël, lils d'Isai ou de Jessé, de la tribu de Juda et de la petite ville de Beth-
léhem, paissait les troupeaux lorsque le Seigneur envoya Samuel à Rethléhem pour le sacrer roi d'Israël à la place de Saùl, qu'il avait rejeté. L'histoire de David est racontée dans les trois premiers livres des Rois, depuis le chapitre XVI du I" livre jusqu'au chapitre ii du 111" livre, où il est dit que ce prince dormit avec ses pères , qu'il fut enseveli dans la tilé qui portait son nom, après un règne de quarante années (vers. 10, 11). L'Église honore David comme un saint pénitent , un patriarche et un prophète. Les Martyrologes latins en font mémoire le 29 décembre, et quelques Ménologes grecs, le 26 du même mois et le dimanche après Noël. Ce saint roi a été attaqué injustement dans sa conduite par les manichéens, Bayle et les incrédules modernes ; on peut voir Bergier , qui , dans son Diction, de théologie, rapporte une à une ces injustes attaques, et les réfute victorieusement. David est le principal auteur du recueil des Psaumes qui portent son nom. Voy. l'art. Psaumes.
IL DAVID (saint), né en Irlande vers 445, d'un prince chrétien, mort en 544, se voua à l'état ecclésiastique , et, d'après les conseils de saint Paulin, disciple de saint Germain d'Auxerre, il s'adonna à la prédication, et s'occupa en même temps de la fondation de plusieurs couvents. En 516 il fit un pèlerinage à Jérusalem. A son retour il combattit avec un grand avantage, dans le synode de Brevy, le pélagianisme renaissant. A cette occasion il acquit l'estime générale, au point que l'archevêque de Caerleon, saint Dubricius , ayant résigné ses fonctions , il fut proclamé à sa place. On eut la plus grande peine à lui faire accepter cette dignité, qu'il illustra par ses vertus. L'an 529 il présida le synode appelé Victoria, qui confirma les actes de celui de Brevy, en y en ajoutant quelques nouveaux. Il fut honoré comme un saint d'abord par les Bretons, les Écossais et les Anglo- Saxons, et plus tard par l'Occident tout entier. Sa fête se célèbre lel*"" mars. Voy. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 163, 164. Le Diction, encycl. de la théol. cathol.
III. DAVID (SAINT-), en latin Fanum Sancti Davidis , ou Menevia, ville épisc. d'Angleterre, dans le comté de Pembroke et sous la métropole de Cantorbéry. D'après une tradition, saint Germain d'Auxerre établit ce siège vers l'an 490 , et saint David , qui en fut le second prélat, y eut la dignité de métropolitain sur tous les évêques de Galles. Voy. De Commanville, P'^ Table alphabet., p. 88. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 163.
IV. DAVID, archevêque maronite, a traduit du syriaque en arabe, vers l'an 1059, les Constitutions de l'Église des maronites , auxquelles Ecchellensis emprunte souvent des témoignages dans ses livres. On en trouve aussi quelques sommaires en latin dans le recueil des Lettres du P. Morin et de plusieurs autres savants qui ont été publiées en Angleterre en 1682, sous le titre de : Antiquitates Ecclesiœ orientalis.
V. DAVID, moine grec duxiv* siècle, a écrit contre Barlaam : Compendiaria declaratio hoereseos Barlaam et Acindini. Allatius en a publié des extraits dans son ouvrage ; De Ecclesiœ orientalis et occiderdalis perpétua Consensione.
VI. DAVID, bachelier de la faculté de théologie de Paris , qui appartenait au diocèse de Bayeux, a donné une Réfutation d'un système imaginé par un philosophe cartésien qui a prétendu démontrer géométriquement la possibilité de la présence réelle; Paris, 1729, 1 ^^\^^^'}% Voy. Journal des Savants, mars 1730. Richard cl Giraud.
DAVI
DAVt
VIL DAVID (D. Claude), bénédictin de la congrégation de Saint -Maur, né à Dijon l'an 1644, mort en 1705, a pubHé une Dissertation ■sur saint Denis F Aréopagite ; elle a pour but de montrer que ce saint est auteur des ouvrages qui portent son nom; Paris, 1702, in -8". Voy. le Journ. des Savants , 1702. D. Le Cerf de la Viéville, Bihlioth. fiist. et crit. des aut. de la ronqrég. de Saint-Maur, p. 76 et suiv.
Vin". DAVID (Georges), fanatique, né à Gand, mort à Bâle l'an 1556, avait persuadé à ses disciples qu'il était le troisième David , fils de Dieu, ■non pas selon la chair, mais selon l'esprit, envoyé pour sauver les hommes par la grâce et non par la mort. Il niait la vie étemelle , réprouvait le mariage , et prétendait que les infidèles seraient sauvés, et les apôtres damnés. Voy. Pratéole, tit. Davidici. Sandère, Hœres. xx. Pinchinat, Diction, des hérésies. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théologie, art. Davi-
DIQUES.
IX. DAVID (Jean"), prieur de la Hayé-aux- Bons- Hommes, près d'Angers, né à Carcassonne , vivait au xvn« siècle. On a de lui : 1" Truite' des jugements canoniques des évéques; Paris , 1671 ; — 2» Réponse à M. de Launoy touchant le concile plénier; ibid.
X. DAVID (Maurice), promoteur de l'officialité de Langres, né à Dijon l'an 1614, mort l'an 1679, fut supérieur du monastère du Refuge de Dijon. On a de lui : Mauritii David preshyti'ri onimadversiones in ohservationcs chronologicas Possini ad Pachimet^em ; Dijon, 1579, in-4''. Voy. Papillon, Bihlioth. des aut. de Bourgogne, t. l", p. 168, in-fol.
XL DAVID (Pierre), de l'Ordre des Frères- Mineurs , a laissé : Summula tractatus de Trinitate ad mentem Doctoris subtilis. Voy. Tulli , ann. 1650.