XIII. DAVID AVUDRAHAM. Voy. Avudra- RAM
XIV. DAVID COHEN DE LARA , savant rabbin, mort à Hambourg en 1674, fut chef de la synagogue d'Amsterdam, et plus tard de celle de Hambourg. Ce rabbin était Portugais, selon Wolff et de Rossi ; quelques-uns prenant le mot Lara pour le lieu de sa naissance, le font Espagnol. On lui doit : !<> Convenientia vocabulorum rabhinicorum cum grœcis, iisque maximam partem, nec non aliarum linguarum evropœaimm , quam asterisco a cœteris distinxit, vocihus; Amsteladami, 1638 , in-4o; — 2o .'Enigma Aherî Esrœ de quatuor litteris Ehevi; Lugd. Batav., 1658, in-S"; le texte hébreu d'Aben-Esra est accompagné d'une traduction latine et de notes; le texte hébreu seul a paru la même année, in-8", sous le titre de Pamles de David, c'est-à-dire explication de l'énigme de Rabbi Aben-Esra, avec une dédicace à Jacques de Pinto; — 3° Corona S«cerrfof«m; Hambourg, 1667, in-fol.; c'est un Dictionnaire talmudico-rabbinique, mais dont il n'y a eu qu'une partie d'imprimée; — 4» Ciw7fl5 Z)au!(/; Amsterdam, 1638, in-4"; c'est comme le prodrome de l'ouvrage précédent; l'auteur y montre la correspondance des mots rabbiniques avec les mots grecs et ceux des autres langues de l'Europe ; — 5" divers autres ouvrages indiqués dans Wolff, Bihlioth. Hebr. ,tom. I, p.316- 319, et dans De Rossi, Dizion. stor., tom. Il, p. 5.
XV. DAVID D'AUGSBOURG, de l'Ordre des Frères-Mineurs,, mort l'an 1272, était très-versé dans les saintes Écritures. On a de lui, outre des Sermons restés manuscrits : 1» Formule des novices pour la réformation de l'homme extérieur;
— 2" Formule pour l'homme intétieur : — 3° Miroir des sept progrès du religieux. Les deuxpremiers ouvrages ont été imprimés séparément à Augsbourg l'an 1593, et le dernier sous le nom de saint Bonaventure, à Anvers , eu 1591. Ils se trouvent tous trois dans la Bibliotiièque des Pères de Cologne. Voy. Trithème.
XVI. DAVID DE q,OURTRAy(Jean), jésuite, né à Courtray Tan 1546, mort à Anvers en 1613, fut successivement recteur des collèges de Courtray, de Bruxelles et de Gand. Ses principaux ouvrages sont : l» Veridicus Christianus , seu de pdei christianœ cupitibus; Anvers, 1601 et 1606, in-4''; — 2» Historia ecclesiœ hoiretica; ; — BoAlvearium romanœ Ecclesiœ; — 4° Paradisus sponsi ac sponsœ; Anvers, 1607 et 1618, in-4»; — 5» Vt^ ridiarium rifuum ac cœremoniarum Ecclesiœ ; — 6» Spécula XII, Deum aliquando videre desideranti concinnata; Anvers, 1610, in-S". Voy . André- Val ère, Bihlioth. Helg.
XVII. DAVID DE DINANT, sectaire et disciple d'Amauri, qui, au commencement du xin< siècle, écrivit en faveur des principes de son maître. Un concile tenu à Paris l'an 1210 condamna les erreurs d'Amauri , ainsi que les ouvrages de David de Dinant. Il a été combattu par saint Thomas d'Aquin. Voy. saint Thomas, contra Gentiles , c.xvii. Pratéole, tit. David T)inantius. Sponde, ann. 1204, in-18. Le P. Pinchinat, Diction, des Itérés. Voy. aussi Amauri.
XVIII. DAVID DE POMIS, grammairien et médecin , né à Spolète l'an 1525, mort vers 16f)0. On a de lui : l* Tsémah David , ou Germe de Drtwïrf; Venise, 1587, in-fol. C'est un dictionnaire dans lequel il lit entrer, outre les mots hébreux, les divers termes exotiques qui se rencontrent dans les écrits des rabbins et tout ce qu'il jugea être bon dans les lexiques de Rabbi Nathan . d'Elias Lévita, et dans le livre des racines de Kimchi. A chacun des mots compris dans son ouvrage il joignit la signilication en latin et en italien. Ce dictionnaire peut être considéré comme un perfectionnemenldel'^rMcA (arrangé, mis en ordre, c'est-à-dire alphabétique), lexique manuscrit composé par Rabbi Nathan , un des ancêtres de David, et qui était tombé entre les mains de ce dernier; — 2" Kohé/eth. ou l'Ecclésiaste traduit en italien, avec des notes, et le texte hébreu accompagné de ses voyelles ; Venise, 1578, in-S"; — 3° dillérents ouvrages de médecine et de théologie. Voy. Wolff, qui, dans sa Bihlioth. Hebr., tom. I, p. 311-313, donne la raison du surnom de Pomis et fait une juste appréciation des divers écrits de David. La Nouv. Biogr. génér.
tW. DAVID ELDAVID, un des imposteurs qui ont voulu se faire passer chez les Juifs pour le Messie, vivait vers le milieu du xii« siècle, se donnant pour un tsémah. c'est-à-dire rejeton de David, qui devait reconstituer la nationalité hébraïque. Comme il appuyait sa mission sur un grand nombre de prestiges, il parvint à se faire un parti considérable. Selon Benjamin de Tudèle, il fut assassiné par son beau-père. Les uns le confondent avec David Ebroî ou David Almasser, Almusser, d'autres le distinguent. Voy. Wolff, Bihlioth. Hebr., tom. I, p. 288, 289, 298. De Rossi , Dizionario storico degli- uutori ebrei , tom. I, p. 98. La Nouv. Biogr. génér., art. David El-Roï et David Almasser.
XX. DAVID GANZ de Prague, célèbre rabbin qui florissait à la lin du xvi« siècle, a laissé : 1" Tsémah David, c'est-à-dire Rejeton de David, chronique qui s'étend depuis la création du monde jusqu'au temps où il vivait, et qui est divisée en deux parties , dont la première , inti-
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tulée Rejeton de David, ali» de porter la pensée des Juifs sur le Messie, qui devait être de la race de David , contient les faits et gestes de sa nation, et la seconde, sous le titre les Jours du monde, embrasse Thisloire des autres peuples; Prague, 1592, in-4°; Francfort et Amsterdam, 1692, avec des additions^ ^Vorstius en a traduit une partie en latin; mais cette traduction, qui a paru àLeyde en lé'ti, in-4o, est justement considérée comme mauvaise par de Rossi ; — 2" /e Bouclier de David , traité d'arithmétique ; — 3f>la Tour de David, traité de îréométrie; mais ces deux traités sont restés ii\édits. Voy. Wollï', Uibiioth. Hebr., tom. I, p. 293-295. De Rossi, l)izionari(> storico degli autori ehrei, tom. I. |..i23.
XXI. DAVID GÉORGIENS ou DAVIDIQDES, disciples de Georges David. Voy. David, n" VIII.
XXII. DAVID NICÉTAS, né en Paphlagonie au IX* siècle , a composé : X" Vie de saint Ignace, patriarche de Constantinople ; — 2° divers Panéyyriques sur les saints.
DAVIDI (François), théologien, né en Hongrie vers l'an iôlO, mort dans la forteresse de Dewa en Transylvanie lan 1.57'J, se montra d'abord zélé catholique ; mais il embrassa plus tard la confession d'Augsbourg, qu'il abandonna lan 1561 pour celle de Zurich. Quelque temps après, il adopta les opinions des Trithéites sur la Trinité, puis celles des Ariens sur Jésus-Christ; enfin il osa soutenir que Jésus -Christ, n'étant qu'un homme, ne méritait aucun culte religieux. Accusé d'intrigues contre lÉlat et d'impiété envers la religion, il fut enfermé dans une forteresse. Il reste" de lui quelques ouvrages dans Hibliotheca FratrumPol(jnorutn , remplis de blasphèmes et de contradictions. Voy. Anastase, religieux de Picpus, Hist. du socinianisme. David Czuittinger, Spécimen Hungariœ litteratœ , p. 1 13. Bit/lioth . des Antitrinitaires. Feller, Biogr. univers.
DAVIDIQUES ou DAVIDISTES, DAVID GÉOR- GIENS , disciples de Georges David. Voy. Georges, II" VIII.
DAVILA (Francisco), dominicain espagnol, né à Avila, mort l'an 16i-)4, fut nommé par Clément VIII consulteur de V Index. On a de lui : !• de Gratta et libero arhitrio, sive de auxiliis divines gratiœ; Rome, 1599, in-4'>; — 2" Dissertaiiode confessione per lifteras sive per internuncium; Douai, 1623, in-8». Voy. Nicol.-Antonio , Biblioth. Hisp. Echard, Scriptores Ordinis Prœdicatorum. La Noiw. Biogr. génér.
DAVILA Y PADILLA (Fra Augustino), dominicain, mort l'an 1004, devint prieur de la Puebla de los Angelos à Tascala , et fut nommé par Philippe III maître de théologie. L'an 1599 ce prince le promut à rarchevéché de Saint- Domingue. 11 a laissé : Historia de la provincia de Santiago de Mexico de la Orden de Predicadores; Madrid, 1596, in-4», et Bruxelles, 1625, in-fol., réimprimée sous ce titre : Varia historia de la Nueva Es}iana y Florida ; Valladolid,1634, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DAVIS (Rowland), doyen de Cork et vicaire pnéral de ce diocèse , ne à Gille-.\lby. en Irlande, l'an 1649, mort en 1721 , prit à l'université de Dublin le degré de docteur es lois. Il prit aussi les ordres selon le rit anglican. Ses principaux ouvrages sont: 1" The truly catholic iind old religion, showing that the established Church in ireland is more truly a member of the '■athoiic church than the church of Borne . etc.; Dublin, 1716, in-4o; — 2» ^ letter to the prelended onswer; ibid., 1717; c'est une réponse à O'Biien, qui avait réfuté l'ouvrage précédent.
Voj/. Moréri, édit. de 1750. Richard et Giraud , qui indiquent ses autres écrits.
DAVISON (Jean), licencié en droit au xvi« siècle, a laissé : Miroir de f Église, auquel on pourra voir les professeurs de la vraie foi et to« discerner d'avec les prédicants de la fausse doctrine; Louvain,1571, in-S». Vùy. la Nouv. Bioor. génér.
DAX, D'ACS ou ACS (Aquœ Augustœ, Aaua Tarbelicœ, Tasta, Turbelia, Vibio), ville épisc. de Fn::ce et suffragante d'Auch. On croit que saint Vincent, martyr, fut le premier évêque de cette ville. Cet évèché a été supprimé par le concordat de 1801. Foy. Richard et Girjiud, tom; XXVIII, p. 268 et suiv.
I. DAZA (Antonio), frère mineur, né à Valladolid, vivait au xvii« siècle, fut ministre de la province de la Conception et commissaire général de son Ordre auprès de Grégoire XV. Ses principaux ouvrages sont : 1" Quarte parte de las chronicus de la Orden de Sun- Francisco, sive continuatio historiœ Minorurn a Marco Ulyssiponensi, etc.; Valladolid, 1611 , in-fol.; — 2» Vida de sor Juana de la Cruz , de lu tercera Orden de San-Francisco; Madrid, 1613; Lérida,1617,in-4°; trad. en italien ; Padoue, 1627, in-S"; — 3» Exercicios espirituales paru los que viven vida solitiiria: trad. en italien; Rome, 1616 et 1625; Milan, 1643; — 40 Discurso de la purisima Concepcion de Nuestra Sehora: Madrid, 1621 etl62Si in-4''. Voy. Kicolas-Anton., Biblioth. Hisp. Le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I*', p. 101 et 102. Richard et Giraud, qui donnent la liste des autres écrits de Daza, et la ISouv. Biogr. génér., qui la donne également.
II. DAZA (Diego), jésuite espagnol, né en 1579, mort en Angleterre l'an 1623, a laissé : Commentaires sur l'Epître de saint Jacques; Alcala,1626, in-fol. Foy. Richard et Giraud.
DEA et DEA VOCONCIORUM. Voy. Die.
DEA60LIS, aujourd'hui Diavoli, ville épisc. de Macédoine, au diocèse de llllyrie orientale, sous la métropole de Thessalonique. On n'en connaît que deux évèques. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 184. Richard et Giraud.
DE ALBA. Voy. Albi, n» III.
DE BALBIS. Voy. Balbi.
DEBBASETH , ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué. XIX, 11.
DEBELAÎM , père de Gomer, femme du prophète Osée. Voy. Osée, i, 3.
DE BELLOY. Vou. Beixoy.
DEBELTDS ou DEVELTUS, ZAGORIA, ZO- GORA, ville épisc. de la province d'Hémimont, au diocèse de Thrace , érigée au rv» siècle sous la métropole d'Adrianople.Au v» siècle, l'évêque de Debeltus l'était aussi de Sozopolis. Debeltus a eu six évèques, dont le premier, EliusPublius Julius, chassa les prophétesses de Montan, et le sixième fut emmené captif par les Bulgares la deuxième année du règne de Michel Curopalate. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 184. De Commanville, y* Table alphabet., p. 89. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. XIX, p. 165.
DEBBORA, prophélesse, femme de Lapidoth.
gouverna les Israélites pendant quarante ans. Un jour elle envoya chercher Barac, tils d'Abinoem, et lui ordonna, au nom du Seigneur, de réunir dix mille hommes et de les conduire au Thabor, lui promettant qu'il vaincrait Sisara, général de Jabin , roi des Chananéens. Barac fut vainqueur; et. après la victoire, Debbora.
3ui lavait accompagné, composa un cantique "action de grâces. Voy. Juges, iv, 4 et suit.; V, 1 et suiv. ' ^