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DEÇA

DÈCE

DEBERA, ville de Benjamin qui appartenait d'abord à la tribu de Juda. Voy. Josue, xv, 7.

DEBLATHA, ville ou désert au delà du Jourdain, au pied du mont Nébo ou Phasga. Votj. Jérémie, xlviii, 22.

DEBLATHAÏM , ville du pays de Moab nommée en hébreu beth-Deblalliaïm. Quelques-uns croient que cette ville est la même que Helmonfleblathàim (Nombr., xxxiii, 46). Voy. Jérém., XLviii,22.

DÉBONNAIRE (Louis), théologien, né à Ramerupt-sur-Aube, mort à Paris 1 an 1752, entra chez les Oratoriens; mais il n'y resta pas. Il se déclara comme appelant contre la bulle Unigenitm; mais il se déclara aussi contre les prétendus miracles et les convulsions que d'autres appelants défendaient. Ses principaux ouvrages sont : 1» l'Imitation de Jésm- Christ, trad. nouvelle, avec des l'éflexions et des prières; Rouen et Paris, 1719, 1731, 1735, 1740; — 2» Examen critique, physique et tMologique des convulsions; 1733, in-*"; — 3° les Semaines évangéliques , qui contiennent des réflexions pour chaque jour de l'année; 1735; — 4" Traités historiques et , polémiques de la fin du monde , de la venue d'Elie et du retour des Juifs; Paris, 1737,1738, in-8'>; — 5" les Leçons de la sagesse et la défense des hommes; ibid., 1737, 1744, 3 vol. in-12; — 6» la Religion chrétienne méditée, ou le Véritable esprit de ses maximes; ibid., 1743, 6 vol. in-12; — 1° In Vérité de l'histoire de l'Eglise de Rome ; 1754, in-4''. Voy. le Journ. des Savants, 1744], p. 98 , 1" édit. Feller, Biogr. univers.

DÉBORA , nourrice de Rébecca, accompagna Jacob à son retour de la Mésopotamie dans la terre promise, y mourut, et fut enterrée au pied de Bélhel, sous un chêne qui fut dès lors appelé Chêne de pleurs. Voy. Genèse, xxxv, 8.

DEBRECINUS (Jean), théologien hongrois du xvii" siècle , a laissé : 1° Exercitationes scholasticœ de scientia Dei; Franeker, 1658, in-12; — 2" Joannis Thaddœi conciliatorium puhlicum; Utrecht, 1658, in-12. Voy, la Nouv. Biogr. génér. DEBRIS (Nicolas), docteur en théologie du xvi« siècle , fut un des quatre théologiens que Charles IX envoya au concile de Trente. On a de lui : 1» Bref aiguillon à aimer l'état de religion chrétienne; Paris, 1544, in-8''; — 2" Insti^uction àporter les adversités du monue patiemment, avec paix d'esprit, joie et liberté intérieure; ibid., 1542, in-4". Voy. la. Nouv. Biogr. génér.

DECADE, espace de 10 jours. Voy. Calendrier RÉPUBLICAIN.

DÉCADI, le 10« et dernier jour de la décade dans le calendrier républicain.

DËCALOGUE (Decalogus), mot dérivé du grec, et qui signifie dix et paroles. Chez les juifs et chez les chrétiens, ce terme désigne les dix commandements que Dieu grava sur deux tables de pierre, et qu'il donna à Moïse. Ces dix commandements , qui sont rapportés dans l'Exode (xx) et dans le Deutéronome (v), appartiennent à la loi naturelle, excepté le troisième , quant à la circonstance du samedi, parce que la loi naturelle, qui ordonne de consacrer un certain temps à 1 honneur de l'Être suprême, ne prescrit pas le samedi plutôt qu'un autre jour ; d'où vient que le dimanche, chez les chrétiens, a succédé au sabbat des juifs. Jésus-Christ en a fait l'abrégé le plus simple en les réduisant à deux, savoir : d'aimer Dieu sur toutes choses, et le prochain comme nous-mêmes. Remarquons aussi que , lorsque ce divin Sauveur donne des lois morales dans l'Évangile, il ne les oppose point aux lois du Décalogue telles que Dieu les a données, mais aux fausses interprétations des

docteurs juifs. On distingue dans le Décalogue

des préceptes affirmatif's et des préceptes négatifs. Voy., plus bas. Précepte. Voy. aussi le Traité du Décalogue dans les théologiens; une liste des divers auteurs qui ont écrit sur cette matière, dans Fabiani Justiniani , Index universalis alphabeticus. Richard et Giraud. Bergier, Dictionn. de théol. Le Dictionn. encyclop. de lu théol. cathol.

DECAN ou DIZAINIER (Decanus, de decem, dix), nom que l'on donnait : lodans les grandes églises, à un prébende ou chanoine qui en avait dix à sa charge, et qui avait ordinairement dix prêtres, d'où vient que ce décan passait pour archiprètre; — 2" aux prêtres qui avaient inspection sur dix clercs ou dix paroisses; 3" dans les monastères, aux moines qui avaient soin de dix autres; 4" à ceux qui enterraient les morts dans la même ville, peut-être parce qu'ils étaient divisés par dizaines, dont chacune avait une bière ou litière pour porter les corps. Voy. saint August., de Morib. eccl. cathol., 1. I, c. xxxi. Saint Ambroise, Episfolœ, 1. V, epistola 35.

BECANATiDecanatus), dignité de doyen. Vo7/. Doyenné, n» I.

DECANISER {Decunum agei-e), se dit des docteurs de Sorbonne qui étaient assez avancés en âge pour être doyens aux examens particuliers des bacheliers et des licenciés.

DÉCAPOLE, contrée de la Palestine, ainsi nommée parce qu'elle comprenait dix villes principales situées en deçà et au delà du Jourdain; la principale est Scythopolis. Jésus-Christ prêcha souvent dans la Décapole. Voy. Matth., IV, 25.Marc,v,20. Gaet. Moroni,vol.XIX,p.l79.

DE CASA. Voy. Casa.

DÉCATERA, ville épisc. du diocèse de l'Illyrie orientale, sous la métropole de Durazzo. On l'appelle aujourd'hui Cataro. D'un autre côté, Jean Curopalate et Gédrène en font une ville de Dalmatie. Enfin Constantin Porphyrogénète donne à entendre qu'elle n'est pas éloignée de Durazzo et d'Antivari, toutes choses qui conviennent parfaitement à Cataro ou Cattaro, dont nous avons parlé plus haut. Elle a eu deuxévêques, dont le premier, Jean, assista et souscrivit au septième concile général. Voy. C. Porphyrogénète, de Administr. Imper., c. xxix. Urbin, Hist. slav., p. 247. De Commanville, /" Table alphabet., p. 63, au mot Catarum. Richard et Giraud. Compar. aussi, dans ce Diction., l'art. Cataro.

I. DÈCE (Caius Messius Quintus Trajanus Decius), empereur romain, né l'an 191 ou 201 à Bubalie ouBudalie,dans laPannonie inférieure, mort en 251. Il s'avança dans les armes, et parvint aux premiers grades. En 249, l'empereur Philippe l'ayant envoyé dans la Mœsie pour punir des soldats qui s'étaient révoltés, il profita de la circonstance pour se faire proclamer empereur, et il marcha en Italie contre son bienfaiteur. La mort de Philippe et de son fils, dont il souilla sa main, lui assura l'empire. Les païens ont beaucoup loué son courage, son esprit solide et propre aux affaires, la régularité de ses mœurs, et même son amour pour la justice, malgré son usurpation si injuste de l'empire et les deux horribles meurtres qui pesaient sur lui. Ce n'est pas tout, le sénat l'honora du titre de Très-Bon ; mais la violente persécution qu'il fit aux chrétiens et la barbarie inouïe qu'il exerça contre eux, suffisent seules pour prouver non-seulement la fausseté, mais encore le ridicule d'un pareil décret; car, il ne faut pas l'oublier, Dèce avait pris à tâche d'employer le fer et le feu contre les chrétiens, eu haine de Phi-

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