I. DESCHAMPS (Etienne). Voy. Champs
II. DESCHAMPS (Jacques), docteur de Sorbonne , né à Vironmerviîle 1 an 1677, mort en 1759, fut nommé curé de Saint-Jean de Dangu, au diocèse de Rouen. 11 fonda dans sa paroisse une école pour l'instruction des filles. On a de lui : Traduction du prophète Isaie, avec des dissertations préliminaires et des remarques; ouvrage posthume; Paris, 1760, in-lS. C'est une traduction plus élégante qu'exacte , et qui n'est souvent qu'une paraphrase. Voy. le Journ. des Savants, 1761, p. 408. Richard et Giraud.
DESCHAMPSNEUFS (Pierre), Voy. Champsneufs.
I. DESCOUSU (Celse-Hugues), en latin Dessutus, chanoine de Châlons, a donné, outre quelc[ues ouvrages purement littéraires, une édition des Vitœ Patrum de saint Jérôme; 1512, in-fol. Voy. Moréri , Diction, histor.
II. DESCOUSU (Celse-Hugues), en latin DisffM<M5j jurisconsulte, né à Châlons-sur-Saône l'an
1480, mort vers 1540, professa le droit canon à Montpellier. Outre un grand nombre d'ouvrages sur le droit civil, il a laissé : 1» Philipni Franci commentarii in sextum librum Decretalium, cum additionibus Celsi Hugonis Dissuti; Lyon, 1513; — 2o Dyni Mugellani commentarii in titulum de regulis juris, sexti decretalium, cum notis N. Boerii, et additionibus Celsi Hugonis Dissuti; ibid., 1525, in-8°; — 3° Domini à S. Germiniano commentarii in librum sextum decretalium , cum addit. Celsi-Hug. Dissuti; 1578. Voy. Bouhier, Hist. des commentateurs de la coutume de Bourgogne. Papillon, Biblioth. des auteurs de Bourgogne. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.
DESCROCHETS (D. Charles), bénédictin de Cluny, né à Verdun vers 1600, mort en 1664, a donné : Ethica, seu philosophia moralis, christiana, religiosa; Paris, 1646, in-12. Voy .IdiNouv . Biogr. génér.
DESEMSANA. Fo//. Détessana.
DESERIZ ou DESERICIUS (Joseph-Innocent), cardinal, né à Nitra l'an 1702, mort en 1765, professa la théologie au séminaire de Raab , et fut envoyé par Benoit XIV en qualité de légat auprès de l'hospodar de Valachie. Outre des ouvrages purement historiques, il est auteur de : 1" Tractatus ad prohandam piacularium flammarum existentiam ; Raab, 1738, in-8°; — 2» Lapis angularis, sive prœnotio physica thomistica, etc. ; Tyrnau, 1741 , in-4»; — 3» Historia episcopatus diœcesis et civitatis Vuciensis, una cum rébus synchronis; 1763, in-fol. Voy. Horang, 3femor. Hungar. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
DÉSERT. Ce mot, mis absolument dans l'Ancien Testament, signifie particulièrement le désert de l'Arabie dans lequel les Israélites voyagèrent pendant quarante ans après leur sortie d'Egypte. Il signifie encore assez souvent les déserts de l'Arabie qui sont entre le Jourdain et les monts de Galaad et l'Euphrate ; par exemple , Dieu promit aux Israélites tout le pays qui est entre le désert et le fleuve, c'est-à-dire tout le pays qui s'étend depuis les monts de Galaad jusqu à 1 Euphrate. Ailleurs il leur promet tout ce qui est entre le Liban, le désert, l'Euphrate et la mer Méditerranée. Voy. Exode, xxiii, 31. Deutéron., xi, 24. Josué, i, 4. D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Bible, indique les principaux déserts dont il est fait mention dans l'Écriture. Bergier, qui, dans sonDiction.de théol., réfute l'objection de certains incrédules relative au séjour de quarante ans que firent les Hébreux dans le désert.
I. DÉSERTION. Ce terme s'applique à l'abandonnement que fait un bénéficier de son bénéfice , en cessant de le desservir ou de résider.
II. DÉSERTION D'APPEL (La), se dit du désistement que fait un appelant dans ses poursuites.
DÉSESPOIR , péché par lequel on désespère d'obtenir de Dieu la rémission de ses fautes et la vie éternelle. Selon saint Thomas , les causes principales de ce péché sont la luxure et la paresse : l'une parce qu'elle attache tellement le cœur aux plaisirs charnels, qu'il se dégoûte des biens spirituels et ne les espère plus; l'autre parce qu'étant une tristesse qui abat et décourage l'esprit, elle lui fait envisager l'objet de son espérance comme hors d'atteinte. Quelques incrédules, après Calvin, ont prétendu que Jésus-Christ sur la croix avait donné des marques de désespoir quand il a dit: Mon Dieu, pourquoi m' avez-vous délaissé? Mais ces paroles sont simplement le premier verset du psaume xxi(xxn,
t)ËSG
DÉSI
selon l'hébreu), verset qui est une prophétie des souffrances du Messie. Le Sauveur s'en est fait l'application sur la croix pour montrer qu'il l'accomplissait à la lettre. C'est un nouveau trait de lumière qu'il faisait briller aux yeux des Juifs, mais auquel ils furent encore insensibles. Voy. le Diction, ecc/és. et canon, portatif. Bergier, Dictioti.dethéol.. ArLUÈSESPOiR DU SALUT.
DESESSARTS (Alexis), controversiste , né à Paris l'an 1687, mort en 1774 , entra dans les ordres ot adopta les opinions des Jansénistes. II a laissé : 1° Sentiment de saint Thomas sur la crainte; 1735, in-4o; — 2» Traité de la venue d'Elie; 17IÎ7, in-12; — 3" Défense des saints Pères et des auteurs catholiques sur le retour futur d'Elie et sur la véritable intelligence des Écritures; 1737, in-12; — 4» Suite de la Défense des saints Pères et des anciens Juifs sur la durée des siècles ; 1739, 2 vol. in-12; — 5° Dissertation oit l'onprouve que saint Paul n'enseigne pas que le mariage puisse être rompu lorsqu'une des parties emttrasse la religion chrétienne; Paris, 1765, in-12; — 6° Difficultés proposées au sujet d'un éclaircisseme?it sur les vertus théologales , contre Petit- Pied ; 1741 ; — 7» Doctrine de saint Thomas sur l'objet et la distinction des vertus théologales; 1742; — 8° Défense de cet écrit; 1743. Voy. Feller, Biqgr. univers. La Nouv. Ringr. génér.
DESFOURS DE LA GENETIÈRE (Charles ou Claude-François), écrivain janséniste, né à Lyon vers 1757, mort en 1819, se prononça contre le concordat de 1802, et refusa de reconnaître la nouvelle organisation de l'Église de France; cette opposition l\ii valut un emprisonnement de six mois. On a de lui : les Trois Etats de l'homme; 1788, in-8", sans lieu d'impression; ces trois états sont : Avant In loi , sous la toi, sous la grâce; l'auteur présente ces trois états d'après les opinions de son parti ; — 2" Avis aux catholiques sur le caractère et les signes des temps oii nous vivons, ou de la conversion des juifs , de t avènement intermédiaire de Jésus -Chrùt et de son règne visible sur la terre; Lyon, 1795, in-12; -- 30 Recueil de Prières; ibid., in-12; — 4" Notion de l'œuvre des convulsions et des secours, etc.; ibid., 1788; — 5° Protestation contre les calomnies; ibid., 1788; c'est une réponse à l'ouvrage du P. Crêpe, dominicain, intitulé : Notions de l'œuvre des convulsions et des secours, etc.; — 6° plusieurs autres écrits mentionnés dans Fel- 1er. Riogr. univers., et dans la Nouv.Biogr. gén.
DESéABETS (Robert), bénédictin de Saint- Vanne, né à Diegny, dans le diocèse de Verdun, vers 1620, mort à Breuil, près de Commercy, l'an 1678. Après avoir longtemps enseigné îa théologie, il fut nommé prieur de Saint-Arnoult à Metz, et visiteur de la congrégation. Il a composé un grand nombre d'ouvrages sur divers sujets, mais il y en a eu peu d'imprimés; les autres sont restés manuscrits dans l'abbaye de Saint-Mihiel, en Lorraine. Il a beaucoup écrit, en particulier, sur l'Eucharistie, cherchant la manière d'expliquer ce mystère inetfable suivant les principes de la philosophie. Voy. D. Calmet, Rihhoth. Lorraine, où l'on trouve la liste complète des écrits de Desgabets, et Richard et Giraud, qui indiquent tous ceux dont le sujet appartient à la science ecclésiastique.
DESGALLARDS (Nicolas), en latin Gullasius, théologien protestant, né vers l'an 1520, mort vers 1580, fonda une église française à Londres, assista au colloque de Poissy, et présida Tan 1565 le synode de Paris. Ses principaux ouvrages sont : 1» Traité de la Cène; Genève, 1545, in-S";
— 2" Inventaire des reliques; ibid., 1548, in -8";
— 3« Traité contre les Anabaptistes et les liber-
tins; ibid., 1549, iii-80; — 1^ de la Divine es aencr de Jésus-Christ, contre les nouveaux A riens; Lyon. 1566. Il a donné une édition de saint Irenée sous le titre de : D. Irenœi, episcopi Lugdunensis, opéra, seu libri quinque adversus portentosas hœreses Valcntini et aliorum, accuratius quam antehac cmendatu, etc.; Paris, 1570, in-fol. Il a traduit en français quelques ouvrages de Calvin. Voif. la Nouv. Riogr. génér.
DESGRANGES ou DEGRANGES (Michel), plus connu sous le noin de Père Archange, tranciseain, né à Lyon en 1734, mort à l'hôpital de la Charité de cette ville en 1822,émigra pendant la révolution, et, de retour en France, il se livra à la prédication. 11 a laissé plusieurs écrits, parmi lesquels on remarque : 1" Discours adresso aua' juifs et utile aux chrétiens pour les confii'mer dans leur foi; Lyon, 1788, in-8"; — 1" Aperçu nouveau d'un plan d'éducation catholique; ibid!, 1814, in-8"; — 3" Précis abrégé des vérités qui distinguent le cathoiiauc de toutes les sectes chrétiennes et avouées par l Église de France, par un ancien professeur de théologie; ibid., 1817, in -8°; — 4" Explication de la Lettre encyclique du pape Benoit XIV sur les usures, suivie de quelques réflexions de routeur; ibid., 1822, in-8''. Il a paru une réponse à cet ouvrage par M. Jacquemon, ancien curé de Saint-Méard-en-Forez; — 5° Dissertations philosophiques , historiques et théoloyiques sur la religion catholique; ouvrage posthume; ibid., 183B, 2 vol. in.8». Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioyr. gêné)'., au mot Degranges.
DESGROS (Guillaume), théologien français, mort vers l'an 1580, a laissé : Traité de la confession auriculaire ; Paris, 1568, in -8". Voy. La Croix du Maine, Biblioth. Franc, hd. Nouv. Biogr. géïK'r.
DESHATES (Louis, baron de COURMENIN), né dans le xsT siècle, décapité à Béziers en 1632, pour avoir voulu emprunter de l'argent sur les pierreries de la reine-mère , fut successivement page, conseiller et maitre d'hôtel de Louis XIII, qui le chargea de plusieurs missions importantes. On a publié sous son nom : Voyage du Levant fait par le commandement du roi en 1621, par le sieur D. C. de Courmenin; Pai'is, 1624, 3« édil., 1643, in-4o. Les détails en sont curieux et exacts. Chateaubriand a inséré en entier, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem, la description du Saint-Sépulcre, qu'il regarde comme la mieux faite de toutes celles qui ont été publiées auparavant. Voy. Feller, Biogr. univers.