‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 650 sur 1220 · DESS · texte numérisé non relu

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DÉTE

clergé d'attribuer aux rois un droit divin illimité, de l'autre ils lui reprochent de mettre une barrière à leur autorité, en disant qu'il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Lorsqu'ils veulent prouver qu'il faut tolérer de fausses religions dans le royaume, ils décident que le souverain n'a rien a voir à la croyance de ses sujets ni aucun droit de gêner leur conscience, et que quand une fois la tolérance a été accordée à des mécréants , c'est un titre sacré auquel il ne peut plus toucher. Il y a du moins un fait incontestable, c'est que jamais un prince n'a visé au despotisme sans commencer par avilir et par écraser le clergé, l'o//. Bergier, à qui nous avons emprunté ces réllexions en abrégeant ce qu'il dit sur la question.

DESPREZ-BOISST (Charles J, avocat, né à Paris vers 1720, mort en 1787, dirigea, de concert avec son frère, un établissement charitable créé pour le soulagement des pauvres honteux, et montra un zèle et un désintéressement admirables dans l'exercice de ces fonctions. On lui lui : Lettres sur les spectacles ; 1759; S^édit., 1780, 2 vol. in-12. Le 2« vol. est un Catalooue raisonné des ouvrages qui ont paru pour et contre les spectacles, qui avait déjà été publié en 1771, 1772, 1773, sous le titre d'Histoire des ouvrages pour et contre les théâtres. Ce livre de Desprez eut beaucoup de vogue et le fit recevoir dans plusieurs académies, tant françaises qu'étrangères. Vot/. Feller, Biogr. univers.

DESPRUETS fJean), abbé de Prémontré, né vers 1525, mort Van 1596, opéra d'importantes reformes dans les diverses maisons de son Ordre, en France et dans les Pays-Bas, et corrigea les abus qui s'y étaient étabhs. 11 obtint la canonisation de saint Norbert, fondateur de l'Ordre de Prémontré. Il a laissé : 1" des Livres de controverse o\x il réfute François Pérocel et Jean de Spina, calvinistes, qui avaient écrit contre la présence réelle et le sacrifice de la messe ; — 2" un Traité des sacrements ; — 3" de Brefs commentaires sur la Bible; — 4° un Recueil de sermons et de discours; — 5" Anticalviniis , seu tulvinianœ pravitatis refutatio ; ouvrage resté imparfait , parce que la mort ne permit pas à l'auteur de l'achever. Voy. Feller, Biogr. univ.

DES QUARTES. Voy. Descartes.

DESRAY ou DESREY, DERREY, DESREZ (^Pierre), chroniqueur et généalogiste, né à Troyes, et vivant en 1314, n'est connu que par ses ouvrages. 11 est auteur de : 1° la Vie des Pères anciens des déserts, trad. de saint Jérôme; Paris, sans date, in-fol.; — 2» Posiilles et expositions des Épitres et Evangiles des dimanches avec celles des fêtes solennelles , trad. du latin; Troyes, 1492, 2 vol. in-fol.; — 3o plusieurs chroniques dont on trouve la liste dans la Nouv, Biogr. génér. Voy. La Croix du Maine et Du Verdier, Biblioth. franc. Le Long, Biblioth. histor. de la Franc(\

DESROBERT DU CHATELET (Le Père), missionnaire jésuite, fut envoyé en Chine versl730, et chargé d'évangéliser la province du Hou- Kouang; il parvint par son zèle et son courage à faire un grand nombre de disciples. Il a donné le récit de ses travaux dans une lettre qui a été insérée dans le vol. XXVI des Lettres édifiantes, et où il donne quelques détails assez curieux sur les mœurs des Chinois convertis au christianisme. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

DESSAU, bourg ou château près duquel se tinrent les Israélites, sous la conduite de Judas Machabée. Voy. Il Machab., xiv, 16.

DESSAURÈT (Isaac-Alexis) , jésuite , célèbre prédicateur, né à Saint -Flour l'an 1720, mort

en 1804. Il avait laissé en manuscrit un grand nombre de sermons, panégyriques, oraisons funèbres^ gu'on a cru longtemps égarés ; mais qui, ayant ete retrouvés par un de ses neveux, furent publiés par lui sous le titre de Sermons, Pané' gyriques, Oraisons funèbres , Instructions chrétiennes, par le R. P. A. Dessaur et, jésuite, publiés par les soins de P. Bessauret , son petit -neveu, avocat à Saint-Flour; Saint-Flour, 1829-1831, 4 vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univ. Louandre et Bourquelot, Supplément à Quérurd.

DESSELIUS. Voy André, n» XXXIV.

DESSERTE , se dit des fonctions attachées au service d'une cure, d'une chapelle, etc., et s'emploie surtout en parlant du service que fait un ecclésiastique pour remplacer le titulaire. Voy. Desservants.

DESSERVANTS , nom donné aux prêtres qui sont chargés de faire les fonctions ecclésiastiques dans les paroisses lorsque les cures sont vacantes ou quand les curés sont interdits. Les desservants ne sont donc simplement que des prêtres chargés provisoirement par leur évêque de desservir une paroisse vacante par la mort ou l'interdit du titulaire. Le xaol desservants' eraploie aussi aujourd'hui pour désigner les propres curés des paroisses appelées succursales', lesquels ne sont nullement sous la direction des curés proprement dits, mais sous la dépendance unique et immédiate des évêques; en sorte que les curés n'ont sur les desservants aucune autorité réelle. Voy. Denisart, Collect. dejurisprud., au mot Desservants. L. Ferraris, Prowwto Biblioth., ad voc. Deservitores. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphab. de droit canon. Le Diction, eucyclop. de ta théol. cathol.

DESSUTUS. Voy. Descousu, n» I.

DESTIN (Fatum), mot par lequel les païens entendaient une divinité qui disposait de toutes les choses humaines d'une manière invariable et nécessaire. Par ce terme, les chrétiens entendent la providence et la volonté absolue de Dieu, qui règle et qui conduit tout avec une sagesse infinie, un pouvoir souverain, un succé>^ infaillible, et toujours d'une façon conforme à la nature des causes secondes; de sortr qu'il conduit nécessairement celles qui sont nécessaires, et librement celles qui sont libres. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., fait quelques antres reflexions sur le destin.

DESTITUTION (Destitufio), action par laquelle on prive quelqu'un de sa charge ou de sa commission. D'après la Glose, celui qui institue peut aussi destituer; mais Dumoulin prétend que cette maxime n'est pas toujours vraie, parce qu'il peut arriver que l'institution appartienne à un prélat inférieur par un titre particulier, sans que la destitution lui appartienne. Voy. la Glose sur la pragmatique, tit. de Concubin.. % Quod si is. verb. Pehtinkt., et Compar. les art. Déposition, Révocation.

DÉSUNION DES BÉNÉFICES ET DES ÉGLISES, c'est le rétablissement des bénéiices et des églises unies dans leur premier état, fait par l'autorité de l'évêque ou d'un autre supérieur légitime. Voy. Union des bénéfices et des églises.

DESVOUÉS (Thiébault), prêtre d'Argonne, a laissé : Laurus Parthenica dicata serenissimo principi Caroloa Lotharingia, episc. Virdunensi; Paris, 1615, in-12; ouvrage dans lequel l'auteur a réuni toutes les épithètes données à la sainte Vierge par l'Écriture et les Pères. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Richard etGiraud.

DÉTESSANA ou DESEMSANA, siège épisc de la province de Bassore , au diocèse de Lhal-

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