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DEUS

dée, sous la métropole de Bassore. Il a eu deux évêques, dont le premier, nommé Jean, fut martyrisé sous Sapor. Voy. Bibliotlu Orient., t. II , p. 455. Richard et Giraud.

DETHMAR, franciscain, né à Lubeck, mort vers l'an 1395, a rédigé une chronique qu'on appelle en Allemagne la Chronique au maître d école des Frères - Mineurs ; elle commence à l'an mO et finit à l'an 1482; Hambourg , 1829 , 2 vol. in-S". Voy. la Nouv. Bioyr. génér.

DETI (Jean-Baptiste), cardinal, né à Florence l'an 1581, mort Tan 1()30, était parent de Clément VIII. 11 devint doyen du sacré collège. Il a laissé : Reiatio facta in consistorio coram Urbano VIII super vita et sanctitute B.Andreœ Corsini, episcopi Fesulani, imprimée dans le Recueil des Bollandistes au 30 janvier. Voy. Ughelli, Itulin sacra. La Nouv. Biogr. génér.

DE TOLENS. Voy. Tolen.

DÉTRAGTION. Voy. Médisance.

DETRË (Le Père), jésuite français, né en 16C8, se consacra aux missions étrangères. Envoyé en 1706 dans lArnérique espagnole, il fut bientôt nommé supérieur général et visiteur de toutes les missions de Maragnon. Il traduisit le Catéchisme en dix -huit langues des divers peuples qui étaient sous sa domination, et laissa une Relation intéressante sur les peuples sauvages du Maragnon, vers les rives du fleuve des Amazones. Celte relation a été insérée dans le tome XXIII des Lettres édifiantes.

DETTE. Le successeur au bénéfice n'est pas tenu des dettes de son prédécesseur quand l'arlient emprunté n"a pas tourné au profit du bénéfice et que la dette n'a pas été contractée pour la nécessité de l'église. 11 y a cependant des canunistes qui soutiennent qu'il n'est pas nécessaire que l'emprunt ait tourné au profit de l'église. Suivant notre ancienne jurisprudence, l'utilité et la nécessité étaient requises; il fallait même que le bénéfice eût été autorisé par le magistrat. Le roi ne le permettait que pour la subvention et l'intérêt de l'État. La contrainte par corps pour dettes n'avait pas lieu contre les ecclésiastiques. On pouvait saisir les gros fruits du bénéfice , mais non pas les distributions annuelles , parce qu'elles étaient considérées comme tenant lieu d'aliments. Voy. le Diction, ecclés. et canon portatif.

DEU ou EDEU (Irénée), du Tiers -Ordre de Saint-François , était Normand et vivait au xvii« siècle. Il fut provincial de la province de Saint- Yves. On a de lui : 1° le Vrai cheinin du ciel pour les gens du monde; Paris, 1639; — 2» Cantiques spirituels sur la vie purgative, illuminative et tmitive; ibid., 1639; — 3" Exercices de l'homme chrétien pour se disposer à la confession et à la communion; ibid., 1642; — 4" Rayons du soleil de Justice dans le sacrement de l'autel ; ibid., 16w, — 5* Exercices du soldat chrétien; ibid., 1644; — 6" Retraite de dix jours; ibid., 1647;

— 7° le Portrait des jeunes gens; ibid., 1647 ; — 8" la Perfection du chrétien sur le modèle des perfections de la sainte Vierge; ibid., 1654, in-fol.;

— U* Livre d'exercices et de dévotion pour tous les jours de la se/naine, en faveur de la confrérie de Notre-Du7ne de Sazareth; ibid., 1649,iu-16. Voy. le P. J. de Saint-Antoine, BioliotK univ. fran^ vise, tom. 11, p. 257.

1. DEUIL se dit : 1* du vêtement que l'on porte pour marquer sa douleur à la mort de quelqu'un; 2» du temps que l'on est sans sortir après cette mort; 3» de la parenté qui assiste à un enterrement. Les Hébreux avaient deux sortes de deuil : le deuil privé, qui avait lieu à la mort de leui'S parents ou de Icuis pi-oches, et le deuil

public, qui regardait tout le peuple et qui se

Sratiquait dans lescalamité.s publiques. Le temps u deuil était de sept jours, pendant lesqueL^ ils pleuraient , déchiraient leurs habits , se revêtaient de sacs ou de cilices , se frappaient la poitrine, jeûnaient, se couchaient sur la terre, allaient nu-pieds, et se coupaient les cheveux et la barbe. Pendant les deuils publics, ils montaient sur les toits ou sur les plates-formes de leurs maisons pour y déplorer leur malheur. Dans quelques pays, en Italie et en Portugal, par exemple, les veuves ne sortaient pas de leurs maisons, même pour aller à la messe. Pontas soutient qu'il est permis aux ecclésiastiques de porter le deuil , comme on le porte en France. y'oy. Isaïe, xv, 3, et xxii, 1. Joseph, Antiq., 1. IV, c. vin. Léon de Modène, Cérém. des juifs, part. IV, c. IX. Pontas, au mot Messe, cas 46, et au mot Ecclésiastiques, cas 9. J.-B. Glaire, Introduction histor. et crit., etc., tom. II, p. 290 et suiv,, 3^ édit. Le Diction, encyclop. delà théol. cathol.

II. DEUIL (Odon de) , abbé de Saint-Denis eu France. Voy. Odon.

DEURHÔFF (Guillaume,), théologien protestant, né à Amsterdam l'an 1650, mort en 1717, avait adopté en partie les doctrines de Descartes, dont il était admirateur enthousiaste. Ses ouvrages , tous écrits en hollandais, sont : 1° Principes de vertu et de sagesse; Amsterdam, 1684; — 2» Eitseignement préparatoire à la doctrine divine; 1687 ; — 3" Principes de l'adoration chrétienne ; 1690; — 4" Observations sur la science divine ; 1697; — 5" Introduction aux plus hautes spéculations scientifiques ; 1699; — 6" Doctrine complète de la foi; 1702. Voy. la. Nouv. Biogr. génér.

DEUS-DEDIT ou DIEU-DONNE, ADÉODAT P^ (saint), pape, né à Rome, mort le 7 novembre 618, succéda à Boniface IV l'an 615. Il se distingua par sa soUicitude , son zèle et sa charité pendant les troubles qui s'élevèrent en Italie , et durant les maladies contagieuses qui à cette époque affligèrent le peuple. Boniface V lui succéda. Le Martyrologe romain place sa fête au 8 novembre. Voy. Anastase le Bibliothécaire et les auteurs des Vies des Papes. Baronius. Le P. Papebroch, Effort chronol. sur le rétablissement des pontificaux. Ricliard et Giraud.

DEUS IN ADJUTORIUM. C'est par ces premiers mots du psaume lxix que commencent toutes les heures canoniales de l'office divin. Cassien nous apprend que les moines de l'antiquité employaient déjà ce verset; mais il n'est pas certain qu'on le récitait à toutes les heures canoniales avant saint Benoit. Le cardinal Bon» explique ainsi le motif de cet usage : Tanto solicitius divinum auxilium initia orutionis invocandum est quanto acrius in eo ternpore invisibiles hostes contra nos certamen instituunt. Dans l'office romain, le Deus in adjutoriwn est précédé, au commencement de matines, du Domine, labia mea aperies, et à compiles, de la prière Couverte nos, Deus salutaris noster, etc. Voy. Cassianus, Collât. X, c. x. Card. J. Bona, de Sing. part, divin, psalmod., c. xvi, § 4. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

I. DEUSING ou DEUSINGIUS (Antoine) , médecin protestant, né à Meurs, en Allemagne, l'an 1612, mort en 1666, cultiva la philosophie, les mathématiques, la théologie et les langues orientales. On a de lui : 1° Naturce iheatrum universale , ex monumentis veterum ad S. ^w*»pturœ normam et rationis et expérimenta itiethim instructum; Hardervvyck , 1645, iQ-4°; — 2» Hexamercm recognitum, sive de creatioM m#-

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