DEUT
DEYI
ditationes explicationibus chrixtiano-pkilosojjfiicis et animadversionibus necessariis\iUtistratœ ; ibid., 1645 , in -4». Il a laissé , en outre, des ouvrages sur la médecine , les mathématiques , etc. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXII, etPaquot, Mémoires pour servir à l'Hist. lifter, des Pays-Bas, tom. XII , qui ont donné la liste complète des écrits de Deusing. La Nouv. Biogr. génér.
II. DEUSING ou DEUSINGIÛS (Herman), protestant, né à Groningue l'an 1654, mort en 1722, fut exclu de la participation à la cène pour avoir émis dans ses ouvrages des opinions contraii-es à celles des autres théologiens. Plus tard il passa dans l'Église wallonne, qui se montra plus favorable pour lui. Il a laissé : l» Historia allegorica Veteris et Novi Testamenti; Grouingue ', 1690, in-4'' ; — 2" Commentarius mystieus inDecalogum, etc.;— 3° Alkgoriahistoriarum evangelicarum prophetica comprehendens , etc.; Embden , 1710, in-4'' ; — 4» Mysterium SS. Triados; vers 1712; — 5» Moses evangelizans , etc.; 1719, in-4". Voy. Paquot, Mém. pour servir à i'hist. littér. des Pays-Bas, tom. XII. La Nouv. Biogr. génér.
DEUTÉRO-CANONIQUE ( Deutero-canonicus) , mot dérivé du grec , qui signifie second et canonique, et se dit également de quelques livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Or les deutéro- canoniques de l'Ancien Testament sont les livres ou des parties des livres que l'Église catholique a mis dans son canon particulier, bien qu'ils ne fissent point partie du canon des Juifs , comme Tobie , Judith , la Sagesse , l'Ecclésiastique , le P' et le II» des Machabées , Baruch ; la prière d'Azarias et le Cantique des trois enfants dans la fournaise (Daniel , m , 24-90), l'histoire de la chaste Susanne (xiii), la destruction de Bel et du dragon (xiv) ; les sept derniers chapitres du livre d'Esther, depuis X, 4, jusqu'à xvi, 24. Les deutéro-canoniques du Nouveau Testament sont les livres ou des parties des livres qui , ayant passé d'abord pour douteux dans quelques Églises particulières , ont été ensuite reconnus par ces mêmes Eglises comme faisant partie essentielle de l'Écriture sainte , tels que le dernier chapitre de saint Marc, depuis le vers. 9 jusqu'à la fin ; les vers. 43 et 44 du chap. xxii de saint Luc, c'està-dire la sueur de sang de Jésus -Christ sur la montagne des Oliviers et l'apparition de l'ange ; le chap. VIII de l'Évangile de saint Jean, contenant l'histoire de la femme adultère, histoire qui s'étend depuis le vers. 2 jusqu'au vers. 12; 1 Épitre de saint Paul aux Hébreux ; celle de saint Jacques; la 2« de saint Pierre; la 2« et la 3« de saint Jean ; celle de saint Jude ; enfin l'Apocalypse de saint Jean. Depuis le décret du concile de Trente : « Que si quelqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques ces livres entiers avec toutes leurs parties, comme on a coutume de les lire dans l'Église catholique , et tels qu'ils sont dans l'ancienne édition Vulgate latine... qu'il soit anathème (sess. lY) », il n'est nullement permis d'attribuer aux parties deutéro-canoniques de l'Écriture une autorité moindre qu'aux proto-canoniques. Voy. dans J.-B. Glaire, Jntrod., etc., tom. I", p. 88-92, 3« édit., les autorités qui militent en faveur des deutéro-canoniques.
DEUTÊRONOME, mot dérivé du grec et qui signifie seconde loi, parce que ce livre, qui est le dernier des cinq livres de Moïse , est la répétition de la loi ; en effet , il comprend l'abrégé et la récapitulation des lois précédemment promulguées , mais il en contient plusieurs nouvelles avec quelques explications des anciennes.
Ce livre s'appelle en hébreu Elle haddehârim , c'est-à-dire voici les paroles, parce qu'il commence par ces mots. Moïse entreprit d'expliquer la loi le premier jour du deuxième mois, la quarantième année après la sortie d'Egypte. La mort de Moïse arriva le premier jour du douzième mois ; et comme les Israélites , après l'avoir pleuré pendant trente jours, passèrent le Jourdain au commencement de la quarante et unième année, et qu'ils purent déjà célébrer la Pàque de cette même année le quatorzième jour du premier mois, il résulte de là que le Deutéronome comprend l'histoire de deux mois. Voy. Deutér., i, 3; xxxiv, 8. Josué, v, 10. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.
DEUTÉROSE (Deu^ero5?>), mot dérivé du grec, et qui signifie seconde ou itération. Saint Jérôme regarde les Deutéroses des Juifs comme un tissu de fables, de puérilités et même d'obscénités. Éusèbe accuse les Juifs de corrompre le sens des Écritures par les vaines explications de leurs Deutéroses. Voy. Eusèbe, in Isai. i, 22. Épiphan., Hœres., xxxiii, n" 9. Hieron., in Isai. c. VIII. Joseph., Antiq., 1. XIV, c. xvii; 1. XV, c. i. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol.
DEUTSCHMANN (Jean), théologien protestant, né à luterbœk l'an 1625, mort en 1706, prit ses grades à Wittemberg et professa la philosophie. Ses principaux ouvrages sont : 1° de Libris Scripturœ apocryphis; Wittemberg, 1682; Amsterdam , 1702 , in-fol.; — 2" de Petra Ëubsiœ, ad Matth., xvi, 18; — 3° Biblicum Abelis theologiœ compendium ; Wittemberg , 1709 ; — 4" Analysis accurata et exegesis compendii theologici Leonhardi Hutteni ; ibid., 1709, in-4'>; — 5» Tneologia positiva Adami Protoplasti ; ibid., 1709, in-4''; — 6" Panoplia conversionis AugustaJiœ; ibid., 1709, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DEVELLES (Claude-Jules ou Jacques), théatin, né à Autun l'an 1687, mort en 1765, a publié : i" de l'Immortalité de l'âme, à M. l'abbé B'" ; 1730, in-12, réimprimé dans la Continuation des Mém. de littéral, et d'hist. du P. Desmollets, tom. X; — 2" Traité de la simplicité de la foi; Paris , 1733, in-12; — 3" Nouveau traité de l'autorité de l'Église; Rome , 1736, 1749, in-12. Voy. Quérard, la France littéraire. Papillon, Bibliotk. des auteurs de Bourgogne.
DEVELTUS. Voy. Debeltus.
I. DEVENTER'ou DAVENTER (Devetitria , Daventria)^ ville épisc. des Pays-Bas et capitale de la province d'Over-Issel, érigée en évêché l'an 1559, sous la métropole d'Utrecht : mais cet évêché ne dura pas longtemps; car les Pays- Bas ayant embrassé le calvinisme , supprimèrent la métropole et les évêchés que le pape venait d'y établir. Voy. De Commanville, /'" 2'able alphabet., p. 88. Richard et Giraud.
II. DEVENTER (Jean de), de l'Ordre des Frères-Mineurs, né à Over-Issel au xv^ siècle, fut provincial de la province de Cologne , et se distingua par sa science et par sa piété. Il a laissé : 1° Exegesis Evangelica veritatis, contra ert^ores lulheranœ conf'essionis ; Co\ogr\e,i^)33, in-S", et 1535, in-4''; — 2" Catapulta fidei, seu Christianœ veritatis telum; ibid., 1533 et 1588, in-S»; — 3° Apologia contra Lutherum; ibid., in -8"; — 4" Apologia contra Anabaptistas . Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, t. II, p. 147.
DEVIC (Gérard), chanoine de l'Église de Carcassonne et docteur de Toulouse , né en 1587, mort vers l'an 1667, a donné : Chronicon historicum episcoporum , et rerum memorabilium ecclesiœ Carcassonensis , in-fol. Voy, le P. Bouges,
DEYO
DEYL
augustin , Hist. ecclésiast. et civ. de la ville et du diocèse de Carcassonne , p. 443 et 444.
DÉVIDOIR, Ordre militaire qui se forma à Naples , vers l'an 1388 , en faveur de la maison d'Anjou ; il subsista tant que Louis d'Anjou fut maître de Naples. Voy. Justiniani , Hist. des Ordres mi/it., tom. II, ch. LXII, p. 702.
DEVIENNE. Voy. Agneaux.
DEVIN, DEVINERESSE (Vates, hariolus divinus. conjector, fatidiciis), celui ou celle qui se mêle de prédire l'avenir, et que l'on consulte à cet effet. L'Écriture en plusieurs endroits condamne les devins et ceux, qui les consultent. (Lévitique, xix. Deutér., xviii.) Elle traite cet art d'abomination. Les anciens rois de France ont toujours pris les précautions les plus sages pour détruire et môme pour prévenir la pratique «upei^stitieuse des devins. Voy. en particulier ledit du mois de juillet 4682, enregistré le 31 août. Les devins et ceux qui les consultent sont condamnés par divers conciles, tels que celui d'Ancvre, ann. 314, ch. xxiv; celui de Home de l'an lui; celui dAgde , 506, can. 42. Divination. Magie. Python. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bermier, Diction, de théol.
DE VINOSALVO. Voy. Vinesalf.
DEVISME. Voy. Visme (De).
DEVOIR CONJUGAL. Foy. Mariage.
DÉVOLU ou DÉVOLUT, impétration d'un bénéfice fondée sur l'incapacité du pourvu ou sur quelque défaut dans ses titres. On distinguait la collation par dévolution et la collation par dévolu; la première exprimait le droit en vertu duquel le collateur conférait, la seconde le genre de vacances sur lequel le collateur pourvoyait. Voy. Gibert, Instit. eccl., p. 699 et suiv. Pontas, au mot Dévolu. Recueil dejurispnid. canon., au mot Dévolu. M. Pialès, Traite' de la dévolution et du dévolu, 3 vol. in-12. Les Mémoires du clergé, tom. X-XII. Thoinassin, Traité de la discipline de l'Eglise. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et cation, portatif.
DÉVOLUTAIRE ou DÉVOLUTÉ, DÉVOLU- TIONNAIRE, celui qui était pourvu d'un bénélice par dévolu. 11 avait plusieurs obligations à remplir, entre autres : 4" il devait être exempt des défauts qu'il reprochait aux autres et qui servaient de motif à son dévolu; 2" il devait exprimer nommément et spécifiquement les causes de dévolu et le genre de vacance sur lequel il l'obtenait; 3" il devait insinuer ses provisions et sa prise de possession dans le mois ; 4» il devait prendre possession canonique dans l'an, et mettre le dévolu en cause après trois mois de la prise de possession. Voy. Gibert, Instit. ecclés., p. 701. Instit. à la pratiq. bènéf., p. 99. De la Combe, iîecMet/ de jurisp. canon., au mot Dévolu. Mém. du clergé, tom. XI, p. 1354. Richard et Giraud.
DÉVOLUTÉ. Voy. Dévolutaire.
DÉVOLUTION {Jus devolutum), droit de conférer que le supérieur acquiert au bout d'un certain temps par la négligence du collateur inférieur. Il a pris naissance au concile de Latran l'an 4479, sous Alexandre III. Voy. Rebuffe. in Praxi benefic., part. I, tit. de Devolut., n. 5. Louet, de Infirm., n. 67 et suiv. Mémoires du vierge, tom. XII, p. 4403 et suiv. Thomassin, Traité de la discipline de l'Église, part. IV, 1. II, c. xviii. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé .\ndré, Cours alpliabét. de droit canon.
DÉVOLUTIONNAIRE. Voy. Dévolutaire.
DEVONIUS. Voy. Balduin, n» II.
DEVOTI (Jean), évèque d'Anagni, né à Rome l'an 1744, mort en 4820, avait vingt ans lorsqu'il
fut nommé professeur de droit canonique au collège de la Sapience ; les succès qu'il obtint lui valurent l'évêché d'Anagni, celui de Carthage in partibus,\ai charge de secrétaire des brefs aux princes, puis celles de camérier secret et de consulteur de la congrégation de l'Immunité. Il accompagna Pie VII en France , et , l'an 4846 , il fit partie de la congrégation de Vindex. On lui doit : \° Institutionum canonicarum libri quatuor; Rome, 4785-4789, 4 vol. in-8»; ouvrage réimprimé plusieurs fois, et, en 4814, avec des additions exigées par les circonstances de l'époque ; — 2» Jus canonicum universum, dont 3 vol. seulement ont paru à Rome, 1803, 1804, 1817; — 3» de Novissimis in Jure legilms. Voy. Feller, Biogr univers. La Nouv. Biogr. génér.
DÉVOTION (Devotio), pieuse et humble affection de l'âme qui la porte à servir Dieu de tout son pouvoir, avec une ferme confiance dans sa bonté. La principale cause extérieure de la dévotion, c'est Dieu; l'intérieure, c'est la considération des bienfaits de Dieu et de nos besoins. L'effet de la dévotion est une joie spirituelle dans la vue de la miséricorde de Dieu, jointe à une tristesse salutaire en vue de nos faiblesses et de notre éloignement du ciel. Les protestants ont été les premiers à dénigrer la dévotion, traitant de superstition toutes les pratiques de piété et les supprimant de tout leur pouvoir. Ils ont dit que la confiance aux œuvres extérieures détruit la foi aux mérites de Jésus-Christ et l'estime des vertus morales; que l'assiduité aux choses de surérogation nous détourne d'accomplir les devoirs nécessaires. C'est comme s'ils avaient soutenu que la prière nous détourne de penser à Dieu, et que l'aumône détruit la charité. Voy. saint Thomas, 2. 2., q. 82, art. 4 et 3. Bergier, Diction, de théol., art. Dévot, Dévotion.
DEXTER (Flavius-Lucius), théologien espagnol, était fils de saint Pacien, et vivait du iir au IV6 siècle. L'empereur Honorius le nomma préfet du prétoire; mais il retourna dans sa patrie, où il devint gouverneur de Tolède. 11 avait composé une chronique dont parle saint Jérôme ; elle fut perdue ; mais , au xvii* siècle, Jérôme de Higuera prétendit l'avoir retrouvée; on l'imprima sous ce titre : Fragmentum chronici F. L. Dcxtri , cum chronico Marci Ma.Timi et additionibus S. Braulionis et Helecani; Saragosse, 1619, in-4»; Séville, 1627, et Lyon, 1627, in-fol.; on la trouve aussi dans Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp. vêtus. Feller remarqué que Nicolas-Antonio, le marquis Péralta, don Louis de Salasar et Ferreras, ont écrit pour prouver que cette chronique était apocryphe. Voy. D. Ceillier, Hist. des aut. suer, et ecclés., tom. VIII, p. 470. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
DEXTRALIA et DEXTRALIOLA, son diminutif, qu'on lit dans la Yulgale et les Septante, signifie des ornements que les femmes portaient à la main droite ou au bras droit. Trebellius Pollio, remarque D. Calmet, parle des ornements de la main droite sous le nom dedextrocheria. Il dit que les femmes portaient l'image d'Alexandre le Grand gravée in reticulis et dextrocheriis, et annulis, etc. Voy. Exode, xxxv, 22. Nombr., xxxi, 50. Judith, x, 3. D. Calmet, Cowment. littér. sur l'Exode, xxxv, 22.
DEYLING (Salomon), orientaliste protestant, archevêque et pasteur de Saint-Nicolas à Leipzig, né à Weida l'an 1677, mort en 1755. fc>es principaux ouvrages sont : i" Observattonum sacrarum, inquibus rnulta Scriptura Veteris et Sovt Testamenti dubia vexata solvuntur. loca dtffictliora ex antiquitate et varice doctrinœ apparats