‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 653 sur 1220 · DIAC · texte numérisé non relu

DIAC

BIAC

iUvtstraniur, etc.; Leipzig, 17Û8-17oG, 4 vol., et 1720, in-4"'; — 2" Dissert atio de cxyin-uptn Ecclesiœ romance statu ante Lutherum et Lutheri tempore; Wittemberg, 1734, in-4o; — 3° Observationes exegeticœ; Leipzig, 1732,1735, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. ge'nér.

HHZ (Jean), jésuite, né à Chaude -Fontaine l'an 1643, mort à Strasbourg l'an 1712, professa la philosophie et l'Écriture sainte, et travailla avec succès à la conversion d'un grand nombre de calvinistes. Ses principaux ouvrages sont : l" la Réunion des protestants de Strasbourg à l'Église romaine, également nécessaire pour leur salut et facile, selon leurs principes; Paris, 1687 et 1701, in-12; — 2" la Foi des chrétiens et des catholiques justifiée contre les déistes, les Juifs, les mahométans, les sociniens et les autres hérétiques, etc.; Pans, 1714, 4 vol. in-8». Voy. le P. Laubrussel, Éloge du P. Dez.Nicéron, Mémoires, tom. IL Richard et Giraud, qui donnent la liste des autres écrits de Dez.

L DÉZA (Diego), dominicain, né à Toro l'an 1444, mort l'an 1523, professa la théologie à l'université de Salaman^ue, et occupa successivement plusieurs évêches. Il a laissé ; 1" Defensorium doctoris angelici S. Thor.xœ Aquinatis, contra invectivas Matthiœ Dorinck in replicationibus contra Paulum Burgensem super Bibliam; Séville, 1491, in-4''; — loStatuta seu instructiones ab eo tum episcopo Placentino et Hispaniarum inquisitore generali sancitœ, a variis sacri tribunalis ministris observandœ; ibid., 1500 ; — 2fStatuta alia a ministris dicti tribunalis servanda; Médina del Campo, 1504; — 4° Synodus ab ipso Hispali celebrata; Séville, 1512, in-4o; — 5° Novarum defensionum doctoris angelici S. Thomœ super quatuor lihros Sententiarum volumina quatuor; ibid., 1517; tous ces ouvrages ont été réunis et publiés à Madrid, 1576, in-fol. Voy. Lopez, Hist. gen., part. III, p. 172, et part. IV, p. 3. Nicolas-Antonio, Biblioth. nov. Hisp. Mariana, Hist. d'Esp.,\. XXIII, p. 159. Echard, Scr«>tor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 51, col. 1. Le P. Touron, Homm. illust. de l'Ord. de S.-Dominiq., t. 111, p. 722. Richard et Giraud. La Nouvelle Biographie générale.

IL DËZA (Maximilien), théologien italien du xvii« siècle, a laissé, entre autres ouvrages : Predic/te deW avvento detta in capella Cesarea; Lucques, 1709, in-4o. Voy.XdiNouv. Biogr. génér.

DIA. Voy. Die.

DIABLE (Diabolus), se prend dans l'Écriture : 1" pour le démon ; 2° pour un accusateur; 3° pour un adversaire ; 4» pour un homme qui n'a ni foi ni loi, pour un enfant de Bélial ; 5" pour un piège et un sujet de chute. Voy. Sagesse, li, 24. Psaume cvni,6. Ecclésiastique, xxi,30. III Rois, XXI, 13. I Machab., i, 38. Matthieu, iv, 1, etc. Bergier, Diction.de théol. Le Diction, de la théol. i'athol.

DIACO, mot dérivé du grec et probablement contracté de diaconos; il signifie servant ou qui sert; c'était un chapelain ou clerc conventuel, clerc servant de l'Ordre de Malte. Les diacos servent dans le couvent de Malte depuis dix ans jusqu'à quinze.

DIACONAT, mot qui, comme ceux des articles suivants, dérive d'un terme grec dont le sens est servir, en latin ministrare. Le diaconat, dans la hiérarchie de l'Église, est le second des ordres sacrés ou majeurs, et un véritable sacrement, selon le commun des théologiens. En effet , la circonspection des apôtres dans le choix qu'ils fii'ent des premiers diacres, la sainteté du ministère pour lequel ils le cnoisirent, l'imposition des mains jointe à l'invocation du Saint

Esprit, par laquelle ils les ordonnèrent, les fonc tions qu'ils ont exercées , celles que les diacre.» exercent aujourd'hui, enfin le témoignage de la tradition, ne permettent pas de douter que le diaconat ne soit un sacrement et un ordre sacré. -4L.insi c'est sans raison suffisante que les protestants prétendent que, dans son origine, le diaconat n'était qu'un ministère extérieur qm stbornait à servir aux tables dans les agapes , et à prendre soin des pauvres , des veuVes , et de la distribution des aumônes. — La matière de cet ordre est, selon le sentiment le plus conforme à la tradition, l'imposition des mains de l'évêque; néanmoins la tradition du livre des Évangiles peut être regardée comme appartenant a la matière intégrante de cet ordre. — La forme du diaconat est l'oraison que l'évoque prononce sur l'ordinand en même ten»ps qu'il lui impose les mains. On peut cependant considérer les paroles qui accompagnent la tradition du livre des Evangiles et la cérémonie elle-même (quoiqu'elles n'appartiennent pas à la forme essentielle de l'orcfination), comme concouiant à l'intégrité de cette forme. — Le ministre de ce sacrement est l'évêque. — Les dispositions principalement requises pour être admis au diaconat sont la science, le zèle pour les intérêts de l'Église, la pureté des mœurs, la chasteté, une conduite édifiante et irréprochable, comme il convient aux coopérateurs des mystères du corps et du sang de Jésus-Chiist; car le diaconat compose avec l'épiscopat et la prêtrise la hiérarchie ecclésiastique. Voy. Diacre. Du Gange, Glossarium , et D. Macri, Ilierolexicon, ad voc. Diaconus. Le Diction, ecclùs. et canon, portatif. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Ordo, art. 1, n. 43-45. Bergier, Diction, de théol. Le Diàtion. encyclop. de la théol. cafhol., art. Diaconat , et Diaconat (Ordination du). On peut également consulter ces auteurs pour les articles suivants.

DIACONESSES (Diaconissœ). C'étaient, dans la primitive Église, des femmes d'une piété et d'une vertu reconnues qui avaient dans l'Église une fonction approchante de celle des diacres. Saint Paul en parle dans son Èpitre aux Romains (xiv, 1) et dans sa I" à Timothée (v, 9); il décrit les qualités qu'elles devaient avoir. Elles étaient consacrées par l'évêque ; mais cette consécration n'était qu'une simple cérémonie et non une ordination. Elles assistaient au baptême des femmes, qui se conférait par immersion, et elles faisaient aussi l'office de portières dans la partie de l'église qui n'était destinée

au'aux femmes. Quant à leur consécration, la iscipline a changé dans le cours des temps. Voy. Tertull., de Velandis Virgin. Greg. Nyss., in Vita Mucrin. Les Constit. Apost.. l. II, c. LVii. Assémani, Biblioth. Orient., tom. IV, c. xiii, p. 847.Epiphan.,//<er<'5. LXix, n.2. Conc. Nie. I, ann. 325, can. 19. Conc. Aurel. II, ann. 353, can. 13. L. Ferraris, Prompta Biblioth. Bergiei-, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

I. DIACONIE (Diaconia, Diaconiurn), charge qui, dans les monastères de l'Église grecque, répondait à l'aumônerie de nos monastères; elle consistait à recevoir et à distribuer les aumônes. Voy., pour cet article et les suivants, Ducange, Glossarium, an mot Diaconia.

II. DIACONIE , nom donné à un hospice établi pour assister les pauvres et les infirmes, ainsi qu'au ministère de celui qui exerçait cette fonction. Voy. Morin, de Sacris ordinat. Thoraassin , Discipline ecclésiast.

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