DICA
liapour. L'archevêque de Goa y tint, l'an 1599, un concile dans lequel il lit abjurer aux habitants du pays les erreurs de Nestorius. Voy. Hardouin, tom. X.
I. DIANA , ville épisc. de la province de Nuinidie, dans l'Africfue occidentale, dont l'évêque Fidentius assista a la conférence de Carthage; d'où il suit qu'elle existait déjà au commencement du V siècle. Diana est aujourd'hui un évêché in partibuS; sous la métropole de Cirta, siège également in partibus. Voy. Gaet. Moroni, volume XX, p. 5.
II. DIANA (Antonino), théatin, casuiste célèbre, né à Palerme l'an 1586, mort à Rome en 1663, fut examinateur des évêques sous Urbain VIII , Innocent X et Alexandre VII. On assure qu'il a composé plus de cent cinquante traités de morale religieuse, parmi lesquels : i° Resolutionum moralium partes duodecim ; Palerme , 1629-4656, in-fol., réimprimé sous le titre de Stimma Dianœ; Anvers, 1556, 8 vol. in-fol., et sous celui de Diana coordinatiis ; Lyon, 1667, in-fol. ; — 2» rfe Primatu solii D. Pétri disceptationes apolugeticœ ; 1674, in -4». En 1667, on a publié à Anvers 9 vol. in-fol. des écrits de Diana. Voy. Jean Thomas de Rocaberti, Bihlioth. pontificiu maxima. Ch. Morales, Diana vindicatus. Moréri , Diction, histor. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
DIANE, déesse du paganisme; elle était surtout adorée à Éphèse , ou une sédition fut excitée contre saint Paul par un certain Démétrius, qui faisait de petits temples en argent de cette déesse, et procurait par ce moyen un gain considérable aux ouvriers. Voy. Actes, xix, 24etsuiv.
DIANIRA VALMARANA. Voy. Dimesses.
DIARBEKIR, siège archiépisc. in partibus de la Turquie asiatique , dans la grande Arménie ; on n'en connaît qu'un archevêque, .lean Urfaë, qui y siégeait vers l'an 1640. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 5, 6, et Compar. les art. Amid et Caramita.
DIATAGER, siège archiépisc. de la Perse; on n'en connaît qu'un évêque , Gérard, de Montpellier, dominicain, mort l'an 1322. Voy. Fontapa, Theatr. Dominic, p. 72, tit. 39. Lèandre Alb., de Vir. illustr. Or a. Prœdic, p. 121.
DIAULIA , autrefois Diaulis et Diaulium, ville épisc. d'Hellade, sous la métropole d'Athènes; elle a été unie à Talante, sous la même métropole.
DIAVOLI. Voy. Déabolis.
I. DIAZ ou DIAS (Emmanuel), jésuite, né à Castello-Branco , en Portugal , l'an 1574, mort l'an 1659 ^ fut envoyé dans les Indes et dans la Chine , ou pendant quarante-huit ans il occupa des emplois considérables dans sa compagnie. 11 a laissé en langue chinoise, outre un livre sur la Sphère : 1" Traite' sur les Évangiles de toute l'année; 12 vol.; — 2» de la Manière de catéchiser les Gentils; — 3° Litanies des saints Anges. Voy. Martini , Brevis Relatio de numéro et qualitate Christianorum apud Sinas. Moréri , Diction, histor. Richard et Giraud. La Nouv, Biogr. génér., au mot Dias.
II. DIAZ ( François ), dominicain , né dans la Vieille -Castille, mort en Chine l'an 1646, fut envoyé l'an 1632 aux missions des îles Philippines. De là il passa en Chine, apprit la langue du pays et prêcha dans plusieurs provinces. Son zèle lui attira de nombreuses persécutions, et il mourut d'un coup de pierre qu'on lui lança dans la poitrine. Outre un Dictionnaire chinoisespagnol, il a laissé : 1» un Catéchisme en langue chinoise ; 1650, et souvent réimprimé ; — 2* des Trois vertus théologales, en chinois ; — 3" divers
autres ouvrages de piété dans la même langue, Voy. Nicolas - Antonio , Biblioth. Hisp. Echard, Scriptores Ord. Prœdic. La Nouv. Biogr. génér.
III. DIAZ (.Jean-Bernard), surnommé de Lugo. du lieu de sa naissance, évêque de Calahorraj né à Lu^o, en Espagne, mort l'an 1556, assista au concile de Trente. Il a composé divers ouvrages en latin et en espagnol ; nous citerons : 1° Practica criminalis canonica; — 2» Commentaria in Isaiam; — 30 Regulœ Juris. Voy. Nicol.- Antonio, Biblioth. Hisp.
IV. DIAZ (Nicolas), dominicain, né à Lisbonne, mort l'an 1596, acquit la réputation d'un prédicateur distingué. Il a laissé : l» Tratado dejuizo final; Valladolid, 1588, in-4o; — 2» Tratado da paixan de Christo senhor nosso ; Lisbonne , 1580.
V. DIAZ (Philippe), franciscain, originaire de Bragance , mort 1 an 1600 ou 1601, se livra pendant quarante années au ministère apostolique, et fut un des plus habiles prédicateurs de son temps. Saint François de Saies, qui avait lu ses sermons, proclama que leur auteur possédait réellement l'esprit de la prédication. On a de lui : 1» Quadruplicium concionum quœ quotidie a dominica in Septuagesima usque ad gloriosam Domini Besurrectionem in sancta Ecclesia habentur tomi primi et secunda pars; Salamanque, 1585, in-4''; Venise, 1586 et 1589; tous ses sermons réunis ont paru à Lyon, 1586, et Cologne, 1604; — 20 Summa prœdicantium ex omnibus locis communibus locupletissima ; Venise, 1586, 2 vol. in-4o; Salamanque, 1589, et Lyon, 1592;
— 3» Mariai de la sacratissima Virgen nuestra senora,en que se contienen muchas consideraciones de grande spiritu y puntos delicadissimos de la divina Escritura, etc., con un tratado al cabo de la Passion de nuestro Redemptor et de lu soledad de la sanctissimu Virgen Maria ; Barcelone, 1597, in-4'»; trad. en italien. Voy. Mém. de Portug. cités par Moréri. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér., au mot Dias (F. Fihppe).
VI. DIÀZ (Pierre), jésuite, missionnaire espagnol, né enl546 àLupiana, près de Tolède, mort à Mexico l'an 1618, fut envoyé au Mexique en 1572 par ses supérieurs. On lui doit : l» des Lettres sur les missions des Jésuites dans l'Inde occidentale pendant les années 1590 et 1591 , écrites en italien, trad. en français; — 2» Epistolœ de 52 Jesuitis interfectis in Brasilia ; Anvers, 1605, in-4». Voy. les PP. Augustin et Aloïs de Backer, de la compagnie de Jésus, dans la Biblioth. des écriv. de la compagnie de Jésus, ¥ série; Liège, 1858.
DIBAPTISTES (Dibaptistce), hérétiques grecs du ix** siècle qui baptisaient deux fois.
I. DIBON, ville qui échut en partage à la tribu de Gad. (Nombr., xxxii, 3, 34.) Elle avait appartenu aux Moabites (Nombr., xxi, 30), et ils en étaient maîtres au temps d'isaïe et de Jérémie. Voij. Isaïe, XV, 2. Jérémie , xxxiii, 45.
II. DIBON, ville de la tribu de Juda. Voy. II Esdras , xi , 25.
DIBONGAD , trente-neuvième station des Israélites dans le désert. Fo?/. Nombr., xxxiii,45.
DIBUAD. Voy. Dybvad.
DIGARCITES ou DICARITES , mot dérivé du grec, et qui si^miie doublement bon. Les Manichéens se faisaient ainsi nommer par orgueil et ostentation. Foy. Manichéens.
DICASTILLd (Jean), jésuite, né à Naples l'an 1583, mort à Ingolstadt l'an 1653, professa la théologie à Murcie et à Tolède. On lui doit : 1" de Incarnatione ; Anvers, 1642, 2 vol. in-fol.;
— 2» de Sacramentis; ibid., 1652, 3 vol. in-fol.;
— 3» de Justitia et jure, cœterisque virtutibus cardinalihus: ibid., 1641 ,'2 vol. in-fol.; — 4» Tra-
DIDA
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ctatus duo de juramento, perjurio et adjunitione, itecnon et de cenmris et pœnts ecclesiasticis; ibid., 1652,in-fol. Voi/. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Soc. Jesu. Nicoi. -Antonio, Biblioth. Hisp.
DIC^A, siège épiscop. de l'Afrique occidentale, dans la province de Bysacène, sous la métropole d'Adrumète: on n'en connaît qu'un évêque, Candide, qui assista et souscrivit au concile de Latran, soiis Martin l". Voy. De Comnianville, P^ Table n/phabét., p. 90, et Compar. lart. Adrumkte.
DICETO ou DIECTO, DISSETO (Raoul de), doyen de Saint-Paul de Londres, vivait du xil« au xin« siècle. Outre plusieurs ouvrages historiques et des sermons, écrits en latin, il a laissé : I» Séries causœ inter Henricum regern et Thomatn archiepiscopum ; — 2° de Synodis Ecclesiœ; — '3° Indiculus de successione archiepiscoporum Cantuariensium ; ces ouvrages ont été publiés dans les recueils des Scriptores Anglici et dans YAnglia sacra. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr.oe'ne'r.
OICHEIRION, flambeau à double branche que, dans l'Église grecque, l'évéque porte dans la main gauche quand il entre pontiticalement dans le sanctuaire. Ce tlambeau est le symbole des deux natures en Jésus-Christ. Voy. le Diction, encyclop. de la théol.cathol.
DICKÉNSON ou DICKINSON (Edmond), célèbre médecin et chimiste anglais , né en 1624 d'un ministre d'Appleton, dansle comtéde Berks, mort en 1707; après s'être appliqué à des sciences utiles et agréables , il s'adonna à la chimie et à toutes les folies des adeptes alchimistes. Il a laissé , outre un Traité sur les jeux des Grecs : 1"> Delphini Phœnicizantes ; Oxford, 11555, in-S»; il y soutient que toute l'histoire de l'oracle de Delphes est tirée de l'histoire de Josué et des livres saints; — 2" de Nw adventu in Italiam; ibid., 1655, in-8"; ce n'est qu'un tissu de fables; — 30 de Origine druidum; — 4» Physica vêtus et nova, sive de naturali veritate exametri Mosaici; Rotterdam, 1703, in^"; — 5" Pat^abola philosophica. Tous ces ouvrages sont pleins d'érudition ; mais ils manquent entièrement de justesse et de critique. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. liioyr. géne'r.
DICTINIUS, prêtre hérétique espagnol, qui vivait du w" au v« siècle, et embrassa les doctrines de Priscillien ; condamné l'an 380 par le concile de Saragosse, il fut vivement poursuivi par les catholiques, qui accusaient les priscillianistes de réunir les erreurs des gnostiques à celles des manichéens et des sabeHiens. Saint Léon parle de Dictinius dans sa lettre à Turribius, évêque d'Astorga, et dit que, quoique ses livres soient entachés de priscillianisme, il était mort catholique. Le concile de Braga a condamné les ouvrages de Dictinius l'an 563. Voy. la Nouv. Bioqr. oéne'r.
DlDACE (saint), en espagnol Diego ou Jacobo, né en Andalousie, mort le 12 novembre 1463, entra dans l'Ordre de Saint-François. Il y donna à ses frères, qu'il regardait comme ses maîtres, les plus beaux exemples de mortification, d'humilité et de charité chrétienne et religieuse. Envoyé en qualité de gardien de couvent dans l'île de Forteventure, une des Canaries, il convertit presque tous les infidèles de cette île. Rappelé en Espagne l'an 1449, il y rapporta le don des miracles, et, l'année suivante, il se rendit à Rome pour assister au grand jubilé et à la canonisation de saint Bernardin de Sienne. Sixte V le canonisa l'an 1588, et plaça sa fête au 12 novembre ; mais Innocent XI l'a remise au 13 du même mois. Vuy. Wadiiig, Annales
Ord. Minor. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
I. DIDIER ou DIZIER (saint), en latin Desidenus, évêque de Langres, né près de Gênes, mort ran26o, était un pauvre pavsan occupé à labourer sa terre lorsque , par une inspiration toute divine, le peuple de Langres le nomma évêque. Saint Dizier se soumit à la volonté de Dieu, et, d'ignorant qu'il était, il devint tout à coup un savant interprète de l'Écriture. Chrocus, roi des Vandales, ayant envahi les Gaules, le saint prélat et les principaux habitants de Langres vinrent le supplier d'épargner leur ville ; mais ce prince les lit mettre à mort dans un lieu appelé aujourd'hui Saint-Dizier. L'Église l'honore le 23 mai. Voy. Richard et Giraud.
II. DIDIER (saint), martyr, décapité à Pouzzoles vers l'an 303, était lecteur de saint Janvier, évêque de Bénévent, souffrit pour la foi avec plusieurs autres chrétiens. Les Grecs honorent leur mémoire le 21 avril, et les Latins le 19 septembre. Voy. Janvier (saint).
III. DIDIER ou DIZIER (saint), évêque de Vienne, en France, né à Autun, mort à Chalaronne, près de Lyon, le 23 mai 608, eut pour précepteurs saint Namat ou Namace, saint Philippe et saint Ver, qui furent successivement évêques de Vienne. Il leur succéda l'an 596; mais ayant blâmé la conduite de Brunehaut, celte princesse assembla un synode à Chàlonssur-Saône, et fit déposer Diaier. Quatre ans après, Brunehaut le rétablit sur son siège, croyant le gagner ; mais, le trouvant inflexible, elle" le fit assommer dans un village appelé aujourd'hui Chaloronne. On l'honore principalement le 23 mai, jour de son martyre, et le 11 février, anniversaire de sa translation. Voy. Richard et Giraud.