DRAP
droit, canon. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
II. DOYEN, dans les monastères, est un supérieur établi sous l'abbé pour avoir soin de dix moines. Dans quelques endroits , le doyen était béni par l'évéque , ou par les abbés, comme l'abbé même.
III. DOYEN DU SACRÉ COLLEGE , c'est le plus ancien en promotion dans le collège des cardinaux. Voy. le Diction, encyclop. de la théol. catliol.
DOYENNE. Il y a dans les couvents de femmes des doyennes ou dizainières, établies par les abbesses ou les prieures pour la surveillance de dix religieuses, dont elles rendent compte aux supérieures une ou plusieurs fois par semaine, comme les doyens dans les monastères d'hommes.
I. DOYENNE (Decanatus), première dignité dans plusieurs églises cathédrales ou collégiales. Un doyenné qui n'a pas charge d'âmes annexée peut être possédé par un clerc âgé de vingt-deux ans ; mais , lorsqu'il avait charge d'âmes, il fallait que celui qui voulait le posséder fût prêtre, et qu'il eût vingt-quatre ans. Voy. Pontas, au mot Doyen, cas 3. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 165 et suiv.
II. DOYENNE est aussi une subdivision des archidiaconés de quelques diocèses. Un archidiaconé peut avoir trois , quatre , cinq doyennés.
DOZENNE (Pierre), jésuite, né à Alençon l'an 1658, mort en 1728, a laissé, outre des panégyriques : 1° la Morale de Jésus-Christ ; Paris, 1686, in-4"; — 2" la Divinité de Jésus-Christ pur ses œuvres; ibid, 1688 , in-4» ; — 2» Vérités nécessaires pour inspirer la haine du vice et l'amour de la vertu; ibid,, 1703 et 1750, in-12. Voy. le Journ. des Savants , 1704. Richard et Giraud.
DRACHME ou DRAGME, espèce de monnaie dont il est quelquefois parlé dans l'Écriture , et qui valait environ quaiante centimes. Voy. Esdras, VII, 70, 71. Il Machab., xii, 43. Luc, xv, 8, 9.
DRACO (Pierre), jésuite, né à Palerme, mort l'an 1647, gouverna longtemps la confrérie de Sainte -Marie di Fervore , établie dans sa ville natale. Il a donné : Brieve compendio delta vita del B. Luigi Gonzaga ; cet ouvrage a eu de nombreuses éditions. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DRAGON. Voy. Drooon , n« II.
DRAÇONCE ou DRACONTIUS (saint), moine, né eu Egypte, vivait au iv^ siècle. Saint Athanase eut beaucoup de peine à lui faire accepter l'évêché d'Hermopolis, et l'empereur Constance, zélé défenseur des ariens, l'exila dans les déserts voisins de Clysma, sur les bords de la mer Rouge. Son nom se lit dans le Martyrologe romain, au 21 mai, avec ceux des autres confesseurs de l'Egypte qui furent persécutés par les ariens.
DRACONITE. Voy. Trachonite.
DRACONITÈS (^Jean), ministre protestant, né à Carlstadt , en I ranconie , l'an 1494 ou 1496 , mort en 1566, avait commencé une Polyglotte de la Bible qu'il ne put achever , parce que la mort l'en empêcha. On a de lui , outre quelques ouvrages de littérature , des Commentaires sur les Evangiles des dimanches, en latin, in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. Fritz, dans le Diction, de la théol. cathol.
DRACTHER (Jean), Flamand, a donné : le Prédicateur sur le champ, avec quatre Sermons et la Méthode de prêcher de saint François de Sales ; Cologne, 1663 et 1685.
DR.fflSEKE (Jean-Henri-Bernard), protestant, né à Brunswick l'an 1774 , mort en 1849 , fut
surintendant général à Cobourg, conseiller ecclésiastique, puis surintendant général de la province de Saxe et évêque évangélique ; il eut une grande réputation comme prédicateur. Ses principaux ouvrages sont : 1" Sermons à l'usage des adorateurs réfléchis de Jésus; Lunebourg, 1804- 1812 et 1817-1818, 5 vol.; — 2° Foi, amour et espérance; ibid., 1813 et 1834; — 3° Sermons sur la destinée dernière de fsotre - Seigneur ; ibid., 1816; — 4° Coup d' œil jeté sur les derniers jours de Jésus; 1821 ; — 5» Portraits tirés de l'Écriture sainte; Lunebourg, 1821-1828; — 6» du Royaume de Dieu; observations fondées sur l'Écriture sainte; Brème, 1830, 3 vol. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste des autres ouvrages de Driseseke.
DRAGME. Voy. Drachme.
I. DRAGON (Draco), serpent monstrueux dont il est souvent parlé dans l'Écriture. Le même mot se prend aussi pour de grands poissons, soit des fleuves, soit de la mer. Les héijraïsants modernes surtout soutiennent qu'il est une foule de passages bibliques où le terme hébreu traduit dans la Vulgate par dragon désigne un animal quadrupède féroce , bien qu'ils ne s'accordent pas sur l'espèce à laquelle il appartient, L'Écriture désigne quelquefois le démon par le mot de dragon, comme dans l'Apocalypse, xii, 3, 4, 7, etc. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible, et les Lexiques hébreux.
II. DRAGON (.FONTAINE DU), était située à l'orient de Jérusalem. Il en est parlé dans le II« livre d'Esdras (ii,13). La version grecque porte Fontaine des Figuiers, et le texte hébreu emploie un terme qui est diversement expliqué. Voi/. l'art, précédent.
ill. DRAGON RENVERSÉ, Ordre de chevalerie institué vers l'an 1418 par l'empereur Sigismond, après le concile de Constance, à l'occasion de la condamnation de Jean Hus et de Jérôme de Prague, que Sigismond représentait comme un dragon vaincu. Voy. Bonfm, Hist. Hung. Favin, néût. d'honneur et de chevalerie. Richard et Giraud.
DRAGON ARA ou TRAGONARA, ancienne ville épiscop. de la Capitanate, au royaume de Naples. Ce siège, fondé l'an 1061 , fut uni à Saint- Severo au xvi« siècle. Voy. Uglielli, Ital. Sacr., tom. VIII. Richard et Giraud.
DRAMA, ville épisc. de Macédoine située aux environs de Thessalonique. On n'en connaît que deux évêques, dont le premier, Dosithée, assista au concile de Ferrare et de Florence. Selon De Commanville, Drama fut érigée en siège épisc. au xiii« siècle, et uni au xv à la métropole de Philippes. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. II, p. 98. De Commanville, /'''' Table alphabet., p. 92, 93. Richard et Giraud.
DRAPEAUX (BÉNÉDICTION DES). « Cette cérémonie , dit Bergier, se fait avec beaucoup d'éclat, au bruit des tambours, des trompettes, et même de la mousqueterie des troupes qui sont sous les armes. Si la bénédiction a lieu dans une ville elles se rendent en corps dans l'église principale ; là l'évéque ou quelque ecclésiastique de marque bénit et consacre les drapeaux, qui y ont été apportés plies, par des prières, des signes de croix et l'aspersion de l'eau bénite; alors on les déploie, et les troupes les remportent en cérémonie. (Quelques incrédules ont conclu de là que l'Église approuve la guerre et l'effusion du sang. 11 n'en est rien; mais par cette cérémonie elle fait souvenir les militaires que c'est Dieu qui accorde la victoire ou punit les armées par des défaites; qu'il faut bannir des armées les désordres capables d'at-
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tirer sa colère, s'abstenir de tout acte de cruauté qui n'est pas absolument nécessaire pour vaincre 1 ennemi, respecter le droit des gens, même au milieu du carnage. » Voy. d'Héricourt, chevalier de Saint-Louis, Éléments de l'art militaire. Bergier, Diction . de théol.