‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 759 sur 1220 · I. ÉONE. Voy. ÉON , n» I · texte numérisé non relu

I. ÉONE. Voy. ÉON , n» I

II. ÉONE (saint), évêque d'Arles, mort l'an 502, assista à la conférence tenue à Lyon, l'an 499, entre les évêques catholiques de Bourgogne et les prélats ariens. .\ peu près à la même époque, saint Éone eut quelques contestations avec saint Avite de Vienne au sujet des privilèges respectifs de leurs églises , et le pape Symmaque obligea, saint Avite à restreindre sa juridiction. Saint Éone a laissé sa correspondance avec saint Rurice de Limoges et saint Pomère , abbé d'Arles. L'Église honore la mémoire de saint Éone le 30 août. Voy. saint Rurice, Epistolœ , 1. II, no 8. D'Achéry, Spicilegium, tom. V, p. 110. Le P. F. Pagi , Breviarimn historico - chronologico criticum Conciliorum , acfa, etc., complectens. La Nouv. Biogr. génér. . ÉCINIENS , disciples d'Éon de l'Étoile. Voy. ÉON . no IL

EORTIUS. Voy. Euverte, n» I.

ÉPACTE (Epacta), en grec intercalation ; terme de comput ecclésiastique. L'épacte est le nombre de 11 jours par lesquels l'année commune solaire , qui est de 365 jours , surpasse l'année lunaire, qui n'est que de 354 jours. Dans les années bissextiles , qui ont 366 jours , l'épacte est de 12 jours. Voy. VArt de véiHfier les dates. Clavius, Scaliger, Gassendi, Blondel et Ozanarn, dans leur Traité du Calendrier romain. Le P. Petau , de Doctr. tempor. Richard et Giraud .

EPER

ÉPHÈ

ÉP^NÈTE. Voy. Épainète.

ÉP AGATHE (saint), zélé disciple de Jésus- Christ, était présent lorsque les martyrs de Lyon furent présentés au gouverneur. Il demanda à les défendre , et on le mit sur-le-champ au nombre de ceux qui étaieiU destmés au martyre. Épagathe eut la tète tranchée. Voy. Po- TiiiN (saint), évêque de Lvon.

ÉPAINÈTE ou ÉP^ENÈTE, ÉPÉNÈTE, en latin E pœnetus (s3iml) , vivait au commencement du 1" siècle de l'ère chrétienne. Le premier en Asie il embrassa le christianisme, et il est certain qu'il fut converti par saint Paul, qui l'appelle les prémices de l'Asie. Les Latins honorent la mémoire de saint Épainète le 15 juillet, et les Grecs, le 30 du même mois. Voy. Rom., XVI, 5. La Nouv. Bioyr. génér.

ËPAONE (Epaonum), lieu célèbre par un concile qui y fut tenu l'an 517, et que les Latins appellent Epaimense, Eponense, Epaonense, Pomense et Poumense. Pendant longtemps les auteurs ont été fort partagés sur la situation de ce lieu, mais il parait certain que la ville, nommée autrefois Épaone, et qui appartenait à l'Église de Vienne , n'est autre que celle qu'on appelle maintenant Alhon. Voy. Reg., t. VIII. Labbe, tom. IV. Richard et Giraud, qui, entre autres choses, indiquent l'objet de chacun des quarante canons que le concile fit.

ÉPAPHRAS (saint), disciple de saint Paul, né à Colosses, souffrit le martyre dans cette ville. Il contribua à la conversion de ses compatriotes , dont il fut , dit-on , le premier évêque. A Rome on le mit en prison avec saint Paul ; et ce fut à son instigation que cet apôtre écrivit son épître aux Coïossiens. L'Église l'honore le 19 juillet. Voy. saint Paul, É pitres aux Colassiens et à Phile'mon. Tillemont, Vie de saint Paul.

ÉP APHRODITE (saint), apôtre ou évêque de Philippes, vivait au F"" siècle de l'ère chrétienne. Il fut chargé par les Philippiens de porter de l'argent à saint Paul , qui était dans les liens à Rome, et même de le servir en leur nom. Épaphrodite s'acquitta de sa mission avec le plus grand zèle, et il retourna à Philippes avec une lettre pour les Philippiens, dans laquelle saint Paul l'appelle son frère , le compagnon de ses travaux, le coopéra teur de son ministère et leur apôtre. Les Latins honorent la mémoire de saint Épaphrodite le S^ mars, et les Grecs, le 29 ou le 30 du même mois, ainsi que les 7 et 9 décembre. Voy. Philipp., ii et iv. Henschenius, Acta Sanctorum. Tillemont, Mémoires pour servir à fHist. ecclés., tom. I»"". D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud.

EPARCHIUS. Voy. Cibar, n» I.

EPAUNENSE. Voy. Épaone.

ÉPÉE (Ordre des deux épées de Jésus-Christ, ou les chevaliers du Christ des deux épées). Ordre militaire de Livonie et de Pologne, institué, l'an 1193, pour la propagation de la foi. Il s'opposa, en effet, avec succès aux entre-

Îrises des idolâtres contre les chrétiens. Voy. ustiniani, //^v^ des Ord. milit.,i. II, ch. xxxvi, p. 566. Hélyot, Hist. des Ord. milit.. tom. VIII, p. 295. Richard et Giraud.

ÉPÉNËTE. Voy. Épainète.

ÉPERNAY (Sparnacum), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située au diocèse et à cinq lieues de Reuns, et placée sous l'invocation de saint Martin. On ignore l'époque de sa fondation; mais, ce qu'il y a de certain, c'est qu'cHe fut rétablie l'an 1032 par Eudes II , comte de Champagne, qui y plaça des chanoines séculiers,

auxquels on substitua , l'an 1128, des chanoine<5 régiiliers. Cette abbaye fut, en dernier lieu, occupée par des chanoines réguliers .de la congrégation de France. Voy. la Gall. Christ., tom. IX. cnl.282, nouv. édit.

EPERON (ORDRE DE L'), Ordre de chevalerie institué, dit-on, à Rome l'an 1559, par le pape Pie IV. Les nonces et les auditeurs de rote avaient le privilège de créer des chevaliers de l'Éperon. Il y a eu aussi à Naples un Ordre de l'Éperon institué par Charles d'Anjou, roi de Naples et de Sicile. Voy. Hélyot, Flist. des Ord. monasf.. tom. VllI. p. 391. Richard et Giraud.

I. ÉPHA , lils de Madian, et petit-fils d'Abraham et de Céthura. Voy. Genèse, xxv, 4. I Paralip.. 1,33.

IL ÉPHA, lils de Jehadaï. Voy. 1 Paralip., Il , 47.

III. ÉPHA, femme du second rang de Caleb, et mère de Haran , de Mosa et de Gézez. Voy. I Paralip., ii, 46.

IV. ÉPHA, ville, qui tire son nom d'Épha, fils de Madian. (Voy. Éva, n° I.) Cette ville faisait partie du pays de Madian, situé sur le bord oriental de la mer Morte. Le pays de Madian et d'Épha abondait en chameaux et en dromadaires. Voy. Juges, vi , 5. Isaïe, Lx, 6.

V. ÉPHA ou ÉPHI , mesure dont les Hébreux se servaient pour mesurer les choses sèches. Elle contenait environ 29 pintes et demie de Paris.

ÉPHÉBIA (Ephebium), gymnases ou lieux d'exercices dans lesquels on s'exerçait tout nu, et qui furent établis à Jérusalem à l'imitation des Gentils, par Jason et d'autres Juifs peu attachés à leur loi. L'auteur du second livre des Machabées en parle comme de lieux infàm.es. Voi/. II Machab., iv, 9, 12.

ï. ÉPHER, fils de Madian et frère d'Épha. Il demeurait au delà du Jourdain. Voij. I Paralip., 1 , 33. m Rois, IV, 10.

Page 1