‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 760 sur 1220 · II. ÉPHER, fils d'Ezra. Voi/. I Paralip., iv · texte numérisé non relu

II. ÉPHER, fils d'Ezra. Voi/. I Paralip., iv

III. ÉPHER, chef de famille de la tribu de Manassé. Voy. I Paralip., v, 24.

I. ÉPHÉSË, ville épisc. d'Ionie et métropole du diocèse d'Asie; elle fut, au commencement du christianisme, un des premiers sièges de l'Église. Elle doit sa fondation à saint Paul, qui l'avait établie la mère et le chef des autres églises qui étaient aux environs. Il parait que Ménophante, évêque de cette ville, abusa de son pouvoir pour infecter l'Asie des erreurs d'Arius, et ce fut à l'époque du concile de Chalcédoine que l'évéque d'Éphèse perdit sa prééminence et qu'on le soumit à l'évéque de Constantinople. Suivant la tradition, saint Jean l'Évangéliste mourut à Éphèse , après avoir fondé la plupart des églises d'Asie. Saint Timothée, disciple de saint Paul, fut le premier évêque d'Éphèse ; cette ville n'est pas moins illustre par les quatre conciles qui y furent tenus; le plus célèbre est celui de Tan 431 , qui est le troisième concile œcuménique, dans lequel la doctrine de Nestorius fut solennellement condamnée. Voy. Actes des Apôtres, XVIII et xix. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 672, et tom. III, p. 957.Regia,tom. V. Labbe, tom. III. Hardouin, tom. I". Mansi, t. II. Hermant, tom. I", p. 318. Baluze. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 68 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol.

IL ÉPHÈSE (BRIGANDAGE D'). C'est le nom ([ue l'on a justement donné au conciliabule tenu à Éphèse l'an 449. Dioscore, patriarche d'Alexandrie, y présida. Les erreurs d'Eutychès v lurent approuvées, les légats du pape sanil Léon y

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furent récusés, et Flavien, patriarche de Con- .slantinople, y fut battu si cruellement, qu'il mourut de -ses blessures trois jours après. Voi/. Regia, tom. VU. Labbe, tom. III. Hardouin, lom. l".

ÉPHÉSIENS (L'ÉPÎTRE DE SAINT PAUL AUX) fut écrite de Rome pendant que lapôtre était dans les liens; mais comme il y a été deux fois différentes, on est partagé d'opinion sur la question de savoir si c'est durant la première ou la seconde captivité que TÉpitre fut écrite. Pour nous, nous regardons comme plus probable que c'est durant la première. Dans cette Épitre saint Paul s'attache à expliquer la doctrine et la morale évangélique, de manière que sa lettre en est un excellent abrégé. Se fondant uniquement sur le style de l'Épître et sur la doctrine qu'elle contient, quelques critiques modernes en ont contesté l'authenticité. Suivant eux, les périodes sont longues, la construction tellement embarrassée , qu'on ne sait à quoi japporter plusieurs membres de phrases; ce qui n'a pas lieu, par exemple, dans l'Épître aux Colossiens, qui a été écrite à la même époque. En second lieu, Fauteur de l'Épitre aux Éphésiens semble combattre les gnostiques, qui n'avaient pas encore paru à l'époque où vivait saint Paul. Mais des difticultés aussi légères peuventelles, en bonne critique, prévaloir contre toute l'antiquité, qui a reconnu unanimement que cette Épitre était réellement l'ouvrage du grand apôtre; contre la tradition de toutes les Églises, tant hérétiques que catholiques? La différence du style vient de la nature même du sujet et de l'entliousiasme divin qui inspirait l'apôtre. En effet, il donne un résumé de tout ce qu'il y a de plus grand et de plus sublime dans la religion. Il n'est donc pas étonnant que les mots se pressent sous sa plume, que les périodes s'allongent pour exprimer d'une manière complète le torrent de ses pensées ; enfin q^ue , rempli de son objet, il néglige la régularité de la construction. Et si l'Épitre aux Éphésiens diffère pour la construction des phrases de celle aux Colossiens , elle s'en rapproche infiniment sous plusieurs autres rapports, comme l'a démontré le savant AV. Paley dans ses Horœ Paulinœ. Quant à l'argument tiré de la doctrine, il n'a aucune solidité; rien ne prouve, en effet, que l'auteur de cette Épitre s'est proposé de combattre les gnostiques; tout ce qu'il dit peut aisément s'entendre des philosophes adonnés à la magie et des docteurs judaïsants ; et, s'il a réellement touché les erreurs des gnostiques, c'est que les germes de leurs fausses doctrines existaient déjà de son temps. D'un autre côté, il n'est nullement prouvé que les gnostiques sont postérieurs à saint Paul. Voy. J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. "V, p. 83 et suiv., où on trouve le passage de 'W. Paley, avec la liste d'une foule de textes rapprochés qui établissent la conformité des deux Épitres, comme on y trouve aussi (p. 7'J, 80) une discussion sur le temps précis auquel fut composée l'Épitre aux Éphésiens.

EPHI. Voy. ÉPHA.

ÉPHOD, ornement des prêtres juifs; il consistait en une espèce de ceinture qui, prenant derrière le cou et par-dessus les deux épaules , descendait par devant, se croisait sur la poitrine et servait à ceindre la tunique en faisant le tour du corps. Les extrémités de l'éphod tombaient jusqu'à terre. Il y en avait de deux sortes : l'un de simple lin , pour les prêtres, et l'autre richement brodé pour le grand prêtre. Cet ornement était quelquefois porté par des laïques; ainsi David le portait lorsqu'on trans-

porta l'arche de la maison d'Obédédôm â Jérusalem , et Samuel le portait dans le tabernacle, quoiqu'il ne fût que lévite et enfant. Voy. Exode, xxviii, 6, 7 et suiv. Il Rois, vi , 14. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction. etc., tom. II, p. 213,214. Gaet. Moroni, vol.XXl', p. 82,83.

ÉPHODI. Voy. PÉRiPOT.

EPHPHETAH , terme syriaque dérivé de l'hébreu, et que le Sauveur prononça lorsqu'il guérit un sourd-muet en lui mettant ses doigts dans les oreilles et de sa salive sur la langue. Voy. Marc, VII, 33, 34.

ÉPHRA, ville d'Éphraïm et patrie de Gédéon ; sa vraie situation n'est pas connue Foî/. Juges, VI, 11. I Rois, XIII, 17. Joseph, Antiq., I. V,

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