ÉPIT
est aujourd'hui un évéché in partihm sous la métropole d'Antioche, qui est également un titre in partibm. toy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 3<)3.
EPIPHANIE ou FÊTE DES ROIS (Epiphania), mot dérivé du grec, et qui signilie apparition, manifestation; les Grecs la nomment Théop/innie, apparition de Dieu. C'est une fête que l'Église célèbre pour honorer : 1" l'adoration de Jésus-Christ par les Mages ; 2° son baptême par saint Jean ; 3» le changement de l'eau en vin aux noces de Cana. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 295 et suiv.
ËPIPODE, cpie le vulgaire appelle Ypipoij (saint), martyr à Lyon, né dans cette ville, mort l'an 178, se lia étroitement avec saint Alexandre , Grec d'origine. Ils se distinguèrent tous les deux par leur foi , leur sobriété , leur tempérance, leur chasteté et leur chanté. Épipode eut la tète tranchée, et Alexandre mourut en croix. Le Martyrologe romain marque la fête d'Épipode au 22 avril , et celle d'Alexandre au 24 du même mois. Voy. Surius. Henschenius. Bollandus. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 3(.\5.
I. ÉPIRE , contiée d'Europe unie au royaume de Macédoine ; sous Théodose le Grand elle fut divisée en vieille et en nouvelle ; la vieille est ce qu'on appelle l'Épire proprement dite, et la nouvelle est cette partie de la Macédoine appelée Albanie. Nicopole est la métropole de la première , et Durazzo l'est de la seconde. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 306, 307.
IL ÉPIRE, province de Grèce placée par quelques-uns dans la basse Albanie. L'an 516 on y tint un concile, dans lequel on reçut les quatre premiers conciles généraux, et l'on condamna les conciles hérétiques. Voy. Regia, t.X. Labbe, tom. IV.
ÉPISCOPAT, ordre sacré et véritable sacrement, qui donne le pouvoir de conlirmer les néophytes , d'ordonner les ministres et de gouverner les églises. A l'égard des dispositions à l'épiscopat, on peut voir le premier Discours de saint Grégoire de Nazianze, les livres de saint Chrysostome sur le sacerdoce , la Lettre de saint Jérôme à Népotien , le Pastoral de saint Grégoire , le Sermon de saint Augustin sur les pasteurs.
ÉPISCOPAUX, protestants d'Angleterre qui ont conservé la hiérarchie ecclésiastique telle quelle existait dans lÉglise romaine lorsqu'ils s'en sont séparés. Ils ont des évêques , des prêtres, etc., enfin presque tout l'extérieur de la religion romaine; mais ils ne diffèrent guère des calvinistes quant au dogme; cependant ils sont fort attachés à l'épiscopat , sans lequel ils croient qu'il ne peut exister de vraie religion chrétienne.
EPISCOPIDS (Simon), théologien protestant, né à Amsterdam l'an 1583, mort en 1643, appartenait à la secte des Arminiens. L'an 1611 il fut député à la conférence , où il se déclara hautement en faveur des Arminiens , et Tannée suivante on le choisit pour professer la théologie à l'académie de Leyde; puis il exerça à Rotterdam les fonctions de ministre. Il ne cessa de professer la tolérance de toutes les sectes qui reconnaissent l'autorité de lÉcriture. Ses ouvrages, qui se composent de Traités contre les calvinistes rigides , de Commentaires sur le Nouveau Testament, etc., ont été réunis et publiés sous ce titre : S. Episcopii opéra : Amsterdam, 1656. 2 vol. in -fol.; Leyde, 1678, 2 vol. in-fol., 2« édit. l'oy. Nicéron , Mémoires, tom. III
et X. Richard et Giraud. La A'omi-. Bi'iqr. nén^r.
EPISTÉMONARQUE ou ÉPISTOMONARQUE (Epistemonarcha , Epistomonarcha ) , nom donné, dans l'Eglise grecque , au censeur préposé pour veiller sur la doctrine de l'Église. Il avait soin de tout ce qui concernait la foi , et son office répondait à peu près à celui de maître du sacré Palais à Rome. •
ÉPISTOLIER, livre liturgique qui renferme toutes les Épitres que l'on dfoit dire à la messe pendant le cours de l'année, selon l'ordre du calendrier ; il est nommé par les Grecs Apostolos. Compar. Apôtre, n» II, et Voy. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Epistolarium.
ÉPITRE (Epistola), partie de la messe récitée par le prêtre, ou chantée par le sous-diacre avant l'Évangile. On la nomme Épitre , parce
Qu'elle est ordinairement tirée de quelque Epitre e saint Paul ou des autres apôtres , quoiqu'on la tire quelquefois aussi de l'Ancien Testament. Autrefois le célébrant ne récitait pas l'Épitre en son particulier, il se contentajt de l'entendre. Voy. De Vert, Cérémon. de l'Église, tom. IV. Zaccaria, Onomasticon Rituule , aux mots Episto- LARE et Epistolarium. Card. Bona, Rerum liturfficarum, 1. II, c. vi, n. 1. Grandcolas, Traité de la Messe et de l'office divin, p. 36, et Traité des Liturgies, p. 504. D. Martène, de Antiquis eccles. Ritibus, 1. 1, c. iv, n. 1. Durand, Rationale divinorum officiorum, 1. II, Ci xviii. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Epistola. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXI, p. 308 et suiv.
I. ÉPÎTRES CANONIQUES ou CATHOLI- QUES ( Les ) sont au nombre de sept , savoir : l'Épitre de saint Jacques, les deux de saint Pierre , les trois de saint Jean et celle de saint Jude. On les appelle canoniques, ou parce qu'elles appartiennent au canon de l'Écriture , ou parce qu'elles contiennent des canons ou règles et instructionspropres aux chrétiens. On les nomme catholiques ou universelles, parce qu'elles s'adressent à tous les fidèles , hormis la seconde et la troisième de saint Jean , qui sont adressées à des particuliers. Voy. Conc. Laodicen., can. XL. Cassiodor., de Institut, divin, litt., c. viii. Hieronym., Epist. ad Paulin. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. V, p. 171 et suiv., où sont traitées toutes les questions qui se rattachent à chacune de ces Épitres , et où on fait connaître les principaux interprètes qui les ont expliquées, en discutant et réfutant les diverses objections du rationalisme moderne contre ces .divins écrits. Voy. aussi les articles Jacques (ÉpItre DE saint). Jean (Épître de saint).
IL ÉPÎTRES DE SAINT PAUL. Ces Épitres sont au nombre de quatorze, savoir : une aux Romains, deux, aux Corinthiens, une aux Galates, une aux Éphésiens, une aux Philippiens, une aux Colossiens , deux aux Thessaloniciens, deux àTimothée, une à Tite, une à Philémon, et une aux Hébreux. On a toujours dit, et avec vérité , qu'après les saints Évangiles il n'y avait dans l'Église aucun monument, ni plus sacré, ni plus précieux que les Épitres de saint Paul. En effet, elles renferment toute la morale de Jésus-Christ, tous ses mystères, toute sa religion. On peut les considérer comme le supplément et l'interprétation de ce que le Sauveur a enseigné sur la terre , comme un second Évangile de Jésus-Christ ressuscité , puisque l'Apotre n'y a enseigné que ce qu'il a appris de J^^*^" Christ même dans sa gloire (Galat., i , 12 et suiv.), lorsqu'il fut ravi au troisième ciel, el qu'il y apprit des choses si relevées, quelles surpassent l'intelligence humaine (II Connth.,
ÉPOU
ÉQUI
Xlî, 2 et sniv.). Voy. tous les interprètes de saint Paul, et en particulier D. Calmât , Préface sur l'Epitre aux Hotnains ; on y lit une foule de choses qui se rapportent aux Épitres de saint Paul en général. Cette Préface a été reproduite avec des développements dans la Bible de Vence, sous le titre de : Préface sur les Epitres de saint Paul. Voy. aussi J.-B. Glaii^, qui, dans son Introduction, etc., tom. V, p. 3 et suiv., s'est attaché plus particulièrement soit à prouver l'authenticité de celles des Épitres qui ont été regardées comme apocryphes, et à venger leur autorité divine contre les Éiiionites et autres anciens hérétiques , suivis par les incrédules modernes et les critiques dits rationalistes, soit à indiquer les principales sources des diflicultés particulières aux Épitres de saint Paul en général , soit à faire connaître les moyens de lever les difficultés qui leur sont particulières , soit enlin à signaler les principaux écrivains qui se sont occupés de ces saintes Lettres.
ÉPITROPE (Epifropus), juge que les chrétiens grecs, qui sont sous la domination des Turcs, élisent dans leurs villes pour juger les procès qui surviennent entre eux, et pour éviter de plaider devant les magistrats turcs.
EPO. Voy. BoETius Epo.
ÉPONENSE. Voy. Épaone,
ÉPOQUE (Epocha), temps certain et remarquable dans l'histoiie, dont les chronologistes se servent pour commencer à compter les années, et qui ordinairement est fondé sur quelque événement singulier. Il y en a de trois sortes : les sacrées, les ecclésiastiques et les civiles ou politiques ; nous ne nous occuperons que des deux premières. Les époques sacrées sont • l" la création du monde; 2" le déluge ; 3" la vocation d'Abraham; 4» la sortie des Juifs de l'Egypte; 5» l'achèvement du temple de Salomon; 6° la liberté accordée aux Juifs par Cyrus; 7" la naissance du Messie; 8" la destruction du temple de Jérusalem par Titus et la dispersion des Juifs. Les époques ecclésiastiques sont : l» le martyre de saint Pierre et de saint Paul à Rome ; 2» l'ère de Dioclétien ou des martyrs ; 3» la paix donnée à l'Église par Constantin le Grand ; 4* le concile de Nicée.
EPOUSAILLES. On entend communément, en français, par ce mot, l'acte même de la célébration du mariage ou la bénédiction nuptiale ; cependant on ne devrait l'appliquer, dans la rigueur des termes , qu'à l'acte des fiançailles.
I. EPOUX. Selon la coutume des Hébreux, l'époux achetait son épouse; avant les fiançailles on convenait des conditions du mariage et de la dot que le mari donnait à son épouse , et du présent qu'il devait faire au père et au frère de la fille. Voy. Genèse, xxix; xxxiv, 11, 12. Osée, m, 2.,
II. ÉPOUX, dans le sens mystique, se dit de Jésus -Christ, dont l'épouse est l'Église chrétienne. Voy. Cantique, ii» II.
III. ÉPOUX se dit encore, dans un sens mystique , d'un bénéficier qui par sa mort laisse en viduité l'égUse à laquelle il était attaché. La glose sur le chapitre Cupientes, de Elect., in 6», verb. Regularium, observe que la constitution qui règle le temps pour demander la confirmation au Saint-Siège na pas trait aux dignités qui sont sous la puissance de Tévèque , de l'abbé ou du prieur. C'est de là que partent la plupart des canonistes pour ne donner la qualité d'epoux de leurs églises qu'aux archevêques , évêques, abbés, prieurs conventuels. Cette distinction des églises qui deviennent veuves par la mort de leurs titulaires d'avec les autres,
était autrefois nécessaire pour les formalités des élections, suivant le chap. Quia propter; mais elle ne l'est plus aujourd'hui. Voy. Richard et Giraud.
IV. ÉPOUX DE SANG. Séphora , femme de Moïse, ayant circoncis son fils avec une pierre très-aiguë , dit à son mari : Tu m'es un époux de sany. Cette phrase, diversement comprise par les interprètes , signifie probablement que Moïse était pour Séphora un époux sanguinaire , puisque sa religion l'obligeait à répandre le sang de son fils par une cérémonie sanglante et douloureuse. Cette explication paraît d'autant plus fondée , que Séphora ajoute : Époux de sang, à cause de la circoncision. Voy. Exode , iv, 25, 20. D. Calraet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, le Pentateuquc (hébreu), avec une trad. fr. et des notes philologiques, etc. Exode, p. 32, note 24-26.
ÉPREM. Voy. Éphrem, n" IV.
I. ÉPREUVE, en terme d'Écriture sainte, signifie tentation. Il est dit dans plusieurs endroits que Dieu met à l'épreuve la foi, la constance, l'obéissance des hommes. C'est ainsi qu'Abraham, Joseph, Job, Tobie, etc., furent mis à l'épreuve. Mais , outre que les épreuves auxquelles ils furent soumis leur méritèrent une belle récompense , elles nous ont laissé de grands exemples de vertu à imiter.
II. EPREUVE (Probatio, tentamen, experimentum), moyen employé autrefois pour reconnaître la vérité ou la fausseté d'une accusation en matière criminelle. On l'appelait jugement de Dieu, parce qu'on croyait que Dieu manifestait la vérité en punissant le vrai coupable. Les conciles l'ont défendue. Il y avait six sortes d'épreuves : le serment, le duel, le fer chaud, l'eau chaude, l'eau froide et la croix. Voy. le P. Le Brun, Hist. crit. des pratiques supersttiieuses, tom. II, 1. V. Richard et Giraua. Bergier, Diction, de théoL Le Diction, ecclés. et cation, portatif.
ËQUICE (saint), instituteur monastique, né à Naples, mort le 11 août 540, fonda des monastères dans l'Abruzze ultérieure, du côté de l'Ombrie et de la Marche d'Ancône, pendant que, dans son voisinage, saint Benoit jetait les fondements de son Ordre. Austère, pauvre, occupé du travail des mains et du gouvernement de ses monastères, il parcourait les bourgades et les villes pour instruire les peuples. L'Eglise l'honore le 11 aoiît, et la ville d'Aquila le regarde comme un de ses patrons. Voy. saint Grégoire, pape, Dialog., 1. 1". D. Mabillon , Append. du i""^ siècle bénéd. Bulteau, Hist. de saint Beiiolt, 1. II. Richard et Giraud.
ÉQUILIA (Eqidlium ou yfeV/MîVtMWî), ancienne ville épisc. du vicariat italique, dont on prétend que les ruines se trouvent à l'endroit nommé Jésol ou Giesol , dans la Marche Trévisane. Cet évêché, placé sous la métropole de Grado, fut érigé au vii« siècle, suivant De Conimanville, et il fut transféré à Citta-Nova par je pape Paul II , l'an 1466. Le premier évêque d'Équilia siégeait au ix» siècle. Voy. Ughelli , Ital. Sacr., tom. X, p. 75 et seqq. De Commanville, /" Table alphabétique, p. 100. Richard et Giraud.
ÉQUIVOQUE (/Equivocatio), mot ambigu qui a deux sens différents : l'un plus ordinaire et l'autre moins usité , de sorte que celui qui l'emploie dans le sens peu usité fait concevoir à ceux qui l'entendent quelque chose de différent de ce qu'il entend lui-même. Les théologiens disent qu'il n'est jamais permis d'user d'équivoques ni de restrictions mentales, parce que
ÉRAS
ÊRBL
ce sont de vrais mensonges, puisque c'est men- 1 tir que de faire entendre par ses discours autre j chose que ce qu'on a dans Tesprit. Voy. Cabassut, Theor. et prax. jiir. can.. 1. IV, c. rv. Le , P. Alexandre, Théol. moral., in- fol., tom. II, j p. 871. Pontas, au mot Mensonge, cas 6, et au mot Parjure, cas 1. Cuiupar. aussi notre art. Mensonge.
EQDIZOTUM (Equizetum), ville épisc. de la Mauritanie de Sitifi en Afrique, nommée Eqiteheto dans les tables de Peutinger. Un de ses évèques, nommé Victor, assista à la conférence de CarthaL'e . c. '2ai , not. 383.
EQUOLÈSIMA. Voy. Angoilême.
EQUUS MAGNUS et EQDUS TUTICUS. Voy.
Ariano.
ÊRACLE ou ÉVÉRACLE, évéque de Liège l'an 959, a laissé une Lettre à Ratherius, évéque de Vérone, et la relation de la guérison miraculeuse ^l'il avait obtenue au tombeau de saint Martin, à Tours , d'un cancer que les médecins ne pouvaient guérir. Vny. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et eccle's., tom. XIX. p. fi32.
ERACLIDS ou ERADIUS vivait au v« siècle, et était prêtre à Hippone. Saint Augustin le désigna pour lui succéder sur le siège épiscopal d'Hippone. On lui attribue le sermon 14« qui est compté parmi les 60 sermons de saint Augustin, de Verfns Dotnini: dans les nouvelles éditions il est numéroté 7'2. Eraclius a prononcé devant ce Père de l'Église un sermon qui porte le n* 395 parmi ceux de saint Augustin.
ERAMO. Voii. ÉRASME, n» I.
ERANARQDE(£'raHfl/c/ifl). L'éranarque était, chez les Grecs, l'administrateur des aumônes des pauvres. Voy. Richard et Giraud.
I. ÉRASME ou ELME, ELMO , ERAMO, ERMO (saint), évéque et martyr en Italie, souffrit à Formies au temps des empereurs Dioclètien et Maximien. On ignore les circonstances de sa vie et de sa mort. L'Église honore sa mémoire le 2 juin, et le joint au.x saints martyrs Marcellin et Pierre.
II. ÉRASME (Didier), Desiderius, né à Rotterdam lan ii(37, mort en 1536, entra chez les chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-.'Vugustin. et fut ordonné prêtre l'an 1492. On le reçut docteur en théologie à Bologne lan 1507; plus tard il professa la langue grecque à l'université d'Oxford, et devint recteur de l'université à Baie. Il concourut d'une manière remarquable au rétablissement des belles-lettres, et raviva le goût pour l'antiquité; mais, trop libre en matière de religion, il vit plusieurs de ses ouvrages condamnés par la Faculté de théologie de Paris, et mis à l'Index du concile de Trente , notamment tous ceux qui traitent de religion. Parmi ses écrits nous citerons : l" une Version du Nouveau Testament ;— 2" des Paraphrases sur le Nouveau Testament; — 3» des Traductions des ouvrages des Pères grecs, etc.; on en trouvera cités un certain nombre d'autres dans la Nouv. Biogr.génér., qui donne beaucoup de détails sur la conduite d'Erasme, surtout dans ses rapports avec les protestants. La dernière édition des écrits d'Erasme a été publiée à Levde, 1703- 170»3. loy. Sponde, Annales. De Thoù, Histoire. MarsoUier, Apologie cfAVaswe ; apologie partiale en faveur d'Erasme, et contre laquellele P. Tournemine s'élève justement avec force, comme Richard Simon veut qu on rabatte beaucoup d^ éloges qu'EUies Dupinlui a prodigués. Richard, curé de Triel, Sentiments d'Érasme conformes à ceui: de l'Eglise. Richard et Giraud. Feller, qui, dans sa Bwgr. univers., rapporte des aveux précieux d'Erasme sur les prétendus réformateurs,
qu'il avait vus de très-près. Gaet. Moroni , vol. XXII.. p. 2-2.23.
I. ÉRASTE, en latin Erastus (saint), disciple de saint Paul , né à Corinthe , trésorier de la ville, suivit cet apôtre à Éphèse. Saint Paul l'envoya avec Timothée en Macédoine, et ils étaient tous les deux avec lui à Corinthe l'an 58, lorsqu'il écrivit aux Romains qu'il salue de la part de l'un et de l'autre. On ne sait si, comme
3uelques-uns le prétendent, Éraste fut évéque e Macédoine , ou si, comme le disent les Grecs, il fut évéque de Panéade et un des 70 disciples. Les Latins honorent sa mémoire le 26 juillet, et les Grecs le 10 novembre. Voy. Actes, xix. Rom., XVI. II Corinth., viu. II Timoth., rv. Tillemont. Mémoires, etc., dans la Vie de saint Paul, tom. \". Richard et Giraud.